27 décembre 2009

Another year over...


Alors que les centimètres de neige fondent doucement, que l'Eurostar reprend doucement son chemin entre Londres, Paris, et Bruxelles, et que les chants de Noël ont fini d'envahir tous les magasins, y compris les célèbres Galeries Lafayette situées sur le Boulevard Hausmann, la vie reprend sa délicieuse routine monotone dans la capitale belge... A écouter le bruit de la pluie qui s'écoule délicatement sur le Velux, on en viendrait presque à s'évader une fois de plus, si le temps n'était pas aussi misérable depuis quelques jours. Ce mois de décembre ne donne pas l'impression d'être une période propice à la fête ainsi qu'à la joie familiale et amicale qui en découle normalement. La faute à quoi ? La crise dont on nous a bassiné la tête tout au long de l'année ? La morosité ambiante des gens qui se sentent oppressés par le chômage, le coût de la vie, l'inflation, et tout ce qui les empêche de boucler tranquillement leurs fins de mois ? La grippe H1N1 ou les réminiscences de possibles attentats, traités en long et en large lors des journaux télévisés, avec pour but principal de détourner l'attention des populations ? Les ruptures amoureuses en série qui ont ponctué l'année 2009 ? Ou tout simplement à une année "sans" ? Pour ma part, ce Noël 2009 aura été un Noël "sans" justement, sans vraiment ressentir le défilement du calendrier et la proximité de Noël, sans avoir envie de fêter ce moment que j'attendais pourtant avec impatience en étant plus jeune...


Cependant, à quelques jours des prémices de la Nouvelle Année, et une fois les cartes de voeux envoyées aux personnes qui me sont le plus chères, il faut déjà penser à quelques bonnes résolutions ou quelques projets à réaliser pour 2010... La première serait de réussir à être diplômé d'une licence de traducteur / interprète, mais quelques semaines avant les examens de juin, j'exprime tout d'abord le désir de profiter pleinement de mes quelques jours de retour sur le sol américain. Pour le reste, je me laisse porter par ce que le destin a prévu pour moi. Tant sur le plan amoureux, familial, et amical, que pour la période "après-études"... L'entreprise où j'effectue mon stage est plus que grandement satisfaite de mon travail et tâte déjà le terrain pour voir si je serais près à rejoindre les autres employés une fois mes études terminées. Reste cependant à voir pour quel poste, quel type de contrat, et quelle rémunération. Il y a un adage qui se révèle être bien souvent vrai : le meilleur moyen de se faire apprécier et de garder sa place dans bien de domaines consiste à se rendre indispensable, tant par ses qualités humaines, que par sa rigueur dans les tâches accomplies. Mais pour aujourd'hui, je m'en tiens à vous souhaiter à tous, amis ou simples lecteurs anonymes, une très bonne année 2010, et que celle-ci vous apporte tout ce que vous souhaiterez et désirerez, sur tous les plans et à tous les niveaux...


Une année qui pétille telle une coupe d'un précieux champagne millésimé, que des crayères gallo-romaines ont gardé soigneusement hors de portée, caché de la lumière et du monde extérieur pendant de nombreuses décennies. Une année qui scintille comme les innombrables étoiles que l'on aime à regarder dans un ciel d'été, étendu à la campagne, dans des champs de blé tout juste moissonnés. Une année qui croustille comme une baguette, encore chaude, tout juste sortie du four d'un boulanger, que l'on vient d'acheter, au coin d'une rue parisienne, par une fraîche matinée de mai. Une année qui déshabille sensuellement, à la frêle lueur de la chambre d'un appartement bruxellois, sous la douce et tendre caresse d'une main timide, mais délicate. Une année qui écarquille, tels les yeux d'un jeune enfant découvrant les quelques cadeaux emballés de papier rouge et vert, que le Père Noël a déposé durant la nuit, au pied du sapin, pendant qu'il dormait encore paisiblement. Une année qui fourmille, d'idées pensées par des passionnés, d'évènements inoubliables organisés par des personnes enthousiasmées, ou encore de moments enchantés. Une année qui brille de mille feux, tout simplement...

09 décembre 2009

On the lonely road...


Après moult réflexions, je me suis enfin décidé à réserver des billets d'avion aux vacances de Pâques, pour une destination où je ne suis encore jamais allé... Il y a bien eu l'envie d'aller à Rome, pour découvrir le Colisée et la Fontaine de Trevi, ou bien encore le souhait de découvrir l'Acropole et une partie de la Grèce Antique. Sans oublier l'exotisme d'une excursion chez nos lointains cousins francophones d'Amérique du Nord, de Québec jusqu'à Montréal. Finalement, mon choix s'est porté sur une mégalopole qui, selon l'expression, ne dort jamais... Vous l'avez bien compris, je passerai pas moins d'une semaine à New York au mois d'avril. L'excursion franco-belge, qui partira de la Gare du Midi afin de rejoindre l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, compte pour le moment 3 personnes, avides de découvrir les moindres recoins d'une des plus grosses villes du monde, depuis la Statue de la Liberté, jusqu'à l'Empire State Building, Wall Street, Macy's, Broadway, ou encore la Cinquième Avenue, sans oublier le Musée Guggenheim ou le Metropolitan Musem of Art, plus connu sous le nom de Met... De même, les magasins et boutiques n'ont qu'à bien se tenir devant des séances de shopping prêtes à faire chauffer toute bonne carte Visa qui se respecte... Cinq années ont déjà passé depuis que j'avais foulé le sol américain pour la première fois, en me rendant en Floride durant l'été 2005. Et pourtant, il me semble que c'était encore hier...


Le même état d'esprit m'envahit à quelques mois près ; celui de ne vivre qu'au jour le jour, en profitant de chaque moment que je peux passer avec mes amis, que leur amitié soit de longue date, ou ne demande qu'à se fortifier avec le passage du temps... Passer justement le temps en se rendant à la Monnaie pour voir se jouer Iphigénie en Aulide, en assistant à une représentation du Lac des Cygnes au Cirque Royal, en flânant dans les rues de Bruxelles sans but précis - seulement celui de chercher le petit détail architectural d'une maison, que personne n'a sans doute encore jamais repéré juqu'à maintenant... Au final, j'éprouve juste le regret de ne pouvoir vivre ses moments uniques qu'avec moi-même ou avec des amis. En effet, il m'est impossible de pouvoir me dire qu'un garçon pense à moi quoiqu'il arrive, qu'il s'endort en pensant à moi même s'il ne peut me serrer dans ses bras, tout en regardant mon téléphone portable rester désespéremment silencieux. Partir quelques jours à New York, même si cette aventure ne sera en rien comparable à l'année que j'ai passée en Suède, sera un moyen de s'évader, du moins quelques instants... L'une des choses les plus difficiles pour le moment est d'être confronté de manière quasiment hebdomadaire aux avis d'amis proches, ou de simples connaissances, qui ne comprennent pas comment un garçon comme moi puisse rester seul, et comment tout simplement on peut avoir eu l'envie de le laisser de côté...


Il ne sert tout simplement à rien d'être entouré d'amis quand on réalise finalement ce qui nous manque réellement en cette fin d'automne pluvieuse. Non pas que ceux-ci sont inutiles, bien au contre ils sont indispensables, mais ils ne peuvent jamais nous apporter ces moments de tendresse et d'intimité que seul l'amour peut nous apporter... Il faut pourtant continuer son chemin, en admirant la beauté des illuminations et des vitrines de Noël. S'émerveiller tel un enfant innocent devant les échoppes de la place Sainte-Catherine qui proposent un tas de produits à consommer, depuis l'indémodable vin chaud, en passant par les churros, ou bien encore l'artisanat traditionnel. Chemin faisant, on en vient à fouler les pavés de la Grand Place, contourner son sapin tout de bleu paré, pour y contempler et écouter le son et lumière... D'une manière générale, les fêtes de fin d'année ont le don de nous rappeler tous les merveilleux instants que l'on a pu passer des années durant, tout d'abord avec notre famille, puis avec des connaissances devenues des amis, mais aussi les quelques Noël où nous avons été "aimé"... Bien entendu, cela ne nous empêchera pas de nous délecter de saumon fumé, de volaille, de crème patissière, de sauce au beurre, ou de chocolats en tout genre ; en bref, de quoi nourrir toute la planète à sa faim pendant de nombreux mois, si les calories étaient idéalement réparties. Mais pour le moment, laissons tout cela de côté car, it's beginning to look a lot like Christmas, everywhere I go...