26 février 2007

Des publicités très gay...


Le moins que l'on puisse dire c'est que Dolce&Gabbana ne laisse transparaître aucune ambiguïté quand à la sexualité de ses créateurs et encore moins face à la sexualité des consommateurs qu'elle vise ! Même si les deux créateurs, à savoir Domenico Dolce et Stefano Gabbana, sont maintenant officiellement séparés, la marque n'en reste pas l'une des plus grandes marques de vêtements mondiales, habillant des célébrités telles que Madonna, Kylie Minogue ou encore Monica Bellucci. Lancée en 1985, Dolce et Gabbana citaient pour sources d'inspiration, Giorgio Armani pour son esprit de discipline, Coco Chanel pour ses idées révolutionnaires, et enfin Jean-Paul Gaultier pour sa créativité. Plus de vingt ans plus tard, le pari risqué s'est transformé en l'une des maisons de couture les plus rentables de la planète : vêtements, lunettes, maillots de bain, montres, parfums, colliers, et bracelets signés du célèbre logo D&G se vendent sur tous les continents. Cette publicité, diffusée un samedi soir à 21 heures provoqua un scandale en Grande-Bretagne, pourtant réputée pour son pragmatisme. Néanmoins, l'équivalent du CSA français mit fin au débat rapidement : des enfants devraient être couchés à 21 heures et la publicité n'a pas été diffusée au beau milieu d'un programme pour enfants. Ils ont du bon ces p'tits British quand même, non ?




Vient ensuite la marque américaine centenaire Abercrombie & Fitch, caractérisée par son célèbre renne brodé sur chacun des vêtements de sa collection... Ayant longtemps axée sa politique commerciale sur le territoire américain, il lui a souvent été reproché sa politique isolationniste dans un contexte pourtant favorable à la glorification et à la création du prestige de centaines de marques par le chemin de la mondialisation. Timidement, Abercrombie & Fitch a commencé à s'implanter à Toronto et Edmonton. La marque semble prendre conscience du potentiel que représentent les marchés extérieurs. Business makes money... A la surprise générale, des rumeurs ont confirmé l'ouverture prochaine - le 22 mars plus précisemment - de sa première boutique européenne, à Londres, dans le quartier de Burlington Gardens à quelques pas de Picadilly Circus ! Néanmoins, le tout dernier catalogue de la collection printemps a été récemment banni de certains Etats américains en défrayant la chronique à cause de scènes beaucoup trop suggestives et tendencieuses ! Interrogée à de nombreuses reprises sur les tendances "gay" de ses campagnes promotionnelles, la direction a refuté cette idée, mettant en avant "l'esprit de camaraderie si caractéristique des valeurs américaines". Je ne suis que moyennement convaincu face à cette soi-disant absence d'homo-érotisme...




Pourtant, personne ne peut pas vraiment nier que les campagnes de publicité visent l'Américain jeune et beau, blanc et imberbe, athlétique et sportif, dans la tranche d'âge des 18-25 ans, et si possible issu d'une bonne famille américaine l'ayant envoyé dans une université prestigieuse... Abercrombie & Fitch c'est la chemise ceintrée qui épouse les hanches, le pantalon taille basse qui laisse apercevoir un sous-vêtement et parfois même le début d'une paire de fesses... Ce sont des vêtements incroyablement confortables, découpés et taillés d'une manière quasi-parfaite, mettant en avant les plus beaux atouts physiques de chaque gay qui vit - ou sommeille profondément - en nous ! Les collections d'Abercrombie & Fitch ont tout pour satisfaire et plaire à un homme, qu'il en soit vêtu ou qu'il en soit mateur ! Ce sont aussi des chemises, des polos, et des tee-shirts qui ne se déforment pas au fil du temps et se repassent impeccablement. Pour finir, Abercrombie & Fitch c'est aussi toute l'ambiance d'un magasin aux senteurs de musc et d'ambre, dans un décor aux lumières tamisées, réalisé de bois exotique et de peinture blanche pour le faire ressembler à un bateau. Rarement une boutique aura laissé un souvenir aussi prononcé dans ma mémoire. Je dois dire que cet ambiance me manque... Heureusement l'ouverture de sa boutique londonienne devrait offrir la possibilité de réduire des frais de port qui s'élèvent aujourd'hui à près de 40 dollars pour une livraison des Etats-Unis vers la France ! Alors dans l'espoir d'une inauguration prochaine d'un tel magasin à Paris, Abercrombie & Fitch nous laisse baver devant des modèles certes un peu trop parfaits sur tous les points, mais tout de même bien appétissants. Vous en reprendrez bien un pour le petit-déjeuner ?



24 février 2007

Différence innée ou acquise...



Aujourd'hui la télévision suédoise diffusait un documentaire fort intéressant sur l'origine de l'homosexualité. Car même si celle-ci a existé au sein de toute civilisation et à toute époque, sa perception a été de nombreuses fois l'objet de débats houleux, et qui plus est, encore plus dans le cadre d'une élection présidentielle. La question demeure hautement délicate. Et pour comprendre la force des préjugés, il faut tout simplement remonter le temps. Il n'est pas pourtant pas nécessaire de se rendre à des siècles du nouveau millénaire... Avant même la Seconde Guerre Mondiale, lorsqu'Hitler arrive au pouvoir en 1933, il décide alors de purifier la race aryenne sous couvert de constats simples : les pédérastes nuisent à l'expansion démographique et sont féminisés, donc incapables de combattre et de défendre le Reich. Le régime nazi divise alors les homosexuels en deux groupes. D'un côté ceux dont la sexualité déviante serait innée et de l'autre côté, ceux sont la sexualité serait acquise donc "soignable"... Cette théorie appuyée sur des travaux médicaux d'avant-guerre avait eu pour conséquence initiale de vouloir faire reconnaître l'homosexualité comme un état naturel et ouvrir la voie à un autre regard sur les choses. Mais l'Histoire en décida autrement, et l'explication scientifique fut détournée de son but premier pour servir une dictature.



On pensait alors très sérieusement que les testicules des homosexuels produisaient des oestrogènes et non pas de la testostérone. Chaque être à la sexualité innée pouvait alors contaminer un autre lors d'un rapport sexuel et lui transmettre son "mal", faisant de lui un homme à la sexualité acquise. Les dénonciations, les soupçons de fantasmes contre nature, les personnes ambiguës, commencèrent à s'accumuler et inutile de préciser que la présomption d'innocence n'était pas vraiment de mise à cette époque... Dans la hiérarchie concentrationnaire se situaient uniquement les Juifs et les Tziganes en-dessous des hommes au triangle rose. Reprenant des pensées médicales, les Nazis expérimentent la castration à grande échelle sur les prisonniers. Certains survivants ont rapporté des récits atroces d'opérations réalisées sans anésthésie, où les patients se retrouvaient avec un sac de sable entre les cuisses pour arrêter l'hémorragie. Combien ont-ils été ? Cinq mille, peut-être quinze mille ou dix fois plus ? Aucune archive détaillée sur les homosexuels internés dans ces camps d'expérimentation chirurgicale n'a été retrouvée à ce jour ; y en-a-t-il tout simplement eu une ?


L'homosexualité a-t-elle sa part de génétique ou bien est-elle vraiment le fruit d'une éducation et de traumatismes survenus lors de l'enfance comme le soutiennent de nombreuses organisations chrétiennes états-uniennes ? Certains scientifiques pensent qu'une légère déficience du chromosome X tendrait à favoriser le développement de l'homosexualité chez certains hommes. Ces deux théories de l'inné et de l'acquis s'opposent sur le continent américain là où le débat semble dépassé en Europe. Mais si prise de position il y a, ne risquons-nous pas de démontrer que l'Histoire n'est pas un progrès continu ? Le droit d'aimer librement redisparaîtra-t-il un jour dans certains pays ? Si les progrès de la médecine et de la recherche arrivent à démontrer une réelle déficience de l'ADN, cette dangereuse découverte ne sera-t-elle pas un outil redoutable entre les mains d'un tyran pour tenter de recréer une population exempte de tout défaut ? Dans le cas contraire, faudra-t-il ouvrir des consultations thérapeutiques destinées à corriger l'homosexualité acquise, au cours de son enfance, d'un patient ? En attendant, la question fait toujours débat dans le monde scientifique...

22 février 2007

Sois belle et tais-toi ma jolie...


Ouvrons ensemble n'importe quel magazine de mode, des dizaines de programmes TV, ou encore quelques revues spécialisées, nous tomberons toujours sur ces publicités pour un sous-vêtement, un parfum, ou encore du maquillage. Bien entendu, les modèles sont sublimes, sans aucun défaut de peau, aux mensurations parfaites, arborant un sourire éclatant. Depuis la radieuse Sharon Stone vantant les mérites d'une crème anti-rides commercialisée par une grande marque de cosmétique française jusqu'aux photos de Karl Fredrik Ljungberg uniquement vêtu d'un boxer confectionné par une entreprise américaine, le monde du "parfaitement parfait" règne dans notre vie, nous reléguant à de simples êtres minables arborants acné passagère, corpulence inadéquate, seins trop petits, pilosité trop prononcée, ou bien encore teint trop clair. Devant ses créatures de rêve, le doute s'installe, le complexe se crée. Et il n'en faut pas plus pour que l'industrie cosmétique et la chirurgie esthétique viennent solutionner nos problèmes, ou tout du moins, une partie d'entre eux. Visage lissé par les injections de Botox, lèvres pulpeuses remplies de collagène, prothèses de fesses, ou gommage express de la cellulite par ordinateur, tendent à nous offrir des images de célébrités que l'on glorifie pour l'éternité... Jusqu'au jour où des journaux de la presse à scandales osent publier les photos de la cellulite accumulée par l'une et des rides naissantes qu'affiche le visage d'une autre !



Heureusement pour nous, notre salle de bains n'en finit plus de se remplir de produits miracles, commercialisés par ces mêmes marques nous faisant à la fois baver et complexer encore plus ! Auto-bronzant destiné à chasser le teint terne, crème tonifiante pour redonner souplesse et tonicité à sa peau, gel exfoliant pour éradiquer les vilains petits points noirs, et encore des dizaines voire des centaines de boîtes, tubes, flacons et autres contenants de précieux contenus en tout genre s'accumulent sur les étagères. Attention tout de même à bien distinguer les différents emballages... Il serait fâcheux de rentrer un peu trop joyeux d'une soirée et de vous retrouver à vous appliquer du dentifrice pour masque de beauté, et d'avaler votre démaquillant à la place de votre bain de bouche destiné à lutter contre la plaque bactérienne ! Pauvres de nous, dépensants des centaines d'euros par an, avec pour seul espoir de se sentir un minimum à la hauteur de cet homme aux abdominaux de rêve que l'on aperçoit en deuxième page faisant la promotion d'un nouveau shampooing ! Que rajouter lorsque s'ouvre la quarantième page où une nouvelle égérie fière de son 95C nous assure que cette nouvelle gamme de lingerie vous donnera l'impression d'avoir une poitrine plus volumineuse...


Et pourtant beaucoup d'homosexuels glorifient l'image de cette beauté et cette jeunesse qui devraient rester à jamais éternelles. Cependant, chacun d'entre nous est mortel et vieillit année après année. Autour de 20 ans, vous connaissez votre âge de gloire, l'âge où l'on vous envie pour votre corps et votre visage portant encore les signes de l'adolescence. A cet âge, les relations sérieuses ou ephémères peuvent être légions. Mais arrivé à 25 ans commence l'approche de la trentaine, barre fatidique marquant le début de la "vieillesse". Aussi hypocrite soit-il, le milieu gay rejette ceux qui ne correspondraient pas à ses idéaux. En découlent alors des hommes de 28, 34 ou même plus âgés, dont plus grand monde ne veut, pas assez jeunes, pas encore véritablement vieux, mais bien trop éloignés de ce modèle de perfection véhiculé par la société. Impuissants, ils assistent à leur perte s'ils n'ont pas trouvé l'âme soeur du temps où ils pouvaient encore séduire quelqu'un... Défilent alors des dizaines de trentenaires à la recherche de jeunes d'hommes d'à peine vingt ans dans l'espoir de retrouver une part de cette jeunesse perdue. Mais s'il y a bien quelque chose contre laquelle des crèmes et des injections ne peuvent rien, cela reste bel et bien cette jeunesse du corps et d'esprit, toutes deux éphémères...

18 février 2007

Du côté du Pôle Nord...


Début mars - les six premiers jours plus précisément - sera l'occasion de découvrir ce que l'on appelle le Grand Nord. Vingt-deux heures de train depuis Örebro et quelques kilomètres au-dessus du Cercle Polaire Arctique m'amèneront à ma destination finale : la Laponie. Terre de tous les extrêmes, plongée dans l'obscurité en décembre, ne connaissant pas la nuit en juillet, cette région réputée hautement hostile sera pourtant le lieu où je me rendrais d'ici quelques jours. S'équiper convenablement était une nécessité en prévision de ces vacances prenant plus l'apparence d'une véritable expédition dans un no man's land ! Pantalon de ski, chaussures de randonnée, gants, écharpe et bonnet assureront ma protection contre le froid et surtout contre les températures qui peuvent atteindre facilement - 20° centigrades la nuit... Le plus drôle restait à venir lorsque lors de la réunion d'information, nous avons reçu la vive recommandation d'acheter (et de porter bien évidemment) des sous-vêtements longs plus communément appelés long johns au sein de la population masculine. Imaginez donc une silhouette masculine recouverte d'un élégant boxer en laine partant des chevilles et remontant jusqu'au cou, moulant chaque parcelle de votre anatomie, depuis vos clavicules jusqu'à vos malléoles... Autant vous prévenir par avance, que les photos de ce spectacle, s'il devait à y en avoir, ne se retrouveront jamais entre vos mains et encore moins sur cette page !


Au programme de ces quelques jours, quelques activités originales, traditionnelles ou exceptionnelles dont voici la liste : course de chiens de traîneaux, escalade d'une cascade gelée, pêche sur la glace, hockey sur glace, sauna, visite d'un hôtel entièrement bâti en blocs de glace, et d'autres choses que j'oublie très certainement. Vous l'aurez compris, les vacances seront froides dans cette région où il n'est question que de glace, de neige, de gel et de blizzard. En espérant ne pas me retrouver coincé dans une grotte ou enseveli sous un mètre de neige, ce voyage s'annonce comme l'unique occasion de me rendre dans l'un des lieux les plus nordiques de la planète. A bien regarder une carte du monde, exception faite du Groënland, de quelques coins paumés de la Russie et des terres eskimos du Canada, aucun autre endroit ne semble possible pour expérimenter la vie polaire sans s'éloigner trop loin de la "civilisation". Après avoir réalisé ce voyage, je ne pourrais pas vraiment aller plus au Nord et il ne me restera alors qu'à réaliser peut-être la même expérience dans le sens inverse, pour atteindre la Terre de Feu et le Cap Horn. Quoiqu'il en soit, je tiens à vous informer que la Russie m'ouvrira ses portes du 2 au 11 avril grâce à un voyage à Saint-Pétersbourg et à Moscou après être préalablement passé par la Finlande dans la ville d'Helsinki !



Mais aujourd'hui reste un dimanche ordinaire où rien ne vient briser la monotonie de ce jour uniquement inventé pour ennuyer les gens : en témoignent les magasins pratiquement tous fermés et les feuilletons à l'eau-de-rose diffusés à la télévision. Fort heureusement dans une dizaine de jours, l'aventure commence. Et peut-être qu'avec un peu de chance je pourrais assister à des aurores boréales lors de mon séjour. Il paraît même que l'on peut aussi voir des rennes se promener dans la neige à la recherche de nourriture.... En résumé, j'ai de grosses attentes sur ce séjour. Mais la perspective de partir en week-end prolongé ne cache pourtant pas la réalité dominicale, je suis à deux doigts de faire le ménage tellement on s'ennuie à Örebro le dimanche ! Il y aura très certainement des jours meilleurs et des jours bien pires que celui-ci, en France comme en Suède. En attendant, il ne me reste plus qu'à préparer mes valises, le Grand Nord m'appelle depuis quelques jours... et comptez sur moi pour vous faire partager mon expérience lors de mon retour !

14 février 2007

Hymne à l'amour...


Dès aujourd'hui je peux vous confesser que l'homme qui adoucit ma vie par un peu de miel, son prénom est composé de trois consonnes et trois voyelles. Et quand j'ose le murmurer à une oreille, il se produit quelques étincelles. Au beau milieu de mon sommeil, ou bien allongé au soleil, le chuchotement de son prénom m'émerveille...

Avec son air sage, on pourrait le croire sorti d'un livre d'images. Pris dans ses bras tel un otage, pas besoin de sondage pour connaître qu'il maîtrise l'art délicat du déboutonnage. Malgré quelques carnages, je sais pourtant toucher son coeur et faire des ravages. Après un rapide déshabillage, ce que nous préférons ce sont bien les longues heures de câlins et de massages...

Même si ses mains fermes sur mon corps se transforment en caresses, il n'en oublie jamais la délicatesse. Il est péché, je suis paresse. Il est le vin, je suis l'ivresse. Apparaissent quelques emails remplis de tendresse et une carte postale maintenant que j'ai accompli la prouesse d'arrêter de nombreuses maladresses. Adieu tristesse, bonjour sagesse !

Il sait aussi comment être hors-concours, en allant chercher quelques viennoiseries à pas de velours. Pas besoin de long discours pour savoir qu'il a aussi le sens de l'humour. Mais il s'en va et court en criant au secours, si on lui dit qu'amour rime pour toujours. J'aurais dû savoir plus tôt qu'il n'est pas sourd, il a compris le parcours que je voulais avec lui sur le chemin des mamours...


Et bien que pour le moment, il soit absent, je ne l'oublie pas pour autant. Autrefois larmoyant, désormais souvent souriant, la Suède m'a rendu étrangement un peu plus charmant. Il y a pourtant quelques moments où mystérieusement je voudrais le rejoindre juste pour quelques instants. N'est-il pourtant pas évident que gît en moi un désir brûlant d'embrasser l'être manquant ?


Non, je ne vous dirais point, comment s'appelle celui qui est aujourd'hui mon Valentin ! Je pourrais aussi décrire sa chute de reins, mais cela ne vous avancerait à rien. Enfin vous comprenez bien, peut-être qu'un beau matin ou après-demain, cet être masculin viendra à lire ces paragraphes coquins, écrits par mes bons soins...