A mi-chemin...
Un semestre de mon aventure Erasmus s'est déjà écoulé... L'heure est au bilan, mais rien ne laisse à penser que je suis à deux doigts de me tirer une balle. Pourtant, il semble encore proche ce temps où nous pouvions encore tous sortir en tee-shirt à la fin du mois d'août contrairement à ce froid hostile qui s'est installé sur la Scandinavie depuis quelques jours. On se rappelle les premiers jours où Français, Japonais, Polonais et autres nationalités, restaient terrés tous ensemble dans leur coin. Puis les choses ont changé, les gens se sont ouverts aux autres et des amitiés sont nées. Même si l'expérience est loin d'être terminée, de la nostalgie apparaît petit à petit. On doit abandonner les étudiants qui ne restaient qu'un semestre, les soirées et fêtes d'au revoir se succèdent dans la bonne humeur sur fond de peine de coeur. L'amertume a commencé à se faire sentir avec l'envol de Bryan et Julia, deux adorables canadiens, pour leur pays d'origine. Pourquoi donc une injustice pareille existe-t-elle ? Vous commencez juste à vous habituer à un mode de vie différent, à une culture différente lorsque finalement votre séjour en Suède se termine. La majorité des étudiants s'accordent à dire que rester un semestre est la chose la plus heartbreaking qui puisse arriver... Heureusement aujourd'hui MSN, Skype, et plus généralement Internet permettent de garder contact avec les personnes auxquelles vous vous êtes attaché.
Sur fond de semaine d'examens, il faut gérer les différents évènements et dire au revoir à une bonne dizaine d'Allemands qui retournent chez eux, à Munich, à Berlin, à Hambourg et ailleurs. Giulia, Grit, Daniella, Stefanie et Axel nous quittent l'un après l'autre pour retrouver leurs amis et leur famille. Le problème d'un séjour Erasmus réside probablement dans cette différence entre chez soi et ici. Au cours de toutes ses semaines, il y a toujours eu un évènement organisé, une fête où aller, des étudiants à recevoir autour d'un café ou d'un chocolat chaud, si bien que finalement on en a oublié les longues heures où l'on s'ennuyait chez soi. Qu'est-ce qui nous manquera le plus : la Suède ou le côté humain de l'échange ? La réponse semble difficile à donner pour le moment mais les deux sont probablement extrêmement liés. Néanmoins même si les étudiants qui restent un an n'y pensent pas trop et profitent de chaque jour, nous le savons tous au fond de nous : cette extraordinaire opportunité qui nous avait été offerte et que nous avons prise, aura une fin bien malgré nous...
Cependant pour le moment, je suis un peu comme Edith Piaf : "je ne regrette rien". Quand on prend l'avion à destination d'un pays étranger rempli d'inconnus, c'est peut-être pour justement apprendre à découvrir le monde qui nous entoure même si l'on se demande ce qui va bien pouvoir se passer... Et depuis, on a beaucoup appris sur soi-même, sur la façon dont les autres peuvent réagir, en bien comme en mal, ou encore sur la manière de s'adapter à un environnement et un quotidien totalement différent. Alors même si la plupart d'entre nous ont toujours un peu de mal avec la musique et la mode suédoises, on peut dire que la vie avait pris son petit rythme tranquille, avec les Tybble parties chaque mardi soir, les fêtes à Kårhuset les vendredis soirs et parfois quelques sorties à Strömpis les mercredis soirs... Rajoutons à cela des voyages dans les environs, qu'ils aient eu lieu en Laponie, en Russie, en Norvège, à Stockholm ou ailleurs. Alors certes l'aventure est terminée pour environ la moitié des étudiants qui étaient présents tous avec nous, ce fut l'occasion de dresser un bilan de la moitié de cette expérience - de peser le pour et le contre - mais le plus important reste qu'elle continue pour encore 6 mois ou encore 24 semaines avec toujours plus de bonne humeur, toujours plus de fêtes, toujours plus de rencontres avec le deuxième arrivage d'étudiants aux alentours de la mi-janvier et si possible un peu moins de températures glaciales dehors !
1 commentaire:
Carpe Diem! Des remords valent mieux que des regrets ;)
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