28 août 2007

Someone to watch over me...


Jamais je n'ai réussi à convaincre un garçon ou à le séduire de vouloir faire un bout de chemin avec moi. Déjà presque quatre ans que j'essaye en vain de pouvoir construire quelque chose avec quelqu'un et malgré mon envie de relation, personne ne répond présent... J'ai alterné les périodes de "recherche active" suivies de périodes de laissez-aller : ne dit-on pas qu'on trouve lorsqu'on ne cherche pas ? Et au final, que s'est-il passé : rien ! Aujourd'hui encore les sites de rencontres m'apportent quotidiennement leurs flots de "T'es super mignon", "Quoi un garçon comme toi est seul ?, ou je ne sais quoi encore et plus le temps passe, plus les jours font mal en quelque sorte. J'ai profité pendant vingt ans d'une aisance matérielle que beaucoup n'ont jamais connu et que certains envient peut-être encore aujourd'hui. D'autre part, j'ai voyagé de Miami à Moscou, de Stockholm à Barcelone, de Londres à Genève ; des noms de villes qui résonnent comme des destinations branchées. Puis, en partant en Suède, j'ai réussi à me faire des amis de tout continent, de nations différentes, du Japon à la Grèce en passant par la Finlande et le Canada. Et pour terminer même si ma famille est encore plus nucléaire qu'aucune définition sociologique ne pourrait le définir, je peux compter sur les rares membres qu'elle compose. J'ai d'ailleurs réussi à reprendre contact avec mes deux uniques cousins que je n'ai pas vu depuis plus de dix ans, même si l'un est actuellement en Thaïlande et l'autre en Nouvelle-Zélande..



Bientôt j'aurais un nouveau toit sur ma tête, des dizaines de cartons à déballer dans un appartement à Paris, et je passerais sans doute mon temps à bouger mes meubles quelques fois avant de trouver l'agencement idéal. Mais tuer le temps de cette manière ne servira qu'une fois de plus à faire apparaître ce que je n'ai pas dans ma vie et n'ai jamais eu dans ma vie... Je finirais par passer ces soirées de "je n'ai rien à faire" devant les programmes télévisés stupides à contempler cette pièce et à réfléchir à la valeur de ce qui m'entoure. Une photo prise aux Etats-Unis à côté d'une autre immortalisant les mètres de neige suédoise me donneront pourtant l'impression d'avoir vécu tant de choses magnifiques. Mais l'amour ne correspond nullement à tous ces biens et à ces instants de bonheur provisoire. A vrai dire il ne me restera que le son pesant d'un coeur brisé résonnant dans un appartement vide d'amour... J'ai élevé deux garçons au rang d'étoile dans mon ciel : ils ont scintillé de tout leur éclat même au coeur des sombres nuits d'hiver, et ils seront toujours présents d'une manière ou d'une autre, dans mon esprit ou dans mon coeur. Là où leurs prénoms ordinaires de Damien et Nicolas contrastaient avec le mien, je n'ai pourtant pas su faire leur bonheur... J'ai perdu le contact avec le premier et je continue à voir le second. Autour d'un verre, perdus au milieu de gens ordinaires venus passer du temps ensemble dans un bar, ou bien à l'intérieur d'une salle obscure de cinéma devant un film d'auteur, j'aime à passer du temps avec lui...


Vient ensuite ce contrat d'apprentissage que je n'arrive pas à signer. Malgré un entretien qui s'est extrêmement bien passé dans une célèbre maison d'édition située dans le Marais juif de Paris - à quelques pas de la Place des Vosges et de la place de la Bastille - je patine toujours autant à raison d'environ cinq lettres négatives par semaine... Je constitue aussi la liste d'entreprises qui m'ont accordé "leur plus grande attention" en me répondant avec le titre de Mademoiselle alors que le titre Monsieur apparaît en toute lettre sur mon CV et ma lettre de motivation. D'autres ont tout simplement oublié d'envoyer en copie conforme invisible leur réponse par email, rendant donc le même message et les "qualités certaines de votre candidature" visibles pour une dizaine de personnes... Je retiens aussi l'attention d'une maison de champagne qui souhaite patienter environ un mois pour examiner ma candidature plus attentivement ; à croire que lire un CV et convoquer quelqu'un pour un entretien nécessitent de longues et fastidieuses heures de travail. Et dire que nous sommes déjà bientôt au mois de septembre alors que je n'ai pas vu le temps passer pendant cet été. Le grand inconnu de cette rentrée sera donc ce que je vais faire pendant l'année universitaire qui s'ouvre à moi. Et si je devais renoncer à cette formation à la Sorbonne faute d'avoir trouvé une entreprise, malgré avoir réussi les tests de langue et l'entretien de motivation ? Mieux vaut ne pas trop y penser tout de même...

18 août 2007

What should I tell you...


Lorsque notre première histoire d'amour se manifesta, nous y avons tous crû à 100 %... La passion ardente s'est mélangée au désir brûlant et à l'envie de s'engager pour de bon avec celui ou celle qui faisait battre notre coeur. Pour une raison ou une autre, cette histoire s'est terminée - dans le compromis ou la tragédie - et alors nous avons cessé d'aimer... Peut-être avons nous cessé d'aimer sans limite mais notre coeur brisé n'a pas pour autant complètement arrêté de fonctionner : il s'est mis en veille, croyant que cette histoire serait unique. Certes, personne n'oubliera jamais le premier baiser, les premiers émois, le premier contact d'une peau étrangère et la chaleur d'un corps blotti contre le sien. Vient ensuite la difficile période où chaque individu se doit d'être fort, de croire à nouveau à une nouvelle relation qui ne sera, ni ne pourra être identique à la première, bien entendu, mais qui réservera son lot de surprises - bonnes ou mauvaises. Même si l'amour s'est enfuit, il ne demande qu'à revenir sous une autre apparence, peint avec d'autres couleurs... Sans oublier l'amour d'une mère, d'un frère, d'une nièce, d'un parent éloigné ou même tout simplement d'un ami. Néanmoins comment retrouver confiance après s'être retrouvé les deux genoux à terre et après avoir versé tant de larmes, dans l'obscurité des nuits solitaires qui ont accompagné cette rupture ? Comment redéfinir l'amour convenablement sans "lui", sans cette personne qui signifiait tout à nos yeux ?


Et le temps passant, nous avons essayé de cicatriser nos plaies béantes, d'abord seul, puis de rencontrer d'autres personnes, d'aimer à nouveau, pour essayer de retrouver un peu de ses moments d'or laissés derrière nous, mais nous ne les avons jamais véritablement retrouvés... Qui a eu raison ? Qui a eu tort ? Quels choix aurions-nous dû faire ? Peu importe les multiples questions qui inondent notre esprit, nous n'y trouverons jamais de réponses concrètes mais si nous avons persisté à croire, à tort, que ce même amour aurait pû se manifester pour une autre personne, nous avons tout simplement crû en ce sentiment universal et humain : l'amour... Il a fallu prendre conscience qu'il était impossible de revenir en arrière, mais nous avons appris, non pas de nos erreurs, mais de par nos expériences passées. Pour certaines personnes, cette période de "deuil" nécessite un long travail sur soi pour regagner confiance et retrouver la force d'y croire encore... Y a-t-il vraiment besoin de réfléchir à des quelconques conséquences lorsqu'un garçon croise notre route, que son apparence et son esprit nous plaisent, et que nous apprécions les moments passés en sa compagnie ? Prenons-lui la main, profitons de ces instants de bonheur que la vie a placé sur notre chemin. Partageons, rions, parlons, embrassons, faisons l'amour, sortons, dormons, et arrêtons de réfléchir ; seul un constat s'impose, ensemble le monde est plus agréable, la vie retrouve quelques notes sucrées et le contact soyeux de deux peaux redonne du baume à un coeur...



Quelques articles présents ici et là prouvent à quel point j'ai moi aussi connu cette passion incommensurable pour un homme, celui que je pensais être indispensable à ma vie. Le temps en a décidé autrement mais il restera à jamais dans une part de mon coeur. Rien ne viendra effacer les moments merveilleux que j'ai passé avec lui et je ne cache pas qu'il m'arrive de penser à lui... J'aurais voulu lui offrir le meilleur de tout mon être mais pour certaines raisons que je ne développerais pas ici, le destin et les sentiments en ont décidé autrement. Les mois passants, j'ai fini par rencontrer un garçon en revenant de Suède. Hésitant mais tendre, réservé mais chaleureux, je me suis attaché à lui... Même si je ne retrouve pas cette sensation d'amour des premiers jours, je passe de tendres moments en sa compagnie et le temps qui s'écoule à ses côtés est rempli d'affection. Oui, j'ai beaucoup souffert de ma première histoire d'amour. Mais en y ayant pensé à plusieurs reprises, il serait erroné de dire que l'on aime moins dans les relations qui ont suivi notre première fois : on aime différemment, d'une manière beaucoup plus sereine et réfléchie. Les désillusions et les mauvais coups nous ont endurci et ont enrobé notre coeur d'une carapace mais tout compte fait, si quelque chose de nouveau se présentait à vous, prendriez-vous le risque d'apprendre à réouvrir votre coeur ? Personne ne pourra savoir si cette histoire serait un succès ou un échec. Prenez lui la main et faites le bout de chemin que la vie voudra vous accorder ensemble, frémissez comme aux premiers instants où vos lèvres ont touché les siennes, et rapprochez vos corps dans cette danse infinie...

02 août 2007

Blog du mois...


"Anaël est un jeune homme de vingt ans et presque aucune poussière supplémentaire, beau comme un coeur avec ses yeux bleus et son visage d’ange, un physique qui colle à son prénom. En Suède, précisément à Örebro, dans le cadre de l’auberge espagnole, pardon, du programme Erasmus, il alterne depuis un an des billets, tous écrits gayments, réflexifs (inspirés par l’actualité, les élections, l’inné et l’acquis), récréatifs (émissions décomplexées voire trash de la télé locale ou pubs qui font mâle), touristiques (ses équipées en Laponie ou chez Hédiard), mélancoliques (que devient le pédé quand la jeunesse s’envole, et à vingt ans, on pense qu’elle ne va pas tarder à s’enfuir, surtout quand son livre préféré est Le Portrait de Dorian Gray) et amoureux (son Valentin a bien de la chance).

Comme tous les blogs dont s’entiche Sensitif, il y a une petite corde qui vibre et fait vibrer le lecteur, une vraie personnalité, une mise en page agréable, des tas de photos. Anaël a la plume aussi pointue que poétique, et ce mélange contribue à rendre son blog terriblement attachant. C’est sûr (forcément...) que sa vie n’est à nulle autre semblable, et il en parle avec coeur, tout ouvert son coeur."

Déjà presque deux mois depuis cette élection et je n'en avais pas encore parlé ! Après avoir conquis une partie de la rédaction de Têtu en apparaissant dans la liste de liens de leur site Internet, me voici désormais élu "blog du mois" dans le magazine gay gratuit parisien nommé Sensitif. Merci encore à son équipe et à la rédaction pour tant d'honneur ! N'hésitez pas à rendre une petite visite à leur site via le lien suivant où se trouve la publication originale consacrée à mon blog :

http://www.sensitif.fr/blog-juin07.html