24 septembre 2009

Bonjour tristesse...


Un de mes meilleurs amis à Bruxelles m'a récemment fait découvrir Françoise Sagan, que je ne connaissais que de nom auparavant... Au fil des pages se dessine le portrait d'un écrivain qui me semble n'avoir jamais réellement trouvé le bonheur dans sa vie autrement que dans une consommation excessive d'alcool et de drogues, dans des dépenses inconsidérées et infinies, dans une peur incommensurable de la solitude... Cet éternel besoin d'être constamment - mal ? - entouré se retrouve chez la majorité des êtres humains, qui préfèrent à l'amitié sincère et véritable, celle d'un ami que l'on appelle uniquement pour ne pas être seul. Ou bien encore, ceux qui préfèrent l'éphémère d'un amant volage, plutôt que la compagnie d'une personne que l'on aime vraiment, malgré les compromis et les concessions, dans les moments de bonheur, comme dans les moments plus difficiles... Au cours de la vie, nous sommes amenés à rencontrer de nombreuses personnes, qui deviendront de fidèles alliés prêts à partager joie et peine, ou bien qui resteront de bons souvenirs dans un coin de notre mémoire, ou encore disparaîtront à tout jamais de notre esprit, comme si elles n'avaient jamais existé. Il est difficile de savoir sur qui nous pouvons réellement compter à un instant précis. Quel serait l'ami qui n'hésiterait pas une seconde à se lever au beau milieu de la nuit pour vous venir en aide ? Quelle serait l'amie qui vous apporterait son épaule et sa compassion face à un chagrin d'amour ?


On aime à croire que l'on possède des centaines d'amis sur son compte Facebook, dans son répertoire de téléphone portable, ou toujours quelqu'un à qui parler sur son compte MSN, mais au fond n'est-il pas illusoire que de penser que tous ces gens tiennent vraiment à nous, et s'intéressent à nous pour ce que nous sommes et non pas ce que l'on représente ? La jeunesse et la beauté sont tout aussi attrayantes que l'argent et le statut social, mais aident-ils à rendre meilleurs et plus intéressants ? Visiblement Françoise Sagan ne l'a compris que bien trop tard dans une vie faite de relations tumultueuses, de profiteurs, d'une certaine forme de décadence et de vie hédoniste, motivée principalement par l'insouciance et la recherche du plaisir provisoire... La vie est un éternel recommencement, un peu comme si nous n'apprenions véritablement jamais de nos propres erreurs. Il faut sans cesse repartir au début, qu'il s'agisse de nos études, de notre travail, ou de nos relations amoureuses. Malgré toutes ces épreuves, il reste les êtres humains sans doute les plus importants dans notre vie, à savoir notre famille, et nos plus chers amis, qui se comptent bien souvent sur les doigts de la main, parfois même les doigts d'une seule main... Avec eux, nous pouvons rire, pleurer, être désinvolte, ne se soucier que peu de choses ; s'oublier un peu dans un monde qui est définitivement bien trop en mouvement pour qu'on puisse en comprendre le moindre rouage.


Il est d'ailleurs assez difficile de savoir pourquoi Bruxelles arbore aussi souvent un ciel gris, au plafond nuageux relativement bas. Ce qui n'empêche pas dans un moment de mélancolie -probablement lié à ce type de temps - de profiter du tout nouveau système de vélos proposés en libre service répondant au doux nom de Villo ! Parcourir à vélo les longues avenues de la capitale belge permet de découvrir quelques chefs-d'oeuvre de l'architecture auxquels on ne fait d'ordinaire guère attention à bord d'une voiture ou d'un tram... Cependant, il est vraiment dommage que les communes d'Etterbeek, d'Ixelles, et d'Uccle, ne veulent pas installer de bornes sur leur territoire, alors que celles-ci concentrent beaucoup d'activités et de lieux de sorties de la capitale. Toutefois, il est important de souligner qu'il n'y a rien de plus libérateur que de se balader sur un vélo sans but précis, de se laisser aller à la découverte de rues où nous ne serions jamais passé autrement... On en profite pour se dire qu'on a évolué, pour réaliser ses propres erreurs, comprendre pour avancer, mais au final, revient toujours cette état de fait, une fois que les amis ont passé la porte et sont rentrés chez eux, une fois que le travail est terminé en temps et en heure, une fois que la famille a raccroché le téléphone : il n'y a plus personne. Cette pesante solitude apparaît comme étant dans la nature première de l'homme. Nous cherchons tous à nous voiler la face, mais elle est bel et bien présente, et nous mourrons avec elle aussi...

19 septembre 2009

Take my hand, my Prince...


Il est des choses qu'on ne peut expliquer par des mots ou par des gestes. Le fait que je n'ai jamais cru au Prince Charmant en fait partie. De par leur nature, les hommes sont des êtres capables du pire comme du meilleur ; l'Histoire en apporta, et en apporte encore et toujours quotidiennement, la preuve. Il est sans doute difficile de décrire en trouvant les mots justes, à quel point ma toute première relation amoureuse a pu être encore plus destructrice concernant certaines de mes attentes sur un garçon... Il serait erroné de dire que je suis prêt à prendre le premier venu car quand il me vient à l'idée ou à un moment l'envie d'être dans une relation avec un autre homme, je fais sans doute parti de ceux qui y réfléchissent à deux fois avant de m'engager, et surtout pas avec n'importe qui. Mes erreurs de jeunesse m'ont appris qu'on pouvait bien entendu recevoir beaucoup de choses par amour, mais aussi souffrir énormément en espérant trop, de la part de garçons très peu enclins à s'investir pleinement dans une relation amoureuse... Une chose est sûre : je fuis un certain nombre de stéréotypes depuis la folle à plumes jusqu'au sosie de la couverture de Têtu. En définitive, je n''éprouve un intérêt certain que pour des hommes bien loin de tout cliché, que l'on pourrait prendre pour des parfaits hétérosexuels machos au détour de n'importe quelle rue de la capitale belge. Pour en revenir aux faits sérieux, il est peu de choses que j'attende réellement d'un homme, si ce n'est d'être avant tout naturel, et de vivre avec lui certaines banalités tout en y ajoutant une vision poétique de la réalité...


Je veux te prendre la main et t'emmener dans un champ de blé que le soleil fait mûrir jour après jour, m'allonger à tes côtés, regarder les nuages défiler dans le ciel azur, pour finalement déposer un baiser passionné sur tes lèvres. J'aspire à découvrir de nouvelles villes, de nouveaux pays, de nouveaux continents, en ayant toujours la soif d'apprendre sur d'autres cultures et civilisations, tout en observant l'émerveillement dans ton regard. J'ai l'ambition de réussir les défis des challenges de la vie pour susciter ta fierté, mais aussi la volonté de t'épauler à travers les moments faciles mais aussi au travers des moments difficiles. Je rêve de passer une soirée d'automne à sentir la fatigue s'accumuler petit à petit, puis m'endormir paisiblement contre ton corps, tout en ressentant la fraîcheur d'une fenêtre, encore ouverte en souvenir des beaux jours que l'on refuse de voir partir si rapidement. Être tiré d'un sommeil léger par ta délicatesse, et enfin effleurer du bout des doigts les formes de ton corps pendant d'interminables minutes. Connaître et réciter la conjugaison entre envie et désir, attirance et tentation, pour ne faire plus qu'un : toi et moi. Nous. Me réveiller à tes côtés alors que les premiers rayons du soleil hivernal arrivent difficilement jusqu'à mes yeux. Soulever délicatement mes paupières encore alourdies par le repos nocturne, te regarder encore prisonnier du royaume de Morphée, et me demander à quoi peux-tu bien penser à cet instant précis...


Mais qui es-tu ? Est-ce que je te connais déjà ? Est-ce que tu as déjà croisé mon chemin ou bien dois-tu le recroiser prochainement ? Difficile de savoir qui pourra être celui qui me considérera comme l'homme nécessaire à sa vie et à l'égard de qui je ressentirai la même chose... La réciprocité de ce sentiment est sujet aux plus belles histoires d'amour, mais donne aussi lieu aux plus grandes tragédies. Et quand bien même on a connu récemment de grandes réussites personnelles, il apparaît rapidement qu'une seule chose manque à la vie pour être parfaite en tout point ; une vision certainement trop idéalisée au point de vouloir lui donner un goût d'Hollywood bien trop peu naturel à mon goût... Mes amis bruxellois les plus proches m'ont fait récemment part d'une certaine admiration face à mes toutes dernières réussites mais aussi vis-à-vis de l'état d'esprit dans lequel je me trouve actuellement. De nombreux compliments s'accumuluent aussi sur mon physique, mais tout en gardant les pieds sur Terre, je sais qu'il peut m'être très facile de séduire physiquement ou intellectuellement la plupart des garçons qui désirent me rencontrer ou m'abordent en soirée, mais qu'en est-il d'être séduit ? Où te caches-tu ? Es-tu déjà sous mes yeux, alors que je ne le réalise pas ? Difficile de savoir ce qu'il advient de faire, si ce n'est de laisser le temps faire les choses, dans un sens ou dans un autre. Bientôt commencera mon stage qui se déroulera sur la prestigieuse Avenue Louise, à quelques pas de chez moi, et je dois bien admettre qu'il y a des choses plus importantes à mes yeux pour le moment que l'amour, même si...

13 septembre 2009

Success is the key...


Même si on ne m'avait jamais habitué à utiliser une voiture à tout va, pour réaliser le moindre déplacement, j'avais tout de même commencé à prendre des leçons de code de la route au printemps 2008, à une époque où je n'avais pas grand chose à faire dans ma vie, pas vraiment de but bien défini, et surtout en étant libre comme l'air... Avec un déménagement à Bruxelles, des études à plein temps, les leçons de conduite ont suivi mais à un rythme extrêmement lent, jusqu'à la date fatidique du 8 septembre 2009 où l'examen final a eu lieu à 10h15. Personnellement je me demande toujours comment un inspecteur national peut être aussi froid et aussi neutre, tant dans ses gestes que dans le ton de sa voix... Peu importe, ce genre de comportement ne m'intimidait désormais plus et nous voici donc partis pour un petit tour dans les rues matinales de Reims, où il semble n'y avoir aucune âme qui vive. Première manoeuvre : créneau du côté gauche entre deux voitures. Viennent ensuite les rues étroites, puis les priorités à droite, le cycliste à doubler, la portion d'autoroute, la deuxième manoeuvre de rangement en bataille, en marche arrière. Un flot de remarques plus tard, comme celle de rouler plus vite sur autoroute, l'épreuve arrive à sa quasi-fin lorsque le feu situé en haut d'un pont passe au rouge. A cet instant, on se répète qu'on doit réussir son démarrage en côté à tout prix, ne pas lâcher l'embrayage trop rapidement, ne pas faire reculer la voiture, et... à trop réfléchir, on câle ! L'examen se termine finalement sur ce point noir. On repart la tête remplie de questions : Ai-je réussi ? Ai-je fait une grosse erreur ? Mais il ne reste plus qu'à attendre...


Quarante-huit heures plus tard, l'enveloppe se trouve dans la boîte aux lettres. Pendu au téléphone, on m'informe que j'ai obtenu le précieux sésame rose, au bout de tant de temps ! Et dire que certain(e)s sont obligé(e)s de le repasser une deuxième, une troisième, voire une cinquième fois ! Pour la première fois depuis mon retour en Suède en juin 2007, j'ai réussi un examen majeur, dans l'une des grandes épreuves de la vie, alors qu'il y a encore quelques années, je ne me serais jamais vu au volant d'une voiture, et encore moins sur autoroute... Apprendre une bonne nouvelle comme celle-là, malgré les évènements qu'on a pu récemment connaître, remplit d'une joie immense, d'une satisfaction personnelle, d'un sentiment de victoire sur beaucoup de choses. Qui plus est, ce sentiment est décuplé lorsque seulement 24 heures plus tard, les résultats de mon année d'études sont proclamés et que j'obtiens ma deuxième année d'études. Je suis donc admis dans l'année suivante et je vais entamer ce stage que je voulais tant avoir, plutôt que de repartir en Erasmus... Je reprends la page du livre de ma vie où je l'avais laissée en octobre 2007, pour y écrire mon souhait de réussir face à tout ce qui présente désormais à moi. Beaucoup ont douté de ma réussite aux examens de septembre, et encore plus de mes capacités à décrocher mon permis de conduire ; j'espère bien leur avoir démontré que malgré les apparences, j'ai su puiser ma force dans mes faiblesses afin de rayonner de la sorte aujourd'hui...


Il est quelque peu bizarre de dire que cette réussite n'est pas forcément liée à une charge de travail et de révision plus importante de ma part, dans le but de réussir mes examens universitaires. J'estime surtout que j'ai eu la force d'y croire au fond de moi, même si je ne m'en sentais pas capable au premier abord. Sans tomber dans la niaiserie Careyienne et Houstonienne du "There can be miracles when you believe", j'ai surtout réalisé qu'on peut s'enfuir bien plus loin que ses rêves, sans prendre l'avion ou somnoler à bord d'un train... Pour le moment, j'ai surtout envie de profiter de cette réussite avec mes amis bruxellois, et des quinze jours de vacances qui s'offrent à moi, avant le début d'un stage qui s'annonce passionnant et enrichissant. Rien, ni personne ne m'arrêtera pour le moment ; à genoux, et face au vent, j'ai quand même réussi à atteindre le bonheur. Je ne suis pas de ceux qui ont besoin d'être entouré d'éclats de rires et de monde, pour masquer la solitude et le silence qui les effraient tant... Avec l'ambition, l'énergie, et la persévérance, l'être humain - tel qu'il soit - peut réaliser bien des choses. Les derniers évènements qui viennent de se produire en sont le parfait exemple à mes yeux. Il ne me reste plus qu'à aller retirer mon relevé de notes à côté de la Place du Luxembourg, et mon permis de conduire d'ici quelques semaines à l'Ambassade de France, Boulevard du Régent, mais enfin et surtout, savourer pour encore quelques temps, ces inestimables moments de satisfaction personnelle...

07 septembre 2009

La magie Disney...


Une journée chez Disneyland Paris en plein mois d'août est synonyme de nombreuses attractions, d'une foule intense, d'heures de queue interminables, de deux litres de Coca Cola Zero, d'un litre de Vittel, de pleurs d'enfants, de menus équilibrés composés d'un trio très américain hot dog-pizza-hamburger, d'incalculables doigts de pieds écrasés, d'odeurs écoeurantes de pop-corn et de sucre caramélisé, et j'en passe encore beaucoup sous silence... Avec le temps qui passe et des yeux d'adulte, le parc semble tout de suite moins féerique, moins magique, et bel et bien, moins enchanteur. On apprécie beaucoup plus Space Mountain, Big Thunder Mountain, ou encore Indiana Jones et le Temple du Péril que les attractions qui nous faisaient autrefois rêver comme It's a small world. La faute à qui, la faute à quoi ? Difficile d'y trouver une réponse nette, claire, et précise, tant on ne parvient même pas à la trouver soi-même. Peut-être est-ce dû à ce côté si capitaliste du parc, qui fait tout pour récupérer le moindre euro possible provenant du porte-monnaie ou du compte bancaire de ses chers visiteurs. Ou bien encore à des détails que l'on ne remarque pas en étant plus jeune comme les câbles électriques ou les systèmes de ventilation mal dissimulés... Disney est bel et bien un univers qui m'a fait énormément rêvé certes, mais qui ne m'attire plus du tout de la même façon, tant on sait que toutes ces histoires de princes, de princesses, et d'amour merveilleux, sont malheureusement bien trop irréelles...


Mais un autre aspect du parc prête à sourire : Disneyland est un havre de gays. Je crois ne m'être jamais fait autant maté en une journée, surtout au point de recevoir quatre clins d'oeil extrêmement prononcés de quatre garçons différents, et même une main bien ferme sur mes fesses dans la file d'attente de Space Mountain... Comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que je me trouve sur le chemin du prince Eric d'Ariel la Petite Sirène et que celui-ci vienne me faire deux bises bien prononcées, devant un parterre d'une soixantaine d'enfants assez médusés de n'avoir eu qu'une poignée de main. Pauvre Ariel, je pense que tu dois être bien malheureuse avec un mari si volage et infidèle ! Bizarrement, être courtisé de la sorte ne crée rien en moi à part de l'indifférence. Des dizaines de garçons m'envoient des messages chaque jour sur des sites de "rencontres", mais je ne trouve presque jamais rien à leur dire, tant le dialogue se limite à des banalités et se termine rapidement... Pour en revenir à Disney, il m'arrive parfois de ne pas comprendre à quoi sert-il de bourrer le crâne des enfants avec ses dizaines de belles histoires quand on connaît finalement la dure réalité de la vie. Avoir des enfants est un choix personnel et très certainement une envie que peuvent ressentir beaucoup d'individus en eux, mais plus le temps passe, moins je me sens prêt à renoncer à une grande partie de liberté, mais aussi à être relativement hypocrite vis-à-vis d'un enfant...



Mais parfois, il fait bon de se rebercer de douces illusions par une fraîche nuit d'un été qui s'achève, devant La Belle au bois dormant ou n'importe quelle mièvrerie hollywoodienne ayant en tête d'affiche Julia Roberts, ou Hugh Grant - et même parfois les deux ! Le lendemain en vous rendant à votre travail ou à votre université, vous devrez remonter le moral d'une copine fraîchement trompée par son petit ami, ou bien vous faire vous-même larguer par SMS ou par e-mail - merci à toi, technologie de nos jours qui permet de fuir avec lâcheté, sans scrupule... La révolution érotique n'a pas eu lieu en 1969 comme en témoigne le flot de sexe qui s'affiche un peu partout sans aucun complexe, des affiches du métro, jusqu'aux séries revisitées des années 90... On recycle le passé, pour bricoler le présent, et donner plus de valeur à des choses qui n'en ont plus aucune. On continue à nous servir les mêmes programmes télévisés toujours aussi rébarbatifs, avec des concepts vus et revus, depuis l'enfermement d'une vingtaine de cas sociaux dans une maison trendy, d'artistes en devenir dans un ancien hôtel particulier, jusqu'à l'envoi d'une quinzaine de survivors qui veulent se mesurer à la nature - bien que ces dames gardent une épilation parfaite quoiqu'il arrive ! Au final, on réalise qu'il n'y a rien de mieux que de passer la soirée avec un ou des amis, à discuter de tout et de rien, plutôt que de s'abrutir devant tant de niaiseries... et qui sait, peut-être que le Prince ou la Princesse se cache parmi eux ?

02 septembre 2009

Back in Belgium...


Je redoutais de revenir à Bruxelles, mais je dois dire que mon retour en Belgique s'effectue relativement bien. Certains diront qu'il est honteux de sortir jusque 4 heures du matin alors que l'on doit passer un examen deux jours plus tard, mais c'est généralement avec un rythme de vie comme celui-ci que je réussis le mieux mes examens, notamment un 17/20 il y a trois ans en Histoire des institutions américaines, obtenu à grand renfort de Red Bull sans avoir dormi la nuit précédente ... Bizarrement, je vais très bien en me retrouvant dans une situation similaire à celle que je vivais lorsque j'étais étudiant à Örebro, c'est-à-dire voir mes amis, faire la fête, refaire le monde, profiter de ces quelques instants de jeunesse éphémère. Je passe des soirées à danser face à de jolis garçons, des heures à me promener dans les rues parfois désertes de la ville, des après-midis à flâner dans le Bois de la Cambre, si proche de chez moi et où je trouve rapidement le moyen de me ressourcer sans personne. Je ne suis ni heureux, ni triste, je prends les choses comme elles viennent, qu'il pleuve ou que le soleil brille toute la journée. Je trouve le bonheur dans des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes aux yeux de beaucoup d'autres personnes, mais elles ont au moins le mérite de m'apporter le calme et la douceur de vivre au quotidien...


Dans un autre domaine, j'ai rencontré de nombreuses personnes en peu de temps, les demandes d'amis en tout genre sur un célèbre réseau social s'accumulent rapidement, bien qu'aucune ne m'attire particulièrement pour construire quelque chose. J'ai appris à être bien tout seul il y a déjà longtemps, et je retrouve la tranquillité et la quiétude à l'intérieur de moi-même... Néanmoins je dois reconnaître que j'ai rapidement succombé aux plaisirs de la chaîr à de nombreuses reprises ces derniers temps, sûrement dans un but de purgation, de vengeance, de course au plaisir futile et éphémère. Je n'ai pas honte d'avouer que j'ai couché avec "déjà" 5 garçons en à peine dix jours passés chez moi, oui, moi, celui qui jadis témoignait sur ce même blog de son dédain pour le sexe sans sentiments... L'élément paradoxal consiste à avouer que je n'y ai pris aucun plaisir particulier, si ce n'est celui de voir celui je pouvais procurer à quelqu'un. Il est facile de voir à quel point je peux plaire, je cumule les votes, les coeurs, les messages ou je ne sais quoi d'autre sur de nombreuses sites de rencontres - désespérées - des regards approbateurs dans le tram 94 qui traverse l'Avenue Louise, ou des mains plus que baladeuses en soirée. Je ne me considère pas comme exempt de tout défaut, mais comme quelqu'un qui a pourtant beaucoup plus à offrir dans une relation, qu'elle soit amoureuse ou amicale, tant du point de vue de la fidélité, de la sincérité, que de la véracité de mes sentiments, qu'environ 90 % de la population homosexuelle, voire peut-être plus...


Mes plus proches amis ont noté une remise en question rapide et vraisemblablement fructueuse, des efforts perceptibles très rapidement visibles à l'oeil de tout le monde, principalement sur l'apparence physique, et un certain bien-être personnel : je n'ai rien de plus à ajouter à leurs constatations et surtout à ce que deux d'entre eux ont pu me dire lors de moments dignes du meilleur épisode de Confessions Intimes de la première chaîne télévisée française... J'ai juste essayé de transformer mes faiblesses en force, pour y croire encore et toujours. I know what I want. Yo sé lo que quiero. Choisir de nouvelles couleurs, une nouvelle palette, pour peindre une nouvelle vie, en alternant le céruléen, le magenta, le pourpre, l'acajou, l'anthracite, le crème, et toutes les autres teintes qu'un artiste peut avoir au bout de ses pinceaux. L'avenir me dira ce qu'il adviendra de beaucoup de choses, qu'il s'agisse d'une relation amoureuse perdue, de mes amitiés passées et présentes... Une chose est cependant sûre et certaine : je n'ai besoin de personne dans ma vie pour le moment pour aller bien, je n'ai de compte à rendre personne, je sors régulièrement jusque 3 ou 4 heures du matin, pour partager des moments en or avec mes plus proches amis bruxellois... Je n'ai pas besoin d'alcool pour me sentir bien, pas besoin d'exposer les détails les plus sordides de ma vie intime, sauf peut-être ici, ni le besoin de me sentir constamment (mal) entouré pour aller bien dans ma tête et dans ma peau... I'm going well, and that's it...