28 mai 2007

Je ne vous oublierai pas...

Let's say it directly : Sweden has been one of the most wonderful experience I have ever lived. When I arrived to Sweden on August 19th, I had absolutely no idea of what was going to happen. But as time went on, I enjoyed it more and more, day after day. Some people used to say that I could not leave my country, my family, my friends, and my boyfriend for such a long time, but it does seem that I succeeded... Ten months abroad help one to see that life can have much more different goals than when you are at home. Moreover, I have been able to travel so much in such a short period of time. Sweden firstly opened its cities to a fragile French boy : Örebro and Stockholm in the first very months, and then other cities as Björkliden, Abisko, Kiruna, and Låktatjåkko, in Lappland, for an amazing week under the Arctic Polar Circle. Falun and Mora were also the opportunity to have a closer look at traditional Sweden, and finally Göteborg closed the chapter of the Swedish discoveries. Moreover, Sweden offered me the possibility to travel around, in Turku and Helsinki in Finland, Oslo in Norway, Saint-Petersburg and Moscow in Russia, and finally I visited Copenhagen and her famous "Little Mermaid"... In fact, these months I spent away from France were not only the opportunity to travel, but to see the world as it is, with different eyes. Sweden greeted me as a mother could have done it, and also offered me the opportunity to become more mature. I can not say that all my feelings of anxiety and wondering towards my future disappeared but they stopped to make my brain busy with futile questions...


Though I arrived alone with only twenty kilogrammes of luggage and my small body, there were also other exchange students coming from a large variety of countries. I became a really close friend to some and I admit that I have also never talked to some other ones. Thus, I have now invitations to travel even more and discover far away countries. Yukie, Tomohito, Satomi, Ayaka, Shiori, and the two Kaori, expect me to come to Japan and visit all of them. Popi and Ioanna want me to come to sunny Greece. Erik, Sofia, Susie, Anna, Tohedeh, and all the other Swedish men and women I know can hardly wait to meet me soon or late. I could also say that the Finnish guy called Tommy was a classmate who became a true friend for me... The list might be really long if I want it to be accurate but I do not want to forget anyone. Of course, there are also all the people who had to leave at the first semester like many Germans and Canadians : Axel, Estelle, Daniella, Grit, Bryan, and Julia. I also shall not forget the three beloved French female friends, Eva, Estelle, and Céline. Going to Sweden was first an opportunity to discover a different culture, but finally it has been much more discoveries than I had first expected. It seems even more cruel to leave this "international family" after we have been living so many great moments together, but we all came knowing that this experience would have an end, and here it is...



Right now I do not cry or feel sad ; my brain might easily try to hide the reality to myself. In fact, I am more wondering about what is going to happen when I will be back to France than anything else. I wish I could be accepted to the university of La Sorbonne in Paris since my forms have already been preselected. I come back to France on June 17th and have English tests on the 20th. Moving in in Paris would be another fantastic personal challenge for me and I would also like to continue studying Swedish language. For all that, I just feel that my life is too quiet. I know nothing about hard life since one could easily say that I grew up in silk sheets so that I do not really have any harms... The only big news of the last weeks has been that my blog has been elected "blog of the month" in the free gay newspaper of Paris. I am not seeking for success and fame but it has always been quite a dream to be able to become a journalist or a writer. Instead of that, I might be studying one last year to work finally in the international trade relations, which is also something I am interested in. Today, I am only looking through the window and I can see the rain pouring down over the Swedish nature. Even the weather seems to strengthen the nostalgia which fills up my head. But as the motto says, do not be sad because it ends, be happy because it happened...

13 mai 2007

Caro mio...

Depuis deux ans, mon coeur t'a emporté aux quatre coins du monde. Je t'écrivais de Floride, depuis une plage de Miami où le soleil brûlait ma peau, lorsque peu de temps auparavant un orage déversait ses torrents sur la rue. Je rédigeais quelques mots à la terrasse d'un café de Reims, abandonné au regard des statues centenaires de la cathédrale qui s'offraient à mes yeux. Je t'envoyais une lettre de Laponie face au paysage arctique où la neige, le blizzard, et le froid avaient recouvert et gelé un lac d'un épais manteau blanc. Et il y a encore un mois, je griffonnais quelques lignes de Russie sur une carte postale, de Saint-Pétersbourg, le regard tourné vers la mer Baltique... J'aurais pu aussi t'écrire de Paris, là où la Tour Eiffel scintille de ses mille reflets sur la Seine depuis plus de cent ans. De New York habillée en Noël, là où quelques enfants s'émerveillent face aux vitrines illuminées sur Park Avenue. De Tokyo, où les jardins impériaux créent le seul havre de verdure et de paix face à la modernité des immeubles de verre et d'acier qui recouvrent la ville. De Venise, où les amoureux se réveillent habituellement au son des clochers de la place Saint-Marc une nouvelle fois recouverte par les eaux de sa lagune. De Stockholm où la fraîcheur de l'automne recouvre les rues pavées de Gamla Stan d'une épaisse brume. Peut-être ai-je les bras un peu frêles pour te porter mais s'il y a quelque chose que je peux aisément transporter à travers tous ces pays, c'est bien mon coeur avec lequel je peux t'écrire du souvenir d'un baiser - et t'en envoyer par milliers...



Je laisse le temps s'écouler au rythme des fuseaux horaires : - 1 heure, + 2 heures, - 6 heures... Des allers, des retours, des départs. Mais il existe toujours ce lien entre nous, cette chose indéfinissable qui semble tant vouloir ne jamais séparer nos destins. On avance tous les deux au fil des saisons... Beaucoup de jours se sont écoulés depuis la fraîche et pluvieuse soirée parisienne où deux garçons ont décoché les flèches de Cupidon... Des longues nuits d'été aux obscurs hivers, des averses de printemps aux étés indiens, des terres gelées aux espaces désertiques, je n'ai pas oublié les simples souvenirs de ton regard se transformant en une caresse et de tes bras m'entourant comme un drap de soie. Et bientôt je serai de retour dans ce pays qu'on appelle France. Il n'y aura pas de montagnes trop hautes à gravir, ni d'océans trop vastes à traverser, car ces vieux jours remplis de doute que tu haïssais tant, sont déjà partis loin de mon esprit... Les plus beaux moments qui se sont écoulés jusqu'à présent, ont été ceux à tes côtés. Ces quelques instants où j'ai pu me perdre dans les étincelles de tes yeux humides, frissonner au murmure du timbre de ta voix, et sentir ta peau glisser sous mes doigts. Mais aujourd'hui, une seule envie m'envahit, celle de te dire quelques mots banals : I love you.


Prends ma main, viens avec moi et promenons nous dans la nuit étoilée jusqu'au petit matin, l'un contre l'autre, éclairés par la Lune. Je veux marcher à tes côtés dans un champ de blé mûr couvert de coquelicots sous le soleil de la Beauce. Puis flâner dans le vignoble champenois sous les nuages menaçants et le bruit du tonnerre d'un mois d'août. Mais aussi déambuler dans les rues parisiennes par une soirée glaciale d'hiver et finalement m'endormir à tes côtés comme lors de la première nuit que nous avons passé ensemble, serrant ton corps contre le mien, dans ce petit coin de paradis sur Terre, et pour finir un baiser sur tes lèvres déposé... Depuis ces deux années, je pense pouvoir affirmer que chaque jour s'est écoulé en pensant à toi et j'ai souvent rêvé de ton visage ou décliné ton corps dans mon sommeil. Nous aurions pu nous éloigner l'un de l'autre mais nous sommes toujours là ; la vie nous a rapproché et a fait en sorte de ne pas nous séparer. La petite étoile qui scintille dans tes yeux est une lumière que je suis. Et j'aime à m'y perdre pour y voir les prémices de mes futurs lendemains...

13 mars 2007

Peace regained...

Le soleil et le ciel bleu reviennent sur la Suède ; bien que le thermomètre affiche difficilement 5°C, la lumière est revenue après tant de mois d'obscurité où l'astre roi se couchait à 14 heures... Les fenêtes grandes ouvertes, le ménage de printemps a eu lieu. Les meubles ont changé de place, l'ordinateur s'est retrouvé face à la fenêtre, symbole de cette clarté devenue presque inhabituelle et étrangère. Une comparaison s'installe dans l'esprit : les saisons suédoises ressemblent à ce qui s'est passé dans ma vie depuis quelques années. Petit à petit, en grandissant, le pessimisme s'est évacué pour faire place à une relative lumière. Le grand épisode noir est laissé derrière pour acquérir une plus grande sérénité, une plus grande confiance en moi, des nouveaux projets, des envies, des sourires, des rires, qui ont transformé ma vision de la vie et peut-être aussi la façon dont les gens me perçoivent... Le proverbe français dit que les voyages forment la jeunesse. Les idées de nos ancêtres ayant traversé les années ne sont pas de vulgaires paroles dénuées de sens, elles en ont un justement. En partant à l'étranger, on apprend à se débrouiller par soi-même, à se connaître un peu plus, à réaliser ce que l'on souhaite dans sa vie dans des domaines divers et variés, et surtout on découvre le monde qui nous entoure. Notre planète est riche par sa diversité, par sa multiplicité de peuples, mais aussi par la capacité qu'elle nous offre à comprendre que nous sommes avant tous des êtres humains ayant tous les mêmes aspirations futures...


Pourtant, je n'ai pas l'impression d'avoir véritablement changé, je suis toujours le même garçon aux yeux bleus qui essaye de donner un sens à sa vie. J'ai trop souvent oublié que certaines personnes m'aimaient d'amitié sincère, d'amour véritable, de sentiments vrais. Aujourd'hui, loin du pays où je suis né il a plus de 20 ans, je réalise à quel point certaines personnes me manquent véritablement... Bien décidé à profiter du peu de temps qu'il me reste ici, j'ai pourtant dû acheter mon billet d'avion pour revenir en France, le 17 juin. Ce soleil qui revient annonce la renaissance de la vie mais accentue aussi le fait que mon expérience suédoise touche bientôt à sa fin. D'une certaine façon, je sais déjà que lors de mon retour, je passerai un temps énorme à jouer avec ma plus grande nièce et à découvrir sa petite soeur, à raconter longuement toutes mes histoires à ma maman, à enlacer pendant de longues minutes le garçon que j'aime pour lui faire sentir à quel point je suis heureux de le retrouver. Je me précipiterai dans une boulangerie pour engloutir les viennoiseries qui manquent à ma vie. Résumons plus simplement : je me jetterai sur tout ce qui m'a manqué pendant ces longs mois à l'étranger... Nourriture ou personnes physiques, préparez-vous grandement à assouvir mon appétit féroce et ma soif d'amour !


Cependant, je n'ai pas grandi. La petite plante fragile et frêle a juste poussé un petit peu en l'espace de quelques mois. Juste le temps de réussir à ancrer plus solidement ses nouvelles racines dans le sol de cette planète que l'on appelle Terre. Les plus belles feuilles se sont agrandies ; elle n'a pas délaissé les valeurs premières en lesquelles elle croyait auparavant. Quand aux autres feuilles brûnies, celles qui asphyxiaient la plante et l'empêchaient de respirer, elles sont presque toutes tombées au fil des saisons... Cette plante a traversé des mers et des océans, elle sait les hivers et le froid, elle connait les tropiques et la chaleur, et elle sait désormais se défendre. Elle a appris que certains êtres humains pouvaient ne pas être tendres et elle s'est dotée d'épines. Malgré tout, même sans tuteur, cette plante garde à l'esprit qu'elle reste différente des gens qui l'entourent, en grande partie à cause d'une sensibilité particulière et de preuves d'amour véritable... Ce qui m'apparaissait auparavant comme une faiblesse est aujourd'hui l'occasion d'en faire une force de caractère afin de me battre. Faire le bonheur du garçon que j'aime, produire et admirer le sourire sur le visage des personnes de ma famille, et pouvoir partager de précieux moments avec mes amis sont désormais les choses qui comptent le plus dans ma vie quotidienne...

01 mars 2007

C'est pas moi, c'est lui... ou elle !

Le constat est inévitable : en pleine période de campagne électorale, la politique inonde les médias français. Et même depuis les contrées lointaines où je me situe, on nous parle d'une femme, puis d'un homme, mais surtout de ce "couple" mythique qui incarne une sorte de renouveau dans le paysage politique français. Pour la première fois, ce ne sont pas des hommes septuagénaires souhaitant finir leur carrière dans une petite maison accommodée de sa vaste "prairie" située rue du Faubourg Saint-Honoré dans le VIIIème arrondissement mais bel et bien deux personnes dont l'âge se situe autour de la cinquantaine... Et ce qui surprend, c'est surtout que la France, vantant tellement les droits de l'Homme comme son fer de lance - sous-entendu qui en a oublié les droits de la Femme - soit le théâtre d'une éventuelle élection menant à l'accession d'une femme au prestigieux poste de Président de la République française ! Le sujet intéresse, fait parler de lui, mais ce qui ressort surtout des médias suédois est le besoin urgent de réformes nécessaires à débloquer la machine française, paralysée par sa bureaucratie... Un code du travail trop strict et incompréhensible, des universités délabrées formant des futurs chômeurs, un Etat englué par trop de fonctionnaires, et tant d'autres difficultés font partie des nombreux problèmes qui retiennent l'attention des journalistes et des rédacteurs...


Mais l'incompréhension règne quand ces deux mêmes opposants passent la majeure partie de leur temps à chercher la révélation scandaleuse qui fera couler l'autre, depuis un éventuel patrimoine trop important jusqu'à des travaux personnels facturés aux frais d'un Ministère... Où est donc l'intérêt du pays dans cette véritable cour de récréation où le garçon agresse la fille en lui tirant les cheveux et lorsque la fille réplique en griffant son attaquant ? Pathétique est le premier mot qui vient à l'esprit... Dans ce pays nordique où chaque couronne suédoise qui sort des poches de l'Etat doit être justifiée et où chaque Ministère doit rendre compte de chacune de ses dépenses, on ne comprend pas vraiment l'engouement des Français(es) pour élire des dirigeants qui finalement seraient les dignes successeurs de leurs prédécesseurs. Sous des façades différentes, arborant sourire éclatant, tailleur ou costume, les deux prétendants s'affrontent inlassablement entre eux. Mais s'ils n'ont pas réussi à se lasser eux-mêmes de leurs querelles et de leurs coups bas répétitifs, ils ont du moins réussi à fatiguer une personne voire même un certain nombre de Français(es)... A regarder les journaux télévisés du 20 heures sur trois chaînes différentes, l'actualité internationale depuis Los Angeles jusqu'à Tokyo passe à la trappe, le plus "important" reste soi-disant cette campagne présidentielle. Alors on assiste aux demandes des pauvres petits retraités lors de la visite d'un candidat, et le lendemain à l'appel à l'aide des banlieues lorsque débarque la candidate... Une chose est sûre, si la chasse aux parrainages est ouverte depuis un moment, celle aux voix est déjà bien lancée !



On a souvent critiqué l'élection du président américain comme étant une véritable compétition se résumant à un affrontement féroce entre deux candidats, un Républicain et un Démocrate, débattant longuement lors de duels télévisés sur les problèmes de politique intérieure ou extérieure. Et que se passe-t-il actuellement en France ? Chaque candidat se voit désormais confronté à un panel de cent Français représentant soi-disant les différentes opinions du pays... Alors évidemment on nous sort les grands moyens : plateau de télévision à l'américaine avec l'invité du jour en position d'accusé face à son jury, enfin surtout face à la caméra, diffusion en LIVE pendant près de deux heures... En LIVE, parce que "en direct" sonne bien trop français vous comprenez. Ainsi, on a remanié la forme - mais pas le fond - pour faire passer l'idée d'une politique d'jeuns... Et pour essayer de ne pas trop lasser les Français d'ici le mois de mai, les instituts de sondages créent des rebondissements, le candidat dépasse la candidate, qui reprend elle-même l'avantage deux semaines plus tard... Ah et attention au troisième candidat qui vient semer la panique parmi les deux premiers ! Bref, les Français ont devant eux un véritable show à l'américaine qu'ils le veulent ou non... Espérons qu'ils ne soient pas trop déçus si un(e) George(tte) W. Bush national(e) venait à être élu(e) !

22 février 2007

Sois belle et tais-toi ma jolie...


Ouvrons ensemble n'importe quel magazine de mode, des dizaines de programmes TV, ou encore quelques revues spécialisées, nous tomberons toujours sur ces publicités pour un sous-vêtement, un parfum, ou encore du maquillage. Bien entendu, les modèles sont sublimes, sans aucun défaut de peau, aux mensurations parfaites, arborant un sourire éclatant. Depuis la radieuse Sharon Stone vantant les mérites d'une crème anti-rides commercialisée par une grande marque de cosmétique française jusqu'aux photos de Karl Fredrik Ljungberg uniquement vêtu d'un boxer confectionné par une entreprise américaine, le monde du "parfaitement parfait" règne dans notre vie, nous reléguant à de simples êtres minables arborants acné passagère, corpulence inadéquate, seins trop petits, pilosité trop prononcée, ou bien encore teint trop clair. Devant ses créatures de rêve, le doute s'installe, le complexe se crée. Et il n'en faut pas plus pour que l'industrie cosmétique et la chirurgie esthétique viennent solutionner nos problèmes, ou tout du moins, une partie d'entre eux. Visage lissé par les injections de Botox, lèvres pulpeuses remplies de collagène, prothèses de fesses, ou gommage express de la cellulite par ordinateur, tendent à nous offrir des images de célébrités que l'on glorifie pour l'éternité... Jusqu'au jour où des journaux de la presse à scandales osent publier les photos de la cellulite accumulée par l'une et des rides naissantes qu'affiche le visage d'une autre !



Heureusement pour nous, notre salle de bains n'en finit plus de se remplir de produits miracles, commercialisés par ces mêmes marques nous faisant à la fois baver et complexer encore plus ! Auto-bronzant destiné à chasser le teint terne, crème tonifiante pour redonner souplesse et tonicité à sa peau, gel exfoliant pour éradiquer les vilains petits points noirs, et encore des dizaines voire des centaines de boîtes, tubes, flacons et autres contenants de précieux contenus en tout genre s'accumulent sur les étagères. Attention tout de même à bien distinguer les différents emballages... Il serait fâcheux de rentrer un peu trop joyeux d'une soirée et de vous retrouver à vous appliquer du dentifrice pour masque de beauté, et d'avaler votre démaquillant à la place de votre bain de bouche destiné à lutter contre la plaque bactérienne ! Pauvres de nous, dépensants des centaines d'euros par an, avec pour seul espoir de se sentir un minimum à la hauteur de cet homme aux abdominaux de rêve que l'on aperçoit en deuxième page faisant la promotion d'un nouveau shampooing ! Que rajouter lorsque s'ouvre la quarantième page où une nouvelle égérie fière de son 95C nous assure que cette nouvelle gamme de lingerie vous donnera l'impression d'avoir une poitrine plus volumineuse...


Et pourtant beaucoup d'homosexuels glorifient l'image de cette beauté et cette jeunesse qui devraient rester à jamais éternelles. Cependant, chacun d'entre nous est mortel et vieillit année après année. Autour de 20 ans, vous connaissez votre âge de gloire, l'âge où l'on vous envie pour votre corps et votre visage portant encore les signes de l'adolescence. A cet âge, les relations sérieuses ou ephémères peuvent être légions. Mais arrivé à 25 ans commence l'approche de la trentaine, barre fatidique marquant le début de la "vieillesse". Aussi hypocrite soit-il, le milieu gay rejette ceux qui ne correspondraient pas à ses idéaux. En découlent alors des hommes de 28, 34 ou même plus âgés, dont plus grand monde ne veut, pas assez jeunes, pas encore véritablement vieux, mais bien trop éloignés de ce modèle de perfection véhiculé par la société. Impuissants, ils assistent à leur perte s'ils n'ont pas trouvé l'âme soeur du temps où ils pouvaient encore séduire quelqu'un... Défilent alors des dizaines de trentenaires à la recherche de jeunes d'hommes d'à peine vingt ans dans l'espoir de retrouver une part de cette jeunesse perdue. Mais s'il y a bien quelque chose contre laquelle des crèmes et des injections ne peuvent rien, cela reste bel et bien cette jeunesse du corps et d'esprit, toutes deux éphémères...

18 février 2007

Du côté du Pôle Nord...


Début mars - les six premiers jours plus précisément - sera l'occasion de découvrir ce que l'on appelle le Grand Nord. Vingt-deux heures de train depuis Örebro et quelques kilomètres au-dessus du Cercle Polaire Arctique m'amèneront à ma destination finale : la Laponie. Terre de tous les extrêmes, plongée dans l'obscurité en décembre, ne connaissant pas la nuit en juillet, cette région réputée hautement hostile sera pourtant le lieu où je me rendrais d'ici quelques jours. S'équiper convenablement était une nécessité en prévision de ces vacances prenant plus l'apparence d'une véritable expédition dans un no man's land ! Pantalon de ski, chaussures de randonnée, gants, écharpe et bonnet assureront ma protection contre le froid et surtout contre les températures qui peuvent atteindre facilement - 20° centigrades la nuit... Le plus drôle restait à venir lorsque lors de la réunion d'information, nous avons reçu la vive recommandation d'acheter (et de porter bien évidemment) des sous-vêtements longs plus communément appelés long johns au sein de la population masculine. Imaginez donc une silhouette masculine recouverte d'un élégant boxer en laine partant des chevilles et remontant jusqu'au cou, moulant chaque parcelle de votre anatomie, depuis vos clavicules jusqu'à vos malléoles... Autant vous prévenir par avance, que les photos de ce spectacle, s'il devait à y en avoir, ne se retrouveront jamais entre vos mains et encore moins sur cette page !


Au programme de ces quelques jours, quelques activités originales, traditionnelles ou exceptionnelles dont voici la liste : course de chiens de traîneaux, escalade d'une cascade gelée, pêche sur la glace, hockey sur glace, sauna, visite d'un hôtel entièrement bâti en blocs de glace, et d'autres choses que j'oublie très certainement. Vous l'aurez compris, les vacances seront froides dans cette région où il n'est question que de glace, de neige, de gel et de blizzard. En espérant ne pas me retrouver coincé dans une grotte ou enseveli sous un mètre de neige, ce voyage s'annonce comme l'unique occasion de me rendre dans l'un des lieux les plus nordiques de la planète. A bien regarder une carte du monde, exception faite du Groënland, de quelques coins paumés de la Russie et des terres eskimos du Canada, aucun autre endroit ne semble possible pour expérimenter la vie polaire sans s'éloigner trop loin de la "civilisation". Après avoir réalisé ce voyage, je ne pourrais pas vraiment aller plus au Nord et il ne me restera alors qu'à réaliser peut-être la même expérience dans le sens inverse, pour atteindre la Terre de Feu et le Cap Horn. Quoiqu'il en soit, je tiens à vous informer que la Russie m'ouvrira ses portes du 2 au 11 avril grâce à un voyage à Saint-Pétersbourg et à Moscou après être préalablement passé par la Finlande dans la ville d'Helsinki !



Mais aujourd'hui reste un dimanche ordinaire où rien ne vient briser la monotonie de ce jour uniquement inventé pour ennuyer les gens : en témoignent les magasins pratiquement tous fermés et les feuilletons à l'eau-de-rose diffusés à la télévision. Fort heureusement dans une dizaine de jours, l'aventure commence. Et peut-être qu'avec un peu de chance je pourrais assister à des aurores boréales lors de mon séjour. Il paraît même que l'on peut aussi voir des rennes se promener dans la neige à la recherche de nourriture.... En résumé, j'ai de grosses attentes sur ce séjour. Mais la perspective de partir en week-end prolongé ne cache pourtant pas la réalité dominicale, je suis à deux doigts de faire le ménage tellement on s'ennuie à Örebro le dimanche ! Il y aura très certainement des jours meilleurs et des jours bien pires que celui-ci, en France comme en Suède. En attendant, il ne me reste plus qu'à préparer mes valises, le Grand Nord m'appelle depuis quelques jours... et comptez sur moi pour vous faire partager mon expérience lors de mon retour !

14 février 2007

Hymne à l'amour...


Dès aujourd'hui je peux vous confesser que l'homme qui adoucit ma vie par un peu de miel, son prénom est composé de trois consonnes et trois voyelles. Et quand j'ose le murmurer à une oreille, il se produit quelques étincelles. Au beau milieu de mon sommeil, ou bien allongé au soleil, le chuchotement de son prénom m'émerveille...

Avec son air sage, on pourrait le croire sorti d'un livre d'images. Pris dans ses bras tel un otage, pas besoin de sondage pour connaître qu'il maîtrise l'art délicat du déboutonnage. Malgré quelques carnages, je sais pourtant toucher son coeur et faire des ravages. Après un rapide déshabillage, ce que nous préférons ce sont bien les longues heures de câlins et de massages...

Même si ses mains fermes sur mon corps se transforment en caresses, il n'en oublie jamais la délicatesse. Il est péché, je suis paresse. Il est le vin, je suis l'ivresse. Apparaissent quelques emails remplis de tendresse et une carte postale maintenant que j'ai accompli la prouesse d'arrêter de nombreuses maladresses. Adieu tristesse, bonjour sagesse !

Il sait aussi comment être hors-concours, en allant chercher quelques viennoiseries à pas de velours. Pas besoin de long discours pour savoir qu'il a aussi le sens de l'humour. Mais il s'en va et court en criant au secours, si on lui dit qu'amour rime pour toujours. J'aurais dû savoir plus tôt qu'il n'est pas sourd, il a compris le parcours que je voulais avec lui sur le chemin des mamours...


Et bien que pour le moment, il soit absent, je ne l'oublie pas pour autant. Autrefois larmoyant, désormais souvent souriant, la Suède m'a rendu étrangement un peu plus charmant. Il y a pourtant quelques moments où mystérieusement je voudrais le rejoindre juste pour quelques instants. N'est-il pourtant pas évident que gît en moi un désir brûlant d'embrasser l'être manquant ?


Non, je ne vous dirais point, comment s'appelle celui qui est aujourd'hui mon Valentin ! Je pourrais aussi décrire sa chute de reins, mais cela ne vous avancerait à rien. Enfin vous comprenez bien, peut-être qu'un beau matin ou après-demain, cet être masculin viendra à lire ces paragraphes coquins, écrits par mes bons soins...

16 janvier 2007

La mort du glamour...


A de nombreuses reprises, on constate que le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus orienté sur le sexe. Bonne ou mauvaise chose, peu importe. Mais à quoi pense la majorité des hommes voyant une femme manger une banane ? Existe-t-il encore un film produit à Hollywood n'incorporant pas une scène de sexe torride ? Loin est le temps où une épaule dénudée ou un baiser volé affolaient et scandalisaient des salles entières de cinéma ! Mais aujourd'hui il faut bien se rendre à l'évidence, la surenchère a poussé la plupart de nos amis hétérosexuels à la consommation de chair fraîche - ou avariée dans certains cas - au sens propre comme au sens figuré. Et tout ceci à cause de plusieurs idées reçues. Qu'adviendra-t-il d'un homme qui ne propose pas directement à une femme de coucher avec lui ? Beaucoup répondront à la question : "il est gay"... Et ensuite ce même homme, aussi romantique veut-il être, sera catégorisé comme "gay" s'il fait preuve de patience pour "consommer" la-dite femme. Si bien qu'aucun effort ne parvient d'un côté comme de l'autre. Mais désormais, les femmes ne sont plus soumises aux hommes : elles peuvent réussir une carrière, s'entourer d'ami(e)s, être indépendante, et gagner honorablement leur vie. Vient alors un constat regrettable : le romantisme et le glamour sont bel et bien morts dans la société hétérosexuelle d'aujourd'hui ! Par peur d'être considéré comme ringard ou gay, l'homme du XXIème siècle préfère tout simplement coucher pour coucher et abandonne ses rêves de relation amoureuse...



La première différence qui frappe entre une boîte de nuit hétérosexuelle et une boîte de nuit gay réside dans ce qui s'y passe à l'intérieur. Attention, le chapitre traitant ce qui se passe dans les toilettes, ne fait pas l'objet de cet article. Dans la première boîte de nuit, le contact est tabou, le regard est omniprésent, le prédateur traque sa proie, et chaque geste laisse présager une approche sexuelle sous forme de mystérieux rite vaudou. Dans la deuxième, sitôt entré, nombre de personnes vous embrassent, commencent une conversation avec vous, aiment à rire en votre compagnie, et il n'est pas rare de voir un baise-main se balader par-ci par-là. Chaque personne qui s'y trouve est accueillie à bras ouverts, dans cette "famille" où chaque membre rencontre vraisemblablement les mêmes difficultés à un moment ou à un autre de sa vie. Si bien que nombre de filles hétérosexuelles aiment à s'entourer d'amis gays car ils leur procurent le rire et une part d'affection qui manquent tellement à leur vie de tous les jours. Et plus l'on regarde la société, plus on en arrive à la conclusion suivante : la communauté gay est un des derniers endroits où résident encore l'amour et le romantisme, voire même le glamour. Entendons par amour, juste une amitié cultivée avec passion et extravagance. De son côté, l'amour hétéro n'ose plus s'avouer, on le cache ou bien on l'a tout simplement asphyxié au fil des siècles. Où sont donc passés Roméo et Juliette, amants meurtris par un tourbillon infini de sentiments, finalement fatal à leur destinée ?



Pourtant le déclic se produit lorsqu'arrivé à 30 ans, l'hétérosexuel prend conscience que deux choses manquent à sa vie : l'amour, et une descendance. Mais sitôt qu'apparaît une candidate potentielle au titre de "Madame X", il commence à se demander si cette même demoiselle ne va pas trop bouleverser la petite vie paisible et bien organisée de célibataire qu'il menait jusqu'à présent. Résultat, il préfère la laisser de côté après l'avoir préalablement "consommée". Ce qui surprend certaines, correspond au fait que, bien souvent, même au début d'une relation, un gay aura plus tendance à s'occuper de l'autre s'il vient à tomber malade. Dans une relation hétérosexuelle, l'un ou l'autre va prendre cette excuse comme un moyen de s'introduire trop rapidement dans la vie de l'autre et se mettra à courir à toutes jambes. Bien sûr tout ce qui est décrit précédemment est généralisé - peut-être même un peu trop - mais reflète une grande partie de ce qui se déroule sous nos yeux. La surenchère de consommation a poussé la plupart de la société à être capable d'avoir ce qu'elle désire, quand elle veut, et où elle veut. Par conséquent, le glamour a disparu petit à petit. Le monde hétérosexuel a oublié que le sexe ne correspondait pas à l'amour et que des efforts et du courage étaient nécessaires pour obtenir ce quelque chose dénommé "amour". Glamour ne rime-t-il d'ailleurs pas avec amour...

11 janvier 2007

A long time ago, it used to snow...


Alors que les cerisiers de Central Park sont actuellement en période de floraison sous les cieux ensoleillés de New York où règne une température de plus de vingt degrés, la neige fait son apparition en Suède. Après avoir passé un semestre à se demander où était passé le cliché traditionnel de l'hiver scandinave et ses dizaines de centimètres de neige, le froid a finalement réussi à atteindre le sud du pays. Et pourtant, peu de Suédois croyaient encore possible des éventuelles chutes de neige. Le mois de décembre a succédé au mois de novembre mais la neige n'était toujours pas au rendez-vous. Face à la déception des plus jeunes suédois pour qui Noël rime inévitablement avec neige, ce qui n'étaient que des obsvervations auparavant, sont désormais des faits réels. L'Australie affronte la pire sécheresse de son époque, et les joueurs de tennis disputants des matchs à l'Open d'Australie en viennent à vomir sur les courts, tellement la chaleur suffocante les étouffe. Quelques jours plus tard, une vague de froid touche les Etats-Unis, recouvrant les orangers de Californie d'épaisses couches de pluie verglassante, et le Canada connaît des records de froid avec des températures avoisinant les - 35 degrés Celsius. Anomalies inhabituelles ou bien tendance générale, le monde scientifique et les habitants de la planète s'accordent au moins sur une chose : la répétition des évènements dits "exceptionnels" ne ressemble plus à quelque chose ancré dans la normalité...


Mais laissons là les problèmes de réchauffement climatique, la neige a bel et bien fini par tomber. Et que pourrait-il arriver de mieux que voir cette poudre blanche recouvrir chaque parcelle de végétation le jour de votre anniversaire ? Pour ce jour où vous avez toujours souhaité de la neige depuis votre enfance, il vous a fallu attendre vingt ans et vous exiler à deux mille kilomètres afin de voir enfin ce "souhait" exaucé. Alors que trois Allemandes et une Française étaient venues vous souhaiter votre anniversaire à l'improviste, un rapide coup d'oeil par la fenêtre a révélé l'inimaginable : il neigeait, enfin ! Rejoints par un Français, vous descendez alors dans la rue et là, un incroyable silence y règne : des flocons tombent en grand nombre, des gens marchent devant vous, des voitures continuent de rouler, et pourtant la neige absorde le bruit pour le transformer en un silence inouï et presque stressant. Pendant quelques instants, vous profitez de cet instant où chacun pensait avoir perdu ses capacités auditives. Mais le meilleur restait à venir, à trop traîner lascivement ou à former des boules de neige, le bus apparaissait à l'horizon... S'en suivit alors une course périlleuse sur une centaine de mètres où vous vous rendez compte que vos chaussures aux semelles lisses ne sont vraiment pas adaptées aux caprices de la météo hivernale. Après avoir réalisé des prouesses magistrales sur la neige, dignes d'une compétition de patinage artistique de haut niveau une petite dizaine de fois, vous arrivez finalement à monter dans le bus, pour rejoindre Strömpis où la soirée ne fait que commencer...


Aujourd'hui vous avez vingt ans. Rien qu'une année de plus accumulée par-dessus d'autre et pourtant, elle vous afflige d'une décennie de plus. Dans les nombreuses cartes que vous avez reçues, on vous a répété maintes fois que vingt ans est une des plus belle année de la vie. Vous avez déjà vécu un cinquième de siècle, et vous espérez que le meilleur reste à venir. Vous en avez profité pour vous déhancher sur le dancefloor en écoulant les Cosmopolitains jusqu'à deux heures du matin, date à laquelle tout lieu de loisir ferme en Suède. Mais même si cet anniversaire était placé sous le signe de la fête, quelque chose de nouveau à commencer à se faire ressentir. Certaines personnes vous manquent, vous repensez à certains endroits où vous aimiez aller, certaines activités font cruellement défaut, telles le cinéma ou les après-midis passés dans un salon de thé ou dans une pâtisserie... Cependant, il suffit de quelques évènements "ordinaires" pour vous faire passer une journée extraordinaire, telle cette neige qui continue de tomber du ciel et de recouvrir le sol et les arbres de son épais manteau blanc. En espérant que ce ne soit que le début d'un hiver particulièrement enneigé...

06 janvier 2007

Just a few lines...


Ecrire peut sembler quelque chose de rébarbatif. Pour d'autres, écrire est un plaisir. Simples débutants ou grands écrivains reconnus, chaque a eu, à un moment ou à un autre de sa vie, à écrire. Il y a tout d'abord eu les premières lettres tracées difficilement au crayon à papier sur le cahier que la maîtresse corrigeait inlassablement, traquant la moindre déformation commise par l'élève de cours préparatoire. Puis est venu le temps des devoirs, des dissertations, des commentaires de texte, et des interrogations écrites qui ont fait coulé des litres d'encre sur des centaines de copies. Enfin est apparu le moment où le stylo a été remplacé par le clavier. Internet permet de se confier, à un proche comme à un inconnu. Mais surtout Internet a rendu possible la lecture de petits bijoux d'écriture par ce que l'on pourrait appeler des "amateurs". Francophones ou anglophones, canadiens ou australiens, des milliers d'inconnus ont alors commencé à rédiger leurs pensées personnelles. Si certains de ces journaux intimes virtuels sont juste bons à jeter à la poubelle par leur manque d'intérêt, souvent lié à une maîtrise de la langue française plus qu'aléatoire, d'autres laissent apparaître de véritables perles. Des ragots peu passionants du village de Lucette à Saint-Jean-sur-Loire aux passionants récits de personnes de tout âge, Internet a donné l'occasion à tous une chance d'exposer une partie de sa vie, aussi banale soit elle.



Mais ce qui ne constitue que quelques lignes perdues au milieu de milliards de pages recensés par des moteurs de recherche, peut aussi aider une personne à exposer ses problèmes, ses envies, ses désirs. Et par le même biais, cette même personne peut aussi y trouver un certain réconfort à lire les commentaires de visiteurs - connus ou inconnus - réagissant à chaque article ou presque. Qu'ils soient d'assidus lecteurs ou simplement de passage, certains apportent leur contribution à ce qui ne constitue que quelques articles. Néanmoins, la plupart des avis postés sur ce blog y reconnaissent une qualité particulière d'écriture de son auteur et la facilité avec laquelle chaque article peut être lu. Ces deux constats le poussent à écrire, parfois sur un sujet d'actualité, ou d'autres fois sur un état d'âme. Depuis qu'il est arrivé en Suède, il aurait pu abandonner l'écriture et se consacrer à autre chose. Mais il a continué à décrire la manière dont il voyait la vie. Et depuis près de huit mois, il a réussi à écrire semaine après semaine, sur des sujets divers et variés. Ce premier défi qu'il s'était imposé à lui même s'est transformé il y a peu en un nouveau défi...



Si la Suède a tellement changé de choses dans ma vision de la vie, je souhaite pouvoir en conserver une trace écrite : une comparaison entre le passé que j'ai souvent rendu coupable de mon présent, et ce qui est désormais le futur qui s'ouvre à moi. Parce que trop souvent spectateur et fataliste, j'ai réalisé que je devais prendre mon avenir entre mes mains. Ma mauvaise compréhension des relations amicales et amoureuses m'ont souvent valu des problèmes, mais désormais les choses ont changé. Enfant naïf et innocent, puis adolescent rêveur et trop idéaliste, je grandis sur le chemin de l'âge adulte, tout en gardant une âme d'enfant. Par conséquent, j'ai commencé à écrire quelque chose qui pourra s'apparenter à une autobiographie. Des pages entières destinées à lier passé et présent. Parce que j'ai souvent rêvé de pouvoir écrire et d'en vivre, j'aimerais me donner une chance. Une opportunité d'avoir l'opinion future de plusieurs personnes, et pourquoi pas essayer de trouver un éditeur intéressé par la publication de ce qui constituerait un livre au final. Et si cela devait ne pas arriver, j'aurais au moins essayé et n'aurais pas de regrets à avoir. Car bien entendu, il existe d'autres personnes au talent bien plus grand...

01 janvier 2007

Au revoir 2006...


En ce premier jour de l'année où se cumulent théoriquement bonnes résolutions et réception conséquente de voeux divers et variés, il est tant de réaliser le bilan de l'année écoulée. Globalement 2006 aura été une année sans saveur particulière, sans grands évènements, excepté quelques rares moments privilégiés notamment sur la fin du mois de décembre. Le passage à l'année 2007 aura lui aussi été en demi-teinte après que quatre étudiants internationaux eurent réalisés que leur appareil photo avait été volé durant la soirée du Réveillon. Viennent ensuite une Canadienne, un Italien et un Espagnol qui n'ont toujours pas appris par eux-même la limite à leur propre consommation d'alcool et qui en sont donc arrivés à vomir un peu partout. A leur décharge, ils ont réussi à éviter les autres étudiants même si des banquettes y ont laissé un peu de leur propreté au passage... Résultat la fête a tourné court étant donné l'odeur insoutenable qui règnait dans la pièce... Pauvre organisateur polonais de cette fête qui a dû nettoyer la salle après utilisation bien entendu. Et pendant ce temps là, deux personnes enfermées dans les toilettes ne donnaient aucun signe de vie depuis plus de 45 minutes. En voilà certain(e)s qui commencent bien la nouvelle année qui vient à peine d'être célébrée... On pourra toujours critiquer le fait que tout ceci peut apparaître comme un jugement rapide sur les gens complètement bourrés mais faut-il nécessairement en arriver à être complètement raide mort pour profiter d'un évènement tel qu'il soit ?


Non seulement il ne vous reste qu'un souvenir évasif de ce que vous avez véçu, mais en plus, beaucoup de personnes se rendent compte qu'elles ont tenu des propos stupides ou fait des choses déplacées aux personnes qui les entouraient. Il semble pourtant beaucoup plus agréable de garder les idées claires, pour conserver un bon souvenir du bonheur que l'on a partagé avec les gens qui étaient présents autour de nous. Mais la mentalité suédoise est bien là : buvons, mais buvons pour être bourré ! Les bouteilles de vodka, Passoa, et Malibu s'alignent une à une sur les tables, au fur et à mesure que les participants à la fête arrivent. Ces mêmes bouteilles finissent par rejoindre les canettes de bière en tout genre, apportées elles aussi pour l'occasion. Mais attention, la bière suédoise n'atteint que 2 à 5 % d'alcool ! Résultat, les nombreuses canettes se vident rapidement afin d'être saoul plus vite... Et enfin, le Suédois rejoint un monde intermédiaire obscur avant d'atteindre le paradis dyonisiaque de l'ivresse. Ne connaissant pas ses limites et n'ayant aucun savoir-vivre, il erre entre deux pièces, ne sachant où aller ou partir, pour finalement vomir par la fenêtre ou, s'il en a eu le temps, dans les toilettes. L'option galette sur canapé reste pourtant la plus probable à envisager lorsque l'état végétatif dans lequel il se trouve en est déjà à un stade trop avancé : se mouvoir devient vraiment impossible pour lui. Cependant, le suédois bourré trouve un reste d'énergie assez suffisant pour s'enfuir avec une ou deux bouteilles d'alcool dérobées quelques secondes plus tôt... Pathétique !



Malgré tous ces rebondissements, la nouvelle année a commencé par un feu d'artifice à 360 degrés, tradition suédoise oblige. Si ce fut l'occasion pour certains de bien finir l'année précédente ou pour d'autres de mal commencer celle qui s'ouvrait à peine à nous, je profite de l'occasion pour vous souhaiter à toutes et à tous le meilleur pour ces 365 jours qui s'offrent à vous. Même si 2006 a été une année avec des bons et des mauvais moments pour tout le monde, gageons que 2007 puisse vous offrir encore plus de bonheur et d'amour. Rajoutons aussi que si 2006 avait été l'année de mon départ, 2007 est l'année de mon retour en France parmi ma famille, et plus généralement les gens que j'aime. Ces quelques mois qui se sont écoulés depuis le mois d'août m'auront servi à comprendre que certaines choses étaient erronées dans ma vision de la vie auparavant. Alors maintenant ouvrons la nouvelle année en beauté : préparons la sono, lançons la musique, parons nous de pailettes et de nos plus beaux atouts, dansons au rythme endiablé de l'affreuse musique techno suédoise, amusons nous encore plus, rions aux éclats, sortons les bouteilles - tout en buvant avec modération - et faisons de 2007 l'année de la fête !

30 décembre 2006

Le plus beau Noël...


Cette année Noël ne s'est pas déroulé autour d'un sapin accompagné d'une profusion de cadeaux, ni même en famille, mais tout simplement à Paris. Là où j'avais déjà découvert la capitale française sous un soleil de plomb et où le métro ressemblait plus à un sauna qu'à un moyen de transport, j'ai pu profiter du froid hivernal et de la brume qui règnaient sur la Ville Lumière. De promenade en promenade, le visage rougi par le froid, la balade commence par le jardin des Tuileries et son charme si spécial, puis continue par les Champs-Elysées via la place de la Concorde. Et lorsque la température est si basse, des petits arrêts s'imposent pour se réchauffer, d'abord dans un café de Saint-Germain-des-Prés puis chez Hediard, place de la Madeleine. Entre deux pains au chocolat, un faux-filet et ses gnocchis ou bien encore des lasagnes, la gastronomie française reprend ses marques de noblesse en moi... Le meilleur reste le summum atteint par des macarons et un échiquier de Dalloyau ou encore des pâtisseries de Fauchon. Puis arrive le plat de résistance avec une excursion sur un boulevard Hausmann illuminé mais bondé, où les voitures n'arrivent même plus à avancer face à la foule de piétons et de touristes qui sortent de la station de métro et des Galeries Lafayette. Et que dire sur ce fameux métropolitain, merveilleuse invention pour fuir le froid de la rue et rejoindre rapidement un autre endroit tout en profitant de sa relative douceur...


Il faut dire que la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse ont eu leur moitié supérieure perdue dans les brumes de l'hiver pendant toute la durée de mon séjour. Mais rien de tout cela n'aurait été si magique sans la présence de l'être cher à mes côtés. Mon homme, c'est celui qui accepte de rester quasiment immobile pendant plus d'une heure à faire la queue pour rentrer à l'exposition consacrée aux sources d'inspiration de Walt Disney au Grand Palais tout en gardant le sourire... et les mains violettes. C'est celui qui sait vous prendre tout contre lui pour vous réchauffer avant de s'endormir confortablement dans vos bras ou qui regarde sans arrêt derrière lui pour voir si la foule parisienne ne vous a pas arraché à lui. Pour finir c'est celui dont le regard se pose comme une caresse sur ma peau et dont les bras m'enlacent comme un drap de soie... Pendant 5 jours, Cupidon a décoché de nouvelles flèches pour faire de ces courts instants des moments précieux. J'ai changé ma façon de concevoir certaines choses sur l'amour depuis mon arrivée en Suède : j'ai gagné en assurance et j'ai appris à avoir confiance par amour tout en comprenant que la définition de l'amour ne se résume pas à "il est tout pour moi". Et par-dessus tout, j'ai appris à profiter pleinement des instants présents tout en pensant au futur avec sérénité. Ainsi chaque frôlement de ses mains sur mon corps m'a fait frissonner, chaque baiser sur mes lèvres déposé a été reçu comme un cadeau du ciel et chaque étoile qui brillait dans ses yeux a été une révélation qui provenait du coeur : ce garçon et moi sommes bien l'un avec l'autre.


Ironie du sort, chacun de nous a su conserver un côté enfantin. Lorsque l'un s'amuse à chanter à tue-tête les chansons des grands classiques de la Belle au bois dormant à Peter Pan en passant par Cendrillon pour mieux démontrer ses horribles talents vocaux lors de l'exposition Disney au Grand Palais, tout en ayant été une vraie peste lorsqu'il a voulu une glace à 23h30 - d'où la nécessité de se rendre à la boutique Häagen-Dazs des Champs-Elysées - l'autre a été le premier à répéter 15 fois en 10 minutes "Y a quoiiiii dans la boîîîîîteee ?" après avoir acheté en cadeau une bouteille de champagne soigneusement emballée pour le remercier de sa patience dans la file d'attente du Grand Palais. Il suffit de laisser s'écouler une journée pour voir défiler les petites attentions qui suffisent à me rappeler à quel point il pense à moi... Il m'a donné le temps d'apprendre ce que je devais apprendre par moi-même, sans me brusquer, et ce processus s'est accéléré grâce à mon expérience suédoise. Ainsi, j'espère que la moitié restante de mon séjour Erasmus me servira encore plus à revenir en France en ayant chassé une grande partie de mes incertitudes sur moi-même. En attendant, je sais qu'il conserve une partie de moi en lui et que grâce au changement de beaucoup de choses, ces cinq jours passés à Paris se sont achevés en gardant à l'esprit que le meilleur était à venir...

24 décembre 2006

Do you speak French ?


S'il est d'un débat qui revient souvent en première place sur la scène internationale, il s'agit bien de la place du français dans notre société moderne. L'anglais s'est bel et bien imposé comme la langue du commerce et des affaires... En résumé, de cette société où tout va vite, plus vite qu'on ne peut le suivre ! Résultat, on assiste à un braquage de la part des pouvoirs publics face à l'apprentissage de l'anglais. L'Académie française rejette délibéremment tout anglicisme et monte au créneau face au "danger" que représenterait l'anglais. Néanmoins, depuis la Suède où tous les programmes télévisés mais aussi les projections cinématographiques sont diffusés en version originale sous-titrée suédoise, la langue nationale n'a pas disparu pour autant ! On assiste juste à une sorte de bilinguisme et la majorité des suédois sont capables de parler aussi bien suédois qu'anglais. Là où la France se braque, refuse, et chasse tout ce qui pourrait apparaître comme une "menace" pour sa langue, la Suède l'a accepté à côté de la sienne. Si bien que la France patine dans le domaine des langues : rares sont les universités à proposer des cours internationaux en anglais et rares sont les gens capables de tenir une discussion de plus de 10 minutes dans une langue étrangère. L'accent y a été bien mis lors de la journée internationale à l'université d'Örebro : pour être étudiant Erasmus en France, il faut déjà avoir une solide maîtrise de la langue française...



Mais si les Français venaient à découvrir un peu plus la langue anglaise, ils y découvriraient que là où celle-ci s'est immiscée dans la langue française via les sandwiches ou les fast-food, le français a lui aussi réussi à s'introduire dans la langue anglaise grâce à des mots comme fiancé, blasé, ou encore faux-pas ! Mais là encore, on se braque : il a absolument fallu trouver des équivalents aux mots download, software et freeware via les mots télécharger, logiciel et logiciel gratuit ! Et il y a quelques années il fallait aussi privilégier l'usage du mot baladeur à la place de walkman ! Si bien que le débat a tourné court devant le flot d'innovations technologiques que le monde anglophone a déversé sur le monde. Et n'oublions pas non plus que l'anglais se trouve lui-même menacé sur son propre territoire face à l'immigration hispanophone toujours plus forte en provenance d'Amérique latine aux Etats-Unis... Alors dans ce grand méli-mélo des échanges linguistiques mondiaux, comment expliquer la prédominance de deux langues parmi les autres sur le reste du monde ? L'Histoire tout simplement, avec la présence des puissances britannique et française sur les cinq continents pendant de nombreux siècles...


Malgré un déclin sur la scène internationale, le français séduit toujours. A chaque rencontre, dire que vous êtes français vous vaut quelques mots en français et une certaine admiration pour la langue de Molière, Rousseau, Voltaire ou encore Sartre. Bien entendu, bon nombre de Suédois sont capables de parler quelques mots de français et certains peuvent même tenir une conversation élaborée avec vous. Cependant, il en ressort que le français est aussi considéré comme une langue difficile, faite d'exceptions sans aucune règle précise - ce qui n'est pas totalement faux... La plupart s'essaye au français pendant une ou deux années et jette l'éponge, faute de pouvoir réellement acquérir les bases, beaucoup plus développées que celles de la langue anglaise par exemple... Mais ceux qui persévèrent goûtent au délice de pouvoir lire les versions originales du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry ou encore les Lettres persanes de Montesquieu. Et bon nombre d'étrangers apprécient cette dimension littéraire, pour ne pas dire érudite, du français grâce au pouvoir de la langue et des mots qui contribue à ce que l'on appelle "esprit" - et ce même en anglais...

11 décembre 2006

A mi-chemin...


Un semestre de mon aventure Erasmus s'est déjà écoulé... L'heure est au bilan, mais rien ne laisse à penser que je suis à deux doigts de me tirer une balle. Pourtant, il semble encore proche ce temps où nous pouvions encore tous sortir en tee-shirt à la fin du mois d'août contrairement à ce froid hostile qui s'est installé sur la Scandinavie depuis quelques jours. On se rappelle les premiers jours où Français, Japonais, Polonais et autres nationalités, restaient terrés tous ensemble dans leur coin. Puis les choses ont changé, les gens se sont ouverts aux autres et des amitiés sont nées. Même si l'expérience est loin d'être terminée, de la nostalgie apparaît petit à petit. On doit abandonner les étudiants qui ne restaient qu'un semestre, les soirées et fêtes d'au revoir se succèdent dans la bonne humeur sur fond de peine de coeur. L'amertume a commencé à se faire sentir avec l'envol de Bryan et Julia, deux adorables canadiens, pour leur pays d'origine. Pourquoi donc une injustice pareille existe-t-elle ? Vous commencez juste à vous habituer à un mode de vie différent, à une culture différente lorsque finalement votre séjour en Suède se termine. La majorité des étudiants s'accordent à dire que rester un semestre est la chose la plus heartbreaking qui puisse arriver... Heureusement aujourd'hui MSN, Skype, et plus généralement Internet permettent de garder contact avec les personnes auxquelles vous vous êtes attaché.



Sur fond de semaine d'examens, il faut gérer les différents évènements et dire au revoir à une bonne dizaine d'Allemands qui retournent chez eux, à Munich, à Berlin, à Hambourg et ailleurs. Giulia, Grit, Daniella, Stefanie et Axel nous quittent l'un après l'autre pour retrouver leurs amis et leur famille. Le problème d'un séjour Erasmus réside probablement dans cette différence entre chez soi et ici. Au cours de toutes ses semaines, il y a toujours eu un évènement organisé, une fête où aller, des étudiants à recevoir autour d'un café ou d'un chocolat chaud, si bien que finalement on en a oublié les longues heures où l'on s'ennuyait chez soi. Qu'est-ce qui nous manquera le plus : la Suède ou le côté humain de l'échange ? La réponse semble difficile à donner pour le moment mais les deux sont probablement extrêmement liés. Néanmoins même si les étudiants qui restent un an n'y pensent pas trop et profitent de chaque jour, nous le savons tous au fond de nous : cette extraordinaire opportunité qui nous avait été offerte et que nous avons prise, aura une fin bien malgré nous...


Cependant pour le moment, je suis un peu comme Edith Piaf : "je ne regrette rien". Quand on prend l'avion à destination d'un pays étranger rempli d'inconnus, c'est peut-être pour justement apprendre à découvrir le monde qui nous entoure même si l'on se demande ce qui va bien pouvoir se passer... Et depuis, on a beaucoup appris sur soi-même, sur la façon dont les autres peuvent réagir, en bien comme en mal, ou encore sur la manière de s'adapter à un environnement et un quotidien totalement différent. Alors même si la plupart d'entre nous ont toujours un peu de mal avec la musique et la mode suédoises, on peut dire que la vie avait pris son petit rythme tranquille, avec les Tybble parties chaque mardi soir, les fêtes à Kårhuset les vendredis soirs et parfois quelques sorties à Strömpis les mercredis soirs... Rajoutons à cela des voyages dans les environs, qu'ils aient eu lieu en Laponie, en Russie, en Norvège, à Stockholm ou ailleurs. Alors certes l'aventure est terminée pour environ la moitié des étudiants qui étaient présents tous avec nous, ce fut l'occasion de dresser un bilan de la moitié de cette expérience - de peser le pour et le contre - mais le plus important reste qu'elle continue pour encore 6 mois ou encore 24 semaines avec toujours plus de bonne humeur, toujours plus de fêtes, toujours plus de rencontres avec le deuxième arrivage d'étudiants aux alentours de la mi-janvier et si possible un peu moins de températures glaciales dehors !

10 novembre 2006

Smelly French...

Il y a peu un grand quotidien britannique révélait les résultats d'une étude sur l'image donnée par le peuple français aux autres peuples européens. Après avoir reçu les réponses de plusieurs pays, The Daily Telegraph en a tiré une conclusion peu glorieuse : aucun adjectif mélioratif ne vient décrire le peuple français à travers toute l'Europe ! Le traditionnel cliché veut que le véritable Français soit un malade au volant, obsédé par le sexe, mangeant à longueur de journée et surtout dénué de tout sens de l'humour. Mais le vocabulaire péjoratif n'en reste pas à ce stade... il va même bien plus loin ! Les Britanniques définissent les Français comme chauvinistes et entêtés tandis que les Allemands les qualifient de frivoles et prétentieux. Aux Pays-Bas, les sondés ont donné des adjectifs tels que stressés et bavards et les Espagnols les ont décrit comme des personnes froides, distantes et impolies. Les Italiens n'ont pas hésité à les affubler de snobs, arrogants et aimant la "chair" - sous-entendu passant leur temps à la recherche de nouvelles conquêtes même si l'imaginaire français veut que ce soient plutôt les Italiens qui soient réputés pour leur tendance à courir de jupon en jupon... Les Grecs restent modestes comparés aux autres en voyant les Français comme des bons-vivants égocentriques. Et pour finir les Suédois pensent que les Français sont immoraux, désobéissants, désorganisés, néo-colonialistes et sales. Comme nous pouvons le constater, le résultat final n'est pas vraiment glorieux !



Mais derrière ces clichés sur les habitants, la France reste associée à une image prestigieuse à travers le monde. Il suffit de franchir les frontières pour s'en rendre compte... La France c'est avant tout la nation de la cuisine et de la gastronomie, la République où la crème fraîche et le beurre sont ajoutés à la louche dans les plats et où la Béarnaise et la Béchamel coulent à flots sans modération ! Ensuite viennent les domaines traditionnels : haute-couture, TGV, Airbus, cosmétiques et compagnie... Mais le plus important reste la journée internationale qui se tient à l'Université d'Örebro le jeudi 30 novembre pour laquelle les étudiants étrangers sont mis à grande contribution afin de présenter leur université, leur ville et leur pays d'origine. Promouvoir l'image de la France à l'étranger et faire autant de "marketing" que possible pour son pays, voilà qui est intéressant, surtout après voir vu le résultat catastrophique sur l'image des Français en Europe. Redorons donc l'image du pays par TOUS les moyens... A vrai dire pas si facile que ça ! Nous passerons rapidement sur l'université d'où je viens étant donné que la moitié de la faculté s'écroule - si l'autre moitié ne s'est déjà encore écroulée au moment où je vous parle - et que les nouveaux amphithéâtres sont des dortoirs où l'on continue sa nuit plutôt que des endroits voués à l'envie d'apprendre... Pour la préparation de cette journée, je remercie la ville de Reims qui m'a fait parvenir rapidement un nombre impressionnant de brochures en anglais. Je salue bien bas les maisons de champagne Veuve Clicquot Ponsardin ainsi que Pommery pour leurs envois respectifs et je me permets de vous dire que Piper-Heidsieck m'a gentiment envoyé sur les roses comme toute réponse... Ma conclusion personnelle ? Buvez les deux premières marques, laissez tomber la dernière !



C'est ainsi que pris d'un moment de folie - ou de désespoir selon le point de vue - je me suis lancé dans la réalisation d'une vidéo à partir d'extraits sonores, de photographies, tout en y ajoutant des sous-titres, des titres, des fonds, des polices de caractères différentes, de la couleur, des transitions et tout un tas d'autres choses diverses et variées mais surtout compliquées à coordonner l'une avec l'autre... Une première tranche a été effectuée de 1h à 6h du matin à grand renfort de Pepsi et de Tropicana tandis que l'autre moitié a été achevée de 14h à 18h la journée suivante. Jonglant entre les clichés, la beauté des paysages et le "patriotisme" dégoulinant à souhait, il était temps de montrer le résultat et de le soumettre à l'avis d'Hanna, colocataire de mon corridor. Cinq longues minutes où vous ne savez pas trop ce qui va ressortir de cette projection, si ce "film" donnera envie à des étudiants suédois de venir étudier en France pendant un semestre ou une année et pourquoi pas s'y installer à vie... Un seul mot sort de sa bouche "Impressive" : le pari est gagné ! Mes débuts de réalisateur en herbe sont au moins appréciés par une personne. L'expérience continue avec une projection à deux autres suédois qui en redemandent et souhaitent regarder le film une deuxième et même une troisième fois. Reste à savoir l'accueil que me réserveront les Suédois(es) lors de cette journée internationale : bide ou succès ?


28 octobre 2006

Maman...


Rappelez-vous l'époque où nous étions tous innocents, l'époque où notre âge ne s'exprimait qu'avec un seul chiffre - ça remonte même à loin pour certain(e)s ! Ce fut l'âge des premières peurs. Tout d'abord la peur d'abandonner notre mère sur le trottoir de l'école lors de notre première rentrée, puis sont venues les peurs diverses et variées comme la peur du noir, la peur des araignées, la peur de l'eau ou encore la peur qu'un crocodile caché sous notre lit était prêt à croquer le plus petit orteil qui daignerait dépasser de votre matelas et de votre couette. Qui n'a jamais eu peur dès que la lumière s'éteignit, laissant alors place à notre imagination trompeuse qui recréait un monde où sorcières, ogres dévoreurs d'enfants et autres méchants en tout genre se dessinaient alors sur les murs de notre chambre. Cette peur irrationnelle s'exprimait aussi face au méchant loup, tout droit sorti du Moyen-Âge, prêt à venir vous croquer la jambe. Après l'avoir réveillée à trois heures dix-huit au beau milieu de la nuit, notre chère et tendre maman se précipitait tant bien que mal jusqu'à notre lit, se demandant une fois de plus pourquoi avait-elle décidée d'avoir des enfants, telle Diane déesse chasseresse, fusil à l'épaule, prête à tirer sur tout "vilain-pas-beau" qui menaçait la vie de son enfant alors en sanglots et nous consolait avec tout l'amour qu'une mère sait porter à sa progéniture... Là, elle attendait que nous nous rendormions pendant qu'elle allait devoir passer le restant de sa nuit devant la télévision, ne trouvant plus le sommeil après avoir été réveillée par l'enfant que nous étions...


Cette femme hors du commun nous a donné la vie, prête à renoncer à une partie de liberté pour deux décennies. Personne ne pourra contredire le fait que la seule promesse d'amour véritable pour la vie est celle qu'une mère a offerte à la naissance de son enfant. Notre mère a été celle qui a toujours répondu présente ; dès nos premiers instants, pour nous protéger de l'extérieur entre ses bras lors de notre arrivée dans ce monde ou encore pour atténuer notre chute lorsque nous essayions de faire nos premiers pas... Elle nous a servi d'abri au milieu de la tempête que constitue l'extérieur, de balise dans l'obscurité de la nuit et finalement, nous a fourni les ailes qui ont guidé notre envol hasardeux vers le monde adulte. En cherchant à éduquer son enfant dans la meilleure voie possible, sa patience et ses nerfs ont parfois été mis à rude épreuve mais elle nous a transmis son amour, cet amour qui durera toujours et sera éternel. Cherchant à nous offrir le meilleur possible, elle a souvent dépensé plus pour nous qu'elle ne dépensait pour elle-même, prête à se priver pour apprécier le sourire si particulier qui illimunait notre visage. Et la seule personne présente à longueurs de journées et de nuits lorsque nous étions malade ou à l'hôpital, c'était elle, toujours soucieuse de notre santé et de notre bien-être... Peu importe la bactérie, ce sont ses bras qui nous enlacés et ses yeux qui se sont posés sur nous pour s'assurer que tout allait bien.



Mais qu'est-ce qui unit tant un enfant et sa mère ? Quel est ce lien, cette chose indéfinissable qui les a rendu inséparables ? Son cordon ombilical a pourtant été coupé rapidement, quelques secondes à peine après sa première respiration... Ces deux êtres humains hors du commun ont avancé ensemble, côte à côte, au fil du temps et au gré du vent pendant de nombreuses années, jamais trop loin l'un de l'autre. Puis ayant accompli sa tâche avec succès, sa mère a pu se féliciter d'avoir remporté le challenge qu'elle s'était lancée il y a quelques décennies. Elle a regardé passer les jours en ne baissant jamais les bras, a laissé filer les semaines en le regardant s'amuser mais en gardant toujours un oeil sur son bien-être. Il a constitué sa force et sa faiblesse mais aussi sa loi et son droit. Mais désormais du début de l'hiver à la fin de l'automne, nous savons toutes et tous qu'à n'importe quel moment, notre mère sera la première à répondre présente si nous avons besoin d'elle. Peut-être parce qu'il n'y a tout simplement rien au monde ni personne qui pourrait remplacer une maman...

23 octobre 2006

Empreinte écologique...


Il est des sujets d'actualité passagers et d'autres récurrents. Certains plus intéressants que d'autres selon les affinités personnelles. Néanmoins celui qui semble faire souvent les manchettes de journaux et gros titres des journaux télévisés en ce moment n'est non pas l'élection présidentielle française de mai 2007 mais plutôt le réchauffement climatique et tous les pseudo-remèdes à notre disposition - ou à venir - pour lutter contrer ce changement. Fonte de la calotte glaciaire par-ci, extinctions végétales et animales par là, sans compter les centaines de tonnes d'émissions de CO² relâchées dans l'atmosphère au moment même où je vous parle... Rien de bien nouveau dans le discours volontairement un peu trop alarmiste que nous rapportent les médias. Mais la nouveauté réside dans le fait que le problème devient réellement un sujet tendance voire même un peu fashion ! A vrai dire, Terre nous fait juste une petite pointe de température ce qui oblige les pauvres cellules qui la constituent à limiter leur activité. Mais comment ? Personne ne souhaite vraiment se passer de l'air conditionné quand il fait 40°C pendant quinze jours, de même qu'une douche ne procurera jamais plus de bien-être qu'un bain. Et puis après tout, le dioxyde de carbone dans l'atmoshpère est là depuis la Révolution Industrielle pour sa plus grande partie alors qu'est-ce qu'on peut bien y faire ? Arrivent donc des scientifiques avec leurs solutions qui se veulent miracles comme les biocarburants ou les sacs plastiques produits à partir de fécule de pomme de terre. Voyons les choses du bon côté, nous consommons moins de textile étant donné que l'air se réchauffe. Tout ceci est bien joli mais qu'est-ce qui va réduire nos émissions de CO² dans l'atmosphère ?



Ainsi, je ne vous recommanderai pas de suivre le mode de vie que j'ai pris depuis quelque temps en Suède qui se résume à deux douches quotidiennes de vingt minutes, parfois même trois (douches... pas minutes, je ne suis pas encore en Afrique !), sans oublier les deux ou trois minutes nécessaires à la mise à jour du statut MSN pendant que l'eau coule gentiment. Rajoutez à celà la vaisselle qui se fait à la main en laissant couler l'eau, l'ordinateur qui reste branché 24 heures sur 24 et l'éclairage puis la musique nécessaires à mon dancefloor hebdomadaire. Vous obtiendrez donc ma consommation d'eau et d'électricité, qui a été vraisemblablement triplée depuis mon arrivée en Suède. Sans oublier l'avion que j'ai pris pour venir jusqu'ici... En bref je suis devenu un cauchemar ambulant pour l'environnement, sans oublier que le tri sélectif suédois à sept poubelles est passé à la trappe depuis bien longtemps dans mon corridor car la tâche de descendre les poubelles n'en est que plus facilitée avec un seul sac à chaque fois pour la personne qui s'en charge ! Seul point positif au tableau, je n'utilise que mes petites jambes et mon vélo pour me déplacer ! Ah si, j'allais aussi oublier que je ne bois que l'eau du robinet étant donné que les Suédois voient le désastre environnemental de l'eau en bouteille et n'en ont tout simplement pas dans leurs supermarchés à part des bouteilles d'1,5 L d'Evian à plus de deux euros et quelques rares fois de la Vittel encore plus chère... Finalement serais-je devenu moins catastrophique pour l'environnement tout compte fait ? A part ma consommation d'eau qui a grimpé en flèche, le bilan du reste est pour le moins positif... D'ailleurs je viens tout juste de changer mes ampoules pour des autres à économie d'énergie !


Reste que le protocole de Kyoto - pauvre ville japonaise qui n'avait rien demandé à personne soit dit par ailleurs - est une vaste entourloupe mondiale qui veut que les pays occidentaux se donnent bonne conscience pendant que des géants industriels comme le Mexique, le Brésil, l'Inde mais surtout la Chine ont le droit de polluer à outrance air et eau sous prétexte de ne pas nuire à leur développement. Alors dans ce contexte le moindre abattage d'un arbre devient polémique comme à Paris lorsque l'équipe municipale veut faire abattre un platane pour faire gagner 8 secondes à un bus... Mais planter des arbres, boycotter les sacs en plastique ou encore aller à Carrefour à pied ne changera rien au problème de l'accroissement des émissions de CO² dont la courbe ne cesse d'atteindre de nouveaux sommets d'année en année. Les ressources de la mer s'épuisent, la pêche extensive raréfie les prises de poissons, les récifs coralliens cuisent à petit feu à cause de l'augmentation de la température de l'eau, les dépenses de climatisation remplacent celles de chauffage, les espèces animales sont un peu plus menacées chaque jour, les catastrophes naturelles sont de plus en plus spectaculaires et pourtant il faut bien vivre avec... Le réchauffement climatique devient un peu similaire au terrorisme : les gens ont appris à vivre avec et n'en ont plus vraiment peur même si ils s'en soucient. "Si tout le monde vivait comme vous, il faudrait 3,87 planètes pour subvenir à vos besoins.." Au fond qu'est-ce que ça change si mon résultat frôle les 4 ou les 10 planètes ? Alors soyons clair, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut trouver une solution mais personne ne veut réellement renoncer à son petit confort quotidien personnel...

10 septembre 2006

My life in Sweden...


Ma vie en Suède pourrait se résumer à un rythme effréné d'évènements, de sorties, de soirées ponctuées de jeux stupides, d'apprentissage et de pensées. Tout d'abord c'est la découverte du partage d'une cuisine où chacun possède son placard, son étagère dans le réfrigérateur ou encore dans le congélateur. Evidemment il faut savoir faire des concessions et respecter les habitudes de chacun... Pas facile de garder votre sang-froid devant une assiette sale depuis 3 jours mais vous ne devez en aucun cas donner l'impression que quelqu'un se chargera de faire la tâche ingrate qu'un autre n'a pas voulu réaliser. Vient ensuite votre semaine de ménage où vous devez traquer la moindre poussière et miette dans les parties communes pour finalement passer votre dimanche après-midi à nettoyer de fond en comble... Entre temps il vous faut suivre vos quatre heures de cours hebdomadaires qui demandent beaucoup de travail personnel, trouver un soupçon de temps pour faire des courses pour vous nourrir, réserver votre créneau horaire pour la machine à laver et le sèche-linge, et partager le peu de temps restant pour dormir, sortir et vous amuser. Et ici, la fête est sacrée : le vendredi soir voit défiler des hordes de suédoises saoûles à grand renfort de bouteilles de bière, prêtes à se jeter sur vous, et à vous écraser contre un mur avec leurs seins, et à essayer de vous allumer en se trémoussant sur votre corps... Malheureusement la pauvre blonde en chaleur qui vous a sauté dessus, imbibée à l'alcool à 5°, s'est complètement trompée de cible !



Ensuite vous découvrez la nourriture locale, à vrai dire le rayon gâteaux se résume comme peau de chagrin, et le sucre ne fait définitivement pas parti de la culture suédoise. Les Wasas commencent à vous donner la nausée, tous les sodas sont allégés, le beurre ne subsiste que pauvrement face à une déferlante de margarines en tout genre et les viennoiseries se comptent sur les doigts de la main. De plus, vous avez appris que les Suédois ne prennent qu'un repas par jour en règle générale... Rajoutez une pratique intensive de vélo par-dessus tout ça et vous comprendrez pourquoi les Suédois sont tous filiformes et sveltes ! Alors en bon Français que vous êtes, vous cuisinez tout au beurre, vous prenez plaisir à tester les rares cookies, muffins et brownies que vous avez pû trouver et surtout vous découvrez la tête que vos colocataires font quand vous prenez un chocolat chaud avec trois gâteaux à 17 heures quand eux sont déjà en train de cuisiner leur dîner... Le choc des civilisations est finalement beaucoup plus grand avec la Suède qu'avec les Etats-Unis ! Heureusement quelques bonnes marques françaises ont eu la bonne idée d'investir dans ce pays : Haribo, Findus, Knorr, Miko, et Danone. Et bien entendu vous êtes dans un pays proche de la nature, il vous faut donc oublier le lait pasteurisé UHT et découvrir le lait "naturel" qui ne se conserve que 5 jours même si vous ne l'avez pas ouvert. Le problème est que vous n'arrivez pas à boire un litre en si peu de temps, ce qui n'est pas si écologique que ça au fond...





A part ça, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le soleil est souvent au rendez-vous même si la température avoisine difficilement les 25°C. Vous commencez à connaître les Suédois et les guides de voyage n'ont pas vraiment tort sur la froideur relative des Suédois. Il faut vous perséverer pour briser la glace ou bien... leur parler un vendredi soir ! Au début, vous avez eu du mal à comprendre si il s'agissait de vous ou d'eux et au final vous avez compris que le Suédois est un être timide, méfiant mais ouvert à toute connaissance. Reste encore à l'approcher, ce qui reste la chose la plus difficile... Ceci mis de côté, il est réellement hallucinant de voir la maîtrise totale qu'ont les Suédois à enchaîner des conversations dans des langues différentes, passant de l'anglais au suédois, en passant par le français et l'allemand... Notre cher gouvernement français devrait en prendre de la graine pour s'inspirer de la recette presque "miracle" de l'Education Nationale suédoise dans le domaine des langues étrangères ! L'Université est dans un état impeccable, des allées d'arbres sont agrémentées de fontaines et de jardins à la française : difficile de croire qu'il s'agisse d'une faculté en fait... Conclusion, le choc n'eût pas lieu entre les Etats-Unis et la France mais entre la France et la Suède ! Mais tout compte fait pour le moment, la routine s'est installée et comme auparavant votre vie est un long fleuve tranquille où aucune feuille ne vient troubler la surface paisible de l'eau...

07 août 2006

Just believe in love...


Parfois la vie tranquille que tout un chacun semble mener est en fait une succession d'évènements plus ou moins inopinés que chaque personne garde soigneusement à l'intérieur d'elle-même. Une fois les portes closes, qui sait réellement ce qui peut bien se passer chez son voisin ? Et si cet homme en smoking et au sourire rayonnant était en fait un traficant de drogue ? Et que dire sur cette femme âgée dont les volets restent toujours fermés ? Ce voisinage où les visages sont si familiers est pourtant le lieu où règne l'inconnu... Que savons-nous vraiment sur les gens que nous croyons réellement connaître ? Un sourire forcé et quelques paroles échangées pour cacher une douleureuse souffrance et une solitude ininterrompue. Chaque être que nous côtoyons conserve précieusement ses tracas quotidiens au fond de lui-même : qu'arrive-t-il donc à cette femme qui pleure sur ce banc et pourquoi cet homme en apparence si fort, semble-t-il si sensible à l'intérieur ? A quoi peut bien penser ce garçon en attendant son train sur le quai d'une gare ? Des histoires de famille, des liens d'amitié brisés, des déceptions amoureuses, des problèmes d'argent ou encore des soucis face à l'avenir toujours incertain semblent être les maux contre lesquels chacun de nous doit constamment se battre tout au long de la vie. Et pourtant il nous faut persévérer dans tous les domaines, que nous en soyons ravis ou déçus au final...



Dans la lutte continue que constitue notre existence, de nombreuses personnes croisent notre chemin ; certaines marqueront durablement nos esprits et nos vies, d'autres seront oubliées rapidement pour le bien des deux parties. De durables amitiés alternent avec d'éphémères relations. Néanmoins, nous gardons tous espoir de rencontrer de véritables amis, de pouvoir vivre heureux avec notre moitié et de mener une vie paisible dans ce monde rempli d'hypocrisie, de trahison et de vengeance. Même si certains ont abusé de la confiance que nous leur avons apportée, nous retrouvons toujours le besoin de rencontrer d'autres personnes qui sauront nous apporter le réconfort et l'amusement que nous nécessitons selon le moment et vos envies. Cependant, devant ce défilé parfois continu d'âmes qui ne veulent que notre bien, de prétendants pour occuper notre nuit, de personnes qui n'ont rien à nous apporter, il arrive qu'un être retienne notre attention, par le bien-être qu'il nous procure lorsque nous l'écoutons, ou bien l'amour et l'estime qu'il nous porte... Et finalement nous nous rendons compte que nous avons eu raison de ne jamais perdre espoir, même si nous avons passé de nombreuses nuits en compagnie de nos appréhensions et de nos larmes face au vide affectif de notre vie. Nous avons tous passé quelques instants, par une nuit claire d'hiver à regarder le ciel et ses étoiles et à réfléchir au sens de notre vie face à cet infini qui s'ouvrait à nos yeux. Même si notre espoir a été fragile à de nombreuses reprises, nous avons eu la confirmation que croire à nos envies ne constitue pas une quête vaine...

Le vent a frappé votre visage, la pluie s'est abattu sur vous, la neige a cristallisé vos cheveux, le verglas a voulu vous dévier de votre route, le froid a agressé votre peau, vous avez fui les regards mais n'avez jamais baissé les bras et aujourd'hui vous vous sentez revivre avec ce départ pour la Suède. Et vous avez à nouveau laissé parler votre coeur... D'un cafard au bourdon persistant, vous êtes devenu la frêle abeille qui a retrouvé la fleur qu'elle ne trouvait plus à butiner. Le pollen s'est répandu sur votre corps et vous avez réussi à exprimer de la joie de vivre grâce à l'amour que vous avez à offrir. Vous attendiez depuis si longtemps et vos amis vous disaient de sécher vos larmes et d'être fort. Et aujourd'hui vous pouvez dire que vous avez retrouvé le sourire là où la tristesse avait si longtemps envahi votre visage. Désormais c'est un nouvel environnement qui vous tend les bras avec son lot de nouveaux amis, de fêtes, de découvertes... Car découvrir une autre culture et partager sa vision du monde avec d'autres personnes venues de tous les continents sont les meilleurs moyens de s'enrichir et de comprendre un peu plus l'univers dans lequel nous vivons...