13 juillet 2009

Dors mon petit prince...


Un soir, à Bruxelles. Un certain vendredi 16 mai 2008... Le temps s'est écoulé alors que ta main glissait rejoindre la mienne. Celles-ci semblaient ne pouvoir se séparer en aucun cas. Ces quelques instants de tendresse n'ont fait que coucher sur le papier le début d'une très belle histoire. Peut-être était-il trop tôt pour parler d'amour ou puisse-t-il n'y en avoir jamais entre eux deux, mais ce soir là, ils se retrouvaient l'un à côté de l'autre, c'était leur toute première fois. Puis, sans que ni l'un ni l'autre se sache pourquoi, leurs corps se sont rapprochés et leurs lèvres se sont rejointes. Personne n'aurait laissé penser que cette banale journée de visite de la capitale belge se serait terminée sur des notes d'amour que même les plus célèbres compositeurs et poètes n'avaient un jour imaginées... Si les flèches de Cupidon n'avaient pas encore transpercé le coeur de ses deux protagonistes, il n'en demeurait pas moins que leurs mots, leurs gestes, et leur actes, témoignaient d'un respect mutuel, et sans doute d'une certaine forme d'attachement et d'amour. Leurs baisers transformèrent les secondes en tourbillons de sensations inouïes, leurs caresses firent de leurs peaux respectives des voiles de soie et de satin, et finalement leurs corps s'assemblèrent pour ne plus former qu'un seul être... La nuit se termina blotti l'un contre l'autre, à ne penser qu'à l'instant présent, à ce bonheur que ces moments passés ensemble leur avaient procurés. Puis la fatigue eût raison de l'un d'entre eux, parti rejoindre le royaume de Morphée après avoir quitté le jardin d'Eros...


C'est ainsi que l'autre jeune homme se mit à l'observer, à regarder son semblable dormir. Le visage reposant sur son bras droit, il lui tournait certes le dos, mais ne lui empêchait nullement de profiter du spectacle qui s'offrait à lui. Ses paupières avaient clos ses grands yeux bleus et la sérénité éclairait son visage à la peau encore dorée par le soleil de ses nombreux voyages. S'il y avait une chose qu'il aimait faire, c'était bien jouer avec les cheveux blonds de son amour qui frisaient à n'en plus finir. Sa respiration silencieuse alternait parfois avec quelques vombrissements que quelques doigts se promenant sur son corps suffisaient à contrôler. Pendant que l'un sommeillait, l'autre réfléchissait à ce que signifiait cette passion naissante qu'il n'avait encore jamais éprouvé. Il était encore loin de savoir qu'il connaîtrait le plaisir de voir son homme dormir pendant encore plus d'un an... Plus d'une année. Plus de 365 jours ponctués de rires, de larmes, de fêtes, de surprises, et de retrouvailles lorsque Chris - puisque c'est son prénom - revenait de voyage d'affaires, qu'il s'agisse d'un vol en provenance de Dubaï, Casablanca, Atlanta, ou encore Stockholm. Que l'un ou l'autre soit malade, sa moitié veillait sur lui avec attention et amour. Que l'un ou l'autre ne soit pas à Bruxelles ne changeait rien non plus à la force des sentiments et la confiance qu'ils se portaient mutuellement. Ensemble ils se rendaient à Reims, Amsterdam, Luxembourg, La Haye, Lisbonne, ou encore Venise, avides l'un comme l'autre de découvertes de cultures étrangères. Ils avaient en tête d'aller au Mexique, en Inde, aux Etats-Unis, mais...


Malheureusement, la veille de la Fête Nationale française, le 13 juillet 2009, les sentiments avaient évolué, et c'est ainsi que nos deux amoureux se quittèrent l'âme emmêlée, le coeur lourd, plein de regrets, et les yeux humides par des larmes incontrôlables... Il n'avait jamais vu Chris extérioriser ce qu'il ressentait de manière si forte. Qu'est-ce que pouvait bien signifier le fait que Chris pleurait, tant l'évènement paraissait inconcevable ? Quant à l'autre homme de cette histoire, il pleurait de perdre l'amour, probablement l'amour de sa vie, celui dont il avait toujours rêvé lors des longues nuits d'hiver, mais que pouvait-il faire à part exprimer le chagrin qu'une si grande perte causait à son existence... Oui, il était têtu et aimait bien ressasser les mêmes problèmes et sujets de conversation qui lui tenaient à coeur, mais il ne pensait pas avoir autant mis tant à rude épreuve l'amour que sa moitié lui portait jusqu'à le conduire à l'épuisement. Les secondes, les minutes, les heures étaient désormais interminables. Chaque jour qui s'écoule maintenant est un déchirement, les nuits sont atroces, le lever du soleil est un instant amer qui n'augure qu'une journée de plus remplie de peine, d'incompréhensions, de questions, de douleurs... Cette histoire aurait pu être insignifiante, ennuyeuse, et quelconque, mais c'est la nôtre, celle de Christopher et d'Anaël. A mes yeux, elle est éternelle, intemporelle, et surtout, sublime.

04 juin 2009

Lointaines étoiles...


La première fois que j'ai dû entendre parler de l'Union Européenne, je devais être à l'école primaire en classe de CM1... Et pour cause, c'était l'année où l'Autriche, la Suède, et la Finlande rejoignaient les douze autres pays qui avaient décidé de s'unir pour être plus fort. Près de dix ans plus tard, après la mise en place d'une monnaie unique, et l'adhésion de 12 nations supplémentaires, je m'apprête à voter pour la première fois aux élections du Parlement Européen... Néanmoins, dans un contexte de crise et d'actualités peu réjouissantes, avec notamment la récente disparition de nombreuses personnes à bord d'un avion de la compagnie Air France au large du Brésil, l'Union Européenne semble être la dernière préoccupation de ses citoyens... à tort ou à raison. Et pour cause ! Les hommes et femmes politiques nationaux ont bien trop souvent fait reposer sur les épaules de la Commission ou du Parlement, les erreurs et les inefficacités de leurs politiques nationales. Récemment, notre "bien-aimé" président nous expliquait que les quotas de pêche et de production de lait avaient été fixé par Bruxelles, et que rien ne pourrait donc être changé... Sachez Monsieur Sarkozy que ces quotas sont le fruit de négociations entre tous les pays de l'Union Européenne au cours des fameux Conseils des Ministres, et que notre Ministre de la Pêche et de l'Agriculture les a négociés, mais surtout, et bel et bien, acceptés ! Il est donc totalement hypocrite d'aller à la rencontre des producteurs de lait pour faire mine de comprendre leur désarroi, face à la gravité de leur situation...



Même si l'on cherche à s'y intéresser, il apparaît très rapidement à n'importe quel individu que l'Europe est à la solde - tout du moins une partie - d'un libéralisme acerbe, notamment sur des dossiers récents comme la libéralisation des services postaux, ou encore la récente dérégularisation des normes de vente de produits aussi basiques que le lait, la farine, ou le beurre... Rien ne vous empêche aujourd'hui de croiser un paquet de 946 grammes, ou une bouteille de 89 centilitres. Faites vos courses et prêtez-y un peu attention, une marque célèbre de jus de fruits vient tout juste de réduire ses contenus, sans en diminuer toutefois le prix ! Résultat, on ne baisse pas le prix, mais la quantité est moindre. Ou comment masquer une inflation cachée... Où repose alors l'intérêt du consommateur et la notion de développement durable qui devrait, en théorie, faire la guerre à la multiplication des petits conditionnements ? Certains diront que les industriels sont les grands gagnants de ce système, d'autres citeront la grande distribution, mais le tout est orchestré et rendu légal par l'Union Européenne. Difficile dès lors de vanter les mérites d'une Union dont on ne connaît que vaguement, voire pas du tout les organes exécutif et législatif, sans oublier non plus que les députés européens mènent une vie royale pendant quelques années... sans avoir à rendre vraiment de compte à la fin de leur mandat !



C'est un constat : l'Europe ne fait plus rêver. La faute à qui ? La faute à quoi ? Peu importe les réponses que l'on pourrait y apporter, l'Europe est dans une impasse, car elle n'a tout simplement pas réussi à se vendre à ses citoyens au fur et à mesure de la construction européenne. Faute de pouvoir inspirer la sécurité, elle suggère la peur. Au lieu d'évoquer la richesse, elle est synonyme d'appauvrissement. A défaut de vouloir être un organisme de progrès social, elle s'impose comme une structure responsable de régression. Et pour finir, faute d'une communication simple et efficace, à la portée de tous ses citoyens, elle s'érige en structure technocrate et élitiste... Dans un autre domaine, même si l'Euro nous a apporté un confort certain lors de nos voyages dans une partie de l'Europe, il a été et est toujours synonyme d'inflation et de perte de pouvoir d'achat dans l'esprit de la plupart des habitants de la zone euro, la faute à de nombreux indépendants, industriels, et autres, qui en ont profité pour arrondir à la hausse leurs prix, avec une large marge. Les 15,24 € et les 5,81 € ont laissé la place aux 15,50 € et aux 5,85 €... C'est dans ce contexte que l'on demande aux électeurs de voter pour changer l'Europe, mais n'est-il pas tout simplement trop tard dans la tête des électeurs français, déjà déçus et lassés des promesses, pour ainsi dire jamais tenues des derniers présidents et ministres qui se sont succédés au pouvoir pendant les dix dernières années ? Il semble que cette nouvelle déception apportée par l'illusion d'une Europe salvatrice constitue la goutte de trop d'un vase malheureusement déjà trop plein...

25 mai 2009

Simples "distractions"...



L'été semble pointer le bout de son nez. Les arbres ont retrouvé leurs feuilles et les fleurs s'épanouissent sous les rayons du soleil. Certes les allergies au pollen s'en donnent aussi à coeur joie, mais les garde-robes ont enfin pu troquer les manteaux d'hiver et les pull-overs contre les tee-shirts et les débardeurs... On en oublierait presque que nous ne sommes pourtant que fin mai, et que s'annonce déjà les prémices d'un été sans doute caniculaire, avec des températures qui ont déjà atteint 34°C à Grenoble ou Monaco ! Dans un tout autre registre, le retour des beaux jours coïncide étrangement avec les traditionnelles gayprides qui donnent une image bien triste de la communauté homosexuelle... Tout d'abord, je n'ai jamais apprécié le fait de catégoriser une partie de la population, qu'il s'agisse de différences physiques, sexuelles, ethniques, ou religieuses. Et pour avoir "participé" à deux reprises à la Gaypride de Bruxelles, je trouve que cette démonstration ne rime à rien, si ce n'est à choquer quelques âmes sensibles à la vue de deux femmes ou de deux hommes se tenant la main, mais aussi à exténuer les oreilles des riverains, au rythme assourdissant de musique électronique entêtante... S'en suit bien entendu le reportage traditionnel présenté au journal de 20 heures à la télévision ; lequel nous offre son lot de transexuels, de travestis, de drag queens, et autres énergumènes en tout genre, qui ne font qu'agrandir un fossé parfois grand, dans l'esprit de bon nombre de personnes, entre l'image et la réalité...


A écouter TF1 ou M6 - mais aussi bon nombre de Français habitant au fin fond de la campagne - pour être gay, il faut aimer faire la fête jusqu'à l'aube tous les jours de la semaine, avoir d'excellents goûts tant en décoration intérieure qu'en oeuvres d'art, s'extasier devant le génie des réalisateurs des films d'art et d'essai, être en admiration devant la dernière collection printemps/été de Dior ou Chanel, gagner au minimum 5.000 euros par mois, et bien sûr, passer la plupart de son temps à ne penser qu'à l'appel de la chair et à la luxure démesurée... Fort heureusement, même s'il existe effectivement des hommes répondant à toutes ces catégories énumérées - parfois toutes se retrouvent même en une seule personne - il serait bon d'insister, au cours de ses fameux reportages, sur le fait que la plupart des homosexuels sont des gens tout à fait ordinaires, qui mènent la vie du commun des mortels... Malheureusement, même la presse écrite, notamment avec un magazine comme Têtu, contribue à véhiculer une image négative de cette "communauté" : est-il nécessaire de présenter, tous les mois en couverture, un homme à moitié nu, exagérément UVisé, et excessivement musclé pour attirer l'oeil et faire vendre ? Bien souvent, cette revue se retrouve sur la dernière étagère des librairies de quartier, alors que le magazine en lui-même est loin d'être un ouvrage pornographique ! La presse à scandales reste beaucoup plus vendeuse, avec ses titres intriguants, et son prix alléchant d'un euro ou un peu plus...


En parlant de scandale, revenons sur la consommation présumée de cocaïne par l'un des espoirs du tennis français. Certes la pratique est plus que condamnable, mais l'acharnement médiatique n'en est que regrettable alors que l'affaire est toujours en cours de développement... Heureusement en l'espace de quelques jours, les journalistes se sont apparemment rendus compte qu'ils en avaient, sans aucun doute, fait un peu trop, et ils ont laissé la place à l'ouverture du tournoi de Roland-Garros, porte d'Auteuil. L'endroit est connu pour être de longue date, le lieu où il faut voir et être vu, surtout lors des finales du simple messieurs et du simple dames, quitte à griller littéralement sur place dans des gradins exposés en plein soleil tout l'après-midi... En bref, il est toujours aussi anecdotique de voir que tout un pays semble avoir les yeux rivés sur quelques courts de tennis, alors que la majorité des Français ne s'intéressent à ce sport que lors de deux semaines par an, bien qu'ils n'aient que faire des performances (ou des contre-performances) réalisées par les joueurs français et internationaux le reste de l'année... A peine deux mois plus tard, se déroule le tournoi sur gazon de Wimbledon, à Londres, qui n'attire pas du tout les foules - du moins derrière le petit écran - ni même France Télévisions qui nous fait pourtant rapidement tourner à l'indigestion de matchs sur terre battue chaque année. Finalement, le tennis et les homosexuels, on en parle une fois par an avec une image quelque peu biaisée, et basta !

09 mai 2009

Embouteillages en vue...


Le réseau de transports en commun de la capitale belge est extrêmement mal adapté pour une ville qui compte moins d'habitants que Paris mais sur un territoire beaucoup plus vaste. Le faible nombre de lignes de métro ne fait qu'accentuer les problèmes. Aux heures de pointe, les bus se retrouvent coincés dans les embouteillages, les tramways sont eux aussi souvent bloqués par des voitures empiétant sur leurs voies, et la régularité et la fréquence des transports est catastrophique d'une manière générale. Demandez un peu à quelques utilisateurs combien de temps ils ont pu attendre un tram, un métro, ou un bus ? J'espère que les politiques belges auront la décence de voter massivement la construction rapide de nouvelles lignes de métro surtout sur un axe Nord-Sud, mais aussi une autre ligne de rocade sur la Grande Ceinture, sans oublier que la STIB devrait améliorer radicalement les fréquences des différents moyens de transports, et repenser totalement sa communication qui ne mérite rien d'autre qu'un zéro pointé... Forcez un peu les Belges à abandonner leurs voitures et donnez leur l'envie d'utiliser des transports en commun rapides et confortables ! De même, il serait bon de rénover les stations de métro dans d'autres coloris que l'orange, le marron, et le gris, pour changer l'ambiance déprimante qui règne à l'intérieur de la plupart des stations ! Quid d'une station Schuman bleue avec des frises colorées rappelant l'histoire de la construction européenne ? Ou encore une station Parc verte, décorée d'arbres, recréant l'ambiance du magnifique Parc Royal ?




Tous ces problèmes de mobilité à Bruxelles ne m'ont pas empêché de perdre près d'une heure aller, puis une heure retour, pour me rendre à l'extrême Nord de la capitale, afin de visiter les Serres Royales de Laeken, véritables bijoux d'innovation architecturale à l'époque de leur construction ! Mélange harmonieux de verre et d'acier, elles font partie intégrale du Domaine Royal belge et ne sont ouvertes que trois semaines par an, d'environ mi-avril à début mai... Dès lors, inutile de vous préciser qu'il se forme parfois de longues files d'attente aux grilles du Palais royal ! La visite n'est certes pas gratuite, mais les fonds récoltés sont intégralement consacrés à des oeuvres caritatives... Revenons-en aux Serres : à proprement parlé, il s'agit plus d'un gigantesque complexe de pavillons, de galeries, et de rues couvertes, qui abritent une collection de palmiers, d'orangers, de fougères, d'azalées, de fuschias, d'oiseaux de paradis, ou encore d'autres plantes rares d'une valeur inestimable, dont certaines furent ramenées d'expéditions au Congo belge, sous Léopold II, à la fin du XIXème siècle... S'il vous prend l'envie de tenter l'expérience de cette visite, il est bon de savoir que non loin de là se trouvent aussi deux autres curiosités que renferme Bruxelles : le Pavillon chinois et la Tour japonaise. Ces constructions sont assez dépaysantes, et leur visite par temps ensoleillé vous emporterait presque en Asie le temps de quelques heures, tant il est tout à fait inhabituel de croiser ce genre d'architecture en Europe occidentale !



Pour en revenir aux problèmes de la mobilité à Bruxelles, je voudrais aussi souligner la grande dangerosité de traverser une rue à Bruxelles, surtout face à la grande nervosité de conducteurs qui se croient tout-puissants au volant de leur tout-terrains, absolument inutiles en ville, et de leurs grosses cylindrées polluantes. Même si un piéton a la priorité, il se fera bien souvent klaxonner ou insulter car il ne traverse pas assez vite au goût du conducteur, ou bien parce qu'il n'avait qu'à attendre de se jeter sous une autre voiture pour franchir un passage protégé... Si vous préférez développer vos cuisses plus rapidement, le fameux concept du Vélib' parisien vient de franchir la frontière et s'exporte à Bruxelles sous le nom de Villo. Cependant même s'il dispose de quelques stations à Saint-Gilles et Anderlecht, il est encore vraiment trop limité à Bruxelles-Ville. Il doit être développé intensément, rapidement, et uniformément dans toute la région de Bruxelles-Capitale pour connaître le même engouement qu'à Paris, sous peine d'un fiasco retentissant qui lui pend déjà au nez, malheureusement... Avec des transports en commun ayant bien du mal à conjuguer rapidité et efficacité, de nombreuses voitures s'entassant dans des embouteillages monstres, et une part accordée aux vélos réduite à peau de chagrin, le bilan est bien négatif pour la capitale de la Belgique et la capitale d'une Europe qui se veut être à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique : à quand une vraie prise de conscience qu'il y a urgence à agir et à changer les comportements des populations, sous peine d'une paralysie de la ville, mais aussi de l'économie de tout un pays ?

16 avril 2009

Visite en Champagne...


Il existe parfois, des richesses historiques insoupçonnées qu'une restauration ou qu'une exposition vient révéler au grand public. Parmi elles, la villa Demoiselle, située boulevard Henry Vasnier à Reims, juste en face des caves Pommery. Inaugurée en 1909 par l'architecte Louis Sorel, cette magnifique demeure, symbiose entre l'Art Déco et l'Art Nouveau, est extrêmement novatrice pour l'époque : murs en béton armé, charpente métallique, eau courante, chauffage central, éclairage électrique, mais aussi un ascenseur ! Malgré les ravages de la Première Guerre Mondiale sur l'immobilier rémois, la villa résiste assez bien à l'épreuve et traverse les décennies jusqu'aux années 1970 où elle est laissée à l'abandon... C'est ainsi qu'au fur et à mesure du temps et des différents squattages, les lambris et parquets sont arrachés, le marbre et le mobilier disparaissent, les murs sont tagués, jusqu'au début des années 1990 où l'on décide de murer tout simplement les fenêtres et les portes du bâtiment. Le coup de grâce est apporté par la tempête de 1999 qui arrache une large partie de la toiture et laisse la villa en proie aux infiltrations d'eau pendant quelques années encore... Fort heureusement l'année 2004 marque le souhait de la compagnie Vranken de racheter et de réhabiliter la villa afin de lui rendre son lustre d'antan. Les 22 corps de métiers nécessaires à la restauration travaillent sans relâche pendant quatre longues années, depuis les menuisiers et les peintres, jusqu'aux maîtres verriers en passant par les tailleurs de pierre et les marbriers. Le résultat est tout simplement époustouflant !


Le lieu a retrouvé une splendeur qui semble tout droit sorti des années fastes du début du siècle. Le déroulement de la visite vous apprendra qu'il a fallu près de 42 000 heures de travail rien qu'en menuiserie intérieure pour faire renaître la beauté de la villa. Par ailleurs, les nombreux symboles réalisés au pochoir font honneur à la flore et à la faune de la région, comme en témoignent les feuilles de vigne ou encore les nombreux papillons et libellules... Pour de nombreuses personnes originaires de Reims, cette villa n'a été connue que dans un état délabré, sans savoir quel joyau se trouvait véritablement sous leurs yeux. Cette restauration permet d'offrir à la ville un atout non négligeable pour attirer les touristes, qu'ils viennent de l'étranger, de France, ou même de la région Champagne-Ardenne... Certes excentrée, perchée sur les hauteurs extérieures de la ville, avec une vue prenante sur la cathédrale, la Villa Demoiselle a désormais de beaux jours devant elle. Néanmoins, il semble que le succès des visites ne soit pas - encore ? - au rendez-vous car peu de curieux daignent s'intéresser à la visite de ce chef-d'oeuvre retrouvé, et préfèrent se tourner de l'autre côté du boulevard afin de visiter les crayères gallo-romaines de la maison Pommery, où reposent des centaines de milliers de bouteilles de champagne, attendant leur étiquetage et leur commercialisation... Prenez pourtant le temps de découvrir l'imposante bâtisse si vous disposez du temps nécessaire, je pense que vous n'en serez que ravis !



Que les éventuels intéressés s'arment également de patience face aux perturbations dantesques que la ville de Reims connaît depuis déjà à peu près un an à cause de travaux nécessaires à la réalisation de la première ligne de tramway de la métropole. Tout au long du tracé, si l'envie vous prend de venir en voiture, préparez vous à affronter des embouteillages et des déviations, sans compter les nombreuses voies devenues à sens unique : inutile de vous dire que le GPS devient très rapidement inutile... Si comme moi, vous êtes plutôt adeptes du TER ou du TGV, ne vous affolez pas en sortant de la gare et prenez votre mal en patience pour vous frayer un chemin à travers les différents tracés du labyrinthe qui permet de s'extirper de la gare. De nombreux panneaux vous annoncent tout de même qu'avec le tramway "Reims prend des couleurs" et vous proposent de voir l'état de la ville une fois les travaux terminés... Les projets s'accumulent depuis quelques années et il semble que "la Belle Endormie" - comme l'avait surnommé un célèbre quotidien français - se réveille depuis l'arrivée du TGV qui a mis la ville à seulement 45 minutes de Paris. Par ailleurs, on annonce l'ouverture d'un magasin IKEA en 2011 et l'arrivée d'une filière de la prestigieuse formation de Sciences-Po Paris dans l'ancien Collège des Jésuites à la rentrée 2010. Reste à savoir si Reims s'imposera sur la scène nationale, voire européenne, avec le temps...

11 avril 2009

Gratuité culturelle parisienne...


Surfant sur la mode du "gratuit", à savoir les journaux gratuits, les produits gratuits, et bien d'autres encore, le gouvernement français a récemment décidé de rendre gratuit l'accès aux collections permanentes des principaux musées nationaux, du moins pour les personnes âgées de moins de 26 ans et ressortissantes de l'Union Européenne... La mesure, honorable certes, me laisse quelque peu dubitatif sur le manque à gagner pour l'entretien, le fonctionnement, les restaurations, et bien entendu les nouvelles acquisitions des musées français. Tout d'abord, je trouve quelque peu anormal d'accorder cette gratuité à des jeunes dont les parents ne s'acquittent pas de leurs impôts en France. Dans une toute autre optique, bon nombre de pays pratiquent la gratuité pour les jeunes, voire toutes les personnes possédant la nationalité du pays en question, mais font contribuer plus fortement les touristes à l'effort de préservation et d'enrichissement des principaux lieux culturels... Les musées russes, dont le célèbre Ermitage à Saint-Pétersbourg, sont totalement gratuits pour les ressortissants russes alors que les touristes étrangers participent plus fortement, notamment par un billet d'entrée vendu autour de 12 euros, ce qui est extrêmement cher par rapport au niveau de vie moyen russe ! Pourquoi n'avoir pas proposé un tarif gratuit pour les Français, un tarif préférentiel pour les jeunes européens et un tarif beaucoup plus élevés pour la masse de touristes américains, chinois, et japonais qui envahissent quotidiennement les différentes salles du Louvre ?


"Offrir" la culture aux étudiants et aux jeunes salariés part d'un bon principe mais je trouve qu'il aurait été plus adapté de proposer la visite moyennant un euro symbolique plutôt que de la rendre totalement gratuite. Ironiquement le ticket du musée d'Orsay nous informe toujours que le prix de notre visite contribue à l'enrichissement des collections du musée... Cependant, la situation financière des musées français est critique depuis quelques années, les fonds manquent, de gros travaux de rénovation et de restauration sont nécessaires aux quatre coins de notre pays et pourtant, de l'argent va disparaître de leur budget annuel ! Parti de Bruxelles pour les vacances de Pâques et de passage à Paris pour quelques jours, je me suis pourtant pris au jeu et ai décidé de visiter le Musée d'Orsay, où je n'avais jamais mis les pieds malgré de nombreux séjours dans la capitale. Le cadre, pourtant bien connu, n'a rien d'extraordinaire hormis la clarté offerte par la verrière de l'ancienne gare. Cependant, ce musée regorge d'oeuvres magnifiques, notamment des très célèbres tableaux impressionnistes, parmi lesquels se trouvent des peintures de Gauguin ou de Van Gogh... Une fois ma visite terminée, j'ai récupéré la ligne 12 de l'inoubliable Métropolitain parisien à la station Solférino pour deux stations afin de me rendre au Bon Marché et à la Grande Épicerie, où je n'avais pas mis les pieds depuis près de quatre ans. A vrai dire rien n'a changé : la flopée de bourgeoises prêtes à payer près de 8 euros la barquette de fraises de 500 grammes - certes apétissantes à souhait - est toujours la même. Une chose est sûre : le 7ème ne connaît pas la crise !


Le lendemain, mon objectif était de visiter le Louvre car il me restait peu de souvenirs de ma dernière escapade dans l'un des plus célèbres musées du monde... Après avoir patienté pendant près de 30 minutes sous la célèbre pyramide de verre et d'acier et sous un ciel bleu azur, j'ai enfin réussi à décrocher le précieux ticket gratuit qui me donnait accès aux collections extraordinairement riches et nombreuses de ce musée parisien. Je me suis promené entre la Joconde, la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace, ou encore la Liberté guidant le peuple, pendant près de 4 heures, sans vraiment voir le temps passer, devant la diversité des oeuvres d'art exposées dans ce musée... A la sortie, direction Saint-Germain-des-Prés, et plus particulièrement la rue Bonaparte afin d'apporter une touche de réconfort nécessaire pour cause de pieds bien douloureux suite à la visite des deux plus grands musées parisiens en moins de 24 heures. La boutique de Ladurée et de ses célèbres macarons est encore plus petite que celle de la rue Royale, non loin de la place de la Madeleine, et il faut s'armer de patience pour pouvoir déguster le précieux Graal de toute escapade mondaine à Paris qui se respecte ! Voilà à quoi servent les quelques euros épargnés lors de la visite désormais gratuite des musées nationaux français. Mais déjà s'annonce un programme alléchant pour cet été afin de profiter au maximum de cette gratuité : Beaubourg, le Château de Versailles, l'Arc de Triomphe, et le Musée du Quai Branly sont d'ores et déjà sur la liste des monuments incontournables à visiter...

29 mars 2009

Leçon de vie belge...


Tout bon Français qui se respecte devrait connaître quelques rudiments de belge avant de mettre le pied en Belgique afin de lui éviter bien des tracas... Premier constat, adoptez le tutoiement car bien peu de personnes s'adresseront à vous avec le vouvoiement ! Il est fréquent de croiser une personne dans la rue qui vous demande directement "Bonjour tu n'as pas l'heure s'il te plaît ?" Disons qu'en première approche, il est facile et normal d'être choqué par tant de familiarité de la part de nos cousins wallons... Nous n'avons pas élevé les cochons ensemble non mais ! Après les traditionnels septante et nonante pour soixante-dix et quatre-vingt dix, il est possible d'être rapidement perdu par une bête phrase comme "Pardon est-ce que tu sais ramasser ma latte qui vient de tomber de ma farde ?" Kézako ? Tout d'abord le Belge ne sait pas vraiment faire la différence entre les verbes pouvoir et savoir ce qui donne souvent lieu à des sonorités bizarres de phrases même si le sens global est compris. A leur décharge, il paraît que le problème vient de l'influence du néerlandais en ce qui concerne cette distinction entre les deux verbes. Quant aux deux autres termes de la phrase, il s'agit de notre traditionnelle règle qui nous sert à tracer des traits, et du classeur... Pas trop perdu pour le moment j'espère ?



Au moment venu de faire des courses, n'oubliez pas qu'acheter des timbres est un véritable parcours du combattant : à part les bureaux de Poste remplis de monde et quelques supermarchés, il est très difficile de s'en procurer. Dans la même optique, oubliez les hypermarchés français proposant produits laitiers sur des dizaines de mètres, avec de la Danette vanille, praliné, chocolat extra noir, chocolat au lait, brownie, petit-beurre, pistache, chocolat blanc, etc. En Belgique un "grand" supermarché fait la taille moyenne d'un Monoprix sans son rayon vêtements et soins du corps, ce qui n'est tout de même pas bien grand pour des standards français. Difficile dès lors que l'on a été habitué à un vaste choix de produits de trouver quelque chose de bien précis dans une gamme de produits beaucoup plus réduite... Oubliez aussi l'idée que le rayon fruits et légumes vous propose des cerises au mois de décembre et des litchis en plein été ! Quant à l'alcool, les champagnes et alcools forts ne sont pas en vente libre, et vous devrez faire la queue (ou la file selon l'expression belge) à une caisse bien précise pour montrer patte blanche... Pour les intoxiqués, vous pourrez également acheter vos cigarettes dans un supermarché, chose impensable en France. En bref, la Belgique est un petit pays, certes tout proche et partageant la même langue que nous - ou presque - mais la consommation de masse à l'américaine n'a pas encore trop gagné les rayons du plat pays !



Puis vient l'heure de passer à table, un Belge déjeune au petit-déjeuner, dîne le midi, et soupe le soir... Un peu compliqué à comprendre, non ? Par ailleurs, tout bon Français aura bien du mal à trouver une boulangerie en Belgique, et quand bien même vous l'aurez trouvé, difficile de trouver une bonne baguette et des bonnes viennoiseries. Les pains au chocolat, croissants, et autres "couques" sont beaucoup trop denses et secs à mon goût. Reste la solution la moins pire qui connaît un succès croissant en Belgique comme en témoigne l'ouverture récente de 3 magasins : la chaîne de boulangeries Paul qui ne vous infligera pas d'utiliser des noms inconnus, étant donné que les viennoiseries ont gardé leurs noms habituels français... N'oubliez pas non plus le petit crime de lèse-majesté final dans les boulangeries traditionnelles : les éclairs au chocolat ou au café sont fourrés... à la crème pâtissière ! Dans un autre domaine, n'ayez pas peur si l'on vous parle de pistolet et de mitraillette, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une petite miche de pain et d'un sandwich où s'accumulent frites, mayonnaise, salade, et viande. Et sachez que bon nombre de Belges n'apprécient pas l'idée de manger deux plats chauds par jour, et recourrent au sandwich ou à la "boîte à tartines" pour se nourrir le midi... Il faut quand même bien avouer que le Français a forte réputation, tout du moins à l'étranger, de passer quasiment toute sa journée assis à table, ce qui est bien mal compris par nos amis belges...

17 mars 2009

Bruxelles la crasseuse...


Il m'est de plus en plus insupportable de sortir dans les rues de la capitale belge à cause d'un facteur important à mes yeux : la propreté, ou plutôt son contraire. Il est quasiment impossible de faire 100 mètres sans rencontrer une dizaine de détritus jonchant les trottoirs ou les caniveaux, et non pas de simples papiers, mais aussi des bouteilles plastique, des canettes, des journaux, ou même plus récemment des sacs poubelles qui restent pendant près d'une semaine sur la voie publique... Triste constat pour la prétendue capitale d'une Europe qui se vante de mettre la protection de l'environnement dans ses principales priorités. N'oublions pas non plus, les déchets qui s'accumulent sur les poubelles scellées du métro, pour d'évidentes raisons de sécurité, lors des sommets européens ou de réunions de ministres des différents pays de l'Union... Est-ce que les gens qui aiment à mettre leur bouteille de soda vide sur une poubelle fermée ne peuvent pas attendre de sortir du métro et de la jeter dans une poubelle vide ? Et quand bien même une poubelle serait pleine, quel est l'intérêt de constituer une sorte de château de cartes qui s'envolera dès la première brise, et polluera une fois de plus les trottoirs déjà bien peu entrenus de Bruxelles ? Promenez-vous également dans les bosquets surplombant la gare du Luxembourg, juste devant le Parlement Européen : des dizaines de papiers, de bouteilles en plastique, de canettes vides, de bouteilles en verre, de paquets de chips : constat accablant et surtout affligeant...


Vient ensuite un élément bien plus subjectif : il me semble particulièrement dommage de raser des anciennes maisons bourgeoises de caractère pour y construire des immeubles sans aucune âme, comme par exemple dans le prolongement de la rue Belliard, juste avant de rejoindre le parc du Cinquantenaire. Le quartier européen est pour moi l'exemple type de raté magistral de politique urbaine : cet ensemble n'a aucun charme, et se résume à un défilé d'immeubles de bureaux tout plus gris les uns que les autres, où aucun arbre n'a été planté dans les rues, où les commerces ne fonctionnent que pendant le temps de midi, et qui est tout bonnement un quartier désert après 18 heures... Petit point positif cependant, l'immeuble d'une célèbre compagnie française d'assurances qui arbore une façade claire aux vitres colorées apporte un peu de clarté dans ce quartier si monotone, preuve qu'on peut allier modernité et esthétisme ! A plus d'un titre, Bruxelles apparaît comme une ville froide à tout visiteur qui débarque par la Gare du Midi grâce à son Eurostar, son Thalys, ou encore son TGV, dans une gare mais aussi un quartier sombre, gris, et poussiéreux. Sans oublier les milliers de tags qui s'accumulent sur les bâtiments publics comme privés de la ville, et qui enlaidissent particulièrement le paysage urbain. A plus d'un titre, je me demande si un renforcement des équipes de police ne serait pas bénéfique pour lutter contre les incivilités vis-à-vis de l'environnement, des personnes, mais aussi à celles commises contre les bâtiments !


Ces deux éléments se retrouvent conjugués à deux endroits pour moi : l'Avenue de la Toison d'Or et la Rue Neuve où des églises centenaires côtoient d'affreux conceptions dignes des pires architectures communistes ou soi-disant "modernistes". Baladez vous un samedi après-midi sur ces deux artères et vous devrez éviter soigneusement les nombreux résidus en tout genre qui jonchent le sol, sans oublier les déjections canines... Promenez-vous dans le Parc du Cinquantenaire en ce moment : les bourgeons éclosent, la pelouse reverdit, les oiseaux roucoulent allègrement, le soleil réchauffe une nature endormie. En un mot, le printemps refait son apparition... sur fond d'un "sublime" arc-en-ciel composé de rouge Cola et Jupiler, d'orange Minute Maid, de bleu Pepsi, de jaune Cécémel si endémique de Belgique, de doré ou de noir de célèbres barres chocolatées, de vert foncé Metro, de blanc cornets de frites bien huileux, sans oublier parfois le translucide des préservatifs usagés qui s'accumulent par endroit... On pourrait presque recréer toute la palette d'un artiste impressionniste ! Ne soyons pas si négatifs pour autant et levons un peu la tête : admirons le magnifique ciel et les branches d'arbres transformées en "oeuvres d'art" par des sacs plastiques gonflés par le vent ! Il s'agit d'un bilan peu glorieux pour la capitale de la Belgique ! A quand une véritable politique répressive face à ces incivilités quotidiennes ? Est-ce un problème d'éducation de toute une population ou bien un manque de moyens financiers de la part des communes de la région de Bruxelles Capitale ? En attendant, la crasse s'accumule un peu partout...

15 février 2009

Et si chacun faisait un geste ?


Depuis le début de ma vie bruxelloise, je me suis lancé un défi : celui de faire plus de petits gestes pour la planète. En effet, que faire de plus après avoir installé des ampoules à basse consommation, ou bien effectuer scrupuleusement le tri sélectif. Loin de moi l'idée de vivre comme à l'âge de pierre, juste celle d'essayer de faire attention aux produits que j'achète et au mode de vie que j'adopte. A l'heure où les médias nous interpellent de plus en plus sur la chasse au gaspillage et sur le réchauffement climatique, je pense qu'il serait bon que chacun fasse un geste de plus par mois pour la Terre et l'environnement. Tout d'abord, je suis heureux de faire mes courses à pied, ou bien dans le pire des cas en utilisant un bus ou un tramway. J'ai découvert grâce à Carrefour, les produits de sa gamme Agir qui ont tous obtenus le label écologique de l'Union Européenne, lequel est accordé aux produits qui satisfont aux exigences environnementales de cette même Union. Parmi les critères retenus : faible pollution de l'eau, faible pollution atmosphérique, faible niveau d'émissions de gaz à effet de serre et de consommation d'énergie. On retrouve donc dans ces quelques produits ayant le moins d'impact possible sur l'environnement : un nettoyant ménager, un nettoyant à vitres, un produit vaisselle, une lessive, un adoucissant textile, des pastilles pour lave-vaiselle, des mouchoirs, du papier toilette, de l'essuie-tout, etc. Même si je ne suis pas devenu complètement converti, bien souvent pour des questions financières malheureusement, la plupart de ces produits se sont retrouvés dans mon panier, histoire de faire un petit geste quotidien...


Dans le même esprit Carrefour a lancé ses produits Bio, mais je me dois d'être beaucoup plus réservé sur ces produits qui sont garantis sans engrais, pesticides, et compagnie. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que l'ail bio provient... de Chine ! Sans doute est-il biologique dans sa production, mais pas vraiment écologique dans son transport ! Ne sommes-nous pas capables de faire pousser sainement de l'ail en Europe ? En bref, il convient de regarder un peu plus en détail les spécificités de culture de ces produits mais j'ai aussi cédé pour une huile d'olive bio produite en France, du lait bio récolté en Belgique, mais j'ai définitivement tiré un trait sur la viande et les oeufs bio qui restent parfois jusqu'à cinq fois plus chers que la production dite "classique". Dans un autre domaine, j'ai aussi fait attention à mes consommations particulières d'eau et d'électricité, ce qui me permet de retoucher plus de la moitié d'un mois de loyer à la fin de l'année. Fini la box allumée en permanence et j'essaye de ne plus passer des après-midis entiers à regarder la télévision tout en étant sur Internet. Finalement on s'y retrouve quand même à faire attention à son mode de vie sans se priver, non ? Et à ceux qui crient qu'ils ne vont pas renoncer à leur vie pour la planète, je souhaite leur dire que je n'ai pas renoncé à mon confort pour autant, et qu'il n'y a pas point de paradoxe dans cette affirmation.



Vivre à Bruxelles m'a aussi donné l'occasion de découvrir la chaîne de restauration rapide Exki. Là où la plupart des gens associent la restauration rapide avec le clown d'une célèbre chaîne américaine, ou le fameux "goût" de sa concurrence belge, Exki mise sur des repas sains et équilibrés. Tout d'abord, la chaîne met en avance ses aliments sans additifs, dont certains sont bio comme le pain, le yaourt, le lait, les biscuits, les confitures, les tartelettes, et se refuse à utiliser à outrance autre chose que des fruits et légumes saisonniers. Le sucre et le café sont issus du commerce équitable. Quant au cadre du lieu, il se veut respectueux de l'environnement par du mobilier en bois issu de forêts occidentales gérées, des produits d'entretien de la gamme Ecover pour le nettoyage des surfaces et des cuisines, mais aussi par des systèmes plus intéressants comme la récupération de la chaleur émise par les réfrigérateurs pour chauffer l'espace... Les assiettes et les bols à soupe sont fabriqués grâce à de la pulpe de canne à sucre, et finissent donc leur vie dans le compost ! Et plus récemment, la chaîne a décidé de favoriser la réutilisation des emballages, en offrant des cafés gratuits aux personnes qui viennent chercher leur repas à emporter avec des sacs en papier fournis lors de leur précédente visite. Le seul bémol réside dans des prix un peu chers par rapport aux portions que l'on trouve dans nos assiettes, mais une fois de plus, on mange sain et rapide, tout en faisant un petit geste pour l'environnement. Mais surtout, on sort de table en étant calé, ce qui n'est pas vraiment le cas de célèbres chaînes de fast-food. Pour information, Exki possède quelques restaurants à Paris et envisage de s'ouvrir très bientôt à Lille. Avis aux intéressés ! Et vous, êtes-vous prêt à faire un geste ou même plusieurs pour l'environnement ?

19 janvier 2009

Serenissima Venezia...


Après mes examens, j'ai eu la chance de pouvoir découvrir une nouvelle destination, certes assez peu originale de par le flot de touristes qu'elle génère, mais tout aussi intéressante : Venise. Jamais auparavant, je n'avais eu l'occasion d'aller en Italie même si des noms comme Rome, Florence, Pise, Pompéi, et bien entendu Venise, me faisaient rêver... Après avoir pris l'avion très tôt au départ de l'aéroport international de Bruxelles, je suis arrivé à destination au petit matin, alors que le Grand Canal était encore couvert de la brume nocturne. Au fur et à mesure de la progression en vaporetto, la Sérénissime semblait être tout droit sorti d'un rêve. En effet, un retour en arrière de 100 ou 500 ans offrirait sans doute le même paysage, à quelques détails près. Les nombreuses maisons luxueuses et les bâtiments officiels rivalisent entre eux, qu'il s'agisse de la finesse des détails, ou même des recherches de perfection architecturale, qui avaient pour but principal de témoigner d'une époque faste où Venise n'était pas simplement une ville, mais un Empire qui s'étendait dans l'Adriatique et la Méditerranée jusqu'à la Crête. Sans oublier un contrôle des routes commerciales et un rayonnement littéraire, artistique, et architectural, qui assurèrent à Venise un statut de grande puissance européenne, et même mondiale, du moins à l'époque !


Après avoir découvert la célèbre Piazza San Marco, je me suis aventuré dans les rues de Venise, au sein de nombreux quartiers. Depuis l'imposant Pont du Rialto ou le surprenant Pont de l'Académie, jusqu'à la Ca d'Oro, en passant par le Palais des Doges, ou bien encore l'Arsenal, Venise inonde la vue de tout visiteur intéressé un minimum par l'histoire et l'architecture. Ajoutez à tout cela les problèmes évidents que les ingénieurs de l'époque ont dû surmonter pour pouvoir construire sur de la vase et des terres marécageuses, et vous obtiendrez une visite encore plus intéressante. Cependant, je me suis bien souvent éloigné des grandes artères et des monuments célèbres pour découvrir la "vraie" Venise. Toute personne qui agit de la même manière découvrira que la ville est en fait un dédale de ruelles étroites, où il faut accepter de se perdre, pour réaliser l'autre intérêt majeur et la beauté de cette ville... Néanmoins Venise apparaît comme vulnérable de par sa géographie, notamment des acqua alta et de son enfoncement, mais aussi d'une certaine désertion de ses habitants confrontés à des prix immobiliers aussi chers qu'à Paris, malgré des problèmes évidents de chômage et de coût de la vie très élevé... Certains quartiers perdent aussi de leur charme, par l'ouverture de grandes enseignes mondiales du luxe ou de multinationales américaines, assoiffées par le flux de visiteurs que génère la cité des Doges...


Pour finir, Venise offre des merveilleux souvenirs qui restent ancrés durablement. La majestuosité de la Piazza San Marco. La pause goûter inévitable dans le très chic Caffè Florian, où Alfred de Musset, George Sand, et Casanova se plaisaient autrefois à passer le temps. L'adaptation inouïe de Fed Ex qui dispose d'un vaporetto aux couleurs de sa traditionnelle camionnette. La richesse des mosaïques de la Basilique Saint-Marc et des collections du musée Correr. L'envoûtement d'une représentation de Die Tote Stadt dans le cadre mythique de l'opéra Fenice. Le contraste entre Venise et Murano, lieu historique de soufflage et création artisanale du verre. Le bonheur de tout gourmand de pouvoir déguster une pizza au prosciutto ou une glace parfum straciatella dans leur pays d'origine. Les incroyables boutiques de masque en papier maché qui perpétuent la tradition plusieurs fois centenaires du fameux Carnval de Venise. En bref, il m'est assez difficile de décrire précisement les sentiments que j'ai éprouvés en étant à Venise, sans doute grâce à l'intemporalité du lieu qui enivre continuellement le visiteur... Il semble donc que le passage du temps n'ait eu aucune emprise sur Venise, ni sur l'âme si particulièrement magique que la ville possède. Avis aux amateurs !

06 janvier 2009

Ô neige ! Ô froid ! Ô verglas !


En ces premiers jours de l'année 2009, l'hiver fait une poussée remarquée en nous rappelant que la Nature, reste bien la maîtresse de la Planète... Neige, verglas, et gel, rythment notre vie depuis bientôt quelques jours, que ce soit à Paris, Bruxelles, ou Londres, et il serait simplement naturel de se demander où est passé le fameux réchauffement climatique ! Sans doute avez-vous oublié que ce phénomène accentue les contrastes entre saisons, ce qui explique sûrement la disparition de véritables printemps et automnes, mais aussi l'apparition de températures de plus en plus chaudes l'été, et d'hivers, bien entendu, de plus en plus rigoureux. Le Gulf Stream évolue probablement plus vite que l'on ne le pense, et la menace d'un climat européen bientôt comparable à celui de nos voisins d'outre-atlantique devient de plus en plus possible. Dans les prochaines années, sera-t-il normal de voir le jardin des Tuileries recouvert d'une épaisseur de neige comparable à celle qui s'abat chaque hiver sur Central Park en plein coeur de New York ? La dernière vague de froid notable comparable à celle qui touche nos pays aujourd'hui remonte bien curieusement à l'hiver... 2003. Devons-nous pour autant nous attendre à un épisode caniculaire d'une quinzaine de jours où les températures frôleront les 45°C chaque après-midi et ne jamais descendre sous les 25°C la nuit ?



Alors que EDF exporte généralement plus de 13 % de sa production d'électricité à l'étranger, et dispose encore environ de 15.000 mégawatts de production disponible, l'entreprise privée appelle à limiter sa consommation pour ne pas mettre en danger l'approvisionnement du réseau français ! Même refrain que pendant l'été 2003 : particuliers, consommez moins ! Néanmoins, demander de réduire leur consommation aux particuliers me semble assez disproportionné quand nous assistons tous à un même phénomène : ces dizaines de magasins qui, climatisés en plein été, surchauffés en plein hiver, gardent leurs portes ouvertes à longueur de journée, quelque soit le temps extérieur... N'y a-t-il pas un gaspillage évident d'énergie quand on constate que la majeure partie du chauffage consommé par ces magasins provient de systèmes électriques ? Cependant nos modes de vie ont considérablement changé eux-aussi depuis une dizaine d'années, ce qui peut expliquer des records quotidiens de consommation d'électricité quand il fait -10°C à Paris alors qu'autrefois pendant des hivers plus rigoureux, la consommation électrique n'explosait pas. Les gens se plaignent du froid mais se promènent en débardeur ou en T-shirt chez eux, pendant qu'ils se préparent à prendre la direction du Boulevard Hausmann, à bord de leur 4x4 surchauffé, pour inaugurer le premier jour des soldes de magasins énergivores au possible ! Et dire que l'on n'a pas encore pensé à chauffer les trottoirs pour éviter à certains de se geler les fesses quelques minutes, quand d'autres doivent y passer la nuit entière ? Encore la faute du gouvernement certainement...


Alors que plus jeune, je garde le souvenir d'un seul télévision allumée dans une famille en rentrant de l'école, il faut désormais y ajouter la consommation de l'invention miraculeuse de la "box" (dont EDF a dû se réjouir), puis un ou deux ordinateurs, les veilles du magnétoscope, du lecteur de DVD, des autres télévisions, du décodeur TV, du micro-ondes, de la chaîne Hi-Fi, des radio-réveils, des téléphones sans fil à affichage LCD, du four, et bien d'autres encore... Rien d'étonnant à ce que la consommation moyenne d'électricité des Français explose ! Heureusement que les soldes nous permettent de nous ruer sur bonnets, manteaux, écharpes, bonnets, et autres, afin d'échapper au froid dans les rues. Encore faut-il daigner les arborer quand je vois la résistance des gens dans la rue, qui pensent défier les éléments, et tentent de prouver tant bien que mal qu'ils n'ont pas spécialement froids, gorge dégagée pour ces messieurs et nombril à l'air pour ces dames... Peu me chaut, je préfère arborer des énormes gants et ressortir le manteau dont je m'étais paré pour affronter le froid suédois lapon, plutôt que de finir avec une sinusite et une bronchite carabinée ! Aurons-nous pour autant un vrai hiver tel que nous en connaissions quand nous étions petits ? En attendant, libre à vous de trouver le moyen de vous réchauffer...

11 novembre 2008

Waffles, chocolate, and Manneken Pis...


It has been quite a few months since I last wrote on this blog. In fact, I have been very much affected by the loss of my grandmother in the beginning of September. Some questions obsessed my mind for quite a long period of time, but for now, I realized that it is not because my grandmother left this world, that she disappeared from my mind and my heart. I have never been a very pious man, though I like to think that she might have surely found another place to live in perfect harmony... Whether she be the air I breath in the morning, the sun I feel on my skin, or the rain which falls on the roof made of tin... Shortly after her funerals, I encountered much problems to move in to Brussels, but I finally did it. I am a student in a famous college located just next to the European Parliament, right in the middle of a very modern neighborhood of the Belgian capital. For the first time ever, I enjoy learning languages because I have very different courses from Law to Psychology, including Economics and other ones. But, in fact, Belgium is not that far from France, and one can easily feel that the French influence is very high. You can buy Le Petit Marseillais shower gel, have the daily edition of Le Monde at seven o'clock in almost all press shops, drink Evian water, and eat Bonne Maman jam... The very difference of Belgium is the mentality of people, which is much more complicated to understand than the Swedish one, for example, that I previously experienced...




Most of French shops have extended their influence beyond the border except a few ones, such as Ladurée which macaroons I miss so much... Curiously, it exists a strong francophobia among Belgian people. France is regarded as an arrogant country, mostly because Carrefour owns Belgian supermarkets, GDF has just bought Belgian energy providers, and of course BNP Paribas saved Fortis from bankrupt because of the financial crisis. I just wonder what would Belgium do if France was to stop all business with this country ? Even one of my teacher despised the fact that the French State and religious authorities are separated for more than 100 years : "Oh yes these stories of Republic... and laïcité... so boring". And she seemed to think that religion was a good purveyor of moral values and so on. I would like to contrast this idea, since a secular society does not involve that people are all idiots. Among all, I look at how Belgian people act everyday, and I understand why Brussels streets are so dirty. It is totally "normal" to see people threw plastic bottles, cans, newspapers, tickets, on the pavement, with absolutely no qualms. Almost nobody does the effort of waste sorting. Walking 400 meters to shop groceries is considered to be unsane for cars exist, drinking Coke from 25 centiliter bottle is the norm... Ecology and preservation of natural ressources are concepts they do not know. On this point of view, Belgium is much like the United States, perhaps even worse !



Brussels also offers a weird perspective when it comes to architecture. The very old stands near the very new... Complete neighborhoods have been demolished to erect all new buildings made of concrete and glass. Fortunately, politicians never really touched the old city and the famous Grand Place. This large and irregular square has something particular which gives it its uniqueness. It offers a perspective on the rich Belgian Middle Ages period, and houses made of bricks make one easily remember the Dutch capital's architecture style. In the same way, I wish I could visit very soon three major Belgian cities : Antwerp, Bruges, and Ghent. Indeed, I miss the trips I was doing almost every month while I was an exchange student in Sweden. My trip in Lappland keeps on being the best one I ever did, and Björkliden offered the best landscape I have ever seen, with an almost untouched and preserved nature... Moreover, I might have to spend the first semester of next academic year in another country, which both interests me and not, since I woud like to set up in a place for some years. Discovering another country and another culture would also be a complete benefit on my curriculum vitae. Let's say that we will see what happens...

09 septembre 2008

A toi Mamy...


Née le 26 novembre 1925, à Dizy-Magenta, elle était celle qui passa de nombreuses heures à mes côtés, parfois même des jours entiers à veiller sur moi comme seules les femmes savent veiller sur leurs enfants et leurs descendances. Quatre femmes ont particulièrement compté pour moi durant mon apprentissage de la vie : ma mère, ma nourrice, ma marraine, mais aussi et surtout ma grand-mère maternelle.

Il y a des moments passés à ses côtés que je n’oublierai jamais. Ces instants éternels que l’on ne voit qu’à travers des yeux innocents : ceux d’un enfant. Ta présence quasi-hebdomadaire et plus particulièrement lors des Noëls passés en ta compagnie, ta générosité pour les cadeaux offerts lors des grandes occasions, ta patience devant les parties interminables de Monopoly ou de jeu de l’oie, ta gentillesse lors des fins d’après-midi où nous allions tous les deux à la boulangerie pour m’y acheter des choux recouverts de pépites de sucre, ta passion pour la couture dont tu avais fait ton métier, et qui me permettait d’établir une véritable chasse au trésor, à la recherche des épingles tombées sur le sol, ta boisson préférée composée d’un grand verre d’eau anisée et de deux glaçons, tes parfums et tes bijoux soigneusement alignés dans ta salle de bain, mais aussi ta vulnérabilité lors de tes crises d’asthme.

Même si tu n’étais déjà plus tout à fait la même depuis quelques années et que tu n’es plus là aujourd’hui, je garderai à l’esprit tout le meilleur que tu as pu m’offrir. Tu n’as pas disparu de ma vie, ni des albums photos lorsque ton cœur a cessé de battre ce jeudi 4 septembre 2008. Tu as été la grand-mère dont beaucoup rêveraient, je te dis au revoir, mais tu resteras à tout jamais ma Mamy, et ça tu pouvais et pourras en être toujours fière.

07 août 2008

First Lady...


I do not really have much admiration for celebrities, whether they live nowadays or belong to History but I do have much esteem for very few ones. I once wrote about the French Queen Marie-Antoinette, which destiny was doomed when the French Revolution broke out, and left her without her head... Even if her life was less bloody but much more tormented, I would like to pay hommage to an American woman of French origins : Jacqueline Lee Bouvier, better known as Jackie Kennedy, the widower of the assassinated president of the United States, John Fitzgerald Kennedy... Even though she might have been one of the first celebrities to use the media cleverly, as a way to serve her own image and her husband's politics, she is the woman who brought elegance, charm, and what we could even say, a sort of glamorous touch to the American political landscape. For a couple of years, Hollywood was no longer in California : it was within the White House, with the image of a perfect family given by Jackie, her husband, and their two children... Among all, every respectable human being has, in his or her mind, the moment when Jackie and her unforgettable pink Chanel suit, were in Dallas, on November 22nd, 1963. It could have been a normal day, but on the contrary, she became the best witness of the murder of her husband, just under her very eyes, after the last shot literally exploded a large part of John Fitzgerald's head...


History could have only remembered this precise moment, but Jackie faced the event with a great behavior, and an extreme dignity few women would have found in themselves. She never showed publicly the immense pain she surely expressed when she was alone... In fact, she might have suffered for several years since her husband was being largely unfaithful. John Fitzgerald Kennedy was an insatiable man, always cheated on her wife with different mistresses. The FBI and the CIA even warned several times the American President about the multiple dangers he could face in having affairs with Marilyn Monroe, or Judith Campbell for example... But the general image of the couple was far different, so that she became even more popular than her own husband, and John Fitzgerald even declared "I'm the man who accompanied Jackie Kennedy to Paris" while visiting France in 1961. Nevertheless, Jackie did not seem to fight against the unfaithfulness of her husband and did never show any sign of jealousy in public. Except till few time she spent in the Mediterranean Sea, with Aristotle Onassis, which was to become her second husband... But the tragic Friday happened shortly after she came back home, and her life was forever changed.


Despite this event, Jackie was perceived before, and is still even seen today, as different from other women. In fact, she was much more cultured than the previous presidents and first ladies of the United States. She was faraway from the traditional image of the capitalist America. Since she had studied in Europe, more precisely at La Sorbonne University in Paris, and in Grenoble, before graduating with a Bachelor of Arts in French literature, Jackie did not talk about economy, profits, and benefits. She had taste and art sensibility when she had the White House restaured, redecorated, and refurbished, after she had been dismayed to find very little historic significance while visiting it... Nothing could actually predict that she would have had to face very unfortunate events, such as the death of two of her children, the assassination of her husband and his brother, the death of her second husband, and hopefully for her, Jackie would never know that her only son was going to die in a crash plane in 1999. Yet, her image gave everyone the impression of a fairy tale life, but suddenly, the fairy tale turned into a kind of nightmare she had to carry on with her for the rest of her great life...

28 juillet 2008

Sunny Lisbon...


Il a un peu plus de deux mois, je me suis rendu à Bruxelles pour la toute première fois de ma vie. Puis le coeur s'est épris d'un homme tendre et généreux ; et une visite en amena une autre puis une suivante... L'été arriva et l'heureux élu décida de m'emmener en voyage avec lui, d'abord quelques jours aux Pays-Bas. Flâner le long des canaux de Delft et d'Amsterdam, ou bien encore découvrir la ville de la Haye ont été mon quotidien pendant plus de trois jours, la plupart du temps sous un soleil radieux. Mais une destination surprise de voyage pour une semaine se profilait déjà à l'horizon, sans que je ne connaisse ni le pays, et encore moins la ville. Malgré un secret farouchement gardé pendant de longues semaines, la gaffe arriva la veille du départ mais ne changea en rien le bonheur de partir à bord d'un avion, prêt à poser le pied sur le sol d'une nation d'Europe où je n'étais encore jamais allé : le Portugal... A part quelques vagues notions d'histoire de l'âge d'or portugais - cette époque où Vasco de Gama et Bartolomeu Dias découvrirent le contournement de l'Afrique par la voie maritime, et ramenèrent la soie et les épices, tant prisées et si onéreuses en Europe - rien ne parvenait à mon esprit sur le Portugal. Impossible de citer un monument célèbre, un artiste connu, ou encore un monarque passé... Ouvert à la découverte, je me suis surpris à apprécier un pays disposant d'une histoire riche et mouvementée, où certains joyaux survécurent tout de même au terrible tremblement de terre de Lisbonne en 1755.



Après avoir pris nos quartiers d'été dans un luxueux hôtel 4 étoiles nommé le Sana Lisboa, situé non loin des Champs-Elysées locaux, nous avons découvert la ville depuis le pont du 25 avril, jusqu'à la Tour de Belém, sans oublier le monastère de Jerónimos ou encore le château de São Jorge qui domine la plus haute colline de la ville et offre un fantastique panorama sur la capitale portugaise... Nous avons découvert les environs de Lisbonne, dans des villes et villages tels que Cascais, Estoril, Sintra, Queluz ou encore Setúbal où se dressent de magnifiques palais perchés au sommet de collines presque inaccesibles qui contrastent avec des plages de sable fin et des falaises où l'océan s'offre à perte de vue... Au final, ce pays dont je ne connaissais quasiment rien, a été une agréable surprise tant au niveau culturel que détente. Reste que bon nombre de bâtiments sont dans un très mauvais état général, même si les récents évènements internationaux que le Portugal a hébergés, tels l'Exposition Universelle en 1998 ou bien l'Euro de football en 2004, ont permis d'insuffler un vent de modernisme et de rénovations à grande échelle, co-financé par l'Union Européenne. Le pont et la tour Vasco de Gama contrastent avec élégance face aux restaurations des principaux sites classés Patrimoine Mondial de l'UNESCO.


Cette semaine au Portugal n'aurait sans doute pas eu la même saveur et n'aurait pas pris la même dimension si je ne l'avais pas passée avec l'homme qui occupe la plus belle place dans mon coeur... Ce voyage m'a permis de l'apprécier et de l'aimer encore plus qu'auparavant. Il me fait sourire en voyant sa difficulté à ouvrir les yeux le matin après la sonnerie du réveil, et il me laisse s'évader sur un nuage lointain, au creux de ses bras, lorsqu'il est temps de rejoindre Morphée. Même s'il se trouve souvent pris aux quatre coins de la planète par son travail, qu'il soit à la Nouvelle-Orléans, à Madrid ou encore à Malte, je pense à lui, cet homme qui fait battre mon coeur quotidiennement... Et un email, un message ou un coup de téléphone de sa part me rappelent toujours cette attention qu'il sait m'accorder avec tendresse. Et il suffit de quelques secondes, qu'elles soient passées à la terrasse d'un restaurant à Lisbonne, au détour d'une conversation à Bruxelles, ou encore avant de s'endormir à la Haye, pour que deux regards se croisent, et comprendre instantanément à quel point chacun tient à l'autre. Seize jours, quinze nuits, trois pays, des milliers de kilomètres parcourus en TGV, en voiture, en avion, en bus, en tramway ou même à pied, et toujours le même sentiment depuis ce premier week-end passé à Bruxelles mi-mai : I'm such in love with him...

27 mai 2008

Brussels, the city of Love...


I could talk for hours about how much I loved the few days I spent in Brussels. I could use thousands of different words to describe my feelings while I visited the Atomium, while I participated Brussels Gay Pride, or even while I saw the Manneken Pis for the first time ever in front of my very eyes... First of all, even though localted only an hour and a half by train from Paris, Brussels offers a wide choice of architecture styles, mixing with harmony, old and new, past and future, bricks and glass. In many ways, Brussels is very similar to Paris in its way of life, its French culture, and of course its French language which is spoken almost everywhere. On the other hand, the Belgian capital kept what Paris lost for decades, and what Amsterdam still keeps today : parks, trees, and a less stressful way of life than in the French capital. Eventually, I would rather say that I found Brussels to be a particularly attractive city. There, I made new friends and experienced the Belgian joie de vivre ! I did eat Belgian waffles, Belgian "French" fries - yes French fries are Belgian ! - Belgian speculaas ice cream, and of course, Belgian chocolates such as Pierre Marcolini and Godiva where I tasted fresh strawberries dipped in hot milk chocolate... Some days after, I spent lovely sunny days on the Flemish Belgian Coast of North Sea at Nieuwpoort and Koksjide.


Nevertheless, it would not be very fair from me to avoid the most important thing. As I told you so many times before, I would have never expected to find a boyfriend very soon, I have to admit that I was wrong. I did enjoy to visit Brussels but what I forgot to tell you about, is that I did find the guy I ever dreamed of. On this Friday evening, he passed my way and while we were speaking of many things, ours lips joined and we shared a single kiss, followed by many other ones... Everytime I look at him, I exhilarate and get lost in his blue eyes. While I watch him sleep, I love to glance at him and I finally realize how lucky I have been to find such a lovely man. Whatever we do, he always has an attention towards me, whether it be some fingers next to mine, or a serene face looking at me in a desirable way... Today, I wish I could tell him that there are no bars at my window, no ring at my finger, no palace to protect myself from the world. I have almost nothing to offer except being myself and loving him. Actually, there is just some gold at the end of my quill to write down these few lines to testify my feelings to him. I just follow his heart beats while I lay my head on his chest and it seems that time stops passing. I know he will read this article and I only want to whisper "Hush" to his ear because I do not want a word in reply to my words...


I want you to give me your hand and follow me... In the countryside, where fields of wheat grow knee-high and is as blond as your hair... In the vineyard, on the end of a stormy afternoon, where lightnings cross the sky and thunders make the ground rock... On the beach, at twilight, where the sun sets up and the wind draws waves on the sand... On the freshly mowed lawn of a public park, where people enjoy the freshness of the city after a hard day's work... In the mountain, where we would sleep and wake up with the rain falling down on the tin roof while I'm safe in your arms... In our bed, where hands brush skins and argan oil meets other fluids... In fact, there is no place where I do no want you next to me. When I think about all the conversations we had about what we both expected of a boyfriend, I now smile and hardly realize that I finally found in you, this imaginary cuddly blond guy I wanted to have. Your blue eyes keep on telling me how much you care everytime I cross your look and I tell myself that maybe you were right... And the unique thought I express in my mind in the timeless language of love, at this precise moment, is Je t'aime.

20 avril 2008

I've seen you dying...


Il existe des jours propices pour se promener parfois l'air pensif, la tête entre les nuages, pas vraiment sur Terre. Et il nous arrive d'être témoin d'un accident dramatique quand l'on s'y attendait le moins... Il y a quelques années, la métropole rémoise a penché en faveur de la création d'une première ligne de tramway traversant la ville du Nord au Sud-Ouest. Comme dans nombre de cas précédents, le projet avait suscité une vive hostilité de la part des commerçants et de la population craignant une hausse des impôts locaux, des mois de travaux lourds, et un investissement financier lourd de conséquences... Habitant sur une avenue phare de la ville de Reims où passera la ligne de tramway, les travaux ont commencé depuis presque un mois par les déviations des réseaux d'eau, d'électricité, de téléphone, de gaz, et des eaux usées. Et c'est ainsi qu'il arrive parfois de se rendre à pied en centre-ville et d'assister à un accident de chantier coûtant la vie à un ouvrier chargé de travaux sur le réseau d'eau. Un caisson métallique de plusieurs centaines de kilogrammes s'est écroulé sur cet homme qui n'a guère fait le poids. Après avoir été hospitalisé dans un état très critique, son coeur a finalement cessé de battre quelques jours plus tard et il a quitté le monde des vivants... Des fleurs symboliques ont été déposées sur le lieu de l'accident, témoignages éphémères d'un accident si vite déroulé et qui porte pourtant à réfléchir sur des questions que tout un chacun se pose à certains moments de son existence.



Notre mémoire abonde de souvenirs, de moments joyeux que nous avons passé avec les gens que nous aimons. Il peut s'agir d'une table de Noël où toute notre famille réunie nous témoigna de son affection ; d'un ami qui sut partager avec nous une crise de rire mémorable ; d'un amant qui nous ouvrit ses bras et son coeur le temps de quelques instants... Mais au milieu de ses moments de bonheur, il figure aussi certaines images que le temps ne pourra sans doute jamais effacer non plus, comme celle de cet ouvrier gisant face contre terre, le visage couvert de poussière. En tant qu'être humain ordinaire, on réalise parfois que la vie ne sera certes pas facile pour nous, mais faudrait-il y pour autant se laisser aller et renoncer à beaucoup de rêves ? Beaucoup pensent à trouver à tout prix le Prince Charmant mais il appartient à chacun de trouver sa voie et de donner un sens à sa vie par soi-même... Aujourd'hui je n'ai qu'une envie en tête, celle de continuer ce que j'ai entrepris il y a déjà presque deux ans maintenant lorsque je suis parti en Suède. Je veux découvrir le monde, danser sur les rythmes jazzies de la Nouvelle-Orléans, me prélasser sur les plages de sable fin de la Polynésie française, flâner le long de Rodeo Drive, de Park Avenue, ou encore Lombard Street, ou encore parler de chars et de tabarnak avec nos très lointains cousins francophones de Québec et Montréal...



Il existe bien entendu les innombrables discours sur le caractère éphémère de la vie et les regrets que l'on peut parfois éprouver face à une situation où notre choix a pesé sur notre bien-être. Et il est des jours qui nous rappellent à quel point notre vie peut s'arrêter à tout instant... Tel le soleil qui se couche et se lève, il existe des jours plus courts en hiver, plus longs en été. La définition de la vie réside aussi dans son caractère injuste qui n'autorise certains à ne vivre que quelques heures alors que d'autres arrivent à dépasser allègrement les cent ans. En ce qui concerne le temps qui défile chaque jour, chacun est libre de l'occuper à sa manière, de la façon dont il souhaite le vivre... Après avoir connu Paris, Londres, Stockholm, Helsinki, Oslo, Copenhague, et Amsterdam, c'est donc prochainement Bruxelles, nouvelle capitale européenne qui s'ouvrira à moi le temps d'un week-end prolongé courant mai. Découvrir d'autres cultures, partager ses opinions, s'enrichir personnellement en allant aux contacts des autres, et parcourir le monde ont été des idéaux atteints par quelques découvreurs il y a quelques siècles. Aujourd'hui ils s'imposent comme l'un des plus cadeaux qu'offrent la vie et la liberté à tout homme qui sait en saisir l'éphémère opportunité quand elle se présente à lui...

09 avril 2008

Closer are the Olympics, further are the liberties...


There used to be an era when the Olympic Games was a single event the whole Ancient Greece was expecting every four years. More than almost 3.000 years later, after the first revival of the Games in 1896 in Athens, Greece, thanks to the French Baron Pierre de Coubertin, the Olympics is to happen this year in Beijing, China. The Olympic Flame was in London a few days ago, and just left Paris after a series of demonstrations in the streets of the French capital all along the torch relay... Contrary to the speech delivered by the French Secretary of State of Sports, many people, not only in France but in the whole world, do not think that these demonstrations were irrespectful. China won the organization of the 2008 Olympics, that is true, and no one is to contest this fact, but as we all know, China does not respect some of the most basic human rights. The Chinese government agreed to consider some progress about this issue before the beginning of 2008, but since no effort is perceptible and since China represents more than a billion possible consumers and is also about to be the most powerful economic country in the world, Western countries do not really know how to act towards the coming Olympics... Should we boycott the opening ceremony ? Is it really possible to boycott Chinese goods while we all know that our houses are full of "made in China" products from our computers to our clothing ?


Since France will have the presidency of the European Union, the participation of our president, Nicolas Sarkozy, to the opening ceremony is highly symbolic. When people watched the Olympic flame making its way along the streets of Paris, they heard the boos, and they saw that people were far from clapping and enjoying the event... In fact, it was the perfect contrary than four years ago while the flame came from Olympia and reached Athens a few weeks later. And while the flame was about to reach the City Hall of Paris, when the Chinese representative saw the large banner "Paris defends Human Rights all over the world" floating over the façade and all the Tibetan flags the crowd proudly showed, he wanted the policemen to tear it down and seemed really furious that freedom of speech and thinking is still allowed in France ! Most of French people do not really feel very patriotic compared to countries such as Sweden or the United States but there is still a feeling that our country had a rich past, filled with events that might have been really bloody, but France was the first Republic in Europe, and was one of the very first countries to write down in its common law that all human beings are born equals in dignity and rights whether they be White or Black, rich or poor... The Declaration of the Rights of Man and of the Citizen guarantees freedom of thought, freedom of the press, and freedom of religion... It also recognizes the right to private property, the right to security, but also the right to be protected from oppression. Till now these values were these of democracy and progress, and China will not force us to step back just because of its world economic power !



Now, the Olympic Flame keeps on travelling around the world, through San Francisco, Buenos Aires, and it will reach Beijing before the end of the summer... But right now, there are troubles to solve and voices to be heard in Tibet. Whatever happens on this part of the Earth, human rights are not respected since no international law allows a government to repress demonstrations with the use of violence against human beings. History is filled with examples of how dangerous it can be to consider of no importance the first steps of repression : Protestants under the reign of Louis XIV in France, Blacks in the Confederate States of America until the end of the Civil War, Jews under the Third Reich in Germany, and so on... We, humans, do not live in a perfect world, but it is our duty to fight for a better world from any point of view. Yes, the Olympics is to be once again a "Citius, Altius, Fortius" world competition, but so will be the demonstrations if China does not prove herself more receptive to European and American proposals on the question of human rights and on the repression against Tibetan monks... Anyway, now that sport and politics are impossible to part ; in this context, which medal will Human Rights win ?

17 mars 2008

Du rififi pour une Mairie...


Depuis 1977, le Parti Socialiste en rêvait. Adeline Hazan l'a fait... Conquérir la Mairie de Reims était une tâche extrêmement difficile quand on connaît le passé royaliste, bourgeois, et conservateur de la ville. Mais plus qu'une victoire de la gauche, il est important de souligner que le choix de la majorité des votants a été un choix indépendant de tout clivage politique. Qu'il s'agisse de Renaud Dutreil, ancien ministre des PME, fraîchement parachuté quelques mois avec les élections, ou de Catherine Vautrin, ancienne ministre de la cohésion sociale, qui représentait non pas le changement mais la continuité de la politique de l'ancien Maire Jean-Louis Schneiter, les deux candidats de droite étaient avant tout des députés à l'Assemblée Nationale, qui ont surtout passé leur temps à Paris ces dernières années... Adeline Hazan, certes députée européenne, a passé ses sept dernières années à suivre les dossiers de la ville en tant que chef de l'opposition au conseil municipal. Son élection est donc légitime et le score sans appel qu'elle a réalisé, à la sortie des urnes et à l'issue du second tour, témoigne de l'engouement des Rémois et des Rémoises pour cette femme qui a su persévérer dans une conquête qui n'était pas gagnée. Et dire qu'il y a quelques jours encore, on entendait Catherine Vautrin appeler à faire barrage à la gauche socialo-communiste, comme si les chars soviétiques étaient prêt à débarquer Place Drouet d'Erlon...


Plus généralement, la ville de Reims vient de tourner une page de son histoire. Pendant près de 25 ans, les familles Falala et Schneiter ont eu la main mise sur la ville et l'agglomération rémoise. Reims doit désormais ouvrir ses portes au XXIème siècle, et trouver d'autres cartes à jouer que le champagne et sa cathédrale... L'évènement phare de ce nouveau mandat municipal sera bien entendu l'inauguration du tramway d'ici à fin 2010. Mais d'autres projets majeurs devront être menés à bien pour faire de Reims une métropole incontournable dans le paysage français... Le week-end dernier, mon meilleur ami belge, prénommé Grégory, est tombé sous le charme de cette ville où défilèrent la majorité des rois de France pendant de nombreux siècles. En reprenant mot à mot ses propos, il m'a remercié de l'avoir accueilli à bras ouverts dans "une belle ville, avec un excellent patrimoine gastronomique et une richesse viticole exceptionnelle"... Le constat que beaucoup d'habitants ont tiré depuis quelques mois est que Reims est une ville qui a les moyens de rayonner au niveau national mais qu'un quart de siècle de gestion de la ville par différents équipes de droite n'ont pas réussi à redorer le blason de la plus grande ville de la région Champagne-Ardenne...



Bien entendu nul ne peut ignorer que certaines voix se sont portées sur les nombreux candidats socialistes au regard de la situation nationale. Il est tout de même stupéfiant que la majorité au pouvoir ne se rende pas compte que les Français n'ont rien contre les réformes mais sur la manière dont elles sont menées... Comment prétendre lutter pour le pouvoir d'achat en instaurant une franchise, certes minime, sur l'accès à la santé ? Ou encore oser affirmer que les Français peuvent gagner plus en travaillant plus ? Au lieu de soulever réellement la question de la redistribution des bénéfices en augmentant les salaires, le gouvernement Fillon préfère demander aux gens de travailler plus... Quoiqu'il en soit, qu'elle se soit présentée sous les couleurs de la droite comme celle de la gauche, Adeline Hazan aurait été élue, quelque soit son bord politique, pour son action de proximité avec la population rémoise depuis de nombreuses années. Cette fois-ci les votants ne s'y sont pas trompés : pour être élu, il faut faire preuve de connaissance du terrain et surtout de dialogue avec les électeurs qui nous jugeront éligible ou non à porter ce mandat. Au final, il ne fait nulle doute que le champagne a toujours été un excellent breuvage, mais qu'il se savoure encore plus lorsqu'il est... rosé !

14 février 2008

You and I were only one...


It has been quite a long time since I got any news from you but I do not blame you for doing so... Today was an ordinary day : pupils went to school at 8.30 and they left it at 16.30, babies born and old people died, but it was also Valentine's day... I wish I could have spent the whole day with a guy I love but there was actually no beloved one near me today. Thus, I have been thinking about a specific man. I do not know if I am right or wrong because no one can really control his thoughts and even less his heart... You disappeared in the darkness of the city on a chilling night at the end of September and since then I tried to keep my thoughts away from you. Nevertheless, whatever I did, either ice-skating, meeting my friends, or going to the movies, my mind was geared towards you... I do not wish I could spend all my days with you but I came to the conclusion that I lost one of the most precious things I ever found in my life : you. I walked along the restaurant in which we had dinner together at the end of June. I never thought something could happen between you and me. And a few hours later, you moved closer to my body at your place, while I was sitting on your bed. I could feel the warmth of your face and your breath while you were whispering four words : "May I kiss you ?". A single kiss from your lips told me you wanted something with me, but I feared it was only to make love and say goodbye...


I kept on thinking that I could never feel the passion of love for you but I was wrong. And the more distant you were, the more I insisted to meet you. I realized we had spent too much time at your place and I tried to suggest you that we go to the restaurant, to the movies, and you told me you wanted to stop seeing me... Then we saw each other twice, the two of us who were now "friends" but we ended in your bed as if nothing had changed between us. Finally you decided upon not seeing me anymore, not talking anymore, and probably leaving for someone new... On one hand, you might have already found someone else, someone with whom you really want to live a true love story. On the other hand, you might also be alone and try to find the proper one... Even though you might have spent this Valentine's day with your love, I wish you have not forgotten me yet. In any case, I cannot say I feel pain in my heart, but whatever it is, it will not go away... I tried to date other guys but I kept on looking back and wondering what made you change your opinion on our relationship. Thus, this question keeps on spinning in my mind : what if you had accepted to go to a restaurant once again with me, to talk and tell me that some changes were necessary, when you were back from your holidays in Greece ? I should not have said immediately that I had missed you and that I had realized I quite fell in love with you while you were gone... If we could only turn back time, would you be the affectionate man I used to know ? Instead of that, I guess we will probably never know, because you do not want me to belong to your present life as if I was an inconvenient error in your love life...



I am surely guilty of many things and I undoubtfully disappointed you. You touched my skin, you bit my lips, you and I were only one... I watched you sleep and held you tight in my arms. I loved to massage you when you were tired so that I know every centimeter of your body and I still remember the way you looked at me with your blue eyes. And tonight when I close my eyes, in my dreams, I will see you and I will still feel your touch. I try to escape this burning desire but I am tormented and deeply shaken by the violence of my feelings which yearn to be near you... There is just too much in my mind that days, weeks, and months cannot erase. I spent almost all day in a park of the city, laying on the lawn, looking at the blue sky. I wish I could have dozed on your shoulder, just relaxing and enjoying this sunny, unusually warm, beautiful winter day. Yes, today was an unusual day because it was Valentine's day ; but it also was an ordinary day because the truth is just that I miss you, I swear that is true, and even more than I can say...

27 janvier 2008

Voyage dans le temps...


Au milieu du mois de décembre, la décision fut prise avec un de mes amis de partir ensemble à la découverte d'une capitale européenne. Le choix se porta sur la capitale des Pays-Bas : Amsterdam ! Un mois plus tard, et seules quelques heures à grande vitesse au départ de la Gare du Nord, nous séparent de notre destination finale. Bruxelles Midi, Anvers Central, Rotterdam Central, La Haye Central, Aéroport de Schipol et enfin s'annonce la gare d'Amsterdam à bord du Thalys. Train où le repos est d'ailleurs quasiment impossible face au flot ininterrompu d'annonces effectuées en français, en allemand, en néerlandais, et en anglais.... Amsterdam s'ouvre alors à nous, avec son architecture flamboyante, ses canaux interminables, ses effluves prenantes de cannabis, son quartier rouge, ses vélos par milliers, ses tramways qui ne manqueraient pas l'occasion de vous écraser sans pitié, ses musées... Cette excursion de quelques jours au pays de Vermeer, Van Dyck et autres, était surtout placée sous le signe de la culture avec la visite du Van Gogh Museum, du Diamond Museum, du Rijksmuseum, de la maison d'Anne Frank, de la maison de Rembrandt, du Stedelijk Museum, de l'Erotic Museum, du Museum Van Loon, de l'Amsterdams Historisch Museum, du Sex Museum, pour enfin finir par celle du Museum Willet-Holthuysen...


Malgré le mauvais temps qui fut relativement présent pendant cette petite semaine, Amsterdam s'impose comme une ville où il fait bon vivre, et où chacun s'occupe de ses propres affaires, sans regarder à celles de son voisin - du moins en apparence. Les rues offrent le spectacle d'un véritable esprit de tolérance par la densité des nombreux coffee-shop, par l'importance des vitrines illuminées en rouge où se dévoilent prostituées, par la fréquence de fenêtres de certains rez-de-chaussée où s'offrent à nos yeux les feuilles de plantes locales d'intérieur, par la présence considérable de rainbow flags... Mais aussi par des faits méconnus et éloignés des clichés notamment la quantité de restaurants argentins et indonésiens, ou encore la présence d'un mémorial, représentant un triangle de marbre rose sur le sol, rendant hommage aux homosexuels persécutés et déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale, à quelques pas de la maison d'Anne Frank. Reste qu'Amsterdam a réussi à conserver une atmosphère particulière de village figé dans le temps. Le spectacle est d'ailleurs saisissant quand on réalise qu'il ne faudrait qu'un soupçon de rêve pour imaginer qu'à n'importe quel moment, des bateaux remontant les canaux, pourraient encore rapporter leurs denrées exotiques ramenées d'Indonésie, de Curaçao, ou de Sint-Marteen, destinées à l'aristocratie et la bourgeoisie locales mais aussi à l'Europe toute entière...


Le temps semble s'être arrêté au détour d'un canal, face à l'originalité et à la singularité de son architecture, figeant la ville à l'époque du Siècle d'Or. Mais au détour d'une rue, le retour à la réalité est on ne peut plus cruel. Un long débat pourrait alors s'ouvrir entre les notions de tolérance et permissivité face à deux différences majeures entre les Pays-Bas et le reste de l'Union Européenne. Même si la plupart des gens restent dans un coffee-shop pour fumer, faut-il pour autant se permettre de fumer son joint sous le nez de ses enfants ou encore de se taire devant l'extension des vitrines et sex-shops bien au-delà des limites du Quartier Rouge ? Le gouvernement et la municipalité semblent divisés face à un constat amer : la légalisation de la prostitution n'a pas combattu les réseaux mafieux proxénètes et la dépénalisation des drogues douces a contribué à un essor des drogues dites dures. Face à un choix de société cornélien, les Pays-Bas adoptent la fameuse vertu protestante - si caractéristique de l'Europe du Nord et encore plus prononcée en Scandinavie - qui consiste, pour le moment, à fermer les yeux sur les vices des autres considérant que chacun a les siens... Maintenant que ces quelques jours à la découverte d'Amsterdam se sont écoulés à merveille, il me tarde de découvrir une autre capitale, bien plus proche encore mais où je n'ai jamais mis les pieds : Bruxelles ! Le Thalys n'a qu'à bien se tenir...

17 janvier 2008

Wear sunscreen...


Si je pouvais vous offrir un seul conseil utile pour votre futur, je vous offrirais de la crème solaire. Les effets protecteurs et bénéfiques, à long terme, de l’écran total ont été scientifiquement prouvés depuis des décennies alors que les conseils que je vais vous prodiguer n’ont aucune fiabilité, ni valeur scientifique, si ce n’est pas ma propre expérience… Profitez du pouvoir que vous offre la beauté de votre jeunesse tant qu'il est encore temps. Vous ne comprendrez alors son pouvoir réel uniquement lorsqu’elle aura été terni par l’âge. Mais croyez-moi, quand vous vous replongerez dans un album de vieilles photos 20 ans plus tard, vous réaliserez alors le nombre d’opportunités que vous avez gâchées et à quel point vous étiez splendide... Vous n’êtes pas aussi gros que vous le pensez. N'essayez pas de chercher un sens à la vie, ou bien plutôt si, inquiétez vous, mais sachez que chercher un sens à la vie est aussi inefficace que mâcher du chewing-gum pour résoudre une équation d’algèbre. Les vrais problèmes prêts à débarquer dans votre vie sont ceux auxquels vous n’aurez jamais pensé une seconde. Affrontez vos peurs au moins une fois par jour. Chantez. Ne jouez pas avec le cœur des autres personnes, ne cherchez pas l’affront avec les personnes qui maltraitent le vôtre. Ne perdez pas votre temps avec la jalousie ; quelques fois vous aurez un train de retard, d'autres fois vous serez celui avec un train d'avance…. Le chemin est long, mais à la fin, vous l'aurez parcouru tout seul. Remémorez-vous les compliments qu’on vous a adressés, et oubliez par la même occasion toutes les insultes que vous avez reçues. Si vous y parvenez, dites moi comment. Jetez vos vieux relevés de compte inutiles, mais gardez précieusement vos anciennes lettres d’amour.



Étirez-vous. Ne vous sentez pas coupable de ne pas savoir quel sens donner à votre vie. La plupart des gens intéressants que j’ai connu ne l’ont su qu’autour de 22 ou 23 ans. D’autres arrivaient à 40 ans et ne le savaient toujours pas. Constituez votre capital calcium. Soyez doux avec vos genoux, leur jeunesse vous manquera quand ils peineront à vous supporter. Peut-être vous marierez-vous, ou bien ne vous marierez-vous pas. Peut-être aurez-vous des enfants, ou bien n’en aurez-vous pas. Peut-être divorcerez-vous de votre amour de toujours à 40 ans. Peut-être même danserez-vous encore en discothèque sur des rythmes techno lors de votre 75ème anniversaire… Mais quoique vous fassiez, ne vous félicitez pas trop tout en ne soyant pas trop dur avec vous-même… Vos choix reposent en grande partie sur de la chance, tout comme les choix des autres personnes qui vous entourent. Profitez de votre corps. Utilisez-le dans tous les mouvements possibles. N’ayez pas honte de vos formes et de ce que les autres pensent, il est le meilleur instrument que vous posséderez toute votre vie. Dansez. Même si ce n’est que tout seul dans votre salle à manger. Apprenez les pas même si au final vous trouverez votre propre style. Ne feuilletez en aucun cas les magazines de mode, ils ne serviront qu’à vous dégoûter de vous-même. Passez du temps avec vos parents. Personne ne sait dans combien de temps ils viendront à disparaître. Soyez gentil avec votre belle-famille. Ils constituent le meilleur lien vers votre passé et seront là pour vous dans le futur. Comprenez que les amis viennent et s’en vont avec le temps, mais qu'une poignée d'entre eux sera toujours là pour vous quoiqu’il arrive.


Concentrez vos efforts à relier les distances à votre mode de vie car plus vous serez vieillirez, plus vous ressentirez le besoin de fréquenter les gens que vous avez connu en étant plus jeune. Habitez une fois à Paris, mais quittez la avant de devenir trop amer et individualiste. Vivez une fois à la campagne, mais quittez la avant qu’elle ne vous ait rendu trop mou et solitaire. Voyagez. Acceptez certaines vérités indéniables. Au cours de votre vie, les prix augmenteront, les politiciens brasseront du vent, et vous aussi, à votre tour, deviendrez vieux. Et lorsque tout ceci arrivera, vous fantasmerez sur le fait que lorsque vous étiez jeune, les prix étaient plus abordables, les politiciens étaient honnêtes, et les enfants respectaient les personnes âgées. Respectez vos grands-parents. N’attendez aucun soutien de personne. Vous êtes peut-être à la tête d'une héritage collosal et êtes marié à un homme ou une femme riche ; mais attention, l’un comme l’autre peuvent disparaître du jour au lendemain. N'utilisez pas trop de gel pour vos cheveux, ou bien vous arriverez à 40 ans en présentant une calvitie digne d'un homme de 85 ans. Faites attention aux conseils que l’on vous adresse, mais soyez prudent et réfléchissez avant de donner les vôtres. Les conseils sont une forme de nostalgie, les donner ressemble à écumer son passé à la recherche des moments ratés, pour éviter que les autres ne commettent les mêmes erreurs que nous. Rien ne sert de vouloir peindre par-dessus les parties les plus honteuses pour essayer de les recycler et au final, leur donner plus de valeur que nécessaire. Mais croyez moi sur la crème solaire…

Adapté et traduit d'un essai de de Mary Schmich, publié dans le Chicago Tribune en 1997.

12 janvier 2008

Suis-je séropositif ?


Là où nos parents avaient le plaisir et la joie, pour ne pas dire la jouissance, de s'envoyer en l'air sans se soucier de grand chose, sous l'influence de substances plus ou moins illicites, au beau milieu des années 70, notre génération a été celle du préservatif. Principalement parce qu'entre temps, un "cancer gay" fit son apparition sur la planète, tout droit sorti de nulle part, décimant des dizaines de milliers de personnes sur la planète jusqu'à causer encore aujourd'hui le décès de millions de personnes par an... Le virus de l'immunodéficience humaine, plus connu sous le nom de VIH - HIV chez nos confrères anglophones - continue de faire ses ravages, pendant que la recherche d'un éventuel traitement, curatif ou préventif, patine... Saluons néanmoins les efforts que fournissent, sans relâche, des milliers de chercheurs aux quatre coins de la planète. Il n'en reste pas moins que chaque partenaire reste un contaminant potentiel, et qu'au fil des années, se protéger est devenu un réflexe acquis par la plus grande majorité d'entre nous. Certains choisissent néanmoins le risque... A la fin d'une soirée trop arrosée. En guise de preuve de confiance et d'amour. Par simple déni de l'existence du virus. Abandon de la réalité au coeur d'une dépression... J'ai fait parti de ses personnes qui ont abandonné certains principes auxquels elles avaient toujours crû l'espace d'un instant, cet instant qui aurait pu changer ma vie à jamais. Quatre garçons, de Suède et de France, que j'ai aimés.


Chacun reste maître de sa vie et mesure les risques mais je ne me suis jamais permis de jouer avec la vie des autres. On entend malheureusement beaucoup trop d'histoires extraordinaires qui ont rapidement tourné à la tragédie. Deux garçons. Un couple qui s'aimait. L'un a été infidèle et ne s'est pas protégé. Il s'est contaminé et a, par la même occasion, transmis le virus à son petit ami. Des histoires comme celle-ci, il en existe des dizaines, des centaines, sûrement des milliers... Mon premier amour était parisien, il était beau, il était mien. Il avait lui aussi entendu parler de cette histoire, sauf qu'il y avait tenu la place d'acteur ; le second rôle. Je l'ai aimé comme il était, nous avons fait l'amour, nous nous sommes protégés. Je me suis parfois demandé s'il lui arrivait de souffrir sa condition, d'avoir accordé sa confiance à un homme qui ne la méritait pas, un homme qui faisait rimer petit ami avec tromperie. Je ne pouvais pourtant pas lire dans ses pensées, même si nous dormions l'un contre l'autre, et je ne pouvais savoir ce qu'éprouvait son coeur que j'entendais battre. Alors oui, un être humain peut vivre avec le virus de l'immunodéficience humaine, mais aussi avec le syndrome de l'immunodéfience acquise. Des hommes et des femmes continueront de vous aimer pour ce que vous êtes. Cependant la vie sera sans doute plus difficile à vivre chaque jour... J'ai recroisé ce garçon récemment à Paris, place de l'Etoile, juste devant l'Arc de Triomphe alors que la nuit tombait sur la capitale française. Nous avons discuté quelques instants. Et à travers son regard et ses paroles, je me suis rappelé que j'avais aimé cet homme, et que je le porte toujours dans mon coeur, à ma manière, comme ces quatre autres garçons dont je vous parlais...


Parce que l'amour peut être beau en toute circonstance, il peut aussi être plus facile à vivre en se protégeant. Certes, le "feu de l'action" se retrouve freiné pour dérouler le précieux morceau de latex, mais lorsque le doute subsiste, quelques minutes de jambes en l'air valent-elles la peine de mettre en danger sa santé et celle de son partenaire, peut-être jusqu'à la fin de sa vie ? On a parfois aussi trop tendance à croire que les trithérapies permettent de mener une vie normale or ce sont des traitements lourds qui causent parfois de sérieux troubles et amènent leur lot d'effets secondaires... Rappelez vous qu'il suffit d'une seule fois, pour ensuite douter par moments, puis par douter en permanence, se poser "LA" question, effectuer une prise de sang, et attendre le verdict final... Cette question je me la suis posée quelques fois. Jusqu'à présent mes tests sont toujours revenus négatifs et je pourrais remercier ces quatre garçons que j'ai aimés et porte toujours dans mon coeur. A vrai dire "remercier" ne serait pas vraiment le mot approprié. Mes résultats de tests témoignent du respect et de l'amour qu'ils m'avaient porté, pour ne pas avoir joué avec ma vie si un doute subsistait sur leur sérologie. Ainsi, si vous n'êtes pas sûr et certain de votre sérologie ou que vous ne faites que profitez du bon temps, ne jouez pas avec votre vie et celle de votre partenaire, protégez-vous... Et lorsque vous aurez établi une relation de confiance avec quelqu'un, s'il vous prenait l'envie par un commun accord de ne plus utiliser de préservatifs, n'oubliez pas que le risque zéro n'existe nulle part...

06 janvier 2008

Ère de changements...


Réforme sur réforme, la nouvelle présidence et son gouvernement enchaînent les lois votées à l'Assemblée Nationale et au Sénat depuis le printemps dernier. Qu'elles modifient visiblement ou non notre vie de tous les jours, certaines étaient vitales notamment vis-à-vis des retraites et de l'assurance maladie, véritables gouffres financiers qui ne finiront jamais de se creuser toujours un peu plus... Si les modalités de ces réformes sont discutables, il n'en demeure pas moi que la France ne semble pas aller mieux. La faute du gouvernement ou la faute des gouvernements précédents ? L'une des choses qui me frappe le plus reste la pauvreté qui me donne l'impression de grandir dans notre pays. Reste à savoir si étant plus jeune, je ne la voyais pas ou ne la perçevais pas, ou bien si celle-ci était vraiment beaucoup moins visible. Par ailleurs, les Français ont de plus en plus de mal à boucler un budget qui semblait pourtant encore extensible il y a quelques années. La faute à l'euro, à la flambée des cours du pétrole et du gaz, à la hausse du prix des matières premières agricoles, à la stagnation des salaires, ou que sais-je encore ! Le constat est pourtant tout aussi difficile à dresser : les années où consommer était signe de progrès, où le crédit était aisément contractable auprès des banques, où faire ses courses au supermarché ne constituait pas une ruine hebdomadaire, tout ceci semble désormais bien derrière nous...



Mais j'irai jusqu'à dire que l'homme s'est retrouvé pris à son piège de la société de consommation qu'il a lui même créé. Certes le côté pratique de nombre de produits a été totalement repensé. Bouteilles de 33 cL d'eau minérale, biscuits emballés individuellement dans un film plastique, tube de dentifrice prisonnier de sa boîte en carton, et toute la série de plats cuisinés, gâteaux, surgelés, viennoiseries, destinés à une seule personne et nécessitant toujours plus d'emballages... Sans oublier les multiples innovations nutritives et nutritionnelles rendues possibles par les laboratoires de recherche-développement des firmes multinationales... Viennent donc les yaourts enrichis pour lutter contre le cholestérol, les jus de fruits frais mélangeant cerises du Chili, litchis de Madagascar, et goyaves du Kenya. Certes ces opérations ont été le fruit d'une demande des consommateurs mais leur coût financier s'est inévitablement répercuté sur le prix du produit fini, sans compter sur l'impact écologique sur la planète. Pour se donner un soupçon de bonne conscience, le recyclage d'une partie des ordures ménagères a vu le jour, avec l'apparition de poubelles jaunes sur nos trottoirs. Quant à l'individualisation galopante des portions alimentaires, il existe toujours dans ma mémoire un temps, dans mon enfance, où la crème dessert Danette était vendue dans un pot de 1 kilogramme... Certes le côté pratique n'existait pas vraiment. Pourtant ce conditionnement reste d'actualité et demeure le seul disponible dans les pays scandinaves.


Il me semble pourtant possible de limiter au maximum l'impact de notre consommation sur les ressources de notre planète sans pour autant retourner à l'âge de pierre... La prise de conscience a été longue à se mettre en place et à être reconnue. Est-il déjà trop tard ? La Chine, l'Inde et le Brésil, ont adopté notre modèle de consommation et l'augmentation de leurs classes moyennes accroît un peu plus la pression qui règne sur la répartition des ressources mondiales. Récemment le baril de pétrole a atteint les cent dollars à la bourse de New York : l'ère de l'énergie chère semble commencer... Deviendra-t-elle aussi rare comme sont en train de le devenir certaines commodités comme l'eau potable ? Et pendant ce temps là, dans les bureaux des ministères français, on se préoccupe de savoir s'il faut ouvrir les magasins le dimanche ou encore s'il est nécessaire de supprimer les périodes légales des soldes d'hiver et d'été pour qu'elles puissent avoir lieu tout au long de l'année... Je ne dirais pas que ces questions ne sont pas importantes et qu'elles ne m'intéressent pas mais n'y a-t-il pas plus urgent en la matière à traiter en ce moment précis ? Récemment, on m'a complimenté sur le fait que je refusais d'être terre à terre et que je faisais de ma vie un rêve, toujours un peu perdu sur mon nuage. Et je dois dire que s'il fallait redescendre des hauteurs où je me suis installé, le quotidien serait encore plus sombre en voyant le monde tel qu'il est, sans ces yeux d'enfants que tout idéalise et adoucit ; ces yeux que nous avons tous eu un jour, et qu'un beau matin, nous avons perdus...

20 décembre 2007

What should I do now ?


It is now almost over. I have been working for two months in one of the most prestigious tea shop of the French capital near the Arc de Triomphe. My bosses were extremely satisfied with my work and they wanted to keep me in their company. I do not really know why but I declined... I have to admit I enjoyed Paris really much, I liked to work at 260 Faubourg Saint-Honoré but there was still something missing in my life. I just feel like I have been dreaming of a better life in my past. Yes, I used to be that kind of naive child thinking that Prince Charming would come on his white horse and keep me in his arms inside his castle, forever. Then came cruel disillusions... I wonder if society is responsible for all these bachelor people who did not exist in the past. Did we become intensively individualistic or did our lifes change in such a way that no one is to know long-term love relationships ? When I was in Paris, I felt even more this loneliness... Paris is vibrant ; there is always something to do, somewhere to go ; the Champs-Elysées on a Sunday evening offer open shops till midnight and the place is crowded with tourists and Parisians, just as usual. Therefore, there is so much life that one faces even more the obvious truth that his or her life seems so quiet and boring. Today, there are lots of ways to communicate but people do not take time to talk and know each other. They send text messages to wish birthdays while being in the subway, they write emails to get news while eating quickly lunch during their one-hour lunchtime, they just do not hang up the phone when their girlfriend/boyfriend gives them a call...


I could say that gay men are even more individualistic. Most of them do not like the others. They say they want to be involved in relationships but in fact, they just like the chase : seducing and being seduced, flirting and being flirted, cheating and being cheated... I might be considered as one of these heartless guys. I have been shopping my Christmas gifts in luxury shops, spending my time at Hermès, La Maison du Chocolat, Ladurée, Chanel, etc., spending money like mad. It might have been funny in some ways but consuming more and more revealed the emptiness of my life... Moreover, I did not find peace in escaping life. I did what I wanted to do. I was who I wanted to be. I slept with guys I wanted to sleep with, just to have fun and forget the flaws of my life... until I could not breath. I was trying to find a way to forget the guy I am in love with. I thought making my life so busy for two months would change it, but nothing really changed. I told him I wish I could meet him again and told him what my heart still contains but he is even more bitter towards me now... Anyway, I am soon going to Amsterdam in the end of January with a friend of mine. I hope this trip to the Netherlands will keep my mind away from this life. That life I hate a little bit more day after day. It might remind me my golden Swedish days when I was always on my way to visit new places : Norway, Denmark, Finland, Russia, and Lappland. I used to be happy on these days...



But what is happiness ? Is love a compulsory feeling to experience full happiness ? And after all I just wonder is being gay incompatible with being simply happy ? When I read other gay blogs and gay pages on the Internet, I just feel that among all these unfaithful husbands, all these sex maniacs, all these I-don't-know-what-I-want guys, there might be the guy I need but I have to admit that I lost hope recently... Do we all have to become selfish and individualistic when we walk in some street in Paris and just have a quit look at all these people begging and sleeping on a subway ventilation system to keep warm while there is no doubt the thermometer hardly reaches zero Celsius degree. I know the world will not change because I do not like it as it is, but as days go on, I feel it harder and harder to enjoy the world as it appears to my eyes... But for the moment, Christmas is an event I want to celebrate with the few people I love after all : my mother, my brother, my sister-in-law, and my two nieces. I have always liked Christmas celebrations. It has something magic and timeless as if for one night all of us experience short moments of true happiness with our beloved relatives. There is no doubt it would be even better to share it with my family and the man who will accept me as I am, with my pros and my cons but for the moment, it does not seem very possible. Consequently my last words for this article are that I wish to you all, my friends or my readers, a Merry Christmas...

28 novembre 2007

Luxe, raffinement, et ostentation...


Depuis un mois, mon quotidien se résume à mon travail, mes aller-retour en TGV, et mes jours de congés passés à dormir et profiter de mon temps libre. Je n'irais pas jusqu'à dire que chaque jour est une partie de plaisir mais globalement j'aime ce que je fais. Le 260 Faubourg Saint-Honoré ne désemplit quasiment jamais sauf lors des dimanches froids et pluvieux... Puis il y a quelques plaisirs quotidiens comme ceux de pouvoir prendre sa pause déjeuner en admirant l'Arc de Triomphe ou bien encore de s'asseoir dans le Parc Monceau, le visage à peine réchauffé par le faible soleil hivernal. Viennent aussi les clients de tout horizon, dépensant vingt euros ou presque autant que mon salaire mensuel, simples inconnus ou vedettes du petit écran. C'est ainsi que je me suis retrouvé à servir Yoann Sover un samedi après-midi et Carole Rousseau un jeudi soir... Soit dit en passant cette dernière est encore plus belle en vrai qu'à la télévision : une femme d'environ un mètre quatre-vingt et aux magnifiques cheveux châtains, à la beauté naturelle, à la simplicité et à la gentillesse exemplaire... Pour finir, il règne aussi une bonne ambiance de travail, sans compter sur les nombreux avantages qu'offre la maison comme l'autorisation d'emporter les restes de gâteaux, tartes, cakes, madeleines, financiers, cannelés, macarons, et autres gourmandises qui n'ont pas été consommés par les clients du salon de thé à la fin de la journée...


Cependant il reste le facteur inconnu : mon contrat se terminant le 30 décembre, qu'adviendra-t-il de moi après cette date ? Me proposera-t-on un nouveau CDD ou un CDI ? Mon expérience chez Mariage Frères s'arrêtera-t-elle ici ? Le responsable du magasin a fait remonter au responsable des magasins ses impressions sur mon premier mois de travail et le constat m'a été exposé : il est très satisfait de mon intégration et du travail que j'effectue... Oui mais il y a un "mais"... Comme tout magasin, les périodes de fêtes de fin d'année obligent les entreprises à embaucher provisoirement pour faire face à l'augmentation d'activité et je commence à me dire que ce contrat à caractère exceptionnel ne sera pas prolongé. Et même s'il venait à l'être, je commence à douter de mes capacités à vivre à Paris comme à devoir accepter que la moitié de mon salaire - voire plus - parte dans le prix d'un loyer d'à peine 20 mètres carrés... La capitale française reste jolie en films, en clichés de photographie et sur les cartes postales mais elle perd en splendeur au quotidien. La plupart des gens semble triste, démoralisée, perdue dans ses pensées grisonnantes, et il ne manque plus que l'éclairage blaffard des néons des rames du fameux Métropolitain pour obtenir l'ambiance morose d'une journée qui commence à Paris...



Il y a eu une époque où je rêvais à tout prix de vivre à Paris, période où je ne réalisais pas les sacrifices que cela impliquait... Le temps passant j'éprouve surtout du mal à trouver ma place professionnelle dans notre chère société française. Je vais d'ailleurs probablement entrer en contact avec les nombreuses maisons de champagne basées à Reims pour savoir si des postes seraient à pourvoir, auquel cas je préfèrerai travailler dans ce domaine plutôt que dans le thé. Au pire, je peux toujours essayer de négocier un emploi à mi-temps chez Mariage Frères, histoire de ne pas rester à rien faire... Mais une chose est sûre, je ne peux plus tenir ce rythme effrené d'allers et retours en TGV, matin et soir, tous les jours. Et je cours la plupart du temps, encore plus en cette période de fin d'année. Je fais l'ouverture du BHV rue de Rivoli un matin pour dénicher les cadeaux de Noël de mes nièces puis le lendemain je me dépêche d'aller chercher un autre cadeau, pour ma mère cette fois-ci, chez Hermès en bas de la rue du Faubourg Saint-Honoré... Et ce n'est que le commencement, mais je peux surtout me dire que c'est la dernière ligne droite avant la fin du mois. Même si mon contrat ne sera probablement pas renouvelé, je pourrais me dire que j'ai réussi le pari que je m'étais lancé à moi-même et surtout que j'ai réussi ma première vraie expérience professionnelle...

31 octobre 2007

Would you like a cup of tea ?


Après avoir eu un entretien dans une prestigieuse maison de thé parisienne, j'ai enfin obtenu une réponse de leur part aujourd'hui, en milieu d'après-midi. Je pensais que le téléphone vibrant près d'un jour après la date butoir fixée lors de l'entretien pour me donner leur avis définitif était un mauvais signe. Il n'en fut rien... Je commence donc à travailler vendredi à Paris au poste de vendeur au comptoir. Il me semblait pourtant en repensant à l'entretien qui s'était écoulé jeudi, que mes chances d'obtenir le poste étaient quand même grandement compromises. N'ayant aucune expérience professionnelle, encore moins dans le domaine de la vente, face à un homme particulièrement dynamique prêt à tester ma réelle motivation par des questions auxquelles je n'avais vraiment aucune réponse à apporter, je me suis pourtant senti prêt à me battre, car ce poste me faisait envie. Reste à savoir si cette nouvelle expérience m'aidera à trouver ma voie professionnelle... Je n'espère cependant pas rester à 1.500 € par mois toute ma vie mais je trouve le salaire honorable pour un début de contrat ! A moi maintenant de vendre un service, un produit, l'envie de revenir, une histoire, un sourire, du rêve, de l'exotisme... Je dois aussi avouer que l'idée de revêtir une tenue imposée, signe d'attachement fort à un groupe de personnes, le tout contribuant à l'image de la même maison, me donne envie de trouver ma place au sein des autres.


Comme lorsque je suis parti en Suède, il y a dans mon entourage, des individus qui restent sceptiques à l'idée de prendre une année sabatique alors que je n'ai toujours aucun autre diplôme que le baccalauréat. Puis, il y a ceux qui trouvent qu'il s'agit d'une bonne idée, forcément enrichissante pour moi dans un sens comme dans un autre. Une chose est sûre, je n'ai plus envie de m'asseoir sur les bancs d'une faculté à écouter des cours qui ne m'intéressent pas, à remplir les effectifs d'une université qui tombe en ruines, à devoir me battre contre une administration et des secrétaires qui ne connaissent jamais l'aimabilité. Je n'abandonne pas pour autant l'idée de continuer mes études à l'université de Paris IV Sorbonne afin d'obtenir une licence de commerce international. Je me suis déjà renseigné et les dossiers seront disponibles en avril. Pour ce qui est de mon tout premier vrai travail, je dois dire qu'il alterne entre le très calme et le très bondé, en fonction des vagues de clients arrivant dans la boutique - qui est d'ailleurs située entre l'Arc de Triomphe et le Parc Monceau, dans le très chic 8ème arrondissement de Paris. La clientèle est majoritairement à l'image du quartier et n'hésite pas à payer le prix fort pour obtenir le thé le plus cher, quitte à ce qu'elle ne l'aime finalement pas... C'est ainsi que défilent à longueur de journée les sous-totaux de 100, 200, 400, voire 500 euros à régler en caisse ! Mais il y a aussi, et fort heureusement, une clientèle plus modeste et souvent plus aimable, qui se rend à la boutique pour retrouver le plaisir d'acheter son thé parfumé...


Je ne sais pas encore si je resterais plus longtemps que la durée de mon contrat à ce poste mais je dois dire que c'est loin d'être le pire métier du monde. Le soir venu, je peux même remporter chez moi une partie des pâtisseries et viennoiseries qui n'ont pas été consommées pendant la journée au salon de thé... Mes journées sont donc bien remplies mais il y a quelqu'un à qui je pense souvent malgré tout ; quelqu'un que je n'ai pas oublié. Même s'il ne m'adresse plus la parole depuis plus d'un mois, je ne l'ai pas effacé. Je voudrais tant connaître à nouveau son étreinte brûlante en ces jours où les feuilles mortes s'accumulent sur les trottoirs des avenues parisiennes et où le vent glacé d'hiver s'engouffre rapidement dans les couloirs du métro... Je reste silencieux, je ne sais pas si je dois te parler, mais mon coeur te reste fidèle. Je t'ai laissé partir tout doucement, sans faire de bruit, à contrecoeur, mais je pense que ni toi, ni moi, n'avons mérité ce silence assourdissant entre nous... Récemment on m'a dit que j'étais adorable, attentionné, débordant d'amour mais que j'avais justement trop de choses à offrir. Je commence à croire qu'il s'agit peut-être de la vérité. Alors, avant que mon esprit ne s'évade et je m'occupe de mon travail : accueillir, sourire, conseiller, servir, empaqueter, préparer, et remercier... Si tu savais ô combien tu manques à ma vie, mais malheureusement tu sembles m'avoir déjà oublié et rayé de ta vie comme une honteuse expérience du passé qu'il fallait rapidement effacer...

18 octobre 2007

Lonely existence...


Il y a des jours comme ça où tout semble ne pas sourire. Le ciel est gris, l'air est humide, la morosité vous envahit. Le téléphone portable présent sur le bureau reste désespérément muet et malgré vos appels, aucun de vos amis ne répond présent. Finalement, dans l'esprit de vous changer les idées, vous prenez votre courage à deux, ouvrez votre parapluie, et vous rendez au cinéma... Le cinéma, un des rares endroits où le rêve et le romantisme existent encore - à la sauce Hollywoodienne bien sûr. Qui n'a jamais rêvé de vivre des moments tels que Jack Dawson et Rose DeWitt Bukater, tous deux insouciants, brisant les interdits de l'époque, alors que leur paquebot s'apprête à couler ? Qui n'a pas frémi devant l'amour impossible auquel se livraient Roméo Montaigu et Juliette Capulet et qui se termina de manière si tragique ? Cette fois-ci, je décidais de me rendre à la séance d'un film semi-biographique sur la vie de Jane Austen et d'une présupposée romance qui dura pendant sa vie entière... Et même si tout ceci ne reste que pure fiction portée à l'écran, il n'en demeure pas moins que l'amour qu'elle portait à cet homme, nommé Tom Lefroy, était magnifique par son authenticité, singulier par sa forme, et véritable par la passion que Jane Austen semble connu pendant le reste de sa vie. Il en serait même paradoxal de penser que cette femme, insoumise aux moralités et à la bienséance de son époque, soit finalement restée abaissée à un amour qu'elle ne pouvait que garder dans son coeur...



"The greatest love stories are the ones we keep in our heart because they last forever". A bien y réfléchir, il semble réaliste de dire qu'en effet, les plus belles histoires d'amour restent celles que l'on garde pour toujours dans son coeur. Peut-être est-ce dû à une certaine idéalisation de ce qui n'a jamais éclos au fil du temps ou bien à un sentiment universel que chacun d'entre nous a éprouvé au moins une fois dans sa vie... Je n'ai jamais eu la chance de pouvoir vivre une véritable histoire avec quelqu'un et il m'arrive souvent de repenser à ces garçons dont je suis tombé amoureux mais chez qui je n'ai rien provoqué d'autre qu'une sorte d'indifférence. Leur arrive-t-il de repenser parfois à moi, aux moments que nous avons passés ensemble ? Subsiste-t-il un doute dans leur esprit d'avoir peut-être fait le mauvais choix ? Non pas que je pense être un modèle de perfection, indispensable à n'importe quel homme - loin de là - mais suis-je vraiment fait pour apporter une part de bonheur à quelqu'un ? Tel Jane Austen passerais-je ma vie seul, fidèle à une romance qui ne semble pas pouvoir partir de mon coeur ? Au fur et à mesure que le temps a passé, que les jours se sont écoulés, que les semaines ont défilé, ce sentiment de solitude amoureuse s'est renforcé en moi, et ce, depuis déjà quatre ans maintenant. Être seul est-il le prix à payer pour avoir toujours été comblé par les bienfaits de la vie, depuis les Noëls croulants de cadeaux jusqu'aux voyages au bout du monde ?


J'aimerais pouvoir partager les années ma jeunesse aux côtés de quelqu'un qui m'aimerait. Découvrir Bruxelles et Amsterdam, le Japon, la Louisiane, la Californie, ou encore le Québec, main dans la main avec un homme qui n'aurait pas peur de s'engager. Est-il si difficile de nos jours de pouvoir entendre un "Je t'aime" ou même ne serait-ce qu'un "Je tiens à toi" ? Après tout, il est indéniable d'affirmer que baiser sauvagement dans le sous-sol d'un bar glauque semble être plus en vogue parmi la population homosexuelle... Il me prend parfois l'envie de répandre un virus d'un type nouveau, nommé Love.exe, de manière à ce que le monde arrête de se complaire dans la consommation de rencontres, nouvelles ou non, amicales ou sexuelles, le tout à outrance, sans jamais trop savoir pourquoi. L'amour demande du temps, des efforts, des compromis, et il constitue ce que Mademoiselle Austen avait décrit, au tout début du XIXème siècle, comme un bouton de rose fragile à qui il faut offrir patience et soins pour qu'il puisse finalement éclore et libérer toute sa splendeur et son enivrant parfum... Le problème actuel reste que chez n'importe quel fleuriste, la rose se fait de moins en moins sublime, et son parfum de plus en plus éphémère, pour ne pas dire totalement absent...

28 septembre 2007

Gimme another one !


Ils s'étaient mariés alors qu'ils n'avaient que 19 ans. Puis la vie, les guerres, ou les difficultés, ne les ont jamais séparés. Ils fêtèrent dignement leurs noces de diamant il y a quelques années. Soixante années passées ensemble côte à côte, dans le bonheur comme dans l'adversité. Mais il y a deux jours, sa femme s'est éteinte et l'a laissé tout seul alors que leurs noces de platine allaient bientôt être célébrées... Une véritable histoire d'amour comme seuls quelques rares livres ou contes pour enfants sauraient aujourd'hui en raconter. Pourquoi ? Car de nos jours, les magazines alignent leurs couvertures de corps tous plus musclés et plus bronzés les uns que les autres - sans y mentionner la grande aide fournie par Photoshop - la télévision nous encourage à chercher toujours plus de partenaires sexuels, et les sites de rencontres étalent leurs membres de premier choix - ou de seconde main - pour finalement tomber dans une surenchère qui n'en finit plus. L'être humain ne réalisant plus ce qu'il a sur le moment, préfère quitter la personne actuellement à ses côtés pour trouver quelque chose d'autre, persuadé qu'il réussira à trouver mieux ailleurs. Et le temps passant, il atteint 20 ans, puis 25, puis 30, et réalise que les plus belles années où il était facile de batifoler à droite et à gauche, sont désormais derrière lui... et surtout qu'il a sans doute commis certaines erreurs à laisser des personnes qui l'aimaient, passionnément ou non, d'amour ou de simple amitié, derrière lui.


Beaucoup ne se voient plus passer leur vie aux côtés de quelqu'un mais juste "un petit bout de chemin"... Pour aller où ? Dans quel but ? Ni l'un ni l'autre des deux protagonistes d'un couple ne seront capables de le dire. Beaucoup s'amusent, jouent avec des femmes et des hommes pour "essayer", dans le seul but de chercher une relation qu'ils idéalisent peut-être trop justement. Et puis s'en suivent les tromperies, les mensonges, les silences, quand personne n'ose parler pour ne pas révéler l'indicible... Enfants, nos parents nous ont lu et relu à longueur de soirée les livres qui dictaient le chemin parfait de la vie ; celui qui était supposé nous apporter notre bonheur : la rencontre de l'âme soeur, un travail parfait, l'achat d'une maison, le premier enfant, puis le deuxième, les vacances au bord de la mer tous ensemble, et finalement l'arrivée des petits-enfants... Puis la société de consommation a ravagé les modèles prédéfinis et l'être humain a pris l'habitude de trouver toujours mieux, toujours plus, et toujours plus bon. A l'image d'un rayon de tablettes de chocolat, avec tout d'abord le premier prix fabriqué à base de graisse végétale, à ses côtés le Côté d'Or aux noisettes, le Lindt au lait aux crêpes dentelle de Bretagne, le Nestlé dessert, ou encore le Poulain 1848 extra noir aux éclats de framboises... Et si l'homme ne savait plus se contenter de ce qu'il a déjà ? Résultat, une fois la tablette entamée, le papier délicatement ôté, il s'habitue à la saveur, en oublie le plaisir que le premier carré procurait à ses papilles, et il finit, lassé, par tout simplement passer à une autre !


Y a-t-il vraiment mieux à trouver ailleurs ? Comment peut-on être si sûr que telle ou telle personne sera plus apte à vivre à nos côtés ? De là à dire que la société de consommation nous a tous transformé en salauds et en garces - oui, je pense utile de souligner que l'émancipation des femmes a aussi eu des conséquences ravageuses parmi la gente féminine - il semblerait n'y avoir qu'un pas... Que se passera-t-il, dans cinq ou dix ans, lorsque vous croiserez un de vos vieux amants ou une de vos anciennes maîtresses au détour d'une rue ou d'un couloir et que vous réaliserez que finalement vous avez cherché quelque chose que vous aviez déjà ? Finalement vous partagerez votre vie avec quelqu'un vous offrant simplement la même chose que cet ex ressurgi du passé vous proposait... Peut-être même serez-vous tous les deux toujours célibataires, à parcourir de temps en temps les sites de rencontres qui vous avaient mené l'un à l'autre. A vouloir le chocolat au lait, le chocolat noir, et enfin le chocolat blanc, mais aussi le cul de la vendeuse, ou la bite du vendeur, sans oublier la carte de fidélité et deux chocolats gratuits, nous avons tout simplement oublié le plaisir simple et originel que nous voulions connaître : la saveur d'un morceau de chocolat, son fondant, sa douceur, mais aussi sa force... Un peu à l'image de ce que nous cherchons chez un autre, mais comme d'habitude nous en voulons toujours plus ! Mais eux, cet homme et cette femme mariés à 19 ans, eux se sont aimés, se sont contentés de ce qu'ils avaient, et ce, pendant près de 70 ans...

08 septembre 2007

A broken heart in an empty world...


When I was a little bit younger, I used to think that the Prince Charming would come and take me on his white horse as if I was one of these lovely princesses. Then, we would be happy forever. But as time went on, I realized that my life was just a repetition of love failures. Today, I just feel like deep inside I have been bleeding for too many years... Even though life is surely harder for most other people, I can not consider myself as happy. Events are just what I predicted : I want to find something that no longer exists. As a consequence, I came to the point that I hardly believe in it now... I believed in some strength I never had, to keep on hoping that I could be happy someday, but unfortunately love is something that will never be mine. I wish I could have offered the best of my soul to someone ; I tried so hard and as a matter of fact I was kind of kicked while I was already down. I understood that I can not make a man happy. No one ever wanted to take my hand and accepted me as a "boyfriend"... If only I could have understood why once, but I do not want to anymore. I had a heart, one man broke it into dozen of pieces, another one made of the dozen pieces a hundred, another made of the hundred pieces a thousand, and now I do not have any heart left, just some heart crumbs... I started to have night stands because it might be the only solution to feel the warmth of a body next to mine in the coldness of the night. It was a long time ago since I felt so sad and awkwardly I have no solution to this "unlovelableness"...


Friends will never bring me what I need, and my family will never understand how I feel stuck in a world I do not like. My life is like a swimming pool in real life, and since I never learnt how to swim, I can not keep my head out of the water and I am slowly drowning... I fell in love with Antoine when I was 16 in high school. I insisted for almost a year to persuade him to accept my love but he is heterosexual and never wanted to go on a relationship with me. That is understandable after all and I am the only one to blame... I waited for two years before I met Damien on a fresh Parisian night of May in 2005. I will always remember him as being the sweetest guy I have ever met. I spent delightful moments with him, till December 2006 while I was in Sweden when he offered me a round-trip ticket to spend Christmas in Paris. More recently, I met Nicolas when I came back from my amazing Swedish experience. The first moments with him had nothing of something I wanted but I kept on seeing him because I liked him. Gradually I experienced an "healthy" relationship and realized that I could love someone and continue to live happily when I was not in his arms... One month after, he went on vacation in Greece and decided not to see me again when he came back. "I don't love you, I can't continue with someone I don't miss when he is away. I know you're really cute and very valuable but I'm not the man you need". I wish I could have said "I don't mind, I don't care, you're just nothing to me" but I remembered he told me that it had been a long time since he met someone like me and that I was quite "Anaël, tombé du ciel". Fallen from the sky yesterday, in the garbage bin today...


I came to a simple conclusion : what's wrong with me ? I feel so culprit that no one wants to be my boyfriend. I know no one can force another one to get themselves in a relationship but I would have given anything to be with someone. Tonight I am looking around and I see all my belongings : this whole collection of DVDs and CDs, all these books on the shelves ; and nothing is missing to achieve my happiness. I have been spoilt and pampered since I came to the world. Nevertheless there is something missing in the large and soft bed I own since I turned 10. Is there a price to be happy ? Do we have to suffer for long undetermined years before having some rest ? I became conscious that I was kind of happy while I was in Sweden but that was just because of all the people who were with me, all the travels I got the chance to do, and all the changes which took place in my life. Now that I'm back to France for almost three months, I just feel that the best is behind me. This golden Swedish experience is now gone forever and belongs to the best memories I keep in my mind... Finally, I am more of a bachelor than ever. I look at some profiles on gay websites. I do not like most of the guys and when finally I find someone good-looking and/or interesting, he generally does not answer or is not single. As a matter of fact, I have just lost all my expectations on love... I used to be a small boy, I used to believe in fairy tales, and I used to think I would be happy as I have always been. But things have changed forever...