13 mars 2007
01 mars 2007
C'est pas moi, c'est lui... ou elle !
Mais l'incompréhension règne quand ces deux mêmes opposants passent la majeure partie de leur temps à chercher la révélation scandaleuse qui fera couler l'autre, depuis un éventuel patrimoine trop important jusqu'à des travaux personnels facturés aux frais d'un Ministère... Où est donc l'intérêt du pays dans cette véritable cour de récréation où le garçon agresse la fille en lui tirant les cheveux et lorsque la fille réplique en griffant son attaquant ? Pathétique est le premier mot qui vient à l'esprit... Dans ce pays nordique où chaque couronne suédoise qui sort des poches de l'Etat doit être justifiée et où chaque Ministère doit rendre compte de chacune de ses dépenses, on ne comprend pas vraiment l'engouement des Français(es) pour élire des dirigeants qui finalement seraient les dignes successeurs de leurs prédécesseurs. Sous des façades différentes, arborant sourire éclatant, tailleur ou costume, les deux prétendants s'affrontent inlassablement entre eux. Mais s'ils n'ont pas réussi à se lasser eux-mêmes de leurs querelles et de leurs coups bas répétitifs, ils ont du moins réussi à fatiguer une personne voire même un certain nombre de Français(es)... A regarder les journaux télévisés du 20 heures sur trois chaînes différentes, l'actualité internationale depuis Los Angeles jusqu'à Tokyo passe à la trappe, le plus "important" reste soi-disant cette campagne présidentielle. Alors on assiste aux demandes des pauvres petits retraités lors de la visite d'un candidat, et le lendemain à l'appel à l'aide des banlieues lorsque débarque la candidate... Une chose est sûre, si la chasse aux parrainages est ouverte depuis un moment, celle aux voix est déjà bien lancée !
On a souvent critiqué l'élection du président américain comme étant une véritable compétition se résumant à un affrontement féroce entre deux candidats, un Républicain et un Démocrate, débattant longuement lors de duels télévisés sur les problèmes de politique intérieure ou extérieure. Et que se passe-t-il actuellement en France ? Chaque candidat se voit désormais confronté à un panel de cent Français représentant soi-disant les différentes opinions du pays... Alors évidemment on nous sort les grands moyens : plateau de télévision à l'américaine avec l'invité du jour en position d'accusé face à son jury, enfin surtout face à la caméra, diffusion en LIVE pendant près de deux heures... En LIVE, parce que "en direct" sonne bien trop français vous comprenez. Ainsi, on a remanié la forme - mais pas le fond - pour faire passer l'idée d'une politique d'jeuns... Et pour essayer de ne pas trop lasser les Français d'ici le mois de mai, les instituts de sondages créent des rebondissements, le candidat dépasse la candidate, qui reprend elle-même l'avantage deux semaines plus tard... Ah et attention au troisième candidat qui vient semer la panique parmi les deux premiers ! Bref, les Français ont devant eux un véritable show à l'américaine qu'ils le veulent ou non... Espérons qu'ils ne soient pas trop déçus si un(e) George(tte) W. Bush national(e) venait à être élu(e) !
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 00:48 4 dieux et déesses ont répondu
22 février 2007
Sois belle et tais-toi ma jolie...
Et pourtant beaucoup d'homosexuels glorifient l'image de cette beauté et cette jeunesse qui devraient rester à jamais éternelles. Cependant, chacun d'entre nous est mortel et vieillit année après année. Autour de 20 ans, vous connaissez votre âge de gloire, l'âge où l'on vous envie pour votre corps et votre visage portant encore les signes de l'adolescence. A cet âge, les relations sérieuses ou ephémères peuvent être légions. Mais arrivé à 25 ans commence l'approche de la trentaine, barre fatidique marquant le début de la "vieillesse". Aussi hypocrite soit-il, le milieu gay rejette ceux qui ne correspondraient pas à ses idéaux. En découlent alors des hommes de 28, 34 ou même plus âgés, dont plus grand monde ne veut, pas assez jeunes, pas encore véritablement vieux, mais bien trop éloignés de ce modèle de perfection véhiculé par la société. Impuissants, ils assistent à leur perte s'ils n'ont pas trouvé l'âme soeur du temps où ils pouvaient encore séduire quelqu'un... Défilent alors des dizaines de trentenaires à la recherche de jeunes d'hommes d'à peine vingt ans dans l'espoir de retrouver une part de cette jeunesse perdue. Mais s'il y a bien quelque chose contre laquelle des crèmes et des injections ne peuvent rien, cela reste bel et bien cette jeunesse du corps et d'esprit, toutes deux éphémères...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 00:12 5 dieux et déesses ont répondu
18 février 2007
Du côté du Pôle Nord...
Début mars - les six premiers jours plus précisément - sera l'occasion de découvrir ce que l'on appelle le Grand Nord. Vingt-deux heures de train depuis Örebro et quelques kilomètres au-dessus du Cercle Polaire Arctique m'amèneront à ma destination finale : la Laponie. Terre de tous les extrêmes, plongée dans l'obscurité en décembre, ne connaissant pas la nuit en juillet, cette région réputée hautement hostile sera pourtant le lieu où je me rendrais d'ici quelques jours. S'équiper convenablement était une nécessité en prévision de ces vacances prenant plus l'apparence d'une véritable expédition dans un no man's land ! Pantalon de ski, chaussures de randonnée, gants, écharpe et bonnet assureront ma protection contre le froid et surtout contre les températures qui peuvent atteindre facilement - 20° centigrades la nuit... Le plus drôle restait à venir lorsque lors de la réunion d'information, nous avons reçu la vive recommandation d'acheter (et de porter bien évidemment) des sous-vêtements longs plus communément appelés long johns au sein de la population masculine. Imaginez donc une silhouette masculine recouverte d'un élégant boxer en laine partant des chevilles et remontant jusqu'au cou, moulant chaque parcelle de votre anatomie, depuis vos clavicules jusqu'à vos malléoles... Autant vous prévenir par avance, que les photos de ce spectacle, s'il devait à y en avoir, ne se retrouveront jamais entre vos mains et encore moins sur cette page !
Au programme de ces quelques jours, quelques activités originales, traditionnelles ou exceptionnelles dont voici la liste : course de chiens de traîneaux, escalade d'une cascade gelée, pêche sur la glace, hockey sur glace, sauna, visite d'un hôtel entièrement bâti en blocs de glace, et d'autres choses que j'oublie très certainement. Vous l'aurez compris, les vacances seront froides dans cette région où il n'est question que de glace, de neige, de gel et de blizzard. En espérant ne pas me retrouver coincé dans une grotte ou enseveli sous un mètre de neige, ce voyage s'annonce comme l'unique occasion de me rendre dans l'un des lieux les plus nordiques de la planète. A bien regarder une carte du monde, exception faite du Groënland, de quelques coins paumés de la Russie et des terres eskimos du Canada, aucun autre endroit ne semble possible pour expérimenter la vie polaire sans s'éloigner trop loin de la "civilisation". Après avoir réalisé ce voyage, je ne pourrais pas vraiment aller plus au Nord et il ne me restera alors qu'à réaliser peut-être la même expérience dans le sens inverse, pour atteindre la Terre de Feu et le Cap Horn. Quoiqu'il en soit, je tiens à vous informer que la Russie m'ouvrira ses portes du 2 au 11 avril grâce à un voyage à Saint-Pétersbourg et à Moscou après être préalablement passé par la Finlande dans la ville d'Helsinki !
Mais aujourd'hui reste un dimanche ordinaire où rien ne vient briser la monotonie de ce jour uniquement inventé pour ennuyer les gens : en témoignent les magasins pratiquement tous fermés et les feuilletons à l'eau-de-rose diffusés à la télévision. Fort heureusement dans une dizaine de jours, l'aventure commence. Et peut-être qu'avec un peu de chance je pourrais assister à des aurores boréales lors de mon séjour. Il paraît même que l'on peut aussi voir des rennes se promener dans la neige à la recherche de nourriture.... En résumé, j'ai de grosses attentes sur ce séjour. Mais la perspective de partir en week-end prolongé ne cache pourtant pas la réalité dominicale, je suis à deux doigts de faire le ménage tellement on s'ennuie à Örebro le dimanche ! Il y aura très certainement des jours meilleurs et des jours bien pires que celui-ci, en France comme en Suède. En attendant, il ne me reste plus qu'à préparer mes valises, le Grand Nord m'appelle depuis quelques jours... et comptez sur moi pour vous faire partager mon expérience lors de mon retour !
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 14:09 3 dieux et déesses ont répondu
14 février 2007
Hymne à l'amour...
Il sait aussi comment être hors-concours, en allant chercher quelques viennoiseries à pas de velours. Pas besoin de long discours pour savoir qu'il a aussi le sens de l'humour. Mais il s'en va et court en criant au secours, si on lui dit qu'amour rime pour toujours. J'aurais dû savoir plus tôt qu'il n'est pas sourd, il a compris le parcours que je voulais avec lui sur le chemin des mamours...
Et bien que pour le moment, il soit absent, je ne l'oublie pas pour autant. Autrefois larmoyant, désormais souvent souriant, la Suède m'a rendu étrangement un peu plus charmant. Il y a pourtant quelques moments où mystérieusement je voudrais le rejoindre juste pour quelques instants. N'est-il pourtant pas évident que gît en moi un désir brûlant d'embrasser l'être manquant ?
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 18:57 7 dieux et déesses ont répondu
16 janvier 2007
La mort du glamour...
A de nombreuses reprises, on constate que le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus orienté sur le sexe. Bonne ou mauvaise chose, peu importe. Mais à quoi pense la majorité des hommes voyant une femme manger une banane ? Existe-t-il encore un film produit à Hollywood n'incorporant pas une scène de sexe torride ? Loin est le temps où une épaule dénudée ou un baiser volé affolaient et scandalisaient des salles entières de cinéma ! Mais aujourd'hui il faut bien se rendre à l'évidence, la surenchère a poussé la plupart de nos amis hétérosexuels à la consommation de chair fraîche - ou avariée dans certains cas - au sens propre comme au sens figuré. Et tout ceci à cause de plusieurs idées reçues. Qu'adviendra-t-il d'un homme qui ne propose pas directement à une femme de coucher avec lui ? Beaucoup répondront à la question : "il est gay"... Et ensuite ce même homme, aussi romantique veut-il être, sera catégorisé comme "gay" s'il fait preuve de patience pour "consommer" la-dite femme. Si bien qu'aucun effort ne parvient d'un côté comme de l'autre. Mais désormais, les femmes ne sont plus soumises aux hommes : elles peuvent réussir une carrière, s'entourer d'ami(e)s, être indépendante, et gagner honorablement leur vie. Vient alors un constat regrettable : le romantisme et le glamour sont bel et bien morts dans la société hétérosexuelle d'aujourd'hui ! Par peur d'être considéré comme ringard ou gay, l'homme du XXIème siècle préfère tout simplement coucher pour coucher et abandonne ses rêves de relation amoureuse...
Pourtant le déclic se produit lorsqu'arrivé à 30 ans, l'hétérosexuel prend conscience que deux choses manquent à sa vie : l'amour, et une descendance. Mais sitôt qu'apparaît une candidate potentielle au titre de "Madame X", il commence à se demander si cette même demoiselle ne va pas trop bouleverser la petite vie paisible et bien organisée de célibataire qu'il menait jusqu'à présent. Résultat, il préfère la laisser de côté après l'avoir préalablement "consommée". Ce qui surprend certaines, correspond au fait que, bien souvent, même au début d'une relation, un gay aura plus tendance à s'occuper de l'autre s'il vient à tomber malade. Dans une relation hétérosexuelle, l'un ou l'autre va prendre cette excuse comme un moyen de s'introduire trop rapidement dans la vie de l'autre et se mettra à courir à toutes jambes. Bien sûr tout ce qui est décrit précédemment est généralisé - peut-être même un peu trop - mais reflète une grande partie de ce qui se déroule sous nos yeux. La surenchère de consommation a poussé la plupart de la société à être capable d'avoir ce qu'elle désire, quand elle veut, et où elle veut. Par conséquent, le glamour a disparu petit à petit. Le monde hétérosexuel a oublié que le sexe ne correspondait pas à l'amour et que des efforts et du courage étaient nécessaires pour obtenir ce quelque chose dénommé "amour". Glamour ne rime-t-il d'ailleurs pas avec amour...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 23:40 7 dieux et déesses ont répondu
11 janvier 2007
A long time ago, it used to snow...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 22:01 2 dieux et déesses ont répondu
06 janvier 2007
Just a few lines...
Mais ce qui ne constitue que quelques lignes perdues au milieu de milliards de pages recensés par des moteurs de recherche, peut aussi aider une personne à exposer ses problèmes, ses envies, ses désirs. Et par le même biais, cette même personne peut aussi y trouver un certain réconfort à lire les commentaires de visiteurs - connus ou inconnus - réagissant à chaque article ou presque. Qu'ils soient d'assidus lecteurs ou simplement de passage, certains apportent leur contribution à ce qui ne constitue que quelques articles. Néanmoins, la plupart des avis postés sur ce blog y reconnaissent une qualité particulière d'écriture de son auteur et la facilité avec laquelle chaque article peut être lu. Ces deux constats le poussent à écrire, parfois sur un sujet d'actualité, ou d'autres fois sur un état d'âme. Depuis qu'il est arrivé en Suède, il aurait pu abandonner l'écriture et se consacrer à autre chose. Mais il a continué à décrire la manière dont il voyait la vie. Et depuis près de huit mois, il a réussi à écrire semaine après semaine, sur des sujets divers et variés. Ce premier défi qu'il s'était imposé à lui même s'est transformé il y a peu en un nouveau défi...
Si la Suède a tellement changé de choses dans ma vision de la vie, je souhaite pouvoir en conserver une trace écrite : une comparaison entre le passé que j'ai souvent rendu coupable de mon présent, et ce qui est désormais le futur qui s'ouvre à moi. Parce que trop souvent spectateur et fataliste, j'ai réalisé que je devais prendre mon avenir entre mes mains. Ma mauvaise compréhension des relations amicales et amoureuses m'ont souvent valu des problèmes, mais désormais les choses ont changé. Enfant naïf et innocent, puis adolescent rêveur et trop idéaliste, je grandis sur le chemin de l'âge adulte, tout en gardant une âme d'enfant. Par conséquent, j'ai commencé à écrire quelque chose qui pourra s'apparenter à une autobiographie. Des pages entières destinées à lier passé et présent. Parce que j'ai souvent rêvé de pouvoir écrire et d'en vivre, j'aimerais me donner une chance. Une opportunité d'avoir l'opinion future de plusieurs personnes, et pourquoi pas essayer de trouver un éditeur intéressé par la publication de ce qui constituerait un livre au final. Et si cela devait ne pas arriver, j'aurais au moins essayé et n'aurais pas de regrets à avoir. Car bien entendu, il existe d'autres personnes au talent bien plus grand...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 15:23 4 dieux et déesses ont répondu
01 janvier 2007
Au revoir 2006...
Non seulement il ne vous reste qu'un souvenir évasif de ce que vous avez véçu, mais en plus, beaucoup de personnes se rendent compte qu'elles ont tenu des propos stupides ou fait des choses déplacées aux personnes qui les entouraient. Il semble pourtant beaucoup plus agréable de garder les idées claires, pour conserver un bon souvenir du bonheur que l'on a partagé avec les gens qui étaient présents autour de nous. Mais la mentalité suédoise est bien là : buvons, mais buvons pour être bourré ! Les bouteilles de vodka, Passoa, et Malibu s'alignent une à une sur les tables, au fur et à mesure que les participants à la fête arrivent. Ces mêmes bouteilles finissent par rejoindre les canettes de bière en tout genre, apportées elles aussi pour l'occasion. Mais attention, la bière suédoise n'atteint que 2 à 5 % d'alcool ! Résultat, les nombreuses canettes se vident rapidement afin d'être saoul plus vite... Et enfin, le Suédois rejoint un monde intermédiaire obscur avant d'atteindre le paradis dyonisiaque de l'ivresse. Ne connaissant pas ses limites et n'ayant aucun savoir-vivre, il erre entre deux pièces, ne sachant où aller ou partir, pour finalement vomir par la fenêtre ou, s'il en a eu le temps, dans les toilettes. L'option galette sur canapé reste pourtant la plus probable à envisager lorsque l'état végétatif dans lequel il se trouve en est déjà à un stade trop avancé : se mouvoir devient vraiment impossible pour lui. Cependant, le suédois bourré trouve un reste d'énergie assez suffisant pour s'enfuir avec une ou deux bouteilles d'alcool dérobées quelques secondes plus tôt... Pathétique !
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 03:37 4 dieux et déesses ont répondu
30 décembre 2006
Le plus beau Noël...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 12:10 5 dieux et déesses ont répondu
24 décembre 2006
Do you speak French ?
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 06:49 4 dieux et déesses ont répondu
11 décembre 2006
A mi-chemin...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 22:45 1 dieux et déesses ont répondu
10 novembre 2006
Smelly French...
Mais derrière ces clichés sur les habitants, la France reste associée à une image prestigieuse à travers le monde. Il suffit de franchir les frontières pour s'en rendre compte... La France c'est avant tout la nation de la cuisine et de la gastronomie, la République où la crème fraîche et le beurre sont ajoutés à la louche dans les plats et où la Béarnaise et la Béchamel coulent à flots sans modération ! Ensuite viennent les domaines traditionnels : haute-couture, TGV, Airbus, cosmétiques et compagnie... Mais le plus important reste la journée internationale qui se tient à l'Université d'Örebro le jeudi 30 novembre pour laquelle les étudiants étrangers sont mis à grande contribution afin de présenter leur université, leur ville et leur pays d'origine. Promouvoir l'image de la France à l'étranger et faire autant de "marketing" que possible pour son pays, voilà qui est intéressant, surtout après voir vu le résultat catastrophique sur l'image des Français en Europe. Redorons donc l'image du pays par TOUS les moyens... A vrai dire pas si facile que ça ! Nous passerons rapidement sur l'université d'où je viens étant donné que la moitié de la faculté s'écroule - si l'autre moitié ne s'est déjà encore écroulée au moment où je vous parle - et que les nouveaux amphithéâtres sont des dortoirs où l'on continue sa nuit plutôt que des endroits voués à l'envie d'apprendre... Pour la préparation de cette journée, je remercie la ville de Reims qui m'a fait parvenir rapidement un nombre impressionnant de brochures en anglais. Je salue bien bas les maisons de champagne Veuve Clicquot Ponsardin ainsi que Pommery pour leurs envois respectifs et je me permets de vous dire que Piper-Heidsieck m'a gentiment envoyé sur les roses comme toute réponse... Ma conclusion personnelle ? Buvez les deux premières marques, laissez tomber la dernière !
C'est ainsi que pris d'un moment de folie - ou de désespoir selon le point de vue - je me suis lancé dans la réalisation d'une vidéo à partir d'extraits sonores, de photographies, tout en y ajoutant des sous-titres, des titres, des fonds, des polices de caractères différentes, de la couleur, des transitions et tout un tas d'autres choses diverses et variées mais surtout compliquées à coordonner l'une avec l'autre... Une première tranche a été effectuée de 1h à 6h du matin à grand renfort de Pepsi et de Tropicana tandis que l'autre moitié a été achevée de 14h à 18h la journée suivante. Jonglant entre les clichés, la beauté des paysages et le "patriotisme" dégoulinant à souhait, il était temps de montrer le résultat et de le soumettre à l'avis d'Hanna, colocataire de mon corridor. Cinq longues minutes où vous ne savez pas trop ce qui va ressortir de cette projection, si ce "film" donnera envie à des étudiants suédois de venir étudier en France pendant un semestre ou une année et pourquoi pas s'y installer à vie... Un seul mot sort de sa bouche "Impressive" : le pari est gagné ! Mes débuts de réalisateur en herbe sont au moins appréciés par une personne. L'expérience continue avec une projection à deux autres suédois qui en redemandent et souhaitent regarder le film une deuxième et même une troisième fois. Reste à savoir l'accueil que me réserveront les Suédois(es) lors de cette journée internationale : bide ou succès ?
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 22:03 16 dieux et déesses ont répondu
28 octobre 2006
Maman...
Cette femme hors du commun nous a donné la vie, prête à renoncer à une partie de liberté pour deux décennies. Personne ne pourra contredire le fait que la seule promesse d'amour véritable pour la vie est celle qu'une mère a offerte à la naissance de son enfant. Notre mère a été celle qui a toujours répondu présente ; dès nos premiers instants, pour nous protéger de l'extérieur entre ses bras lors de notre arrivée dans ce monde ou encore pour atténuer notre chute lorsque nous essayions de faire nos premiers pas... Elle nous a servi d'abri au milieu de la tempête que constitue l'extérieur, de balise dans l'obscurité de la nuit et finalement, nous a fourni les ailes qui ont guidé notre envol hasardeux vers le monde adulte. En cherchant à éduquer son enfant dans la meilleure voie possible, sa patience et ses nerfs ont parfois été mis à rude épreuve mais elle nous a transmis son amour, cet amour qui durera toujours et sera éternel. Cherchant à nous offrir le meilleur possible, elle a souvent dépensé plus pour nous qu'elle ne dépensait pour elle-même, prête à se priver pour apprécier le sourire si particulier qui illimunait notre visage. Et la seule personne présente à longueurs de journées et de nuits lorsque nous étions malade ou à l'hôpital, c'était elle, toujours soucieuse de notre santé et de notre bien-être... Peu importe la bactérie, ce sont ses bras qui nous enlacés et ses yeux qui se sont posés sur nous pour s'assurer que tout allait bien.
Mais qu'est-ce qui unit tant un enfant et sa mère ? Quel est ce lien, cette chose indéfinissable qui les a rendu inséparables ? Son cordon ombilical a pourtant été coupé rapidement, quelques secondes à peine après sa première respiration... Ces deux êtres humains hors du commun ont avancé ensemble, côte à côte, au fil du temps et au gré du vent pendant de nombreuses années, jamais trop loin l'un de l'autre. Puis ayant accompli sa tâche avec succès, sa mère a pu se féliciter d'avoir remporté le challenge qu'elle s'était lancée il y a quelques décennies. Elle a regardé passer les jours en ne baissant jamais les bras, a laissé filer les semaines en le regardant s'amuser mais en gardant toujours un oeil sur son bien-être. Il a constitué sa force et sa faiblesse mais aussi sa loi et son droit. Mais désormais du début de l'hiver à la fin de l'automne, nous savons toutes et tous qu'à n'importe quel moment, notre mère sera la première à répondre présente si nous avons besoin d'elle. Peut-être parce qu'il n'y a tout simplement rien au monde ni personne qui pourrait remplacer une maman...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 02:03 4 dieux et déesses ont répondu
23 octobre 2006
Empreinte écologique...
Il est des sujets d'actualité passagers et d'autres récurrents. Certains plus intéressants que d'autres selon les affinités personnelles. Néanmoins celui qui semble faire souvent les manchettes de journaux et gros titres des journaux télévisés en ce moment n'est non pas l'élection présidentielle française de mai 2007 mais plutôt le réchauffement climatique et tous les pseudo-remèdes à notre disposition - ou à venir - pour lutter contrer ce changement. Fonte de la calotte glaciaire par-ci, extinctions végétales et animales par là, sans compter les centaines de tonnes d'émissions de CO² relâchées dans l'atmosphère au moment même où je vous parle... Rien de bien nouveau dans le discours volontairement un peu trop alarmiste que nous rapportent les médias. Mais la nouveauté réside dans le fait que le problème devient réellement un sujet tendance voire même un peu fashion ! A vrai dire, Terre nous fait juste une petite pointe de température ce qui oblige les pauvres cellules qui la constituent à limiter leur activité. Mais comment ? Personne ne souhaite vraiment se passer de l'air conditionné quand il fait 40°C pendant quinze jours, de même qu'une douche ne procurera jamais plus de bien-être qu'un bain. Et puis après tout, le dioxyde de carbone dans l'atmoshpère est là depuis la Révolution Industrielle pour sa plus grande partie alors qu'est-ce qu'on peut bien y faire ? Arrivent donc des scientifiques avec leurs solutions qui se veulent miracles comme les biocarburants ou les sacs plastiques produits à partir de fécule de pomme de terre. Voyons les choses du bon côté, nous consommons moins de textile étant donné que l'air se réchauffe. Tout ceci est bien joli mais qu'est-ce qui va réduire nos émissions de CO² dans l'atmosphère ?
Reste que le protocole de Kyoto - pauvre ville japonaise qui n'avait rien demandé à personne soit dit par ailleurs - est une vaste entourloupe mondiale qui veut que les pays occidentaux se donnent bonne conscience pendant que des géants industriels comme le Mexique, le Brésil, l'Inde mais surtout la Chine ont le droit de polluer à outrance air et eau sous prétexte de ne pas nuire à leur développement. Alors dans ce contexte le moindre abattage d'un arbre devient polémique comme à Paris lorsque l'équipe municipale veut faire abattre un platane pour faire gagner 8 secondes à un bus... Mais planter des arbres, boycotter les sacs en plastique ou encore aller à Carrefour à pied ne changera rien au problème de l'accroissement des émissions de CO² dont la courbe ne cesse d'atteindre de nouveaux sommets d'année en année. Les ressources de la mer s'épuisent, la pêche extensive raréfie les prises de poissons, les récifs coralliens cuisent à petit feu à cause de l'augmentation de la température de l'eau, les dépenses de climatisation remplacent celles de chauffage, les espèces animales sont un peu plus menacées chaque jour, les catastrophes naturelles sont de plus en plus spectaculaires et pourtant il faut bien vivre avec... Le réchauffement climatique devient un peu similaire au terrorisme : les gens ont appris à vivre avec et n'en ont plus vraiment peur même si ils s'en soucient. "Si tout le monde vivait comme vous, il faudrait 3,87 planètes pour subvenir à vos besoins.." Au fond qu'est-ce que ça change si mon résultat frôle les 4 ou les 10 planètes ? Alors soyons clair, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut trouver une solution mais personne ne veut réellement renoncer à son petit confort quotidien personnel...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 22:49 4 dieux et déesses ont répondu
10 septembre 2006
My life in Sweden...
Ensuite vous découvrez la nourriture locale, à vrai dire le rayon gâteaux se résume comme peau de chagrin, et le sucre ne fait définitivement pas parti de la culture suédoise. Les Wasas commencent à vous donner la nausée, tous les sodas sont allégés, le beurre ne subsiste que pauvrement face à une déferlante de margarines en tout genre et les viennoiseries se comptent sur les doigts de la main. De plus, vous avez appris que les Suédois ne prennent qu'un repas par jour en règle générale... Rajoutez une pratique intensive de vélo par-dessus tout ça et vous comprendrez pourquoi les Suédois sont tous filiformes et sveltes ! Alors en bon Français que vous êtes, vous cuisinez tout au beurre, vous prenez plaisir à tester les rares cookies, muffins et brownies que vous avez pû trouver et surtout vous découvrez la tête que vos colocataires font quand vous prenez un chocolat chaud avec trois gâteaux à 17 heures quand eux sont déjà en train de cuisiner leur dîner... Le choc des civilisations est finalement beaucoup plus grand avec la Suède qu'avec les Etats-Unis ! Heureusement quelques bonnes marques françaises ont eu la bonne idée d'investir dans ce pays : Haribo, Findus, Knorr, Miko, et Danone. Et bien entendu vous êtes dans un pays proche de la nature, il vous faut donc oublier le lait pasteurisé UHT et découvrir le lait "naturel" qui ne se conserve que 5 jours même si vous ne l'avez pas ouvert. Le problème est que vous n'arrivez pas à boire un litre en si peu de temps, ce qui n'est pas si écologique que ça au fond...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 00:25 2 dieux et déesses ont répondu
07 août 2006
Just believe in love...
Le vent a frappé votre visage, la pluie s'est abattu sur vous, la neige a cristallisé vos cheveux, le verglas a voulu vous dévier de votre route, le froid a agressé votre peau, vous avez fui les regards mais n'avez jamais baissé les bras et aujourd'hui vous vous sentez revivre avec ce départ pour la Suède. Et vous avez à nouveau laissé parler votre coeur... D'un cafard au bourdon persistant, vous êtes devenu la frêle abeille qui a retrouvé la fleur qu'elle ne trouvait plus à butiner. Le pollen s'est répandu sur votre corps et vous avez réussi à exprimer de la joie de vivre grâce à l'amour que vous avez à offrir. Vous attendiez depuis si longtemps et vos amis vous disaient de sécher vos larmes et d'être fort. Et aujourd'hui vous pouvez dire que vous avez retrouvé le sourire là où la tristesse avait si longtemps envahi votre visage. Désormais c'est un nouvel environnement qui vous tend les bras avec son lot de nouveaux amis, de fêtes, de découvertes... Car découvrir une autre culture et partager sa vision du monde avec d'autres personnes venues de tous les continents sont les meilleurs moyens de s'enrichir et de comprendre un peu plus l'univers dans lequel nous vivons...
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 00:39 1 dieux et déesses ont répondu
21 juillet 2006
Goodbye's the saddest word...
Julie devra donc patienter pour retrouver les joies de nos virées shopping mensuelles dans le centre-ville rémois qui se finissaient dans un célèbre salon de thé, délicatement accompagnées par un chocolat chaud et une viennoiserie. L’Opéra, le Gaumont, le Grand Théâtre et les Transports Urbains de Reims ne recevront plus le moindre cent de mon compte bancaire. Antoine n’aura plus le loisir de trouver quelqu’un disponible à tout moment pour des soirées courts-métrages à la médiathèque Cathédrale ou des après-midi théâtraux à Saint-Rémi. La Mairie de Reims ne trouvera pas en moi une deuxième fois une âme charitable pour m’occuper d’enfants dans une école primaire. Finies aussi les escapades au Four à bois, rue de Vesle avec Christine après une série de cours ennuyants, à la recherche du précieux sésame que constitue le délicieux pain au chocolat truffé à la frangipane et surmonté d’amandes effilées et de confiture de framboise. Émilie se passera de ma présence pour ses soirées copieusement arrosées à la vodka et à la manzanita « hot comme trois pommes » dans sa maison. Adeline et Amandine ne pourront plus avoir le droit à mes incantations divines pour que l’esprit du Bouddha doré parvienne jusqu’à nous en revenant du restaurant chinois. Peut-être leur manquerai-je ou non mais ils seront tous les bienvenus dans ce qui constituera ma future vie d’étudiant à Paris et dans ce qui sera peut-être dans le foyer d’une vie à deux.
Je laisse donc aussi derrière moi ma petite Maman dans un grand appartement vide en espérant qu’elle ne fasse pas trop de folies les samedis soirs. Ma nièce fêtera ses trois ans en mars mais je ne serai pas là. Ce sera sans doute mon plus grand regret de ne pouvoir être là pour des moments importants comme les anniversaires, Noël ou encore la naissance de mon futur neveu ou de ma future seconde nièce courant décembre. Dans des moments pareils, on réalise que rien ne parviendra à nous éloigner des gens que l’on aime véritablement. Je partirai là-bas mais n’ayez crainte, mon cœur vous reste fidèle. Une fidélité qui ne s’arrêtera pas grâce à tous ces jours passés ensemble, à tous ces rires échangés, à tous ces dons éternels et intemporels aux autres, à toutes ses joies partagées, à tous ces instants d’or inoubliables, à tous ces moments où nous avons apaisé le difficile passage du temps et où le baume de l’amitié a soigné nos peines afin de retrouver la douceur nécessaire au bien-être de chacun. Je n’oublierai pas tout ce passé avec l’espoir et la joie de le retrouver intact en rentrant en France début juin 2007. Au revoir est peut-être le mot le plus triste que l’on puisse prononcer et je ne vous infligerai pas la peine de l’entendre de ma propre voix. Vous avez été le phare qui a guidé mon chemin durant ces nuits noires d’hiver et vous avez aussi été en quelque sorte les frêles ailes qui m’ont aidé à voler alors merci à tous - ils se reconnaîtront même si je ne les ai pas tous cité - merci pour tout…
Rédigé dans la bonne humeur par Petit Apollon à 00:22 5 dieux et déesses ont répondu