09 décembre 2009

On the lonely road...


Après moult réflexions, je me suis enfin décidé à réserver des billets d'avion aux vacances de Pâques, pour une destination où je ne suis encore jamais allé... Il y a bien eu l'envie d'aller à Rome, pour découvrir le Colisée et la Fontaine de Trevi, ou bien encore le souhait de découvrir l'Acropole et une partie de la Grèce Antique. Sans oublier l'exotisme d'une excursion chez nos lointains cousins francophones d'Amérique du Nord, de Québec jusqu'à Montréal. Finalement, mon choix s'est porté sur une mégalopole qui, selon l'expression, ne dort jamais... Vous l'avez bien compris, je passerai pas moins d'une semaine à New York au mois d'avril. L'excursion franco-belge, qui partira de la Gare du Midi afin de rejoindre l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, compte pour le moment 3 personnes, avides de découvrir les moindres recoins d'une des plus grosses villes du monde, depuis la Statue de la Liberté, jusqu'à l'Empire State Building, Wall Street, Macy's, Broadway, ou encore la Cinquième Avenue, sans oublier le Musée Guggenheim ou le Metropolitan Musem of Art, plus connu sous le nom de Met... De même, les magasins et boutiques n'ont qu'à bien se tenir devant des séances de shopping prêtes à faire chauffer toute bonne carte Visa qui se respecte... Cinq années ont déjà passé depuis que j'avais foulé le sol américain pour la première fois, en me rendant en Floride durant l'été 2005. Et pourtant, il me semble que c'était encore hier...


Le même état d'esprit m'envahit à quelques mois près ; celui de ne vivre qu'au jour le jour, en profitant de chaque moment que je peux passer avec mes amis, que leur amitié soit de longue date, ou ne demande qu'à se fortifier avec le passage du temps... Passer justement le temps en se rendant à la Monnaie pour voir se jouer Iphigénie en Aulide, en assistant à une représentation du Lac des Cygnes au Cirque Royal, en flânant dans les rues de Bruxelles sans but précis - seulement celui de chercher le petit détail architectural d'une maison, que personne n'a sans doute encore jamais repéré juqu'à maintenant... Au final, j'éprouve juste le regret de ne pouvoir vivre ses moments uniques qu'avec moi-même ou avec des amis. En effet, il m'est impossible de pouvoir me dire qu'un garçon pense à moi quoiqu'il arrive, qu'il s'endort en pensant à moi même s'il ne peut me serrer dans ses bras, tout en regardant mon téléphone portable rester désespéremment silencieux. Partir quelques jours à New York, même si cette aventure ne sera en rien comparable à l'année que j'ai passée en Suède, sera un moyen de s'évader, du moins quelques instants... L'une des choses les plus difficiles pour le moment est d'être confronté de manière quasiment hebdomadaire aux avis d'amis proches, ou de simples connaissances, qui ne comprennent pas comment un garçon comme moi puisse rester seul, et comment tout simplement on peut avoir eu l'envie de le laisser de côté...


Il ne sert tout simplement à rien d'être entouré d'amis quand on réalise finalement ce qui nous manque réellement en cette fin d'automne pluvieuse. Non pas que ceux-ci sont inutiles, bien au contre ils sont indispensables, mais ils ne peuvent jamais nous apporter ces moments de tendresse et d'intimité que seul l'amour peut nous apporter... Il faut pourtant continuer son chemin, en admirant la beauté des illuminations et des vitrines de Noël. S'émerveiller tel un enfant innocent devant les échoppes de la place Sainte-Catherine qui proposent un tas de produits à consommer, depuis l'indémodable vin chaud, en passant par les churros, ou bien encore l'artisanat traditionnel. Chemin faisant, on en vient à fouler les pavés de la Grand Place, contourner son sapin tout de bleu paré, pour y contempler et écouter le son et lumière... D'une manière générale, les fêtes de fin d'année ont le don de nous rappeler tous les merveilleux instants que l'on a pu passer des années durant, tout d'abord avec notre famille, puis avec des connaissances devenues des amis, mais aussi les quelques Noël où nous avons été "aimé"... Bien entendu, cela ne nous empêchera pas de nous délecter de saumon fumé, de volaille, de crème patissière, de sauce au beurre, ou de chocolats en tout genre ; en bref, de quoi nourrir toute la planète à sa faim pendant de nombreux mois, si les calories étaient idéalement réparties. Mais pour le moment, laissons tout cela de côté car, it's beginning to look a lot like Christmas, everywhere I go...

2 dieux et déesses ont répondu:

Chris a dit…

I just wonder if it's the author who took the photos on this blog. I also live in Brussels and love taking photos from time to time. It's really nice to see someone else's photos which provide a totally new perspective to view the city.

Faux Airs a dit…

Tu aimeras New York. C'est un endroit intemporel. C'est un centre d'énergie très puissant. En fin de compte, New York représente le Faste, l'illusion. Et c'est bien pour cela qu'elle attire autant de monde. Si elle ne dort jamais, c'est pour être certaine de nous montrer son plus beau visage en permanence.

Attention, c'est un masque qui est parfois tres triste à enlever.


Profite bien de la grosse Pomme