19 janvier 2009

Serenissima Venezia...


Après mes examens, j'ai eu la chance de pouvoir découvrir une nouvelle destination, certes assez peu originale de par le flot de touristes qu'elle génère, mais tout aussi intéressante : Venise. Jamais auparavant, je n'avais eu l'occasion d'aller en Italie même si des noms comme Rome, Florence, Pise, Pompéi, et bien entendu Venise, me faisaient rêver... Après avoir pris l'avion très tôt au départ de l'aéroport international de Bruxelles, je suis arrivé à destination au petit matin, alors que le Grand Canal était encore couvert de la brume nocturne. Au fur et à mesure de la progression en vaporetto, la Sérénissime semblait être tout droit sorti d'un rêve. En effet, un retour en arrière de 100 ou 500 ans offrirait sans doute le même paysage, à quelques détails près. Les nombreuses maisons luxueuses et les bâtiments officiels rivalisent entre eux, qu'il s'agisse de la finesse des détails, ou même des recherches de perfection architecturale, qui avaient pour but principal de témoigner d'une époque faste où Venise n'était pas simplement une ville, mais un Empire qui s'étendait dans l'Adriatique et la Méditerranée jusqu'à la Crête. Sans oublier un contrôle des routes commerciales et un rayonnement littéraire, artistique, et architectural, qui assurèrent à Venise un statut de grande puissance européenne, et même mondiale, du moins à l'époque !


Après avoir découvert la célèbre Piazza San Marco, je me suis aventuré dans les rues de Venise, au sein de nombreux quartiers. Depuis l'imposant Pont du Rialto ou le surprenant Pont de l'Académie, jusqu'à la Ca d'Oro, en passant par le Palais des Doges, ou bien encore l'Arsenal, Venise inonde la vue de tout visiteur intéressé un minimum par l'histoire et l'architecture. Ajoutez à tout cela les problèmes évidents que les ingénieurs de l'époque ont dû surmonter pour pouvoir construire sur de la vase et des terres marécageuses, et vous obtiendrez une visite encore plus intéressante. Cependant, je me suis bien souvent éloigné des grandes artères et des monuments célèbres pour découvrir la "vraie" Venise. Toute personne qui agit de la même manière découvrira que la ville est en fait un dédale de ruelles étroites, où il faut accepter de se perdre, pour réaliser l'autre intérêt majeur et la beauté de cette ville... Néanmoins Venise apparaît comme vulnérable de par sa géographie, notamment des acqua alta et de son enfoncement, mais aussi d'une certaine désertion de ses habitants confrontés à des prix immobiliers aussi chers qu'à Paris, malgré des problèmes évidents de chômage et de coût de la vie très élevé... Certains quartiers perdent aussi de leur charme, par l'ouverture de grandes enseignes mondiales du luxe ou de multinationales américaines, assoiffées par le flux de visiteurs que génère la cité des Doges...


Pour finir, Venise offre des merveilleux souvenirs qui restent ancrés durablement. La majestuosité de la Piazza San Marco. La pause goûter inévitable dans le très chic Caffè Florian, où Alfred de Musset, George Sand, et Casanova se plaisaient autrefois à passer le temps. L'adaptation inouïe de Fed Ex qui dispose d'un vaporetto aux couleurs de sa traditionnelle camionnette. La richesse des mosaïques de la Basilique Saint-Marc et des collections du musée Correr. L'envoûtement d'une représentation de Die Tote Stadt dans le cadre mythique de l'opéra Fenice. Le contraste entre Venise et Murano, lieu historique de soufflage et création artisanale du verre. Le bonheur de tout gourmand de pouvoir déguster une pizza au prosciutto ou une glace parfum straciatella dans leur pays d'origine. Les incroyables boutiques de masque en papier maché qui perpétuent la tradition plusieurs fois centenaires du fameux Carnval de Venise. En bref, il m'est assez difficile de décrire précisement les sentiments que j'ai éprouvés en étant à Venise, sans doute grâce à l'intemporalité du lieu qui enivre continuellement le visiteur... Il semble donc que le passage du temps n'ait eu aucune emprise sur Venise, ni sur l'âme si particulièrement magique que la ville possède. Avis aux amateurs !

06 janvier 2009

Ô neige ! Ô froid ! Ô verglas !


En ces premiers jours de l'année 2009, l'hiver fait une poussée remarquée en nous rappelant que la Nature, reste bien la maîtresse de la Planète... Neige, verglas, et gel, rythment notre vie depuis bientôt quelques jours, que ce soit à Paris, Bruxelles, ou Londres, et il serait simplement naturel de se demander où est passé le fameux réchauffement climatique ! Sans doute avez-vous oublié que ce phénomène accentue les contrastes entre saisons, ce qui explique sûrement la disparition de véritables printemps et automnes, mais aussi l'apparition de températures de plus en plus chaudes l'été, et d'hivers, bien entendu, de plus en plus rigoureux. Le Gulf Stream évolue probablement plus vite que l'on ne le pense, et la menace d'un climat européen bientôt comparable à celui de nos voisins d'outre-atlantique devient de plus en plus possible. Dans les prochaines années, sera-t-il normal de voir le jardin des Tuileries recouvert d'une épaisseur de neige comparable à celle qui s'abat chaque hiver sur Central Park en plein coeur de New York ? La dernière vague de froid notable comparable à celle qui touche nos pays aujourd'hui remonte bien curieusement à l'hiver... 2003. Devons-nous pour autant nous attendre à un épisode caniculaire d'une quinzaine de jours où les températures frôleront les 45°C chaque après-midi et ne jamais descendre sous les 25°C la nuit ?



Alors que EDF exporte généralement plus de 13 % de sa production d'électricité à l'étranger, et dispose encore environ de 15.000 mégawatts de production disponible, l'entreprise privée appelle à limiter sa consommation pour ne pas mettre en danger l'approvisionnement du réseau français ! Même refrain que pendant l'été 2003 : particuliers, consommez moins ! Néanmoins, demander de réduire leur consommation aux particuliers me semble assez disproportionné quand nous assistons tous à un même phénomène : ces dizaines de magasins qui, climatisés en plein été, surchauffés en plein hiver, gardent leurs portes ouvertes à longueur de journée, quelque soit le temps extérieur... N'y a-t-il pas un gaspillage évident d'énergie quand on constate que la majeure partie du chauffage consommé par ces magasins provient de systèmes électriques ? Cependant nos modes de vie ont considérablement changé eux-aussi depuis une dizaine d'années, ce qui peut expliquer des records quotidiens de consommation d'électricité quand il fait -10°C à Paris alors qu'autrefois pendant des hivers plus rigoureux, la consommation électrique n'explosait pas. Les gens se plaignent du froid mais se promènent en débardeur ou en T-shirt chez eux, pendant qu'ils se préparent à prendre la direction du Boulevard Hausmann, à bord de leur 4x4 surchauffé, pour inaugurer le premier jour des soldes de magasins énergivores au possible ! Et dire que l'on n'a pas encore pensé à chauffer les trottoirs pour éviter à certains de se geler les fesses quelques minutes, quand d'autres doivent y passer la nuit entière ? Encore la faute du gouvernement certainement...


Alors que plus jeune, je garde le souvenir d'un seul télévision allumée dans une famille en rentrant de l'école, il faut désormais y ajouter la consommation de l'invention miraculeuse de la "box" (dont EDF a dû se réjouir), puis un ou deux ordinateurs, les veilles du magnétoscope, du lecteur de DVD, des autres télévisions, du décodeur TV, du micro-ondes, de la chaîne Hi-Fi, des radio-réveils, des téléphones sans fil à affichage LCD, du four, et bien d'autres encore... Rien d'étonnant à ce que la consommation moyenne d'électricité des Français explose ! Heureusement que les soldes nous permettent de nous ruer sur bonnets, manteaux, écharpes, bonnets, et autres, afin d'échapper au froid dans les rues. Encore faut-il daigner les arborer quand je vois la résistance des gens dans la rue, qui pensent défier les éléments, et tentent de prouver tant bien que mal qu'ils n'ont pas spécialement froids, gorge dégagée pour ces messieurs et nombril à l'air pour ces dames... Peu me chaut, je préfère arborer des énormes gants et ressortir le manteau dont je m'étais paré pour affronter le froid suédois lapon, plutôt que de finir avec une sinusite et une bronchite carabinée ! Aurons-nous pour autant un vrai hiver tel que nous en connaissions quand nous étions petits ? En attendant, libre à vous de trouver le moyen de vous réchauffer...