13 septembre 2009

Success is the key...


Même si on ne m'avait jamais habitué à utiliser une voiture à tout va, pour réaliser le moindre déplacement, j'avais tout de même commencé à prendre des leçons de code de la route au printemps 2008, à une époque où je n'avais pas grand chose à faire dans ma vie, pas vraiment de but bien défini, et surtout en étant libre comme l'air... Avec un déménagement à Bruxelles, des études à plein temps, les leçons de conduite ont suivi mais à un rythme extrêmement lent, jusqu'à la date fatidique du 8 septembre 2009 où l'examen final a eu lieu à 10h15. Personnellement je me demande toujours comment un inspecteur national peut être aussi froid et aussi neutre, tant dans ses gestes que dans le ton de sa voix... Peu importe, ce genre de comportement ne m'intimidait désormais plus et nous voici donc partis pour un petit tour dans les rues matinales de Reims, où il semble n'y avoir aucune âme qui vive. Première manoeuvre : créneau du côté gauche entre deux voitures. Viennent ensuite les rues étroites, puis les priorités à droite, le cycliste à doubler, la portion d'autoroute, la deuxième manoeuvre de rangement en bataille, en marche arrière. Un flot de remarques plus tard, comme celle de rouler plus vite sur autoroute, l'épreuve arrive à sa quasi-fin lorsque le feu situé en haut d'un pont passe au rouge. A cet instant, on se répète qu'on doit réussir son démarrage en côté à tout prix, ne pas lâcher l'embrayage trop rapidement, ne pas faire reculer la voiture, et... à trop réfléchir, on câle ! L'examen se termine finalement sur ce point noir. On repart la tête remplie de questions : Ai-je réussi ? Ai-je fait une grosse erreur ? Mais il ne reste plus qu'à attendre...


Quarante-huit heures plus tard, l'enveloppe se trouve dans la boîte aux lettres. Pendu au téléphone, on m'informe que j'ai obtenu le précieux sésame rose, au bout de tant de temps ! Et dire que certain(e)s sont obligé(e)s de le repasser une deuxième, une troisième, voire une cinquième fois ! Pour la première fois depuis mon retour en Suède en juin 2007, j'ai réussi un examen majeur, dans l'une des grandes épreuves de la vie, alors qu'il y a encore quelques années, je ne me serais jamais vu au volant d'une voiture, et encore moins sur autoroute... Apprendre une bonne nouvelle comme celle-là, malgré les évènements qu'on a pu récemment connaître, remplit d'une joie immense, d'une satisfaction personnelle, d'un sentiment de victoire sur beaucoup de choses. Qui plus est, ce sentiment est décuplé lorsque seulement 24 heures plus tard, les résultats de mon année d'études sont proclamés et que j'obtiens ma deuxième année d'études. Je suis donc admis dans l'année suivante et je vais entamer ce stage que je voulais tant avoir, plutôt que de repartir en Erasmus... Je reprends la page du livre de ma vie où je l'avais laissée en octobre 2007, pour y écrire mon souhait de réussir face à tout ce qui présente désormais à moi. Beaucoup ont douté de ma réussite aux examens de septembre, et encore plus de mes capacités à décrocher mon permis de conduire ; j'espère bien leur avoir démontré que malgré les apparences, j'ai su puiser ma force dans mes faiblesses afin de rayonner de la sorte aujourd'hui...


Il est quelque peu bizarre de dire que cette réussite n'est pas forcément liée à une charge de travail et de révision plus importante de ma part, dans le but de réussir mes examens universitaires. J'estime surtout que j'ai eu la force d'y croire au fond de moi, même si je ne m'en sentais pas capable au premier abord. Sans tomber dans la niaiserie Careyienne et Houstonienne du "There can be miracles when you believe", j'ai surtout réalisé qu'on peut s'enfuir bien plus loin que ses rêves, sans prendre l'avion ou somnoler à bord d'un train... Pour le moment, j'ai surtout envie de profiter de cette réussite avec mes amis bruxellois, et des quinze jours de vacances qui s'offrent à moi, avant le début d'un stage qui s'annonce passionnant et enrichissant. Rien, ni personne ne m'arrêtera pour le moment ; à genoux, et face au vent, j'ai quand même réussi à atteindre le bonheur. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d'être entouré d'éclats de rires et de monde, pour masquer la solitude et le silence qui les effraient tant... Avec l'ambition, l'énergie, et la persévérance, l'être humain - tel qu'il soit - peut réaliser bien des choses. Les derniers évènements qui viennent de se produire en sont le parfait exemple à mes yeux. Il ne me reste plus qu'à aller retirer mon relevé de notes à côté de la Place du Luxembourg, et mon permis de conduire d'ici quelques semaines à l'Ambassade de France, Boulevard du Régent, mais enfin et surtout, savourer pour encore quelques temps, ces inestimables moments de satisfaction personnelle...

02 septembre 2009

Back in Belgium...


Je redoutais de revenir à Bruxelles, mais je dois dire que mon retour en Belgique s'effectue relativement bien. Certains diront qu'il est honteux de sortir jusque 4 heures du matin alors que l'on doit passer un examen deux jours plus tard, mais c'est généralement avec un rythme de vie comme celui-ci que je réussis le mieux mes examens, notamment un 17/20 il y a trois ans en Histoire des institutions américaines, obtenu à grand renfort de Red Bull sans avoir dormi la nuit précédente ... Bizarrement, je vais très bien en me retrouvant dans une situation similaire à celle que je vivais lorsque j'étais étudiant à Örebro, c'est-à-dire voir mes amis, faire la fête, refaire le monde, profiter de ces quelques instants de jeunesse éphémère. Je passe des soirées à danser face à de jolis garçons, des heures à me promener dans les rues parfois désertes de la ville, des après-midis à flâner dans le Bois de la Cambre, si proche de chez moi et où je trouve rapidement le moyen de me ressourcer sans personne. Je ne suis ni heureux, ni triste, je prends les choses comme elles viennent, qu'il pleuve ou que le soleil brille toute la journée. Je trouve le bonheur dans des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes aux yeux de beaucoup d'autres personnes, mais elles ont au moins le mérite de m'apporter le calme et la douceur de vivre au quotidien...


Dans un autre domaine, j'ai rencontré de nombreuses personnes en peu de temps, les demandes d'amis en tout genre sur un célèbre réseau social s'accumulent rapidement, bien qu'aucune ne m'attire particulièrement pour construire quelque chose. J'ai appris à être bien tout seul il y a déjà longtemps, et je retrouve la tranquillité et la quiétude à l'intérieur de moi-même... Néanmoins je dois reconnaître que j'ai rapidement succombé aux plaisirs de la chaîr à de nombreuses reprises ces derniers temps, sûrement dans un but de purgation, de vengeance, de course au plaisir futile et éphémère. Je n'ai pas honte d'avouer que j'ai couché avec "déjà" 5 garçons en à peine dix jours passés chez moi, oui, moi, celui qui jadis témoignait sur ce même blog de son dédain pour le sexe sans sentiments... L'élément paradoxal consiste à avouer que je n'y ai pris aucun plaisir particulier, si ce n'est celui de voir celui je pouvais procurer à quelqu'un. Il est facile de voir à quel point je peux plaire, je cumule les votes, les coeurs, les messages ou je ne sais quoi d'autre sur de nombreuses sites de rencontres - désespérées - des regards approbateurs dans le tram 94 qui traverse l'Avenue Louise, ou des mains plus que baladeuses en soirée. Je ne me considère pas comme exempt de tout défaut, mais comme quelqu'un qui a pourtant beaucoup plus à offrir dans une relation, qu'elle soit amoureuse ou amicale, tant du point de vue de la fidélité, de la sincérité, que de la véracité de mes sentiments, qu'environ 90 % de la population homosexuelle, voire peut-être plus...


Mes plus proches amis ont noté une remise en question rapide et vraisemblablement fructueuse, des efforts perceptibles très rapidement visibles à l'oeil de tout le monde, principalement sur l'apparence physique, et un certain bien-être personnel : je n'ai rien de plus à ajouter à leurs constatations et surtout à ce que deux d'entre eux ont pu me dire lors de moments dignes du meilleur épisode de Confessions Intimes de la première chaîne télévisée française... J'ai juste essayé de transformer mes faiblesses en force, pour y croire encore et toujours. I know what I want. Yo sé lo que quiero. Choisir de nouvelles couleurs, une nouvelle palette, pour peindre une nouvelle vie, en alternant le céruléen, le magenta, le pourpre, l'acajou, l'anthracite, le crème, et toutes les autres teintes qu'un artiste peut avoir au bout de ses pinceaux. L'avenir me dira ce qu'il adviendra de beaucoup de choses, qu'il s'agisse d'une relation amoureuse perdue, de mes amitiés passées et présentes... Une chose est cependant sûre et certaine : je n'ai besoin de personne dans ma vie pour le moment pour aller bien, je n'ai de compte à rendre personne, je sors régulièrement jusque 3 ou 4 heures du matin, pour partager des moments en or avec mes plus proches amis bruxellois... Je n'ai pas besoin d'alcool pour me sentir bien, pas besoin d'exposer les détails les plus sordides de ma vie intime, sauf peut-être ici, ni le besoin de me sentir constamment (mal) entouré pour aller bien dans ma tête et dans ma peau... I'm going well, and that's it...