Le plus beau Noël...

Cette année Noël ne s'est pas déroulé autour d'un sapin accompagné d'une profusion de cadeaux, ni même en famille, mais tout simplement à Paris. Là où j'avais déjà découvert la capitale française sous un soleil de plomb et où le métro ressemblait plus à un sauna qu'à un moyen de transport, j'ai pu profiter du froid hivernal et de la brume qui règnaient sur la Ville Lumière. De promenade en promenade, le visage rougi par le froid, la balade commence par le jardin des Tuileries et son charme si spécial, puis continue par les Champs-Elysées via la place de la Concorde. Et lorsque la température est si basse, des petits arrêts s'imposent pour se réchauffer, d'abord dans un café de Saint-Germain-des-Prés puis chez Hediard, place de la Madeleine. Entre deux pains au chocolat, un faux-filet et ses gnocchis ou bien encore des lasagnes, la gastronomie française reprend ses marques de noblesse en moi... Le meilleur reste le summum atteint par des macarons et un échiquier de Dalloyau ou encore des pâtisseries de Fauchon. Puis arrive le plat de résistance avec une excursion sur un boulevard Hausmann illuminé mais bondé, où les voitures n'arrivent même plus à avancer face à la foule de piétons et de touristes qui sortent de la station de métro et des Galeries Lafayette. Et que dire sur ce fameux métropolitain, merveilleuse invention pour fuir le froid de la rue et rejoindre rapidement un autre endroit tout en profitant de sa relative douceur...

Il faut dire que la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse ont eu leur moitié supérieure perdue dans les brumes de l'hiver pendant toute la durée de mon séjour. Mais rien de tout cela n'aurait été si magique sans la présence de l'être cher à mes côtés. Mon homme, c'est celui qui accepte de rester quasiment immobile pendant plus d'une heure à faire la queue pour rentrer à l'exposition consacrée aux sources d'inspiration de Walt Disney au Grand Palais tout en gardant le sourire... et les mains violettes. C'est celui qui sait vous prendre tout contre lui pour vous réchauffer avant de s'endormir confortablement dans vos bras ou qui regarde sans arrêt derrière lui pour voir si la foule parisienne ne vous a pas arraché à lui. Pour finir c'est celui dont le regard se pose comme une caresse sur ma peau et dont les bras m'enlacent comme un drap de soie... Pendant 5 jours, Cupidon a décoché de nouvelles flèches pour faire de ces courts instants des moments précieux. J'ai changé ma façon de concevoir certaines choses sur l'amour depuis mon arrivée en Suède : j'ai gagné en assurance et j'ai appris à avoir confiance par amour tout en comprenant que la définition de l'amour ne se résume pas à "il est tout pour moi". Et par-dessus tout, j'ai appris à profiter pleinement des instants présents tout en pensant au futur avec sérénité. Ainsi chaque frôlement de ses mains sur mon corps m'a fait frissonner, chaque baiser sur mes lèvres déposé a été reçu comme un cadeau du ciel et chaque étoile qui brillait dans ses yeux a été une révélation qui provenait du coeur : ce garçon et moi sommes bien l'un avec l'autre.

Ironie du sort, chacun de nous a su conserver un côté enfantin. Lorsque l'un s'amuse à chanter à tue-tête les chansons des grands classiques de la Belle au bois dormant à Peter Pan en passant par Cendrillon pour mieux démontrer ses horribles talents vocaux lors de l'exposition Disney au Grand Palais, tout en ayant été une vraie peste lorsqu'il a voulu une glace à 23h30 - d'où la nécessité de se rendre à la boutique Häagen-Dazs des Champs-Elysées - l'autre a été le premier à répéter 15 fois en 10 minutes "Y a quoiiiii dans la boîîîîîteee ?" après avoir acheté en cadeau une bouteille de champagne soigneusement emballée pour le remercier de sa patience dans la file d'attente du Grand Palais. Il suffit de laisser s'écouler une journée pour voir défiler les petites attentions qui suffisent à me rappeler à quel point il pense à moi... Il m'a donné le temps d'apprendre ce que je devais apprendre par moi-même, sans me brusquer, et ce processus s'est accéléré grâce à mon expérience suédoise. Ainsi, j'espère que la moitié restante de mon séjour Erasmus me servira encore plus à revenir en France en ayant chassé une grande partie de mes incertitudes sur moi-même. En attendant, je sais qu'il conserve une partie de moi en lui et que grâce au changement de beaucoup de choses, ces cinq jours passés à Paris se sont achevés en gardant à l'esprit que le meilleur était à venir...
5 commentaires:
Tu as effectivement muri... continue Anaël :)
très belle description de notre bô pays. cependant ne te laisse pas emporter par l'Esprit de Noël.
j'ai appris à avoir confiance par amour tout en comprenant que la définition de l'amour ne se résume pas à "il est tout pour moi"
tout à fait d'accord avec ça, c'est dès que l'on comprend ça qu'on peut vivre une relation saine avec l'autre, je pense!
je suis ravie de savoir que tes vacances se sont bien déroulées à Paris... même si j'aurai préféré que tu ne me mentes pas sur ta véritable déstination...
L'amour est enfant de boême, et nous, nous sommes enfants de l'amour. 2007 sera l'année de l'amour et de la poésie ou ne sera pas.
Enregistrer un commentaire