26 juin 2006

Et les femmes alors ?


Etre humain caractérisé par deux montagnes ou Smarties (selon les différentes possibilités) sur la poitrine à la place d'avoir une service trois pièces, la femme serait arrivée par la première de toute, envoyée par Zeus pour punir les hommes : Pandore. Et depuis la civilisation serait décadente et regrettera qui veut l'âge d'or qui déclina en âge de bronze puis en âge de pierre et en âge de feu. Eh oui, il existait un temps où seuls des hommes règnaient sur la planète... Des corps nus luissants de sueur, des banquets et surtout un paradis orgiaque nous dirons certains, mais la femme, dans nos sociétés occidentales, s'est désormais émancipée et voudrait conquérir la place qu'elle n'a jamais eûe : celle de dominatrice de cette vie gouvernée par les mâles. Subdivisée en de nombreuses catégories, de la pouffe à la rebelle, en passant par la vieille fille et la bonne mère de famille, la femme veut conquérir les places fortes et combattre le machisme haut-la-main. Voici que les femmes deviennent P.D.G et que l'une d'entre elles clame même le poste de présidente de la République ! Mais où va le monde ? Et pourtant, les femmes semblent avoir raison et les hommes tremblent de devoir toucher pour la première fois de leur vie à un flacon de liquide vaisselle ou encore une bassine de linge pleine avec son fer à repasser...

En parlant de ménage, une dédicace à une femme pas comme les autres... Non je ne parle même pas de Marilyn Monroe ou de Julia Roberts mais de la femme de ménage de l'école primaire Voltaire. Cette merveilleuse création de la nature, sabots aux pieds, lunettes aux verres en plastique et chewing-gum au bec avec mastication made in Cowland, démarche beauf assurée et qui ne rate pas l'occassion de copiner avec les parents d'élèves au lieu de faire son travail... Eh oui à partir de 16h45, celle-ci décide de fermer les toilettes après les avoir nettoyées. S'en suivent des prises de tête mémorables où elle vous explique qu'elle est toute seule dans cette école pour faire le ménage et qu'elle ne va pas laver les toilettes trois fois par jour. Soit, mais je tiens à vous préciser Madame, que la Mairie stipule que les toilettes doivent être ouvertes jusque 17h45 car on ne force pas un enfant à se retenir et encore moins à le priver d'eau après une séance de sport s'il a soif. Imaginez ce qui arriverait si un enfant avait envie de vomir... C'est ainsi que lorsque je soigne un enfant saignant assez fort du nez, arrive mon groupe dans le restaurant scolaire pour se désaltérer, les toilettes étant fermées. Et "Madame" trouve encore à me faire signaler que les enfants "n'ont qu'à avoir leurs bouteilles" ou doivent remonter dans leur classe pour boire... On nage tout de même en plein délire. Et quand, au moment le plus important, sous ses yeux, une enfant vient me voir disant qu'elle a soif, je l'accompagne volontairement - explosion de joie intérieure - dans le restaurant scolaire, n'ayant que faire des remontrances de cette femme vulgaire. Elle a déclenché une bataille avec une histoire de raquettes mal rangées vendredi 16 juin dans une armoire, elle a obtenu une guerre... ouverte ! Problème étant qu'elle a tort sur toute la ligne et que j'ai très forte tête quand je m'y mets - les gens me connaissant le savent bien...


Et c'est cette même femme qui vient vous dire que les étudiants inscrits au service municipal d'accueil forment une bonne équipe... "Madame" est aussi hypocrite au maximum et toujours à vous répéter que les gamins sont de pire en pire et qu'elle a hâte d'être à la retraite. En même temps vu le peu de considération à leur égard, il est certain que ça ne peut pas bien se passer... Certains n'hésitent même pas à révéler ma pensée à haut voix quand ils affirment qu'elle est saoûlante. Et hônnetement je n'ai jamais vu une couche de poussière aussi épaisse dans une école sur des livres de bibliothèque. Madame est aussi du genre à laisser un tas de sel au milieu de la cour partant du principe que les enfants joueront avec et l'éparpilleront à sa place pour éliminer le verglas inévitable en hiver à Reims. Cette même personne vous tiendra un discours très extrémiste lorsqu'elle vous affirmera en face d'enfants qu'il y a trop d'étrangers en France et que les pédés font ce qu'ils vont de leur cul, mais que son fils à elle en est pas "une", alors qu'on n'a pas intérêt à toucher à son cul. Que les pédés peuvent se "mettre" entre eux mais que son fils ne s'abaissera pas à ce "genre" de pratiques. Si seulement son fils pouvait revenir chez elle avec l'envie de faire son bonheur avec un homme... Alors des femmes comme ça, il en existe beaucoup et on ne peut pas dire qu'elle redore le blason féministe. Bien sûr il existe aussi des femmes dites "perles" qui se démarquent par leur aisance, leur beauté et leur ouverture d'esprit. Mais il faut bien l'avouer, on vient s'étonner que certains hommes soient gays mais quand on croise des spécimens pareils, y a-t-il vraiment quelque chose d'étonnant ?

Frozen heart...


Il y a des moments dans une vie où on ne voit que ce que l'on veut bien voir. Mais comment la vie pourrait-elle être ce que vous avez toujours rêvé quand votre coeur est gelé, insensible à tout ce qui vous entoure ? Les cadeaux vous ont consumé à petit feu. Vous n'avez plus besoin de rien tellement vos parents ont pensé à vous combler de tout ce qui aurait pu créer votre épanouissement. Mais au contraire, on vous a indirectement étouffé. On a voulu vous éloigner des images de violence et de pornographie que diffusaient les chaînes télévisées tout au long de votre enfance. La vue du sang vous a d'abord effrayé puis à force de le voir couler au journal de 20 h, vous vous y êtes habitué. Un peu comme si le monde devait inévitablement verser le sang des hommes pour pouvoir fonctionner correctement. Les films X ont bousculé votre vision de l'amour et de la tendresse. Désormais, votre sourire dissimule l'inquiétude et votre force de caractère dévoile votre faiblesse. Vous êtes fatigué d'être constamment tourmenté par vos questions infantines. Vous n'arrivez plus à supporter leur poids et les interrogations qu'elles font naître dans votre esprit. Vous avez beau essayer de les laisser de côté, elles reviennent inlassablement. Pourtant vous ne voulez blâmer ni blesser personne car vous savez pertinemment que si votre enfance avait été différente, votre vie quotidienne aurait peut-être été toujours la même...



Y a-t-il pour autant une solution quand vos sentiments ne veulent plus s'exprimer et que votre coeur ressemble à un Tupperware que l'on a placé accidentellement au four pendant 10 minutes et qui en devient plus qu'hermétique ? Quelqu'un détient-il réellement la clé de votre bonheur et vous l'offrira-t-il ? Chaque semaine, vous entendez que quelqu'un a trouvé l'amour, qu'une autre personne s'est mariée, et qu'un dernier a récemment conclu un PACS. Peut-être que l'infime chance que vous aviez pour obtenir une histoire d'amour était comparable à une porte d'embarquement à l'aéroport et que vous vous êtes présenté trop tard à l'enregistrement ou que vous avez tout simplement oublié votre passeport pour le pays de la vie à deux... Mais vous ne voulez pas "essayer" avec le premier venu et vous ne voulez pas non plus être deux pour ne pas être seul. Vous ne souhaitez pas non plus vous abaisser à considérer chaque homme comme un morceau de chair ou à fréquenter ses endroits glauques où l'on consomme le plaisir comme un Diabolo à la cerise à la terrasse de l'Apostrophe, place d'Erlon. Vous ne demandez pas le Prince Charmant pour autant, tout simplement le juste milieu car vous avez au moins l'avantage de savoir ce que vous voulez et ce que vous ne voulez pas.


Votre coeur ne passera pas pour autant si facilement au micro-ondes ni même au grill. Vous êtes comparable à un énorme bloc de glace dont même le soleil ne vient à bout. Le froid suédois a déjà atteint votre personne avant même d'avoir posé le moindre petit bout de votre pied en Scandinavie. Vous savez qu'un homme reste un prédateur insatiable, toujours prêt à sauter sur ce qu'il n'a pas et dont il faut se méfier. Un être qui peut tout aussi bien vous jurer fidélité et vous couvrir de jalousie lorsqu'un autre vous regarde mais aussi quelqu'un qui peut vous tromper dès que vous avez passé la porte. Cupidon a perdu les flèches qui vous étaient destinées, Eros a abandonné votre libido et Vénus n'a toujours pas réussi à faire revivre votre coeur. En attendant vous devez continuer à vivre ou plutôt à survivre jour après jour, soir après soir. La vie et son cycle de répétitions interminables. Une fois de plus, vous allez vous envoler pour une destination inconnue. Votre billet d'avion est désormais réservé pour la date fatidique du 19 août. Vous profitez toujours autant de la bureaucratie française et vous croulez encore sous les formulaires et dossiers à remplir avant des dates butoirs précises. Vous êtes fidèle à votre réputation de vrai panier percé, toujours en quête de quelque chose "indispensable" à acheter et votre compte bancaise frôle le zéro absolu. Et pour couronner le tout, on vous dit de sourire à une vie morne sous tout rapport, mais bien sûr...

23 juin 2006

Juste quelques rayons...


Vous avez sans doute remarqué qu'après un printemps quelque peu pluvieux, l'été semble avoir réellement pointé le bout de son nez par des températures un peu plus élevées et un soleil qui n'en finit plus de rayonner. Ah soleil ! Tu nous donnes envie de partir loin, la chaleur que tu apportes respire les vacances et la nonchalance... La ville de Reims a elle-même annoncé l'été et ressorti les caisses d'orangers, de bananiers, de palmiers et de rhododendrons qui oxygènent le centre-ville. Et pourtant sous ses aspects de bienfaiteur, le soleil menace... Tout d'abord l'été est une période charnière pour le corps. Votre peau est agressée par les UV qui, à dose inadaptée, feront apparaître rides -voire cratères pour certains - dès la trentaine arrivée. Vient ensuite le plaisir d'emprunter les transports en commun où tout le monde étouffe même si les vitres sont toutes ouvertes. Les fronts ruissellent, les mains sont moites, les chaussures à l'odeur si délicate embaument l'air ambiant, les aisselles nauséabondes sont légion, l'asphyxie règne... et pourtant, personne ne semble gêné par cette situation propice au développement de bactéries en tout genre ! L'été c'est aussi le plaisir de rentrer dans les magasins et bureaux climatisés pour échapper à la fournaise extérieure. Remercions un illustre américain d'avoir inventé le système de climatisation pour nous permettre de survivre à cette saison si hostile !


L'été rime aussi avec terrasses de café bondées. Endroit où l'on adore se prélasser et jacasser mais endroit que l'on déteste traverser, afin d'éviter d'être le point de mire de quelques regards indiscrets prêts à évaluer et à commenter le moindre défaut physique... Et enfin à bien y regarder, vous voyez souvent des couples heureux, certains qui se tiennent la main, d'autres qui s'embrassent, et quelques autres qui font les magasins ensemble. Et les mêmes questions réapparaissent une fois de plus dans votre esprit même si elles ne vous ont jamais quitté. Les saisons se suivent, les fleurs s'épanouissent et dépérissent, les bourgeons éclosent puis les feuilles tombent mais au fond qu'est-ce qui change chaque jour ? Votre carte bleue VISA a été votre meilleur moyen de soigner votre morosité ambiante mais au final vous avez réalisé que la compensation matérielle ne vous apportait rien de plus... Et toujours ce soleil surplombant la ville qui vous nargue. Aimer ce n'est pourtant pas avoir le droit au soleil dont tout le monde profite : c'est justement avoir son soleil unique, auprès de soi. Il ne s'agit pas d'un soleil à des années-lumières mais d'un soleil à portée de main et même dans votre main...


La période estivale laisse place à des villes dans un état de somnolence plus ou moins important. La plupart des ménages partent heureux en s'entassant dans une voiture familiale et prennent l'autoroute encombrée de véhicules, à destination de la mer ou de la montagne afin d'y passer quelques semaines de repos. Les enfants sont heureux, les parents se reposent et évacuent le stress de leur vie quotidienne. Tout ceci ne vous arrive pas et ne sera jamais partie intégrante de votre vie car vous ne formerez jamais une "famille". Un famille commence à trois personnes et vous ne serez que deux. Vous laisserez les inconvénients de la progéniture aux couples hétérosexuels. Vous au moins, vous pourrez dormir le dimanche matin et vous n'aurez pas à jongler chaque soir pour aller récupérer le bambin à l'école ou l'emmener le mercredi à la piscine ou à la salle de danse ! Mais en attendant, le soleil vous épuise, vous fatigue et rend vos mains humides, dans ce bus bondé, coincé dans la circulation. Vous préfèreriez tenir la main mouillé de votre chéri plutôt que de tenir cette barre métallique mais la vie ne vous offre pas cette chance... Et en attendant, comme toujours, vous êtes seul, résolument dubitatif face à votre avenir professionel mais surtout sentimental car aucun domaine dans votre vie n'est réellement flamboyant...

18 juin 2006

Champagne, darlin' !

Symbole de fête et du raffinement extrême de l'art de vivre à la française sur toute la planète, le champagne est la boisson par excellence des grands évènements : mariages, anniversaires, baptêmes et cérémonies pompeuses en tout genre... Remercions donc Dom Perignon, moine d'une abbaye d'Ay qui réussit à tirer parti des défauts de ce vin au XVIIIème siècle pour en faire un breuvage unique au monde. Produit dans une région clairement délimitée dans la Marne et quelques parcelles dans la Seine-et-Marne et de l'Aube, le champagne bénéfie d'une d'appelation d'origine contrôlée, éloignant les menaces de vins pétillants et mousseux comme les crémants de la Loire ou encore l'Asti Spumante d'Italie. Ces excellents vins sont le fruit de trois cépages : le Pinot Meunier, le Pinot noir et le Chardonnay. Qu'ils soient millésimés, bruts, secs, demi-secs, rosés ou dans leur état le plus simple, ils désaltèrent et agissent bénéfiquement sur la santé grâce à leurs effets bénéfiques sur la digestion et à des propriétés détoxicantes et anti-inflammatoires. Le champagne agit aussi sur les rhumes, les allergies et les rhumatismes grâce à ses nombreux minéraux tel le zinc, le potassium, le calcium ou encore le magnésium. Alors faites un bon geste à Noël prochain, offrez une bouteille à votre grand-tante éloignée pour lutter contre son arthrose récurrente... Aidez la Sécurité Sociale à combler ses caisses et pour rester en bonne santé, buvez !

Unique production qui ne connait pas la crise dans une région vide démographiquement et morose économiquement, le champagne a sû se faire un nom sur les plus grandes tables du monde entier. Aujourd'hui des maisons de prestige bénéficiant de plusieurs siècles de savoir-faire, règnent sur la production du précieux liquide et se chargent de l'exporter de New York à Tokyo en passant par Moscou et Miami. Veuve Clicquot Ponsardin, Pommery, Piper-Heidsieck, Ruinart, Mümm Cordon Rouge, Bollinger et tant d'autres profitent de nombreuses crayères, où fraîcheur et obscurité feront arriver le vin à maturité en trois ans pour un vin élaborée à partir d'une récolte ordinaire, et de cinq à six ans pour un millésimé. Le champagne patiente dans ces caves géantes creusées par les gallo-romains deux millénaires plus tôt où règne une température de 8 à 9°C été comme hiver. Eh oui, à Reims nous n'avons pas de métro dans le sous-sol, mais des millions de bouteilles : c'est bien plus festif ! Et chez nous, point de Ricard ou de Porto à l'apéritif mais bel et bien du champagne. Dans notre région où l'ouverture de bouteille est en passe de devenir un sport régional, nous faisons sauter les bouchons de liège en toute occasion. Pas besoin d'occasions spéciales à vrai dire... Nous soutenons l'économie locale et ménageons notre santé, et tant pis pour les pauvresses qui se saoûlent à la piquette devant le Marché Plus de votre quartier !

Et même si je vais bientôt quitter ce paysage de vignes qui s'étend à perte de vue autour de Reims, je n'oublierai jamais d'où je viens. Cette terre où le climat est si hostile et venteux l'hiver, si humide au printemps et toujours lourd en été dès que le thermomètre dépasse les 25°C. Cette contrée qui nous offre pourtant un bien de luxe produit à partir de millions d'hectolitres de jus de raisin... Je n'y habiterai probablement plus après cette année en Suède car Paris m'accueillera pour réaliser la suite de mes études et peut-être même pour le restant de ma vie. Cette région de France où j'ai grandi, où j'ai ri et où j'ai pleuré. Juste quelques lignes pour dire que ce champagne, j'y ai presque pris mon bain en étant petit et ses délicates bulles ont emoustillé mon palais à de multiples reprises. J'y repasserai de temps en temps pour y rendre visite au peu de membres qui composent ma "famille" ainsi qu'à quelques amis c'est certain, mais Reims c'est aussi une page de la vie qui se tourne pour en écrire une autre, pas forcément différente, toujours seul mais dans un contexte différent. Reste à savoir si la vie me sourira ailleurs ou non...

15 juin 2006

The great story of babies...


Fruit de la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule et des ébats "jouissifs" d'un futur papa et d'une future maman, la naissance d'un enfant est souvent acclamée comme l'un des plus grands bonheurs auquel nous pouvons être confronté dans notre vie. Arrivent alors tous les membres de la famille, de la belle-maman au petit-frère en passant par la tante éloignée, les bras chargés de cadeaux, pendant que la mère du nouveau-né n'aspire qu'à un peu de repos et de tranquillité après s'être épuisée à la "tâche". Cependant, les nuits calmes et les réveils dominicaux à midi ne seront bientôt plus que de lointains souvenirs pour les deux heureux géniteurs. Biberons à heures régulières, nuits perturbées, corvées de change, heure du bain, heure de ceci, heure de cela, les journées deviendront rythmées et harassantes. C'est ainsi que les deux parents, cernes et paupières lourdes apparentes, en arriveront au point de se réléguer mutuellement la tâche de devoir aller vérifier pourquoi le nouveau-né se réveille pour la quatrième fois cette nuit... Et pourtant on s'émerveille devant cette nouvelle chose avec ses deux petites mains, ses dix petits doigts de pieds, cette bouche édentée, cette frimousse jouflue et cette bedoche toute plissée...


Et puis viendront les "premières fois" avec le premier sourire, les premiers pas, le premier mot, la première fois sur le pot, la première rentrée à l'école... Mais en attendant qu'il grandisse, vous devez vous en occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre parce qu'un bébé il faut bien le reconnaître : ça braille, ça pue, ça vous vomit dessus après son biberon, et ça vous réveille quinze fois par nuit pendant trois mois. Et finalement les mois passants, lorsque vous serez vraiment à bout, la délivrance arrivera enfin lorsque le charmant bambin réussira à se déplacer tout seul, à manger plus ou moins par lui-même et finira peut-être par vous dessiner un soi-disant bonhomme qui ressemble beaucoup plus à une oeuvre de Picasso qu'à un bonhomme ! Alors vous aurez le droit à un "ada bada araba boudaba" de langage bébé qui, traduit en langage "adulte" voudra dire : "Mais enfin vous n'avez pas d'imagination ou quoi ?" Qu'importe la qualité, ne critiquez surtout pas le génie créatif de votre chérubin, sous prétexte de froisser durablement son égo et de vous retrouver avec le même dessin en 2 fois plus grand mais cette fois-ci sur le papier peint qui orne votre couloir, et là vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer. Mais heureusement à cet âge-là, un enfant reste encore assez docile, même si en plein milieu de votre séance de courses, vous aurez le droit à un "Maman je veux une sucette !" et la colère qui en découlera inévitablement lorsque vous refuserez ...


Et puis grandissant, vous aurez le droit au traditionnel "Papa mais tu crains ou quoi, t'aimes pas la techno ?" ou encore "Maman pourquoi t'as pas encore repassé ma chemise pour demain ?" Eh oui, les parents jadis chéris pour avoir mis au monde la plus mignonne des créatures, se retrouveront tôt ou tard avec un adolescent rebelle en quête de piercings ou de joints. Mais enfin parents ! De quoi vous plaignez-vous quand vous avez appris à parler, à marcher, à manger et à boire à votre enfant, et que plus tard vous lui sortez "Tiens-toi tranquille", "Mange pas ceci, ne bois pas cela", ou encore "Tais-toi donc !"... Troublant paradoxe, non ? Et puis finalement, votre chérubin qui tenait encore dans vos bras il n'y a pas si longtemps - celui que vous n'avez pas vu grandir mais qui vous a coûté cher - volera de ses propres ailes, quittera le doux foyer où vous l'avez toujours protégé, construira sa propre vie et trouvera peut-être lui aussi la même patience et le même engouement que vous aviez eu en vous offrant le titre de mamy ou celui de papy. Mais pour rien au monde, vous ne recommenceriez ce périple épuisant car à votre âge vous avez bel et bien passé l'époque où vous pouviez vous amuser à élever un enfant. Vous avez assuré la pérénnité de la race humaine, vous avez fait votre travail, maintenant vous réléguez cette tâche aux autres, parce que comme on a l'habitude de dire : il ne faudrait pas trop pousser mamy dans les orties...

11 juin 2006

Une histoire de dieux...

De tout temps, l'homme a cherché à comprendre son environnement (en toute légitimité bien sûr) et à répondre à plusieurs questions inexplicables ou bien toujours inexpliquées, même aujourd'hui. Son ascendance, l'origine du monde qui l'entoure et même celle de notre galaxie et la possible existence d'une vie après la mort, ont trouvé des réponses dans des théories religieuses dont découle un certain nombre de croyances plus ou moins connues. Au coeur de la jungle d'Amérique Centrale, les civilisations maya et aztèque interprétaient les éclipses de soleil comme la manifestation du pouvoir divin pour annoncer la fin du monde. Au Moyen-Age, l'Eglise catholique assurait la population que la Terre était au centre de l'univers et que par conséquent l'homme l'était lui aussi... Monumentale erreur corrigée par Galilée et Copernic, génies scientifiques persécutés de leur vivant pour leurs idées "sataniques". Puis arriva Charles Darwin, qui osa remettre en question l'origine même de l'homme en publiant la théorie de l'évolution des espèces. L'homme ne descendait absolument plus d'Adam et Eve mais il était bel et bien le lointain cousin du... singe ! Tout ceci en devenait moins gratifiant, forcément ! La religion jadis créée pour apporter certaines réponses à des questions "fondamentales" se retrouvait alors de plus en plus sur la sellette...


Puis des hommes assoiffés de sang, de pouvoir, de conquêtes et de richesses l'ont détourné à des fins colonisatrices et destructrices. Les hérétiques mayas, aztèques, incas et même amérindiens des Etats-Unis ont été réduits à l'esclavage, parqués et ensuite exterminés. Des civilisations riches avec des connaissances primordiales dans le domaine de la médecine ou de l'astronomie se sont éteintes avec leur savoir, leur langage et leur alphabet. Des hommes et des femmes qui avaient su construire des pyramides sans même connaître l'usage de la roue ont été tués par une soif sanguinaire de christianisation destinée à évangéliser quelques modestes "païens". Cette même soif aura été elle-aussi la raison principale des Croisades qui eûrent pour but de récupérer la Terre Sainte des mains d'infidèles. Cette même guerre sainte qui verra les rôles de ses protagonistes inversés presque 800 ans plus tard, au cours d'une Djihad destinée à éliminer l'ennemi chrétien et à combattre le modèle occidental, symbole de l'oppression capitaliste. Sans oublier bien sûr les nombreuses colonisations occidentales notamment sur le continent africain visant à "civiliser" des "barbares". En Australie, on arracha même des enfants aborigènes à leur famille pour les éloigner de leurs racines païennes afin d'en faire des "citoyens modèles". Toutes ces "bonnes intentions" partaient bien entendu d'un sentiment de racisme indéniable de la part de la "race supérieure blanche"...


Et pourtant chaque religion prône sensiblement les mêmes valeurs : l'amour, le respect de l'autre, la tolérance, le partage, la paix et tant d'autres valeurs importantes au bien-être de l'humanité. Des passages ont juste été détournés et réinterprétés pour soutenir des causes diverses et variées afin d'appuyer des revendications plus ou moins condamnables. Et pourtant malgré les erreurs passées, les religions persistent à être profondément conservatrices. L'Afrique, continent gravement touché par l'épidémie de SIDA, et dont la population est très croyante, entend le message d'un Pape qui ne veut en rien autoriser l'utilisation du préservatif, pourtant nécessaire à un ralentissement de l'épidémie. Le Vatican et l'Islam sont aussi de ceux qui condamnent l'homosexualité comme un comportement décadent. Les Mormons vont même jusqu'à prodiguer des méthodes destinées à "soigner" les homosexuels de leur "maladie". Toutes les religions ont commis d'énormes erreurs d'appréciation dans le passé. Certes, elles ont survécu à la perpétuelle remise en question de leurs dogmes mais en sont-elles sorties indemnes ? On dit qu'il fait parfois bon de tirer des leçons du passé, or la religion l'a plus ou moins oublié et elle ne prône plus du tout un message concordant avec les préoccupations des populations actuelles. Et l'on se demande encore pourquoi les églises demeurent quasiment vides lors des offices ! Et bien, peut-être y faudrait-il voir le besoin imminent de changements radicaux au sein même des différents religions pour qu'elles puissent enfin s'ouvrir au monde sans avoir peur de perdre de leur influence...

09 juin 2006

J'en ai marre d'avoir marre...


Période stressante et angoissante que constituent les examens, ceux-ci sont pourtant inévitables. Tranquillement installé dans un avion en partance pour Miami il y a un an, cette année je me retrouve dans un amphithéâtre à composer... Depuis deux ans leur inlassable répétition me harcèle. Après un bourrage de crâne intensif de littérature, de civilisation, de grammaire, de phonétique et de traduction pendant 12 semaines, on vous évalue sur 10 lignes de votre cours. A vous ensuite d'avoir beaucoup de chance : tomber sur un sujet que vous maîtrisez et qui vous plaît ou bien complètement l'inverse. Malheureusement, en ce moment, il s'agit plutôt du contraire ! Votre examen de littérature tombe sur le cours du professeur qui n'a fait que la moitié de ses cours à cause de grèves, absences et feignantise totale de sa part pour ne rattraper aucun cours. Bien sûr, elle clame la clémence et répète à tue-tête que seule une connaissance primordiale de l'oeuvre est nécessaire pour l'examen, il n'en reste pas moins que sur les quatre livres à lire du semestre, celui-là vous ne l'avez pas lu, par faute de temps. Et le lendemain, vous avez le droit à un sujet de phonétique sur quelque chose que vous n'avez pas vu du semestre, à savoir la différence entre le son /t/ de tall, city et bit ! Franchement même si vous le saviez, en quoi cette connaissance vous serait-elle utile ? Vient ensuite l'examen de compréhension orale sur la concurrence que se livrent Kellogg's et Quaker pour réduire le taux de sucres et de sel dans leurs céréales : passionant... Vous n'avez plus qu'à rester assis pendant quelques autres heures pour les épreuves de traduction, de civilisation, d'espagnol - cette chère langue où vous n'avez jamais eu la moyenne sauf au baccalauréat, jour de bonté d'un professeur qui vous a mis 12 - et la dernière épreuve : la grammaire.



Et pourtant pour partir en Suède, il serait beaucoup plus simple pour vous comme pour l'administration que vous obteniez votre année en juin. Dans le cas où vous n'auriez pas validé votre phonétique composée d'examens oraux, vous devriez même revenir à Reims en septembre pour passer vos examens. Et le cas échéant, si vous n'avez que des écrits à repasser, le chef des examens n'est même pas en mesure de vous dire si vous pourriez rester en Suède afin qu'on puisse vous faxer les examens pour les passer sur place. Est-ce si difficile que ça de s'assurer qu'un examinateur sera en mesure de me surveiller et d'appuyer sur un bouton "envoyer" afin de faxer quelques feuilles de sujets d'examen ? Laisser le cadre auquel vous commencez tout juste à vous habituer, puis prendre le train et l'avion pour revenir une semaine afin de passer des examens sont-ils des facteurs à ne pas prendre en considération pour que vous puissez justement obtenir votre année en toute sérenité ? Et toujours ses dossiers de bourse qui resteront en attente tant que les différentes administrations n'auront pas reçu une photocopie de votre carte d'étudiant de l'année 2006/2007. Heureusement que vos parents vont être là pour sortir la carte bleue pendant les premiers mois. Tout ceci pour vous dire que si vous voulez partir à l'étranger, ayez votre année en juin... Le problème étant juste que le début de cette session a tout de même très mal commencé et l'espoir d'atteindre les onze de moyenne semetrielle pour valider cette seconde année s'envole petit à petit.


En parlant d'envol, Air France vous informe que vous n'avez le droit qu'à 20 kilos de bagages en soute quelque soit la durée où vous resterez dans le pays de destination et que l'excédent de bagages est pénalisé par une franchise de 10 euros par kilo supplémentaire. On comprend mieux pourquoir Air France affiche des résultats financiers en progression... Que voulez-vous que j'emmène pour 10 mois avec seulement 20 kilos de bagage quand, pour une durée d'un mois, la même compagnie me proposait jusqu'à 64 kilos pour voyager en Floride ? Merci au programme de fidélité d'Air France qui n'offre plus d'avantages à part des suppléments de bagages et des réductions mais uniquement sur les long-courriers. Alors dans ce flot de nouvelles toutes moins réjouissantes les unes que les autres, n'y en a-t-il même pas une qui réussirait à redorer un peu le bilan de ce mois de juin qui est plutôt catastrophique sur le plan des études, sur le plan amoureux - comme depuis si longtemps - et sur le plan financier ? Et maintenant que le soleil a décidé de repointer le bout de son nez, vous ne pouvez même pas en profiter, tantôt plongé dans une copie ou des cours, tantôt courant à droite et à gauche pour remettre des dossiers ici et là en temps et en heure. Vivement que votre deuxième année soit validée, que vos dossiers soient terminés et vous soyez bien arrivé en Suède parce que vous n'en pouvez tout simplement plus...

03 juin 2006

It's just another day...


Aujourd'hui commença comme un jour ordinaire. Le réveil sonna vers 11h30, me tirant d'un sommeil solitaire peu réparateur ponctué de rêves étranges. S'en suivirent un petit-déjeuner rapidement avalé constitué de quelques biscuits avec un chocolat chaud et une douche prise à la va-vite. Quelques pages Internet consultées plus tard, vous vous rendez compte que cette journée sera tout aussi banale que celles qui s'écoulent depuis maintenant trop longtemps. Pas de grandes nouvelles dans votre boîte e-mail à part quelques spams vous vantant les mérites d'un achat à crédit ou encore d'un élargisseur de pénis ! Vous parcourez vos sites habituels, répondez aux sujets qui vous intéressent sur les forums où vous êtes devenu un fervent membre à force d'y passer la majeure partie de votre temps. Sans plus aucune conviction depuis longtemps, vous vous connectez sur le site de rencontres auquel vous êtes inscrit, en espérant que quelqu'un vous remarquera. Vous répondez aux quelques contacts qui daignent vous adresser la parole tout en faisant comme avec votre poubelle : on trie, on jete, on recycle parfois. Qu'allez-vous faire aujourd'hui ? Vous n'avez pas envie de réviser même si vos examens arrivent. Vous n'avez rien de prévu avec vos amis, eux-aussi ont le droit d'avoir leur vie tout de même. Après avoir jeté un oeil à votre compte en banque vous constatez qu'il ne vaut mieux pas que vous traîniez dans les magasins. Il ne vous reste plus qu'une solution : errer chez vous...

La télévision vous propose toujours autant son lot de programmes hautement intellectuels. Alors vous la laissez en fond sonore pour fuir cette solitude qui vous écrase pendant la journée et vous poursuit pendant la nuit. Mais il y a toujours cet ordinateur, trouble illusion de lien social. Vous avez appris à parler à tout le monde et à n'importe qui depuis les trois années où votre mère a souscrit un abonnement illimité à Internet. Ce qui s'était annoncé comme un bonheur s'est retourné contre vous au fil du temps après vous avoir donné l'illusion d'être quelqu'un. Vous avez cru que vous pourriez vous faire des amis plus facilement, et surtout rencontrer le Prince de vos rêves. Rien de tout cela n'est venu à vous. Vous vous êtes fait zappé des centaines de fois, on vous a bloqué et vous avez fait de même, on vous a répété indéfiniment que vous étiez moche mais que vous finiriez par trouver (bah tiens !). Le miracle annoncé par l'ère Internet vous a surtout détruit lentement mais sûrement. Mais vous continuez malgré tout... même si vous avez appris à vivre avec la souffrance que vous vivez plus ou moins bien au quotidien. Une part de vous ne cède pas et espère toujours, peut-être à tort, que le Prince que vous avez croisé une fois sur votre chemin, ne vous a pas totalement oublié...


Au rythme entêtant des échanges de balles de joueurs de Roland-Garros, l'après-midi s'est écoulé. Une journée où vous avez surtout médité, imaginé, rêvé, et espéré. Vous vous êtes laissé bercer par la mélodie d'une partie de l'intégrale de Mozart. Ces notes et cette perfection vous bercent. Ce génie concentré entre les mains d'un seul homme vous submerge et vous interpelle. Vous auriez aimé posséder un don : le chant, la musique, l'intelligence, le charisme ou encore la beauté mais vous n'en avez reçu aucun. Vous n'êtes aucunement différent des autres et vous vous avez finalement compris pourquoi personne ne semble intéressé par vous. Vous l'acceptez : après tout personne n'est indispensable et pourquoi devriez-vous absolument vivre avec quelqu'un ? Juste parce que cet objectif représente le seul véritable but dans votre vie dans toute cette abondance et cette surenchère sur cette planète où vous ne vous sentez pas à votre place, tout simplement. Un être à serrer dans vos bras, un homme qui sache vous protéger et vous réchauffer quand vous frissonnez le soir... Internet était venu à votre secours, accompagné de son lot de rêves, cette "innovation" technologique a occupé vos soirées à renforcer vos espoirs, mais ce qui fit votre bonheur provisoire fait désormais votre malheur. Et pourtant vous n'êtes sans doute pas prêt de passer vos soirées ailleurs que sur votre ordinateur et pendant ce temps, la journée se termine comme elle avait commencé : par des rayons de soleil...

02 juin 2006

Pour quelques centimètres...


Tantôt objet de fantasmes, tantôt objet d'inquiétudes, le symbole de la "puissance masculine" est dans toutes les conversations, dans bon nombre de sous-entendus et peut-être même tout simplement dans un nombre considérable de bouches (au sens propre comme au sens figuré) ! Plutôt petit, de taille moyenne ou carrément démesuré, fin ou large, circoncis ou non, plus ou moins foncé, touffu ou imberbe, le pénis est à l'image extérieure de l'homme : différent selon chaque individu... Cette partie du corps masculin autrefois vénérée par le biais de la religion romaine sous les traits du dieu Bacchus est aujourd'hui source de plaisirs mais tout autant de complexes. Combien d'hommes se sont pas sentis gênés lors du moment crucial où ils dévoileraient leur plus grande intimité au milieu d'un vestiaire rempli d'effluves de sueur juste après une séance de piscine au lycée ? Qu'adviendrait-il de leur virilité si leur meilleur ami ou même encore pire, le plus parfait inconnu, arborait quelques centimètres de précieuse chair de plus qu'eux ? Leur monde s'effondrerait, leur sentiment de domination phallique s'en trouverait remis en question et ces messieurs commenceraient à douter, car depuis sa plus tendre enfance, le petit garçon qu'il a été et reste toujours un peu, chérit cet "objet" et lui attribue même parfois un nom afin d'en prendre le plus grand soin ! Le petit oiseau, le robinet, le zizi, le gourdin, la matraque, la bistouquette, Popol, le zob, la bite, le braquemard et bon nombre d'expressions infantines ou carrément vulgaires servent à le désigner quelque soit son "aspect"...


Mais les mythes ont la peau dure. Les hommes noirs en auraient une "plus grande", les Asiatiques une "plus petite", la pointure des chaussures ou encore la longueur des doigts auraient même tendance à nous fournir des renseignements capitaux sur la taille de la précieuse fontaine de jouvence... Et pourtant, ce n'est bel et bien pas la longueur qui fournit le plus grand plaisir mais plutôt la manière dont on en s'en sert sans oublier aussi la largeur dans une moindre mesure. Alors gays demoiseaux mais aussi fidèles lectrices demoiselles de France et de Navarre, sachez que le principal élément de "réussite" est encore l'écoute de l'autre et c'est l'amour que vous portez à votre partenaire qui fera toute la différence. Aucun homme ne pourra utiliser mieux ses "attributs" que celui qui vous aimera véritablement. Abandonnez donc les plans sexe qui ne vous servent à rien d'autre qu'à vous soulager au lieu de résoudre les vrais problèmes de coeur auxquels vous êtes confrontés ! Cependant il est tellement plus facile de remplir son lit pour une soirée, sans aucun engagement des deux partenaires, que l'amour et le romantisme tendent à décliner et à s'éteindre à petit feu...


Dans notre société où il est bel et bien plus facile de "commander" un homme comme on achète un menu au Quick, où est donc passé l'amour ? En effet, on discute brièvement, on active les webcams, puis on essaye de juger la marchandise avant de la consommer aussi rapidement que possible au cours d'un rendez-vous fixé à la hâte pour soulager l'envie pressante. Evidemment il est plus facile d'exhiber son sexe de 10, 14 ou 19 centimètres au dehors de son pantalon en moins de quinze minutes, plutôt que de tenir une conversation intéressante et constructive. Ah si seulement la taille du sexe pouvait être proportionnelle à l'intelligence... Bon je vous l'accorde, l'humanité serait alors sérieusement en péril. Malheureusement les hommes les plus romantiques vivent tous à deux depuis longtemps et il ne vous reste guère plus que les éternels excités obsédés de la quéquette qui ne cherchent absolument pas à construire quelque chose... Et en attendant vous êtes condamnés à voir les jours défiler les uns après les autres, à constater que les hommes qui vous proposent des plans fesses sont légion contrairement aux hommes "normaux" qui se comptent comme peau de chagrin voire même qui ne se comptent pas du tout, et vous vous dites que votre jeunesse fâne petit à petit et que vous allez bientôt atteindre l'âge de "péremption" dans ce monde follement hypocrite ! Finirez-vous à la poubelle ou bien trouverez-vous votre place au milieu d'un lit bien chaud dans les bras de votre digne consommateur ? Just wait and see, unfortunately...