21 juillet 2006

Goodbye's the saddest word...


Le temps est venu pour moi de commencer à dire à chacun « au revoir » pour un long moment. J’ai décidé de profiter de cette occasion qui ne se renouvellera probablement pas dans ma vie. J’ai bien décidé d’être libre comme un oiseau et mon regard est parti dans une autre direction. Je rêvais autrefois d’ailleurs, de terres lointaines, d’Etats-Unis, d’Australie, de Scandinavie mais cette fois j’y serai pour de nombreux mois, à braver le froid et les flocons de neige. Sachez juste que rien ni personne ne m’éloignera des gens que j’aime. Depuis de nombreuses années on m’a reproché d’être distant vis-à-vis des gens… Froideur ? Timidité ? Désintérêt ? Hybris démesuré ? Peut-être ai-je du mal à montrer mon attachement mais lorsqu’il est présent, rien ne me permettra de rompre une relation telle qu‘elle soit. Rien non plus ne me fera oublier ce que je suis : un citoyen français, avec une attache particulière à mon pays même si le dénigrer est une chose aisée. Je promets aussi aux gens que j’aime de leur garder toujours ouvert mon cœur, mes bras et mon futur chez-moi.



Julie devra donc patienter pour retrouver les joies de nos virées shopping mensuelles dans le centre-ville rémois qui se finissaient dans un célèbre salon de thé, délicatement accompagnées par un chocolat chaud et une viennoiserie. L’Opéra, le Gaumont, le Grand Théâtre et les Transports Urbains de Reims ne recevront plus le moindre cent de mon compte bancaire. Antoine n’aura plus le loisir de trouver quelqu’un disponible à tout moment pour des soirées courts-métrages à la médiathèque Cathédrale ou des après-midi théâtraux à Saint-Rémi. La Mairie de Reims ne trouvera pas en moi une deuxième fois une âme charitable pour m’occuper d’enfants dans une école primaire. Finies aussi les escapades au Four à bois, rue de Vesle avec Christine après une série de cours ennuyants, à la recherche du précieux sésame que constitue le délicieux pain au chocolat truffé à la frangipane et surmonté d’amandes effilées et de confiture de framboise. Émilie se passera de ma présence pour ses soirées copieusement arrosées à la vodka et à la manzanita « hot comme trois pommes » dans sa maison. Adeline et Amandine ne pourront plus avoir le droit à mes incantations divines pour que l’esprit du Bouddha doré parvienne jusqu’à nous en revenant du restaurant chinois. Peut-être leur manquerai-je ou non mais ils seront tous les bienvenus dans ce qui constituera ma future vie d’étudiant à Paris et dans ce qui sera peut-être dans le foyer d’une vie à deux.



Je laisse donc aussi derrière moi ma petite Maman dans un grand appartement vide en espérant qu’elle ne fasse pas trop de folies les samedis soirs. Ma nièce fêtera ses trois ans en mars mais je ne serai pas là. Ce sera sans doute mon plus grand regret de ne pouvoir être là pour des moments importants comme les anniversaires, Noël ou encore la naissance de mon futur neveu ou de ma future seconde nièce courant décembre. Dans des moments pareils, on réalise que rien ne parviendra à nous éloigner des gens que l’on aime véritablement. Je partirai là-bas mais n’ayez crainte, mon cœur vous reste fidèle. Une fidélité qui ne s’arrêtera pas grâce à tous ces jours passés ensemble, à tous ces rires échangés, à tous ces dons éternels et intemporels aux autres, à toutes ses joies partagées, à tous ces instants d’or inoubliables, à tous ces moments où nous avons apaisé le difficile passage du temps et où le baume de l’amitié a soigné nos peines afin de retrouver la douceur nécessaire au bien-être de chacun. Je n’oublierai pas tout ce passé avec l’espoir et la joie de le retrouver intact en rentrant en France début juin 2007. Au revoir est peut-être le mot le plus triste que l’on puisse prononcer et je ne vous infligerai pas la peine de l’entendre de ma propre voix. Vous avez été le phare qui a guidé mon chemin durant ces nuits noires d’hiver et vous avez aussi été en quelque sorte les frêles ailes qui m’ont aidé à voler alors merci à tous - ils se reconnaîtront même si je ne les ai pas tous cité - merci pour tout…

20 juillet 2006

Pensées amoureuses...

Parfois les mots que vous espériez ne sont pas prononcés, mais certains gestes ne trompent pas. Quand quelqu'un vous prend dans ses bras et vous serre très fort jusqu'à faire apparaître un bleu sur votre corps, il s'agit pour cette même personne de vous prouver à quel point elle tient à vous. Ses mains glissent dans vos cheveux, ses lèvres trouvent naturellement les vôtres, son regard où vous pouvez presque lire Je t'aime croise vos yeux, et cette tendresse qui caractérise chacun de ses gestes vous témoignent de l'affection qu'il vous porte. Et toute la nuit durant, vos mains parcourent son corps sans aucune autre pensée que celle de lui apporter le bien-être qui lui manque depuis si longtemps. Les heures passent inlassablement et pourtant vous n'éprouvez pas la moindre fatigue. Vous êtes tout simplement heureux d'être là à masser tendrement la personne qui occupe la plus belle place dans votre coeur. Et vient le moment où ses mains s'égarent... Tout en vous faisant l'amour d'une manière délicate vous sentez ses lèvres qui déposent des baisers sur votre nuque et ses mains rejoignent les vôtres. Puis vos corps moites se collent l'un contre l'autre, main dans la main, prêts à rejoindre le pays de Morphée après avoir traversé ceux de Vénus et d'Eros. Mais vous n'arrivez pas à dormir, vous le regardez dormir. Sa respiration est tranquille, il semble paisible et apaisé, il est beau et vos mains frôlent à nouveau sa peau...




Cet instant, vous n'avez jamais perdu espoir qu'il ait lieu et votre obstination a payé. Cet homme vous l'aimez et vous tenez à lui même si la vie n'a pas été vraiment tendre envers lui. Et même si vous vous demandez comment un être aussi bien que lui a pu souffrir autant, vous ne souhaitez plus qu'une chose : être à ses côtés et lui prouvez à quel point vous tenez à lui. Vous ne lui portez pas un amour déraisonné mais vous avez envie d'être à ses côtés, pour construire quelque chose où tout ne serait évidemment pas rose mais où vous seriez prêt à vous investir pleinement. Parce qu'une vie faite de sexe n'est pas durable et bénéfique, vous avez envie de faire de chaque jour à ses côtés un jour unique, avec un geste, un baiser, une attention ou une surprise. Vous espérez de tout coeur que cet homme pourra enfin accéder à une vie stable et heureuse, que son futur se conjugue avec le vôtre ou celui d'un autre mais que son existence devienne plus douce chaque jour. Vous voyez qu'il vous apporte ce qui vous manque et vous réussissez à le rendre serein. Vous ne vous arrêtez pas de vivre pour autant mais vous savez ce que vous voulez... Vous rêvez de former un jour une union avec lui et de réaliser une partie - courte ou longue - de votre vie avec lui. Vous percevez la même envie chez lui même s'il préfère vous laisser un peu de temps pour faire mûrir votre réflexion...



Vous partez en Suède dans moins d'un mois mais vous ne l'oublierez pas pour autant. Vous penserez à Noël, à son anniversaire, à la Saint-Valentin, et vous lui raconterez votre vie là-bas en espérant qu'il ne vous oublie pas mais vous êtes confiant. Vous ne savez pas comment expliquer le fait que chacun d'entre vous ne peut se passer de l'autre et que vous êtes irrésistiblement attirés l'un à l'autre. C'est peut-être tout simplement ce que l'on appelle l'amour... Vous avez touché son coeur, il a touché le vôtre, tout simplement. Vous aimeriez qu'à votre retour il ait trouvé un travail et eu le temps nécessaire pour réfléchir à la vie qu'il souhaite mener et choisir la personne aux côtés de laquelle il souhaite se réveiller chaque matin. Il a envie d'une vie plus douce faite de massages, de câlins et de baisers, une vie où l'on prendrait soin de lui. Il sait que vous lui apporter l'attention qu'il souhaite mais vous êtes un tout petit peu trop jeune... Il ne veut pas que vous ayez de regrets plus tard et vous comprenez tout à fait sa vision des choses et l'interprêtez comme une marque d'amour supplémentaire : le bonheur personnel ne doit pas se faire au détriment du bonheur de l'autre. Et vous ne voulez pas le brusquez, si les choses doivent se faire, elles se feront... même si vous ferez tout pour qu'elles se réalisent dans l'optique que vous avez en tête !

08 juillet 2006

What if Christmas happened in July ?

Parfois il vous prend l'envie irrésistible de vouloir accélérer le temps... Vous aimeriez que le temps lourd et la chaleur écrasante de l'été se transforment en températures glaciales avec un magnifique ciel bleu. Que les orages et le tonnerre laissent place à la neige et au verglas. Cette saison que vous appréciez tant se nomme l'hiver ; celle qui inclut la fête qui vous plaît le plus, à savoir Noël ! Mais malheureusement, la planète se réchauffe et l'hiver, le vrai, se fait de plus en plus rare. A croire que le climat aurait conclu un pacte pour être le précieux complice du gouvernement afin de diminuer le poids fiscal que représentent les retraites de plus en plus nombreuses à payer... Et pourtant la liste des phénomènes d'une ampleur exceptionnelle s'allonge. Pendant que les Américains pleuraient leurs proches décédés après le passage du cyclone Katrina sur la ville de la Nouvelle-Orléans, l'Asie du Sud-Est se remettait à peine d'un raz-de-marée meurtrier. L'homme a cru dominer la Nature pendant des siècles. Il a asséché les marécages, comblé les marais, arraché les haies et drainé la terre mais à croire que sa toute-puissance ne connaîtrait aucun obstacle, l'homme, tel Icare, s'est brûlé les ailes à de nombreuses reprises. Dame Nature s'est chargée de lui faire savoir que c'est elle et bien elle seule, qui reste la maîtresse des humeurs de la planète...



Alors que devons-nous faire lorsque le taux de CO² atteint des sommets jamais atteints dans notre atmosphère et que la couche d'ozone ne s'est jamais autant mal portée ? Renoncer à notre confort serait bien trop brutal... Et les messages de notre cher gouvernement sont réellement inefficaces ! En effet, qui renonçerait à utiliser l'air conditionné de sa voiture ou de son bureau en plein été ? Qui serait capable d'utiliser uniquement les transports en commun pour se déplacer et ne manger de la viande ou du poisson que deux ou trois fois par semaine ? Personne, c'est certain, ne soyons pas hypocrites.Mais n'y a-t-il pas paradoxe quand les pays riches et industrialisés sont les nations plus pollueuses mais les moins touchées par les dérèglements climatiques alors que les pays pauvres n'ont déjà pas d'argent à consacrer au développement ? Et pourtant aucune solution ne semble être la clé du problème. Les pays industrialisés rechignent à remettre en cause leur domination sur le monde et les négociations sur le climat traînent en longueur... Le protocole de Kyoto n'est qu'une vaste foutaise visant à donner un semblant de conscience écologique à ces mêmes pays qui ont pollué pendant des siècles sans aucun scrupule et qui voudraient désormais imposer une nouvelle fois leur propre loi à des pays dits "sous-developpés"... Problème étant que ces ex-pays colonisés ont pris du poil de la bête et n'hésitent plus à tenir tête à leurs "ex-colonisateurs" !



Et pendant ce temps, le CO² s'accumule, les catastrophes se déchaînent... Mais après qu'est-ce qu'on en a à foutre des petits Asiatiques qui croupissent dans la misère à fabriquer des chaussures pour Nike. Après tout on ne peut pas subvenir aux besoins de toute la misère du monde ! Dans la vie, c'est comme au lit, il y a des dominateurs et des dominés et depuis longtemps l'ordre mondial n'a pas beaucoup changé ! Le monde occidental a su résister et faire face à tout développement de la part de pays considérés comme inférieurs... Mais les géants de ce que nous appelions autrefois Tiers-Monde est en fait constitué de gigantesques pays au poids démographique important... Et finalement les dominateurs se retrouvent vite piégés car leur recherche du profit à tout prix les forcent à s'installer dans ses pays pour accéder de nouveaux consommateurs. La Chine et l'Inde avec leur milliard d'habitants attisent les convoitises... Désormais, les Etats-Unis et l'Union Européenne craignent la croissance grandissante de la Chine qui avoisine les 10 % annuels alors que leurs économies n'affichent que 3 % péniblement. En attendant, que vous achetiez un ordinateur, une peluche ou une console de jeux vidéos, le Made in China est inévitable et se rencontre à tout bout de champ ! Vous contribuez donc au réchauffement de la planète et faites courir sa perte au monde occidental mais ça vous n'y pouvez rien...


01 juillet 2006

- 30 %, - 50 % et plus encore ?


Ah cette grande période des soldes... Toujours ces grandes (ou petites) greluches qui se ruent dès l'ouverture des portes des boutiques, soit à 10 heures du matin ou à minuit, et qui sont prêtes à se faire piétiner, à s'étriper entre elles ou même à vider un compte en banque déjà peu fourni pour un vêtement qu'elles ne porteront finalement peut-être jamais et qui finira en cendres dans le brasier de l'incinérateur des ordures ménagères. Toujours les mêmes images que l'on peut voir à la télévision, deux fois par an, hiver comme été, janvier comme juillet. Et si vous avez une assez bonne mémoire, vous pourrez peut-être reconnaître la même brune du dernier reportage, lèvres collées contre la porte du magasin, bousculée par ses consoeurs et qui finit lamentablement écrasée à l'ouverture des portes... Nos soldes magnifiques affichant des réductions mirobolantes semblent donc désormais attirer surtout la clientèle britannique grâce aux "Summer sales" affichés partout. Parler de clientèle américaine à Reims serait risible. Mais n'oublions pas, le consommateur est roi en cette période de marasme économique, alors on affiche dès l'ouverture - 50 %, histoire de donner l'impression à ce même con-sommateur que les vendeurs ne sont pas de si gros arnaqueurs que ça... En même temps à - 50 %, un débardeur fabriqué à Taïwan reste un débardeur produit à bas prix et la marge engrangée doit rester somme toute... "confortable" !



Mais le vieux français rechigne à donner son modeste pécule accumulé pendant 2 ans sur son livret A affichant 2 % d'intérêts annuels, alors il faut bien le forcer à sortir cet argent de sa banque et surtout, à le dépenser ! Le français est certainement la nationalité qui rechigne le plus à payer avec toujours cette même impression qu'un oppresseur masqué est prêt à bondir sur le moindre denier provenant de son porte-feuille : même à - 50 % il souhaiterait voir l'apparition des étiquettes - 70 % dès le début... Et pourquoi pas offrir le contenu des magasins tant qu'on y est ! L'argent est fait pour être dépensé, bon sang ! Monsieur Nicolas Sarkozy le disait lui-même du temps où il était Ministre de l'Economie et des Finances : Arrêtez d'épargner, consommez, soutenez la croissance française... qui va si mal ! Enfin permettez moi de corriger les propos de Monsieur Sarkozy : soutenez plutôt la croissance chinoise... L'Empire du Milieu devient l'artisan du monde. On y fabrique des téléviseurs, des téléphones, des jouets, du textile, des médicaments, et même des voitures. Le pays nargue ses partenaires européens en affichant une croissance frôlant les 10 % chaque année. Mais la Chine et son milliard de consommateurs ne peuvent être trop critiqués de peur de se voir imposer un embargo commercial qui serait redoutable pour les pauvres économies occidentales déjà à la traîne. L'Oréal réalise déjà un chiffre d'affaires plus important en Chine qu'en France alors que la compagnie n'en est qu'à ses débuts d'implantation... Alors consommateur européen, sors tes billets verts, achète chinois et tais-toi donc !



Les soldes sont aussi l'occasion d'acheter des vêtements alors que vous aviez prévu de ne rien acheter. La pauvre tata du Marais craque une nouvelle fois pour un petit débardeur à "seulement" 90 € avec une réduction de 50 % déjà déduite. Une affaire en or nous rapportera-t-elle ! Et tant pis si elle devra manger des pâtes tous les jours vu l'état de son compte en banque. Point de remord, il faut être belle et surtout avoir le dernier accessoire à la mode ! Malheureusement pour certain(e)s les maisons Chanel, Louis Vuitton, Dior et Prada ne font pas de soldes... Alors pour la tata pauvre en manque de "marques", il existe toujours un merveilleux site d'enchères en ligne qui vous donne l'illusion que les lunettes Gucci et les sacs à main Sonia Rykiel seraient authentiques tout en étant vendus à un prix situé autour de 10 €. Et pourtant personne ne s'inquiète que ces produits soient expédiés d'Asie alors que toutes ces maisons restent les dernières industries textiles à faire confectionner leurs créations en France et ne se privent pas de le répéter à de nombreuses reprises. En attendant, il vous faut traîner les pieds dans des magasins populaires pour essayer de dénicher ce qui pourrait être la perle rare... Mais il fait chaud et des harpies s'égorgent entre elles pour un débardeur qui semble tout à fait commun. Très vite les soldes d'été ne sont toujours pas ce que vous en aviez espéré. Vous êtes nettement mieux chez vous, au calme et au frais. Après tout, les vêtements soldés ne vous intéressent jamais car vos yeux se rivent immédiatement sur la nouvelle collection, non soldée évidemment. Alors quitte à payer vos vêtements au prix fort, autant attendre la fin de la période des soldes ; la traque obsessionnelle des étiquettes affichant - 30 % ou - 50 % n'est définitivement pas pour vous...