23 décembre 2010

On dirait qu'il neige...


Il est tout simplement navrant de voir la capacité des citoyens à s'en prendre à leur gouvernement face à des facteurs météorologiques normaux pour un mois de décembre. La neige, le verglas, le grésil et les températures négatives qui vont avec, sont des phénomènes normaux. N'en déplaise à certains qui avaient oublié la rigueur que l'hiver peut revêtir. Il n'y a pas encore si longtemps, un Noël à Reims s'était déroulé avec pas loin de 15°C et sous la pluie. Ce redoux a été caractéristique des dix dernières années alors que les années que j'ai passées au collège sont empreintes de batailles de boules de neige, d'épais anoraks, et de visages emmitouflés dans les chaudes écharpes... Et sous prétexte que le froid refait quelque peu son apparition, il faudrait rendre obligatoire les pneus hiver, répandre tout le sel de la Mer Morte sur les autoroutes et routes de France et de Navarre. La situation est encore plus navrante en Belgique où la culture de "la voiture à tout prix" est mise à rude épreuve par des citoyens bien trop peu indisposés à modifier leurs habitudes face au climat. Est-ce si difficile de ne pas prendre la route quand on risque de finir dans un fossé ou de passer toute une nuit coincé dans sa voiture au milieu de nulle part, dans le froid et la neige ? Et que dire de ses petits Fangio qui se prennent pour les rois de la route, dans leurs 4x4 ou grosses berlines allemandes, équipées - ou non - de pneus hiver, et se permettent de mettre leur vie en danger ainsi que celles des autres, en pensant être les rois du monde sur les bandes de circulation complètement enneigées à plus de 50 kilomètres par heure ?


Les pneus hiver ne permettent qu'une meilleur adhérence à la chaussée, et donc une distance de freinage plus courte, mais n'offrent en aucun cas la parade absolue pour conduire à une vitesse totalement inadaptée sur la neige ou le verglas. En témoignent les images capturées par les journalistes, nous montrant de nombreux automobilistes pris au piège d'une côte à gravir et dont les pneus hiver n'offrent aucune aide. Et pour finir ces pneus offrent une plus grande sécurité mais non pas la nécessité d'une prise de risque inutile. Il serait de bon ton que certains inconscients deviennent quelque peu responsables sur les routes de France et de Belgique... Il avait fallu attendre de vivre en Suède et mes dix-neuvièmes bougies pour avoir un anniversaire "blanc" en janvier. Cette fois, c'est pour Noël, en 2010, que celui-ci sera blanc, pour la première fois depuis 23 ans. De plus, il y a quelque chose d'intéressant à voir les gens retrouver la peine de prendre le temps, de vivre quelque peu au ralenti, de renouer le contact social avec leurs voisins ou leurs collègues. A ne voir que la neige sur les routes et les paysages de campagne, on en oublierait presque que les trains et les TGV circulent toujours - certes à une vitesse réduite - que l'électricité, le chauffage, le téléphone et Internet ne connaissent pas de véritables problèmes de coupures, ou bien encore que les magasins ne connaissent pas de réels problèmes d'approvisionnement. Et si Noël correspondait finalement à ce qui se déroule en ce moment ? Un peu moins de rush des derniers jours dans les boutiques, un peu moins de consommation à outrance, un peu plus d'humanisme, et au final une sorte de retour aux vraies valeurs de Noël...


Ce qu'il y a de drôle dans cet épisode hivernal, c'est qu'une fois de plus, il faut trouver un coupable à la pagaille qu'il a semée. Après nous avoir précédemment joué la carte du "Météo France ne l'avait pas prévu", comme lors de la tempête de 1999, il fallait bien trouver d'autres responsables... La pénurie de sel, la mauvaise gestion des conseils généraux et régionaux, l'imprudence des gens, la rupture de stock en glycol dans les aéroports français et belges... Et on ose encore parler de pertes économiques pour les transporteurs routiers, la Poste et d'autres, sans même penser une seconde aux gens qui se sont parfois retrouvés piégés dans leur voiture ou leur train des dizaines d'heures durant. Malgré cela et pour faire simple : Dame Nature nous a juste rappelé une fois de plus, qu'elle reste la maîtresse sur la planète Terre. Même les villes d'Amérique du Nord cessent de vivre face à la virulence du blizzard et des tempêtes de neige qu'elles affrontent chaque année. Qu'y a-t-il à faire ? Attendre que l'évènement passe, ce qui n'est que l'affaire de quelques heures... En cette veille du Réveillon, il y a pourtant fort à parier que malgré les conditions climatiques, la plupart des tables seront tout de même bien approvisionnées de saumon fumé, de champagne frappé, de dinde et chapon farcis, de bûche pâtissière ou glacée. Les cadeaux seront aussi de la fête, sagemment disposés au pied du sapin, mais le plus important ; Noël se célèbre en compagnie des êtres qui nous sont proches, qu'ils aient pu se déplacer, qu'ils soient présents, ou simplement, par la pensée...

08 août 2010

Pauvre monde...


Récemment le monde et l'humanité nous ont montré jusqu'à quel point la cupidité et l'égoïsme menacent réellement la société aujourd'hui : de la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique qui n'en finit plus de souiller les côtes de Louisiane jusqu'au scandale de fraude fiscale et de trafic d'influence auquel est confronté Madame Bettencourt... Une parure de diamants offerte à la Reine de Belgique pour l'indépendance de la République démocratique du Congo fait aussi couler des litres d'encre, tout comme la chute spectaculaire de popularité du Président de la République française : le mirage provoqué par son élection n'a duré que la moitié d'un mandat. Rien d'étonnant quand on demande de plus en plus de sacrifices à la population de nombreux pays, pour ne citer que la Grèce en exemple, alors que le sommet continue de vivre avec faste et oppulence. Sommes-nous revenus à l'Ancien Régime ? Un tableau vient à l'esprit, celui du Déjeuner d'huîtres de Jean-François de Troy. Nantis attablés, se gavant d'huîtres, pendant que le champagne coule à flot, et oeuvre où la plupart des convives n'ont comme unique et seul intérêt que de regarder voler un bouchon tout juste expulsé par les bulles d'un précieux breuvage... Pendant ce temps là, on dépense sans compter l'argent des caisses de l'Etat, sans se soucier véritablement de l'état des comptes publics et de la dégradation considérable des finances ainsi que l'augmentation scandaleuse de la dette. Jusqu'au jour où apparaît la menace de ne plus pouvoir emprunter. Heureusement les boulangeries ont encore du pain - et de la brioche - à proposer au petit peuple d'aujourd'hui...


La situation ne semble guère plus favorable en Russie, et notamment à Moscou, où une canicule sans précédent et des incendies de forêts d'une ampleur incroyable noient la capitale sous un nuage de fumées d'une toxicité certaine. Difficile alors d'imaginer que ces nombreux évènements climatiques ne mènent pas à une plus grande prise de conscience face à l'urgence qu'il y a à changer radicalement notre mode de vie et notre manière de consommer... Leur caractère autrefois "extraordinaire", devient pourtant de plus en plus "ordinaire", et on assiste à une dangereuse banalisation de ceux-ci : inondations, tempêtes, orages, grêle, neige, vagues de chaleur, et autres, font toujours plus souvent la une des journaux de télévision ou des unes de la presse écrite. Cependant, certains signes semblent être encourageants. Les lampes à basse consommation se banalisent, l'agriculture biologique entre dans les moeurs, les cosmétiques plus respectueux de la peau et de l'environnement sont en vogue, le recyclage s'implante de plus en plus dans les esprits, y compris dans les couloirs du métro parisien ou new-yorkais... Les plastiques d'origine végétale, à base d'amidon de maïs et entièrement compostables et biodégradables, arrivent également sur le marché. Les panneaux photovoltaïques et les éoliennes deviennent part entière de nos paysages, qu'ils soient urbains ou ruraux. Nous sommes pourtant en droit de nous demander si ce fléchissement des mentalités n'arrive pas trop tard et si le processus de changement de nos modes de consommation ne devrait pas se dérouler plus rapidement...



Dans un autre domaine, mes études de traduction et d'interprétation à Bruxelles vont bientôt s'achever, et il sera venu le temps de dire au revoir à cette capitale où je ne me suis jamais véritablement senti chez moi et à ce pays que je n'ai jamais vraiment compris, même si j'y ai fait la connaissance d'amis précieux et de camarades merveilleux tant par leur personnalité, que par leur richesse d'idées, et leur esprit de tolérance. Une fois diplômé, il sera tant de trouver un travail et de commencer le long chemin de la vie active... En attendant, le temps d'un été, je redécouvre à nouveau les avantages et les inconvénients de vivre "à la française". Tout cela s'opère avec un regard différent sur bien des choses, après avoir vécu pendant un an en Suède et bientôt deux ans en Belgique. La plus belle expérience qu'un être humain puisse réaliser dans sa vie réside dans le fait de voyager - à 10 kilomètres ou à 5 000 kilomètres de chez soi - de ne jamais perdre l'envie d'être émerveillé, ni la soif de connaissances. Pour tenter de comprendre les autres, pour mieux découvrir le monde, pour s'ouvrir à d'autres cultures, ne jamais s'arrêter dans ce processus infini d'apprentissage, même si rien au fond ne pourra changer ce que nous sommes depuis notre naissance. Il est impossible d'oublier d'où nous venons, ce qui nous a construit, ce qui a fait ce que nous sommes, et ce que nous deviendrons...

27 décembre 2009

Another year over...


Alors que les centimètres de neige fondent doucement, que l'Eurostar reprend doucement son chemin entre Londres, Paris, et Bruxelles, et que les chants de Noël ont fini d'envahir tous les magasins, y compris les célèbres Galeries Lafayette situées sur le Boulevard Hausmann, la vie reprend sa délicieuse routine monotone dans la capitale belge... A écouter le bruit de la pluie qui s'écoule délicatement sur le Velux, on en viendrait presque à s'évader une fois de plus, si le temps n'était pas aussi misérable depuis quelques jours. Ce mois de décembre ne donne pas l'impression d'être une période propice à la fête ainsi qu'à la joie familiale et amicale qui en découle normalement. La faute à quoi ? La crise dont on nous a bassiné la tête tout au long de l'année ? La morosité ambiante des gens qui se sentent oppressés par le chômage, le coût de la vie, l'inflation, et tout ce qui les empêche de boucler tranquillement leurs fins de mois ? La grippe H1N1 ou les réminiscences de possibles attentats, traités en long et en large lors des journaux télévisés, avec pour but principal de détourner l'attention des populations ? Les ruptures amoureuses en série qui ont ponctué l'année 2009 ? Ou tout simplement à une année "sans" ? Pour ma part, ce Noël 2009 aura été un Noël "sans" justement, sans vraiment ressentir le défilement du calendrier et la proximité de Noël, sans avoir envie de fêter ce moment que j'attendais pourtant avec impatience en étant plus jeune...


Cependant, à quelques jours des prémices de la Nouvelle Année, et une fois les cartes de voeux envoyées aux personnes qui me sont le plus chères, il faut déjà penser à quelques bonnes résolutions ou quelques projets à réaliser pour 2010... La première serait de réussir à être diplômé d'une licence de traducteur / interprète, mais quelques semaines avant les examens de juin, j'exprime tout d'abord le désir de profiter pleinement de mes quelques jours de retour sur le sol américain. Pour le reste, je me laisse porter par ce que le destin a prévu pour moi. Tant sur le plan amoureux, familial, et amical, que pour la période "après-études"... L'entreprise où j'effectue mon stage est plus que grandement satisfaite de mon travail et tâte déjà le terrain pour voir si je serais près à rejoindre les autres employés une fois mes études terminées. Reste cependant à voir pour quel poste, quel type de contrat, et quelle rémunération. Il y a un adage qui se révèle être bien souvent vrai : le meilleur moyen de se faire apprécier et de garder sa place dans bien de domaines consiste à se rendre indispensable, tant par ses qualités humaines, que par sa rigueur dans les tâches accomplies. Mais pour aujourd'hui, je m'en tiens à vous souhaiter à tous, amis ou simples lecteurs anonymes, une très bonne année 2010, et que celle-ci vous apporte tout ce que vous souhaiterez et désirerez, sur tous les plans et à tous les niveaux...


Une année qui pétille telle une coupe d'un précieux champagne millésimé, que des crayères gallo-romaines ont gardé soigneusement hors de portée, caché de la lumière et du monde extérieur pendant de nombreuses décennies. Une année qui scintille comme les innombrables étoiles que l'on aime à regarder dans un ciel d'été, étendu à la campagne, dans des champs de blé tout juste moissonnés. Une année qui croustille comme une baguette, encore chaude, tout juste sortie du four d'un boulanger, que l'on vient d'acheter, au coin d'une rue parisienne, par une fraîche matinée de mai. Une année qui déshabille sensuellement, à la frêle lueur de la chambre d'un appartement bruxellois, sous la douce et tendre caresse d'une main timide, mais délicate. Une année qui écarquille, tels les yeux d'un jeune enfant découvrant les quelques cadeaux emballés de papier rouge et vert, que le Père Noël a déposé durant la nuit, au pied du sapin, pendant qu'il dormait encore paisiblement. Une année qui fourmille, d'idées pensées par des passionnés, d'évènements inoubliables organisés par des personnes enthousiasmées, ou encore de moments enchantés. Une année qui brille de mille feux, tout simplement...

09 décembre 2009

On the lonely road...


Après moult réflexions, je me suis enfin décidé à réserver des billets d'avion aux vacances de Pâques, pour une destination où je ne suis encore jamais allé... Il y a bien eu l'envie d'aller à Rome, pour découvrir le Colisée et la Fontaine de Trevi, ou bien encore le souhait de découvrir l'Acropole et une partie de la Grèce Antique. Sans oublier l'exotisme d'une excursion chez nos lointains cousins francophones d'Amérique du Nord, de Québec jusqu'à Montréal. Finalement, mon choix s'est porté sur une mégalopole qui, selon l'expression, ne dort jamais... Vous l'avez bien compris, je passerai pas moins d'une semaine à New York au mois d'avril. L'excursion franco-belge, qui partira de la Gare du Midi afin de rejoindre l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, compte pour le moment 3 personnes, avides de découvrir les moindres recoins d'une des plus grosses villes du monde, depuis la Statue de la Liberté, jusqu'à l'Empire State Building, Wall Street, Macy's, Broadway, ou encore la Cinquième Avenue, sans oublier le Musée Guggenheim ou le Metropolitan Musem of Art, plus connu sous le nom de Met... De même, les magasins et boutiques n'ont qu'à bien se tenir devant des séances de shopping prêtes à faire chauffer toute bonne carte Visa qui se respecte... Cinq années ont déjà passé depuis que j'avais foulé le sol américain pour la première fois, en me rendant en Floride durant l'été 2005. Et pourtant, il me semble que c'était encore hier...


Le même état d'esprit m'envahit à quelques mois près ; celui de ne vivre qu'au jour le jour, en profitant de chaque moment que je peux passer avec mes amis, que leur amitié soit de longue date, ou ne demande qu'à se fortifier avec le passage du temps... Passer justement le temps en se rendant à la Monnaie pour voir se jouer Iphigénie en Aulide, en assistant à une représentation du Lac des Cygnes au Cirque Royal, en flânant dans les rues de Bruxelles sans but précis - seulement celui de chercher le petit détail architectural d'une maison, que personne n'a sans doute encore jamais repéré juqu'à maintenant... Au final, j'éprouve juste le regret de ne pouvoir vivre ses moments uniques qu'avec moi-même ou avec des amis. En effet, il m'est impossible de pouvoir me dire qu'un garçon pense à moi quoiqu'il arrive, qu'il s'endort en pensant à moi même s'il ne peut me serrer dans ses bras, tout en regardant mon téléphone portable rester désespéremment silencieux. Partir quelques jours à New York, même si cette aventure ne sera en rien comparable à l'année que j'ai passée en Suède, sera un moyen de s'évader, du moins quelques instants... L'une des choses les plus difficiles pour le moment est d'être confronté de manière quasiment hebdomadaire aux avis d'amis proches, ou de simples connaissances, qui ne comprennent pas comment un garçon comme moi puisse rester seul, et comment tout simplement on peut avoir eu l'envie de le laisser de côté...


Il ne sert tout simplement à rien d'être entouré d'amis quand on réalise finalement ce qui nous manque réellement en cette fin d'automne pluvieuse. Non pas que ceux-ci sont inutiles, bien au contre ils sont indispensables, mais ils ne peuvent jamais nous apporter ces moments de tendresse et d'intimité que seul l'amour peut nous apporter... Il faut pourtant continuer son chemin, en admirant la beauté des illuminations et des vitrines de Noël. S'émerveiller tel un enfant innocent devant les échoppes de la place Sainte-Catherine qui proposent un tas de produits à consommer, depuis l'indémodable vin chaud, en passant par les churros, ou bien encore l'artisanat traditionnel. Chemin faisant, on en vient à fouler les pavés de la Grand Place, contourner son sapin tout de bleu paré, pour y contempler et écouter le son et lumière... D'une manière générale, les fêtes de fin d'année ont le don de nous rappeler tous les merveilleux instants que l'on a pu passer des années durant, tout d'abord avec notre famille, puis avec des connaissances devenues des amis, mais aussi les quelques Noël où nous avons été "aimé"... Bien entendu, cela ne nous empêchera pas de nous délecter de saumon fumé, de volaille, de crème patissière, de sauce au beurre, ou de chocolats en tout genre ; en bref, de quoi nourrir toute la planète à sa faim pendant de nombreux mois, si les calories étaient idéalement réparties. Mais pour le moment, laissons tout cela de côté car, it's beginning to look a lot like Christmas, everywhere I go...

22 octobre 2009

It's just a perfect day...


Une journée peut se résumer à peu de choses, mais aussi à beaucoup d'évènements insignifiants qui donnent le sourire ou procurent un sentiment de satisfaction... Sortir difficilement de son lit le matin. Sentir le froid automnal agresser sa peau à peine après avoir franchi le pas de la porte de son immeuble. Se diriger précipitamment vers la station de tramway Abbaye de la ligne 94. Passer à côté d'un couple qui promène son labrador tous les matins à la même heure, et sur qui le temps ne semble avoir d'emprise. Admirer les couleurs rougeâtres que prennent les feuilles des arbres, en ce début d'automne, et en regarder une tomber inexorablement, pour qu'elle puisse encore mieux renaître au printemps prochain. Voir le paysage urbain défiler sous ses yeux. Se rendre compte que l'on avance plus vite en utilisant les transports en commun qu'au volant de sa voiture dans les tunnels de l'Avenue Louise, complètement congestionnés aux heures de pointes. Croiser les regards d'autres personnes et essayer de deviner à quoi peuvent-elles bien penser de si bon matin. Opposer la tristesse à la joie, la fatigue au repos, la jeunesse à la vieillesse, la modestie à l'opulence. Ecouter la Nocturne n°9 de Chopin. Avoir l'impression que le monde extérieur devient tout à coup visible sous un autre angle après en avoir occulté l'aspect sonore. Ne plus entendre le brouhaha de la capitale qui s'éveille, ni les klaxons presque incessants, et encore moins la conversation de cette fille brune pendue à son GSM depuis cinq minutes.


Passer chez EXKI place Stéphanie et emporter un chocolat chaud. Se brûler les lèvres et mettre à rude épreuve ses gencives au contact du breuvage encore bouillant. Pousser la lourde porte en fer forgé de son bureau. Gravir une à une les quelques marches de marbre blanc qui mènent au hall d'entrée magistral. Appuyer sur le bouton d'appel de l'ascenseur et composer le code qui mène au 3ème étage. Laisser se dérouler la matinée devant son ordinateur sous les toits d'un immeuble bourgeois. Écouter le bruit de la pluie qui tombe sans discontinuer sur les Velux. Penser qu'on aimerait être bien au chaud, blotti sous la couette contre l'homme qu'on aime, plutôt qu'à s'évader devant ce tableau citadin qu'un peintre romantique aurait pu peindre par le passé. Exécuter les tâches que l'on vous donne à effectuer. Répondre aux e-mails d'amis proches qui connaissent des ruptures amoureuses. Essayer de leur apporter tout le soutien possible. Les assurer de notre disponibilité s'ils en ont besoin. Constater que les gens aiment à compliquer leur existence alors que tout pourrait être si simple et éviter beaucoup de souffrances inutiles. Partager quelques rires et anecdotes avec des collègues de travail. Laisser l'après-midi défiler au rythme des coups de téléphone et des réceptions de fax. Être soi-même. Être récompensé par de nombreux avis positifs sur son travail, tant sur la qualité, que la quantité et la rapidité. Rentrer dans le moule, se laisser malaxer, et se fondre dans la masse. Ne pas en penser moins cependant.


Se rendre chez Zadig & Voltaire, et jouer avec les nerfs de la vendeuse. Faire croire que l'on est assistant personnel d'une chef d'entreprise qui dépense des centaines d'euros dans ce magasin par mois. Lui demander d'emballer un CD à 5 € dans du papier de soie et de le placer dans un joli petit sac. Aimer voir le ressentiment que celle-ci peut montrer devant les autres clients, surtout à la vue d'une Visa, d'un MasterCard business, et d'une Amex dans un portefeuille. Remonter en direction de la rue Defacqz pour quelques mètres, jusqu'à atteindre le Pain Quotidien. Profiter de l'atmosphère chaleureuse qui s'en dégage grâce à l'utilisation omniprésente de bois brut, recréant cette ambiance si particulière, toute droit sortie de la campagne flamande. Se délecter de cette odeur de levain, mélangée à celle du sucre. Arriver au croisement des deux lignes 81 et 94. Remonter la rue du Bailli, puis flâner dans le quartier du Châtelain, idéalement un mercredi en fin d'après-midi, quand a lieu le marché hebdomadaire, où les étals de fruits et légumes contrastent avec leurs couleurs, le plafond nuageux grisâtre qui règne bien souvent sur Bruxelles. S'éloigner de ces rues pour rejoindre le parc Tenbosch à quelques pas de là. Arriver après sa fermeture lors des horaires d'hiver et longer les grilles qui le ceinturent. Sentir la nature encore moite d'une averse passée. Profiter de ce mélange d'odeur d'humidité et de sous-bois, alors que la brique et les pavés envahissent les abords de ce jardin à l'anglaise, réputé pour ses nobles fréquentations et son calme. Eprouver un élan de délectation. Sourire sans vraiment savoir pourquoi. Être tout simplement bien. Rentrer chez soi, et tout recommencer...

13 septembre 2009

Success is the key...


Même si on ne m'avait jamais habitué à utiliser une voiture à tout va, pour réaliser le moindre déplacement, j'avais tout de même commencé à prendre des leçons de code de la route au printemps 2008, à une époque où je n'avais pas grand chose à faire dans ma vie, pas vraiment de but bien défini, et surtout en étant libre comme l'air... Avec un déménagement à Bruxelles, des études à plein temps, les leçons de conduite ont suivi mais à un rythme extrêmement lent, jusqu'à la date fatidique du 8 septembre 2009 où l'examen final a eu lieu à 10h15. Personnellement je me demande toujours comment un inspecteur national peut être aussi froid et aussi neutre, tant dans ses gestes que dans le ton de sa voix... Peu importe, ce genre de comportement ne m'intimidait désormais plus et nous voici donc partis pour un petit tour dans les rues matinales de Reims, où il semble n'y avoir aucune âme qui vive. Première manoeuvre : créneau du côté gauche entre deux voitures. Viennent ensuite les rues étroites, puis les priorités à droite, le cycliste à doubler, la portion d'autoroute, la deuxième manoeuvre de rangement en bataille, en marche arrière. Un flot de remarques plus tard, comme celle de rouler plus vite sur autoroute, l'épreuve arrive à sa quasi-fin lorsque le feu situé en haut d'un pont passe au rouge. A cet instant, on se répète qu'on doit réussir son démarrage en côté à tout prix, ne pas lâcher l'embrayage trop rapidement, ne pas faire reculer la voiture, et... à trop réfléchir, on câle ! L'examen se termine finalement sur ce point noir. On repart la tête remplie de questions : Ai-je réussi ? Ai-je fait une grosse erreur ? Mais il ne reste plus qu'à attendre...


Quarante-huit heures plus tard, l'enveloppe se trouve dans la boîte aux lettres. Pendu au téléphone, on m'informe que j'ai obtenu le précieux sésame rose, au bout de tant de temps ! Et dire que certain(e)s sont obligé(e)s de le repasser une deuxième, une troisième, voire une cinquième fois ! Pour la première fois depuis mon retour en Suède en juin 2007, j'ai réussi un examen majeur, dans l'une des grandes épreuves de la vie, alors qu'il y a encore quelques années, je ne me serais jamais vu au volant d'une voiture, et encore moins sur autoroute... Apprendre une bonne nouvelle comme celle-là, malgré les évènements qu'on a pu récemment connaître, remplit d'une joie immense, d'une satisfaction personnelle, d'un sentiment de victoire sur beaucoup de choses. Qui plus est, ce sentiment est décuplé lorsque seulement 24 heures plus tard, les résultats de mon année d'études sont proclamés et que j'obtiens ma deuxième année d'études. Je suis donc admis dans l'année suivante et je vais entamer ce stage que je voulais tant avoir, plutôt que de repartir en Erasmus... Je reprends la page du livre de ma vie où je l'avais laissée en octobre 2007, pour y écrire mon souhait de réussir face à tout ce qui présente désormais à moi. Beaucoup ont douté de ma réussite aux examens de septembre, et encore plus de mes capacités à décrocher mon permis de conduire ; j'espère bien leur avoir démontré que malgré les apparences, j'ai su puiser ma force dans mes faiblesses afin de rayonner de la sorte aujourd'hui...


Il est quelque peu bizarre de dire que cette réussite n'est pas forcément liée à une charge de travail et de révision plus importante de ma part, dans le but de réussir mes examens universitaires. J'estime surtout que j'ai eu la force d'y croire au fond de moi, même si je ne m'en sentais pas capable au premier abord. Sans tomber dans la niaiserie Careyienne et Houstonienne du "There can be miracles when you believe", j'ai surtout réalisé qu'on peut s'enfuir bien plus loin que ses rêves, sans prendre l'avion ou somnoler à bord d'un train... Pour le moment, j'ai surtout envie de profiter de cette réussite avec mes amis bruxellois, et des quinze jours de vacances qui s'offrent à moi, avant le début d'un stage qui s'annonce passionnant et enrichissant. Rien, ni personne ne m'arrêtera pour le moment ; à genoux, et face au vent, j'ai quand même réussi à atteindre le bonheur. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d'être entouré d'éclats de rires et de monde, pour masquer la solitude et le silence qui les effraient tant... Avec l'ambition, l'énergie, et la persévérance, l'être humain - tel qu'il soit - peut réaliser bien des choses. Les derniers évènements qui viennent de se produire en sont le parfait exemple à mes yeux. Il ne me reste plus qu'à aller retirer mon relevé de notes à côté de la Place du Luxembourg, et mon permis de conduire d'ici quelques semaines à l'Ambassade de France, Boulevard du Régent, mais enfin et surtout, savourer pour encore quelques temps, ces inestimables moments de satisfaction personnelle...

02 septembre 2009

Back in Belgium...


Je redoutais de revenir à Bruxelles, mais je dois dire que mon retour en Belgique s'effectue relativement bien. Certains diront qu'il est honteux de sortir jusque 4 heures du matin alors que l'on doit passer un examen deux jours plus tard, mais c'est généralement avec un rythme de vie comme celui-ci que je réussis le mieux mes examens, notamment un 17/20 il y a trois ans en Histoire des institutions américaines, obtenu à grand renfort de Red Bull sans avoir dormi la nuit précédente ... Bizarrement, je vais très bien en me retrouvant dans une situation similaire à celle que je vivais lorsque j'étais étudiant à Örebro, c'est-à-dire voir mes amis, faire la fête, refaire le monde, profiter de ces quelques instants de jeunesse éphémère. Je passe des soirées à danser face à de jolis garçons, des heures à me promener dans les rues parfois désertes de la ville, des après-midis à flâner dans le Bois de la Cambre, si proche de chez moi et où je trouve rapidement le moyen de me ressourcer sans personne. Je ne suis ni heureux, ni triste, je prends les choses comme elles viennent, qu'il pleuve ou que le soleil brille toute la journée. Je trouve le bonheur dans des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes aux yeux de beaucoup d'autres personnes, mais elles ont au moins le mérite de m'apporter le calme et la douceur de vivre au quotidien...


Dans un autre domaine, j'ai rencontré de nombreuses personnes en peu de temps, les demandes d'amis en tout genre sur un célèbre réseau social s'accumulent rapidement, bien qu'aucune ne m'attire particulièrement pour construire quelque chose. J'ai appris à être bien tout seul il y a déjà longtemps, et je retrouve la tranquillité et la quiétude à l'intérieur de moi-même... Néanmoins je dois reconnaître que j'ai rapidement succombé aux plaisirs de la chaîr à de nombreuses reprises ces derniers temps, sûrement dans un but de purgation, de vengeance, de course au plaisir futile et éphémère. Je n'ai pas honte d'avouer que j'ai couché avec "déjà" 5 garçons en à peine dix jours passés chez moi, oui, moi, celui qui jadis témoignait sur ce même blog de son dédain pour le sexe sans sentiments... L'élément paradoxal consiste à avouer que je n'y ai pris aucun plaisir particulier, si ce n'est celui de voir celui je pouvais procurer à quelqu'un. Il est facile de voir à quel point je peux plaire, je cumule les votes, les coeurs, les messages ou je ne sais quoi d'autre sur de nombreuses sites de rencontres - désespérées - des regards approbateurs dans le tram 94 qui traverse l'Avenue Louise, ou des mains plus que baladeuses en soirée. Je ne me considère pas comme exempt de tout défaut, mais comme quelqu'un qui a pourtant beaucoup plus à offrir dans une relation, qu'elle soit amoureuse ou amicale, tant du point de vue de la fidélité, de la sincérité, que de la véracité de mes sentiments, qu'environ 90 % de la population homosexuelle, voire peut-être plus...


Mes plus proches amis ont noté une remise en question rapide et vraisemblablement fructueuse, des efforts perceptibles très rapidement visibles à l'oeil de tout le monde, principalement sur l'apparence physique, et un certain bien-être personnel : je n'ai rien de plus à ajouter à leurs constatations et surtout à ce que deux d'entre eux ont pu me dire lors de moments dignes du meilleur épisode de Confessions Intimes de la première chaîne télévisée française... J'ai juste essayé de transformer mes faiblesses en force, pour y croire encore et toujours. I know what I want. Yo sé lo que quiero. Choisir de nouvelles couleurs, une nouvelle palette, pour peindre une nouvelle vie, en alternant le céruléen, le magenta, le pourpre, l'acajou, l'anthracite, le crème, et toutes les autres teintes qu'un artiste peut avoir au bout de ses pinceaux. L'avenir me dira ce qu'il adviendra de beaucoup de choses, qu'il s'agisse d'une relation amoureuse perdue, de mes amitiés passées et présentes... Une chose est cependant sûre et certaine : je n'ai besoin de personne dans ma vie pour le moment pour aller bien, je n'ai de compte à rendre personne, je sors régulièrement jusque 3 ou 4 heures du matin, pour partager des moments en or avec mes plus proches amis bruxellois... Je n'ai pas besoin d'alcool pour me sentir bien, pas besoin d'exposer les détails les plus sordides de ma vie intime, sauf peut-être ici, ni le besoin de me sentir constamment (mal) entouré pour aller bien dans ma tête et dans ma peau... I'm going well, and that's it...

17 juillet 2009

Mea culpa...


Se remettre en question n'est jamais chose facile et occupe d'autant plus l'esprit quand un agenda est assez vide pour laisser tant de place à la réflexion. Je tiens tout d'abord à rectifier une chose, la Belgique est certes un pays différent de la France, mais n'en est aucunement pire ou mieux qu'ailleurs. J'avoue avoir été beaucoup trop regardant à certains points, et surtout, à ne me focaliser que sur ceux-là, en oubliant que je détestais bien des choses en France. Je me retrouve à passer l'été dans ce qui est certes mon pays de naissance, mais où j'arrive pas moment, à ne plus me sentir vraiment chez moi. Par exemple, j'abhorre ce comportement qui consiste à raconter sa vie chez les petits commerçants, à savoir si Tante Yvonne, ou les petits-enfants vont bien, comment va la famille, et compagnie, le tout pendant 10 bonnes minutes alors que bon nombre de personnes attendent aussi derrière vous. De même que ce fleuriste qui se plaint quotidiennement de la perte de chiffre d'affaires due aux travaux du tramway à Reims... Les Français ont une image de râleurs continuels, à manifester et à faire grève à la moindre opportunité - surtout si cela leur permet d'obtenir un jour de congé en plus ou de pouvoir faire le pont. Ce trait de caractère provient sans doute du système scolaire dans lequel nous sommes tous élevés en France. Un système où analyser, comparer, avoir l'esprit critique, remettre en question, pour finalement rendre des dissertations de plusieurs pages, est extrêmement valorisé au niveau de la notation. Même si cette méthode comporte des avantages, elle apporte aussi son flot de points négatifs...


Tout cela pour en venir au fait que j'ai toujours été accueilli chaleureusement par les Belges, même si certains ont croisé ma route avec des mots difficiles à entendre, notamment les personnes âgées. Mais en ce qui concerne celles et ceux que j'ai côtoyées aussi bien d'un point de vue privé, qu'au cours de mes études, elles ont su me considérer tel quel, et ont souvent été mises à rude épreuve par mes critiques acerbes et répétées sur la société belge. Je souhaite donc m'excuser auprès de Logan, Flore, Olivier, Jean-Benoît, Adrien, Frédéric, Grégory, Thomas, Cathleen, Arthur, Elisabeth, Elodie, Adeline, Elsa, Djamila, Esther, Sébastien, Sophie, Alison, Laura, Laurent, Michaël, Djamal, et encore plus auprès de Christopher. M'excuser principalement aujourd'hui pour tous les mots blessants que j'ai pu avoir envers certains, mais aussi pour cet agacement perpétuel que j'ai provoqué de plus en plus fréquemment ces derniers temps... Je peux comprendre qu'il faudra sans doute du temps pour être pardonné, si je dois l'être bien entendu, pour retrouver un climat serein et détendu entre toutes ces personnes et moi... Je serai de retour à Bruxelles dans un mois, et je compte bien faire en sorte d'être plus facile à vivre, et surtout de parler de ce qui me plaît en Belgique. Les nombreux espaces verts de Bruxelles sont par exemple un énorme havre de paix contrairement à bien des endroits en Europe, où le béton armé et le bitume ont envahi les espaces privés et publics. J'aime aussi la richesse architecturale de cette ville, où la brique est abondamment utilisée, et où de nombreux bâtiments sont de purs chefs-d'oeuvre architecturaux. Etc.


Me faire à la vie quotidienne en Belgique n'a pas été chose aisée, notamment au tout début de mon expérience, mais toutes les personnes que j'ai précédemment citées, m'ont apporté à leur manière, par leurs mots, leurs gestes, ou leur affection, la volonté que j'ai aujourd'hui, celle de vouloir rester dans ce "plat pays", sûr d'y apprendre encore beaucoup de choses tant au niveau académique, que personnel, grâce à l'échange avec les autres... Il est peut-être trop tard pour tenir de telles paroles et envisager de telles résolutions. L'erreur est humaine, admettre la sienne est inhumain. Elle permet cependant de faire le point sur ce que l'on souhaite réellement dans sa vie. Tant au niveau des amitiés, de l'amour, des études, mais aussi tout simplement pour soi-même. J'y ai déjà trouvé certaines réponses d'une manière plus que certaine. Je peux vivre en Belgique aussi bien qu'ailleurs, y être pleinement heureux, tant que j'y ai de quoi manger, de quoi étancher ma soif, des amis avec qui partager des moments de rires - et parfois de doutes - même si j'y ai finalement perdu la chose la plus importante à mes yeux : l'amour. Personne ne peut dire de quoi demain sera fait : les vrais problèmes que nous devons affronter au quotidien sont ceux auxquels nous n'aurions jamais pensé une seule seconde. J'espère que vous comprendrez toutes et tous à quel point je souhaite faire d'énormes efforts pour ne plus vous paraître négatif à longueur de journée ou de soirée, et surtout à profiter un peu plus de vous tous. Vous êtes uniques, vous êtes désormais des hommes et des femmes qui me manquent déjà énormément, et j'espère vous revoir tous très vite...

04 juin 2009

Lointaines étoiles...


La première fois que j'ai dû entendre parler de l'Union Européenne, je devais être à l'école primaire en classe de CM1... Et pour cause, c'était l'année où l'Autriche, la Suède, et la Finlande rejoignaient les douze autres pays qui avaient décidé de s'unir pour être plus fort. Près de dix ans plus tard, après la mise en place d'une monnaie unique, et l'adhésion de 12 nations supplémentaires, je m'apprête à voter pour la première fois aux élections du Parlement Européen... Néanmoins, dans un contexte de crise et d'actualités peu réjouissantes, avec notamment la récente disparition de nombreuses personnes à bord d'un avion de la compagnie Air France au large du Brésil, l'Union Européenne semble être la dernière préoccupation de ses citoyens... à tort ou à raison. Et pour cause ! Les hommes et femmes politiques nationaux ont bien trop souvent fait reposer sur les épaules de la Commission ou du Parlement, les erreurs et les inefficacités de leurs politiques nationales. Récemment, notre "bien-aimé" président nous expliquait que les quotas de pêche et de production de lait avaient été fixé par Bruxelles, et que rien ne pourrait donc être changé... Sachez Monsieur Sarkozy que ces quotas sont le fruit de négociations entre tous les pays de l'Union Européenne au cours des fameux Conseils des Ministres, et que notre Ministre de la Pêche et de l'Agriculture les a négociés, mais surtout, et bel et bien, acceptés ! Il est donc totalement hypocrite d'aller à la rencontre des producteurs de lait pour faire mine de comprendre leur désarroi, face à la gravité de leur situation...



Même si l'on cherche à s'y intéresser, il apparaît très rapidement à n'importe quel individu que l'Europe est à la solde - tout du moins une partie - d'un libéralisme acerbe, notamment sur des dossiers récents comme la libéralisation des services postaux, ou encore la récente dérégularisation des normes de vente de produits aussi basiques que le lait, la farine, ou le beurre... Rien ne vous empêche aujourd'hui de croiser un paquet de 946 grammes, ou une bouteille de 89 centilitres. Faites vos courses et prêtez-y un peu attention, une marque célèbre de jus de fruits vient tout juste de réduire ses contenus, sans en diminuer toutefois le prix ! Résultat, on ne baisse pas le prix, mais la quantité est moindre. Ou comment masquer une inflation cachée... Où repose alors l'intérêt du consommateur et la notion de développement durable qui devrait, en théorie, faire la guerre à la multiplication des petits conditionnements ? Certains diront que les industriels sont les grands gagnants de ce système, d'autres citeront la grande distribution, mais le tout est orchestré et rendu légal par l'Union Européenne. Difficile dès lors de vanter les mérites d'une Union dont on ne connaît que vaguement, voire pas du tout les organes exécutif et législatif, sans oublier non plus que les députés européens mènent une vie royale pendant quelques années... sans avoir à rendre vraiment de compte à la fin de leur mandat !



C'est un constat : l'Europe ne fait plus rêver. La faute à qui ? La faute à quoi ? Peu importe les réponses que l'on pourrait y apporter, l'Europe est dans une impasse, car elle n'a tout simplement pas réussi à se vendre à ses citoyens au fur et à mesure de la construction européenne. Faute de pouvoir inspirer la sécurité, elle suggère la peur. Au lieu d'évoquer la richesse, elle est synonyme d'appauvrissement. A défaut de vouloir être un organisme de progrès social, elle s'impose comme une structure responsable de régression. Et pour finir, faute d'une communication simple et efficace, à la portée de tous ses citoyens, elle s'érige en structure technocrate et élitiste... Dans un autre domaine, même si l'Euro nous a apporté un confort certain lors de nos voyages dans une partie de l'Europe, il a été et est toujours synonyme d'inflation et de perte de pouvoir d'achat dans l'esprit de la plupart des habitants de la zone euro, la faute à de nombreux indépendants, industriels, et autres, qui en ont profité pour arrondir à la hausse leurs prix, avec une large marge. Les 15,24 € et les 5,81 € ont laissé la place aux 15,50 € et aux 5,85 €... C'est dans ce contexte que l'on demande aux électeurs de voter pour changer l'Europe, mais n'est-il pas tout simplement trop tard dans la tête des électeurs français, déjà déçus et lassés des promesses, pour ainsi dire jamais tenues des derniers présidents et ministres qui se sont succédés au pouvoir pendant les dix dernières années ? Il semble que cette nouvelle déception apportée par l'illusion d'une Europe salvatrice constitue la goutte de trop d'un vase malheureusement déjà trop plein...

29 mars 2009

Leçon de vie belge...


Tout bon Français qui se respecte devrait connaître quelques rudiments de belge avant de mettre le pied en Belgique afin de lui éviter bien des tracas... Premier constat, adoptez le tutoiement car bien peu de personnes s'adresseront à vous avec le vouvoiement ! Il est fréquent de croiser une personne dans la rue qui vous demande directement "Bonjour tu n'as pas l'heure s'il te plaît ?" Disons qu'en première approche, il est facile et normal d'être choqué par tant de familiarité de la part de nos cousins wallons... Nous n'avons pas élevé les cochons ensemble non mais ! Après les traditionnels septante et nonante pour soixante-dix et quatre-vingt dix, il est possible d'être rapidement perdu par une bête phrase comme "Pardon est-ce que tu sais ramasser ma latte qui vient de tomber de ma farde ?" Kézako ? Tout d'abord le Belge ne sait pas vraiment faire la différence entre les verbes pouvoir et savoir ce qui donne souvent lieu à des sonorités bizarres de phrases même si le sens global est compris. A leur décharge, il paraît que le problème vient de l'influence du néerlandais en ce qui concerne cette distinction entre les deux verbes. Quant aux deux autres termes de la phrase, il s'agit de notre traditionnelle règle qui nous sert à tracer des traits, et du classeur... Pas trop perdu pour le moment j'espère ?



Au moment venu de faire des courses, n'oubliez pas qu'acheter des timbres est un véritable parcours du combattant : à part les bureaux de Poste remplis de monde et quelques supermarchés, il est très difficile de s'en procurer. Dans la même optique, oubliez les hypermarchés français proposant produits laitiers sur des dizaines de mètres, avec de la Danette vanille, praliné, chocolat extra noir, chocolat au lait, brownie, petit-beurre, pistache, chocolat blanc, etc. En Belgique un "grand" supermarché fait la taille moyenne d'un Monoprix sans son rayon vêtements et soins du corps, ce qui n'est tout de même pas bien grand pour des standards français. Difficile dès lors que l'on a été habitué à un vaste choix de produits de trouver quelque chose de bien précis dans une gamme de produits beaucoup plus réduite... Oubliez aussi l'idée que le rayon fruits et légumes vous propose des cerises au mois de décembre et des litchis en plein été ! Quant à l'alcool, les champagnes et alcools forts ne sont pas en vente libre, et vous devrez faire la queue (ou la file selon l'expression belge) à une caisse bien précise pour montrer patte blanche... Pour les intoxiqués, vous pourrez également acheter vos cigarettes dans un supermarché, chose impensable en France. En bref, la Belgique est un petit pays, certes tout proche et partageant la même langue que nous - ou presque - mais la consommation de masse à l'américaine n'a pas encore trop gagné les rayons du plat pays !



Puis vient l'heure de passer à table, un Belge déjeune au petit-déjeuner, dîne le midi, et soupe le soir... Un peu compliqué à comprendre, non ? Par ailleurs, tout bon Français aura bien du mal à trouver une boulangerie en Belgique, et quand bien même vous l'aurez trouvé, difficile de trouver une bonne baguette et des bonnes viennoiseries. Les pains au chocolat, croissants, et autres "couques" sont beaucoup trop denses et secs à mon goût. Reste la solution la moins pire qui connaît un succès croissant en Belgique comme en témoigne l'ouverture récente de 3 magasins : la chaîne de boulangeries Paul qui ne vous infligera pas d'utiliser des noms inconnus, étant donné que les viennoiseries ont gardé leurs noms habituels français... N'oubliez pas non plus le petit crime de lèse-majesté final dans les boulangeries traditionnelles : les éclairs au chocolat ou au café sont fourrés... à la crème pâtissière ! Dans un autre domaine, n'ayez pas peur si l'on vous parle de pistolet et de mitraillette, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une petite miche de pain et d'un sandwich où s'accumulent frites, mayonnaise, salade, et viande. Et sachez que bon nombre de Belges n'apprécient pas l'idée de manger deux plats chauds par jour, et recourrent au sandwich ou à la "boîte à tartines" pour se nourrir le midi... Il faut quand même bien avouer que le Français a forte réputation, tout du moins à l'étranger, de passer quasiment toute sa journée assis à table, ce qui est bien mal compris par nos amis belges...

15 février 2009

Et si chacun faisait un geste ?


Depuis le début de ma vie bruxelloise, je me suis lancé un défi : celui de faire plus de petits gestes pour la planète. En effet, que faire de plus après avoir installé des ampoules à basse consommation, ou bien effectuer scrupuleusement le tri sélectif. Loin de moi l'idée de vivre comme à l'âge de pierre, juste celle d'essayer de faire attention aux produits que j'achète et au mode de vie que j'adopte. A l'heure où les médias nous interpellent de plus en plus sur la chasse au gaspillage et sur le réchauffement climatique, je pense qu'il serait bon que chacun fasse un geste de plus par mois pour la Terre et l'environnement. Tout d'abord, je suis heureux de faire mes courses à pied, ou bien dans le pire des cas en utilisant un bus ou un tramway. J'ai découvert grâce à Carrefour, les produits de sa gamme Agir qui ont tous obtenus le label écologique de l'Union Européenne, lequel est accordé aux produits qui satisfont aux exigences environnementales de cette même Union. Parmi les critères retenus : faible pollution de l'eau, faible pollution atmosphérique, faible niveau d'émissions de gaz à effet de serre et de consommation d'énergie. On retrouve donc dans ces quelques produits ayant le moins d'impact possible sur l'environnement : un nettoyant ménager, un nettoyant à vitres, un produit vaisselle, une lessive, un adoucissant textile, des pastilles pour lave-vaiselle, des mouchoirs, du papier toilette, de l'essuie-tout, etc. Même si je ne suis pas devenu complètement converti, bien souvent pour des questions financières malheureusement, la plupart de ces produits se sont retrouvés dans mon panier, histoire de faire un petit geste quotidien...


Dans le même esprit Carrefour a lancé ses produits Bio, mais je me dois d'être beaucoup plus réservé sur ces produits qui sont garantis sans engrais, pesticides, et compagnie. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que l'ail bio provient... de Chine ! Sans doute est-il biologique dans sa production, mais pas vraiment écologique dans son transport ! Ne sommes-nous pas capables de faire pousser sainement de l'ail en Europe ? En bref, il convient de regarder un peu plus en détail les spécificités de culture de ces produits mais j'ai aussi cédé pour une huile d'olive bio produite en France, du lait bio récolté en Belgique, mais j'ai définitivement tiré un trait sur la viande et les oeufs bio qui restent parfois jusqu'à cinq fois plus chers que la production dite "classique". Dans un autre domaine, j'ai aussi fait attention à mes consommations particulières d'eau et d'électricité, ce qui me permet de retoucher plus de la moitié d'un mois de loyer à la fin de l'année. Fini la box allumée en permanence et j'essaye de ne plus passer des après-midis entiers à regarder la télévision tout en étant sur Internet. Finalement on s'y retrouve quand même à faire attention à son mode de vie sans se priver, non ? Et à ceux qui crient qu'ils ne vont pas renoncer à leur vie pour la planète, je souhaite leur dire que je n'ai pas renoncé à mon confort pour autant, et qu'il n'y a pas point de paradoxe dans cette affirmation.



Vivre à Bruxelles m'a aussi donné l'occasion de découvrir la chaîne de restauration rapide Exki. Là où la plupart des gens associent la restauration rapide avec le clown d'une célèbre chaîne américaine, ou le fameux "goût" de sa concurrence belge, Exki mise sur des repas sains et équilibrés. Tout d'abord, la chaîne met en avance ses aliments sans additifs, dont certains sont bio comme le pain, le yaourt, le lait, les biscuits, les confitures, les tartelettes, et se refuse à utiliser à outrance autre chose que des fruits et légumes saisonniers. Le sucre et le café sont issus du commerce équitable. Quant au cadre du lieu, il se veut respectueux de l'environnement par du mobilier en bois issu de forêts occidentales gérées, des produits d'entretien de la gamme Ecover pour le nettoyage des surfaces et des cuisines, mais aussi par des systèmes plus intéressants comme la récupération de la chaleur émise par les réfrigérateurs pour chauffer l'espace... Les assiettes et les bols à soupe sont fabriqués grâce à de la pulpe de canne à sucre, et finissent donc leur vie dans le compost ! Et plus récemment, la chaîne a décidé de favoriser la réutilisation des emballages, en offrant des cafés gratuits aux personnes qui viennent chercher leur repas à emporter avec des sacs en papier fournis lors de leur précédente visite. Le seul bémol réside dans des prix un peu chers par rapport aux portions que l'on trouve dans nos assiettes, mais une fois de plus, on mange sain et rapide, tout en faisant un petit geste pour l'environnement. Mais surtout, on sort de table en étant calé, ce qui n'est pas vraiment le cas de célèbres chaînes de fast-food. Pour information, Exki possède quelques restaurants à Paris et envisage de s'ouvrir très bientôt à Lille. Avis aux intéressés ! Et vous, êtes-vous prêt à faire un geste ou même plusieurs pour l'environnement ?

06 janvier 2009

Ô neige ! Ô froid ! Ô verglas !


En ces premiers jours de l'année 2009, l'hiver fait une poussée remarquée en nous rappelant que la Nature, reste bien la maîtresse de la Planète... Neige, verglas, et gel, rythment notre vie depuis bientôt quelques jours, que ce soit à Paris, Bruxelles, ou Londres, et il serait simplement naturel de se demander où est passé le fameux réchauffement climatique ! Sans doute avez-vous oublié que ce phénomène accentue les contrastes entre saisons, ce qui explique sûrement la disparition de véritables printemps et automnes, mais aussi l'apparition de températures de plus en plus chaudes l'été, et d'hivers, bien entendu, de plus en plus rigoureux. Le Gulf Stream évolue probablement plus vite que l'on ne le pense, et la menace d'un climat européen bientôt comparable à celui de nos voisins d'outre-atlantique devient de plus en plus possible. Dans les prochaines années, sera-t-il normal de voir le jardin des Tuileries recouvert d'une épaisseur de neige comparable à celle qui s'abat chaque hiver sur Central Park en plein coeur de New York ? La dernière vague de froid notable comparable à celle qui touche nos pays aujourd'hui remonte bien curieusement à l'hiver... 2003. Devons-nous pour autant nous attendre à un épisode caniculaire d'une quinzaine de jours où les températures frôleront les 45°C chaque après-midi et ne jamais descendre sous les 25°C la nuit ?



Alors que EDF exporte généralement plus de 13 % de sa production d'électricité à l'étranger, et dispose encore environ de 15.000 mégawatts de production disponible, l'entreprise privée appelle à limiter sa consommation pour ne pas mettre en danger l'approvisionnement du réseau français ! Même refrain que pendant l'été 2003 : particuliers, consommez moins ! Néanmoins, demander de réduire leur consommation aux particuliers me semble assez disproportionné quand nous assistons tous à un même phénomène : ces dizaines de magasins qui, climatisés en plein été, surchauffés en plein hiver, gardent leurs portes ouvertes à longueur de journée, quelque soit le temps extérieur... N'y a-t-il pas un gaspillage évident d'énergie quand on constate que la majeure partie du chauffage consommé par ces magasins provient de systèmes électriques ? Cependant nos modes de vie ont considérablement changé eux-aussi depuis une dizaine d'années, ce qui peut expliquer des records quotidiens de consommation d'électricité quand il fait -10°C à Paris alors qu'autrefois pendant des hivers plus rigoureux, la consommation électrique n'explosait pas. Les gens se plaignent du froid mais se promènent en débardeur ou en T-shirt chez eux, pendant qu'ils se préparent à prendre la direction du Boulevard Hausmann, à bord de leur 4x4 surchauffé, pour inaugurer le premier jour des soldes de magasins énergivores au possible ! Et dire que l'on n'a pas encore pensé à chauffer les trottoirs pour éviter à certains de se geler les fesses quelques minutes, quand d'autres doivent y passer la nuit entière ? Encore la faute du gouvernement certainement...


Alors que plus jeune, je garde le souvenir d'un seul télévision allumée dans une famille en rentrant de l'école, il faut désormais y ajouter la consommation de l'invention miraculeuse de la "box" (dont EDF a dû se réjouir), puis un ou deux ordinateurs, les veilles du magnétoscope, du lecteur de DVD, des autres télévisions, du décodeur TV, du micro-ondes, de la chaîne Hi-Fi, des radio-réveils, des téléphones sans fil à affichage LCD, du four, et bien d'autres encore... Rien d'étonnant à ce que la consommation moyenne d'électricité des Français explose ! Heureusement que les soldes nous permettent de nous ruer sur bonnets, manteaux, écharpes, bonnets, et autres, afin d'échapper au froid dans les rues. Encore faut-il daigner les arborer quand je vois la résistance des gens dans la rue, qui pensent défier les éléments, et tentent de prouver tant bien que mal qu'ils n'ont pas spécialement froids, gorge dégagée pour ces messieurs et nombril à l'air pour ces dames... Peu me chaut, je préfère arborer des énormes gants et ressortir le manteau dont je m'étais paré pour affronter le froid suédois lapon, plutôt que de finir avec une sinusite et une bronchite carabinée ! Aurons-nous pour autant un vrai hiver tel que nous en connaissions quand nous étions petits ? En attendant, libre à vous de trouver le moyen de vous réchauffer...

11 novembre 2008

Waffles, chocolate, and Manneken Pis...


It has been quite a few months since I last wrote on this blog. In fact, I have been very much affected by the loss of my grandmother in the beginning of September. Some questions obsessed my mind for quite a long period of time, but for now, I realized that it is not because my grandmother left this world, that she disappeared from my mind and my heart. I have never been a very pious man, though I like to think that she might have surely found another place to live in perfect harmony... Whether she be the air I breath in the morning, the sun I feel on my skin, or the rain which falls on the roof made of tin... Shortly after her funerals, I encountered much problems to move in to Brussels, but I finally did it. I am a student in a famous college located just next to the European Parliament, right in the middle of a very modern neighborhood of the Belgian capital. For the first time ever, I enjoy learning languages because I have very different courses from Law to Psychology, including Economics and other ones. But, in fact, Belgium is not that far from France, and one can easily feel that the French influence is very high. You can buy Le Petit Marseillais shower gel, have the daily edition of Le Monde at seven o'clock in almost all press shops, drink Evian water, and eat Bonne Maman jam... The very difference of Belgium is the mentality of people, which is much more complicated to understand than the Swedish one, for example, that I previously experienced...




Most of French shops have extended their influence beyond the border except a few ones, such as Ladurée which macaroons I miss so much... Curiously, it exists a strong francophobia among Belgian people. France is regarded as an arrogant country, mostly because Carrefour owns Belgian supermarkets, GDF has just bought Belgian energy providers, and of course BNP Paribas saved Fortis from bankrupt because of the financial crisis. I just wonder what would Belgium do if France was to stop all business with this country ? Even one of my teacher despised the fact that the French State and religious authorities are separated for more than 100 years : "Oh yes these stories of Republic... and laïcité... so boring". And she seemed to think that religion was a good purveyor of moral values and so on. I would like to contrast this idea, since a secular society does not involve that people are all idiots. Among all, I look at how Belgian people act everyday, and I understand why Brussels streets are so dirty. It is totally "normal" to see people threw plastic bottles, cans, newspapers, tickets, on the pavement, with absolutely no qualms. Almost nobody does the effort of waste sorting. Walking 400 meters to shop groceries is considered to be unsane for cars exist, drinking Coke from 25 centiliter bottle is the norm... Ecology and preservation of natural ressources are concepts they do not know. On this point of view, Belgium is much like the United States, perhaps even worse !



Brussels also offers a weird perspective when it comes to architecture. The very old stands near the very new... Complete neighborhoods have been demolished to erect all new buildings made of concrete and glass. Fortunately, politicians never really touched the old city and the famous Grand Place. This large and irregular square has something particular which gives it its uniqueness. It offers a perspective on the rich Belgian Middle Ages period, and houses made of bricks make one easily remember the Dutch capital's architecture style. In the same way, I wish I could visit very soon three major Belgian cities : Antwerp, Bruges, and Ghent. Indeed, I miss the trips I was doing almost every month while I was an exchange student in Sweden. My trip in Lappland keeps on being the best one I ever did, and Björkliden offered the best landscape I have ever seen, with an almost untouched and preserved nature... Moreover, I might have to spend the first semester of next academic year in another country, which both interests me and not, since I woud like to set up in a place for some years. Discovering another country and another culture would also be a complete benefit on my curriculum vitae. Let's say that we will see what happens...

09 septembre 2008

A toi Mamy...


Née le 26 novembre 1925, à Dizy-Magenta, elle était celle qui passa de nombreuses heures à mes côtés, parfois même des jours entiers à veiller sur moi comme seules les femmes savent veiller sur leurs enfants et leurs descendances. Quatre femmes ont particulièrement compté pour moi durant mon apprentissage de la vie : ma mère, ma nourrice, ma marraine, mais aussi et surtout ma grand-mère maternelle.

Il y a des moments passés à ses côtés que je n’oublierai jamais. Ces instants éternels que l’on ne voit qu’à travers des yeux innocents : ceux d’un enfant. Ta présence quasi-hebdomadaire et plus particulièrement lors des Noëls passés en ta compagnie, ta générosité pour les cadeaux offerts lors des grandes occasions, ta patience devant les parties interminables de Monopoly ou de jeu de l’oie, ta gentillesse lors des fins d’après-midi où nous allions tous les deux à la boulangerie pour m’y acheter des choux recouverts de pépites de sucre, ta passion pour la couture dont tu avais fait ton métier, et qui me permettait d’établir une véritable chasse au trésor, à la recherche des épingles tombées sur le sol, ta boisson préférée composée d’un grand verre d’eau anisée et de deux glaçons, tes parfums et tes bijoux soigneusement alignés dans ta salle de bain, mais aussi ta vulnérabilité lors de tes crises d’asthme.

Même si tu n’étais déjà plus tout à fait la même depuis quelques années et que tu n’es plus là aujourd’hui, je garderai à l’esprit tout le meilleur que tu as pu m’offrir. Tu n’as pas disparu de ma vie, ni des albums photos lorsque ton cœur a cessé de battre ce jeudi 4 septembre 2008. Tu as été la grand-mère dont beaucoup rêveraient, je te dis au revoir, mais tu resteras à tout jamais ma Mamy, et ça tu pouvais et pourras en être toujours fière.

07 août 2008

First Lady...


I do not really have much admiration for celebrities, whether they live nowadays or belong to History but I do have much esteem for very few ones. I once wrote about the French Queen Marie-Antoinette, which destiny was doomed when the French Revolution broke out, and left her without her head... Even if her life was less bloody but much more tormented, I would like to pay hommage to an American woman of French origins : Jacqueline Lee Bouvier, better known as Jackie Kennedy, the widower of the assassinated president of the United States, John Fitzgerald Kennedy... Even though she might have been one of the first celebrities to use the media cleverly, as a way to serve her own image and her husband's politics, she is the woman who brought elegance, charm, and what we could even say, a sort of glamorous touch to the American political landscape. For a couple of years, Hollywood was no longer in California : it was within the White House, with the image of a perfect family given by Jackie, her husband, and their two children... Among all, every respectable human being has, in his or her mind, the moment when Jackie and her unforgettable pink Chanel suit, were in Dallas, on November 22nd, 1963. It could have been a normal day, but on the contrary, she became the best witness of the murder of her husband, just under her very eyes, after the last shot literally exploded a large part of John Fitzgerald's head...


History could have only remembered this precise moment, but Jackie faced the event with a great behavior, and an extreme dignity few women would have found in themselves. She never showed publicly the immense pain she surely expressed when she was alone... In fact, she might have suffered for several years since her husband was being largely unfaithful. John Fitzgerald Kennedy was an insatiable man, always cheated on her wife with different mistresses. The FBI and the CIA even warned several times the American President about the multiple dangers he could face in having affairs with Marilyn Monroe, or Judith Campbell for example... But the general image of the couple was far different, so that she became even more popular than her own husband, and John Fitzgerald even declared "I'm the man who accompanied Jackie Kennedy to Paris" while visiting France in 1961. Nevertheless, Jackie did not seem to fight against the unfaithfulness of her husband and did never show any sign of jealousy in public. Except till few time she spent in the Mediterranean Sea, with Aristotle Onassis, which was to become her second husband... But the tragic Friday happened shortly after she came back home, and her life was forever changed.


Despite this event, Jackie was perceived before, and is still even seen today, as different from other women. In fact, she was much more cultured than the previous presidents and first ladies of the United States. She was faraway from the traditional image of the capitalist America. Since she had studied in Europe, more precisely at La Sorbonne University in Paris, and in Grenoble, before graduating with a Bachelor of Arts in French literature, Jackie did not talk about economy, profits, and benefits. She had taste and art sensibility when she had the White House restaured, redecorated, and refurbished, after she had been dismayed to find very little historic significance while visiting it... Nothing could actually predict that she would have had to face very unfortunate events, such as the death of two of her children, the assassination of her husband and his brother, the death of her second husband, and hopefully for her, Jackie would never know that her only son was going to die in a crash plane in 1999. Yet, her image gave everyone the impression of a fairy tale life, but suddenly, the fairy tale turned into a kind of nightmare she had to carry on with her for the rest of her great life...

27 mai 2008

Brussels, the city of Love...


I could talk for hours about how much I loved the few days I spent in Brussels. I could use thousands of different words to describe my feelings while I visited the Atomium, while I participated Brussels Gay Pride, or even while I saw the Manneken Pis for the first time ever in front of my very eyes... First of all, even though localted only an hour and a half by train from Paris, Brussels offers a wide choice of architecture styles, mixing with harmony, old and new, past and future, bricks and glass. In many ways, Brussels is very similar to Paris in its way of life, its French culture, and of course its French language which is spoken almost everywhere. On the other hand, the Belgian capital kept what Paris lost for decades, and what Amsterdam still keeps today : parks, trees, and a less stressful way of life than in the French capital. Eventually, I would rather say that I found Brussels to be a particularly attractive city. There, I made new friends and experienced the Belgian joie de vivre ! I did eat Belgian waffles, Belgian "French" fries - yes French fries are Belgian ! - Belgian speculaas ice cream, and of course, Belgian chocolates such as Pierre Marcolini and Godiva where I tasted fresh strawberries dipped in hot milk chocolate... Some days after, I spent lovely sunny days on the Flemish Belgian Coast of North Sea at Nieuwpoort and Koksjide.


Nevertheless, it would not be very fair from me to avoid the most important thing. As I told you so many times before, I would have never expected to find a boyfriend very soon, I have to admit that I was wrong. I did enjoy to visit Brussels but what I forgot to tell you about, is that I did find the guy I ever dreamed of. On this Friday evening, he passed my way and while we were speaking of many things, ours lips joined and we shared a single kiss, followed by many other ones... Everytime I look at him, I exhilarate and get lost in his blue eyes. While I watch him sleep, I love to glance at him and I finally realize how lucky I have been to find such a lovely man. Whatever we do, he always has an attention towards me, whether it be some fingers next to mine, or a serene face looking at me in a desirable way... Today, I wish I could tell him that there are no bars at my window, no ring at my finger, no palace to protect myself from the world. I have almost nothing to offer except being myself and loving him. Actually, there is just some gold at the end of my quill to write down these few lines to testify my feelings to him. I just follow his heart beats while I lay my head on his chest and it seems that time stops passing. I know he will read this article and I only want to whisper "Hush" to his ear because I do not want a word in reply to my words...


I want you to give me your hand and follow me... In the countryside, where fields of wheat grow knee-high and is as blond as your hair... In the vineyard, on the end of a stormy afternoon, where lightnings cross the sky and thunders make the ground rock... On the beach, at twilight, where the sun sets up and the wind draws waves on the sand... On the freshly mowed lawn of a public park, where people enjoy the freshness of the city after a hard day's work... In the mountain, where we would sleep and wake up with the rain falling down on the tin roof while I'm safe in your arms... In our bed, where hands brush skins and argan oil meets other fluids... In fact, there is no place where I do no want you next to me. When I think about all the conversations we had about what we both expected of a boyfriend, I now smile and hardly realize that I finally found in you, this imaginary cuddly blond guy I wanted to have. Your blue eyes keep on telling me how much you care everytime I cross your look and I tell myself that maybe you were right... And the unique thought I express in my mind in the timeless language of love, at this precise moment, is Je t'aime.

20 avril 2008

I've seen you dying...


Il existe des jours propices pour se promener parfois l'air pensif, la tête entre les nuages, pas vraiment sur Terre. Et il nous arrive d'être témoin d'un accident dramatique quand l'on s'y attendait le moins... Il y a quelques années, la métropole rémoise a penché en faveur de la création d'une première ligne de tramway traversant la ville du Nord au Sud-Ouest. Comme dans nombre de cas précédents, le projet avait suscité une vive hostilité de la part des commerçants et de la population craignant une hausse des impôts locaux, des mois de travaux lourds, et un investissement financier lourd de conséquences... Habitant sur une avenue phare de la ville de Reims où passera la ligne de tramway, les travaux ont commencé depuis presque un mois par les déviations des réseaux d'eau, d'électricité, de téléphone, de gaz, et des eaux usées. Et c'est ainsi qu'il arrive parfois de se rendre à pied en centre-ville et d'assister à un accident de chantier coûtant la vie à un ouvrier chargé de travaux sur le réseau d'eau. Un caisson métallique de plusieurs centaines de kilogrammes s'est écroulé sur cet homme qui n'a guère fait le poids. Après avoir été hospitalisé dans un état très critique, son coeur a finalement cessé de battre quelques jours plus tard et il a quitté le monde des vivants... Des fleurs symboliques ont été déposées sur le lieu de l'accident, témoignages éphémères d'un accident si vite déroulé et qui porte pourtant à réfléchir sur des questions que tout un chacun se pose à certains moments de son existence.



Notre mémoire abonde de souvenirs, de moments joyeux que nous avons passé avec les gens que nous aimons. Il peut s'agir d'une table de Noël où toute notre famille réunie nous témoigna de son affection ; d'un ami qui sut partager avec nous une crise de rire mémorable ; d'un amant qui nous ouvrit ses bras et son coeur le temps de quelques instants... Mais au milieu de ses moments de bonheur, il figure aussi certaines images que le temps ne pourra sans doute jamais effacer non plus, comme celle de cet ouvrier gisant face contre terre, le visage couvert de poussière. En tant qu'être humain ordinaire, on réalise parfois que la vie ne sera certes pas facile pour nous, mais faudrait-il y pour autant se laisser aller et renoncer à beaucoup de rêves ? Beaucoup pensent à trouver à tout prix le Prince Charmant mais il appartient à chacun de trouver sa voie et de donner un sens à sa vie par soi-même... Aujourd'hui je n'ai qu'une envie en tête, celle de continuer ce que j'ai entrepris il y a déjà presque deux ans maintenant lorsque je suis parti en Suède. Je veux découvrir le monde, danser sur les rythmes jazzies de la Nouvelle-Orléans, me prélasser sur les plages de sable fin de la Polynésie française, flâner le long de Rodeo Drive, de Park Avenue, ou encore Lombard Street, ou encore parler de chars et de tabarnak avec nos très lointains cousins francophones de Québec et Montréal...



Il existe bien entendu les innombrables discours sur le caractère éphémère de la vie et les regrets que l'on peut parfois éprouver face à une situation où notre choix a pesé sur notre bien-être. Et il est des jours qui nous rappellent à quel point notre vie peut s'arrêter à tout instant... Tel le soleil qui se couche et se lève, il existe des jours plus courts en hiver, plus longs en été. La définition de la vie réside aussi dans son caractère injuste qui n'autorise certains à ne vivre que quelques heures alors que d'autres arrivent à dépasser allègrement les cent ans. En ce qui concerne le temps qui défile chaque jour, chacun est libre de l'occuper à sa manière, de la façon dont il souhaite le vivre... Après avoir connu Paris, Londres, Stockholm, Helsinki, Oslo, Copenhague, et Amsterdam, c'est donc prochainement Bruxelles, nouvelle capitale européenne qui s'ouvrira à moi le temps d'un week-end prolongé courant mai. Découvrir d'autres cultures, partager ses opinions, s'enrichir personnellement en allant aux contacts des autres, et parcourir le monde ont été des idéaux atteints par quelques découvreurs il y a quelques siècles. Aujourd'hui ils s'imposent comme l'un des plus cadeaux qu'offrent la vie et la liberté à tout homme qui sait en saisir l'éphémère opportunité quand elle se présente à lui...

09 avril 2008

Closer are the Olympics, further are the liberties...


There used to be an era when the Olympic Games was a single event the whole Ancient Greece was expecting every four years. More than almost 3.000 years later, after the first revival of the Games in 1896 in Athens, Greece, thanks to the French Baron Pierre de Coubertin, the Olympics is to happen this year in Beijing, China. The Olympic Flame was in London a few days ago, and just left Paris after a series of demonstrations in the streets of the French capital all along the torch relay... Contrary to the speech delivered by the French Secretary of State of Sports, many people, not only in France but in the whole world, do not think that these demonstrations were irrespectful. China won the organization of the 2008 Olympics, that is true, and no one is to contest this fact, but as we all know, China does not respect some of the most basic human rights. The Chinese government agreed to consider some progress about this issue before the beginning of 2008, but since no effort is perceptible and since China represents more than a billion possible consumers and is also about to be the most powerful economic country in the world, Western countries do not really know how to act towards the coming Olympics... Should we boycott the opening ceremony ? Is it really possible to boycott Chinese goods while we all know that our houses are full of "made in China" products from our computers to our clothing ?


Since France will have the presidency of the European Union, the participation of our president, Nicolas Sarkozy, to the opening ceremony is highly symbolic. When people watched the Olympic flame making its way along the streets of Paris, they heard the boos, and they saw that people were far from clapping and enjoying the event... In fact, it was the perfect contrary than four years ago while the flame came from Olympia and reached Athens a few weeks later. And while the flame was about to reach the City Hall of Paris, when the Chinese representative saw the large banner "Paris defends Human Rights all over the world" floating over the façade and all the Tibetan flags the crowd proudly showed, he wanted the policemen to tear it down and seemed really furious that freedom of speech and thinking is still allowed in France ! Most of French people do not really feel very patriotic compared to countries such as Sweden or the United States but there is still a feeling that our country had a rich past, filled with events that might have been really bloody, but France was the first Republic in Europe, and was one of the very first countries to write down in its common law that all human beings are born equals in dignity and rights whether they be White or Black, rich or poor... The Declaration of the Rights of Man and of the Citizen guarantees freedom of thought, freedom of the press, and freedom of religion... It also recognizes the right to private property, the right to security, but also the right to be protected from oppression. Till now these values were these of democracy and progress, and China will not force us to step back just because of its world economic power !



Now, the Olympic Flame keeps on travelling around the world, through San Francisco, Buenos Aires, and it will reach Beijing before the end of the summer... But right now, there are troubles to solve and voices to be heard in Tibet. Whatever happens on this part of the Earth, human rights are not respected since no international law allows a government to repress demonstrations with the use of violence against human beings. History is filled with examples of how dangerous it can be to consider of no importance the first steps of repression : Protestants under the reign of Louis XIV in France, Blacks in the Confederate States of America until the end of the Civil War, Jews under the Third Reich in Germany, and so on... We, humans, do not live in a perfect world, but it is our duty to fight for a better world from any point of view. Yes, the Olympics is to be once again a "Citius, Altius, Fortius" world competition, but so will be the demonstrations if China does not prove herself more receptive to European and American proposals on the question of human rights and on the repression against Tibetan monks... Anyway, now that sport and politics are impossible to part ; in this context, which medal will Human Rights win ?