15 juin 2006

The great story of babies...


Fruit de la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule et des ébats "jouissifs" d'un futur papa et d'une future maman, la naissance d'un enfant est souvent acclamée comme l'un des plus grands bonheurs auquel nous pouvons être confronté dans notre vie. Arrivent alors tous les membres de la famille, de la belle-maman au petit-frère en passant par la tante éloignée, les bras chargés de cadeaux, pendant que la mère du nouveau-né n'aspire qu'à un peu de repos et de tranquillité après s'être épuisée à la "tâche". Cependant, les nuits calmes et les réveils dominicaux à midi ne seront bientôt plus que de lointains souvenirs pour les deux heureux géniteurs. Biberons à heures régulières, nuits perturbées, corvées de change, heure du bain, heure de ceci, heure de cela, les journées deviendront rythmées et harassantes. C'est ainsi que les deux parents, cernes et paupières lourdes apparentes, en arriveront au point de se réléguer mutuellement la tâche de devoir aller vérifier pourquoi le nouveau-né se réveille pour la quatrième fois cette nuit... Et pourtant on s'émerveille devant cette nouvelle chose avec ses deux petites mains, ses dix petits doigts de pieds, cette bouche édentée, cette frimousse jouflue et cette bedoche toute plissée...


Et puis viendront les "premières fois" avec le premier sourire, les premiers pas, le premier mot, la première fois sur le pot, la première rentrée à l'école... Mais en attendant qu'il grandisse, vous devez vous en occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre parce qu'un bébé il faut bien le reconnaître : ça braille, ça pue, ça vous vomit dessus après son biberon, et ça vous réveille quinze fois par nuit pendant trois mois. Et finalement les mois passants, lorsque vous serez vraiment à bout, la délivrance arrivera enfin lorsque le charmant bambin réussira à se déplacer tout seul, à manger plus ou moins par lui-même et finira peut-être par vous dessiner un soi-disant bonhomme qui ressemble beaucoup plus à une oeuvre de Picasso qu'à un bonhomme ! Alors vous aurez le droit à un "ada bada araba boudaba" de langage bébé qui, traduit en langage "adulte" voudra dire : "Mais enfin vous n'avez pas d'imagination ou quoi ?" Qu'importe la qualité, ne critiquez surtout pas le génie créatif de votre chérubin, sous prétexte de froisser durablement son égo et de vous retrouver avec le même dessin en 2 fois plus grand mais cette fois-ci sur le papier peint qui orne votre couloir, et là vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer. Mais heureusement à cet âge-là, un enfant reste encore assez docile, même si en plein milieu de votre séance de courses, vous aurez le droit à un "Maman je veux une sucette !" et la colère qui en découlera inévitablement lorsque vous refuserez ...


Et puis grandissant, vous aurez le droit au traditionnel "Papa mais tu crains ou quoi, t'aimes pas la techno ?" ou encore "Maman pourquoi t'as pas encore repassé ma chemise pour demain ?" Eh oui, les parents jadis chéris pour avoir mis au monde la plus mignonne des créatures, se retrouveront tôt ou tard avec un adolescent rebelle en quête de piercings ou de joints. Mais enfin parents ! De quoi vous plaignez-vous quand vous avez appris à parler, à marcher, à manger et à boire à votre enfant, et que plus tard vous lui sortez "Tiens-toi tranquille", "Mange pas ceci, ne bois pas cela", ou encore "Tais-toi donc !"... Troublant paradoxe, non ? Et puis finalement, votre chérubin qui tenait encore dans vos bras il n'y a pas si longtemps - celui que vous n'avez pas vu grandir mais qui vous a coûté cher - volera de ses propres ailes, quittera le doux foyer où vous l'avez toujours protégé, construira sa propre vie et trouvera peut-être lui aussi la même patience et le même engouement que vous aviez eu en vous offrant le titre de mamy ou celui de papy. Mais pour rien au monde, vous ne recommenceriez ce périple épuisant car à votre âge vous avez bel et bien passé l'époque où vous pouviez vous amuser à élever un enfant. Vous avez assuré la pérénnité de la race humaine, vous avez fait votre travail, maintenant vous réléguez cette tâche aux autres, parce que comme on a l'habitude de dire : il ne faudrait pas trop pousser mamy dans les orties...

4 commentaires:

Amandine a dit…

bon il faut dire que je suis beaucoup + sensible aux photos (surtout la dernière ^^) qu'à l'article en lui-même... c'est vrai qu'avoir des enfants n'est pas une tâche facile surtout dans l'environnement qui est le nôtre aujourd'hui et le + dure (vu mon expérience avec les enfants que je cottoie) est de ne pas trop les "pourrir" tout en leur donnant de l'amour...
une experience que je suis pressée de connaître, malgré une appréhension certaine.. l'expérience de la vie en fait
le but de la procréation, un terme pas très romantique comme ça alors on parle de transmission de la vie, du savoir... d'un don aux générations futures

bref comme l'a si bien dit Ralph Waldo Emerson : "le plus beau cadeau que l'on puisse offrir est une portion de soi-même"

Anonyme a dit…

Bien synthétisé ton article mais tu as oublié une partie... Ben oui et malheureusment pour eux, les parents avant de devenir grands-parents ou même en l'étant restent toujours et néanmoins des PARENTS...

Et ce n'est pas parce qu'on grandit qu'on ne reste pas leur enfant, la chair de leur chair, leur trésor et ils continuent continuellement à s'inquiéter pour nous parce que bon, petits enfants, petits problèmes, mais grands enfants grands problèmes... Du coup, et appelant à moi la bénédiction de ce qui est au-dessus, chaque fois que j'ai envie de rembarrer mes parents, j'y vais molo en me disant: "réfléchis-bien, tu seras peut-être un jour dans la même situation" :-)

Anonyme a dit…

Je trouve ton tracé de lévuliton un peu âpre.

Les enfants s'en iront voler de leurs propres ailes ? Pas nécessairement : moi même et mon frère (tous les deux homos, en plus !) sommes restés très proches de nos parents, dans cet esprit chaleeureux de la famille qui nous avait été communiqué tout au long de notre enfance.

Grande déception de nos parents de se dire "nous n'aurons pas de petits enfants, ils n'aiment que les hommes, ces vilains !" .

Sourire blasé de mon père, qui avait eu lui même qq expériences homosexuelles dont il nous parla sur le tard, à mon frère et à moi, avant de mourir prématurément d'un cancer.

Sourire si tendre de ma mère qui, sachant que lorsque nous partions en goguette c'était pour retrouver des garçons, nous murmurait "mes chéris".

Alors voilà, la vie, elle est un peu ce qu'on en fait ; aucune voie n'est tracée comme une ligne de chemin de fer, tout ce qui est beau et chaud est possible, sauf bien sur, et c'est l'aiguillage imprévu, lorsqu'un être cher vous quitte, frappé de plein fouet par la maladie.

Anonyme a dit…

Y'a aucun paradoxe : Apprendre à manger, c'est apprendre à bien manger.